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Biologie aquatique
Sommaire

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Biologie aquatique : approfondissements

Reproduction - approfondissements

Reproduction asexuée

La reproduction asexuée est un mode de reproduction, qui correspond à la capacité d'un organisme vivant à se reproduire seul, sans partenaire et sans utilisation de gamètes (cellules sexuelles). On emploie souvent l'expression multiplication végétative car la reproduction asexuée est très répandue chez les végétaux. Pensez au fraisier qui se multiplie via ses stolons (tiges aériennes) ou au muguet via ses rhizomes (tiges souterraines). Pensez aussi au bouturage pratiqué par les jardiniers. La reproduction asexuée est un clonage : les descendants sont la copie conforme de leur parent unique.
Les algues se reproduisent surtout par multiplication végétative.
La multiplication végétative est simple mais présente un inconvénient : pas de variation génétique permettant l'adaptation à un environnement changeant.
La reproduction asexuée est très répandue dans les embranchements d'invertébrés les plus primitifs mais elle n'est jamais l'unique mode de reproduction. Ainsi chez les méduses il y a alternance des deux modes de reproduction.
Ci-dessus schéma de reproduction chez l'Aurélie (méduse commune).
Chez les anémones les techniques de multiplication végétative sont le bourgeonnement externe (excroissance qui à terme va se détacher du parent pour former un nouvel individu) ou scissiparité (scission de l'individu en deux).
Ci-dessous deux techniques de multiplication végétative chez l'anémone. A gauche la scissiparité et à droite le bourgeonnement.

Ci-dessous à gauche "coulure" chez une éponge et à droite une Hydre d'eau douce bourgeonnant :

Certaines espèces de bryozoaires sont capables de produire en interne des "bourgeons dormants" qui se dispersent à la mort du parent.
Ci-dessous "bourgeon dormant" de Cristatelle (bryozoaire dulcicole) :
Chez certains annélides on appelle stolonisation le mode de reproduction asexuée selon lequel le corps du parent se segmente en nouveaux individus alignés en chapelet.

Les échinodermes et en particulier les astérides (étoiles de mer) ont des capacités de régénération remarquables.
Les mollusques, arthropodes et vertébrés ne procèdent qu'à la reproduction sexuée que nous allons maintenant aborder.

Reproduction sexuée

La reproduction sexuée est assurée par la fécondation c'est-à-dire par fusion d'un gamète femelle (ovule) avec un gamète mâle (spermatozoïde) donnant un oeuf ou zygote.
La reproduction sexuée nécessite donc le plus souvent deux parents.

La reproduction sexuée permet un brassage génétique : chaque individu est unique ; différent de ses parents et différents de ses frères et soeurs car il y a une recombinaison aléatoires des alèles (alèle : valeur d'un gène) lors de la gamétogenèse (production de gamètes) et aussi lors de la fécondation. Donc chaque individu a un programme génétique unique ! Ainsi pour l'espèce humaine on estime que compte tenu du nombre de gènes il y a 8 billions de génomes possibles !
Le brassage génétique occasionné par la reproduction sexuée permet à une espèce d'évoluer face à un environnement changeant.

Les gamètes ou cellules reproductrices sont haploïdes ! Voir définition de ce terme à la fin de l'encadré.

Sexe des parents

Les Tétrapodes (vertébrés avec quatre membres) sont gonochoriques (on dit aussi sexes séparés) ce qui veut dire qu'un individu nait mâle ou femelle et garde ce sexe toute son existence. Mais dans d'autres groupes d'animaux (y compris les poissons) l'hermaphrodisme est fréquent.

L’hermaphrodisme séquentiel peut être protogyne (individu d'abord femelle devenant mâle ensuite) ou protandre (mâle à la naissance devenant femelle ensuite).
Ci-dessous : Crépidule (hermaphrodisme protandre) ; Mérou (hermaphrodisme protogyne) :

Ci-dessous accouplement de deux Elysies.
L'Elysie est un nudibranche. Tous les nudibranches sont hermaphrodites synchrones.

Il s'agit d'une interfécondation : chaque individu joue en même temps le rôle du mâle et de la femelle !

Le mode de fécondation

On appelle fécondation la fusion d'un ovule avec un spermatozoïde donnant un oeuf ou zygote.

La fécondation peut être externe ou interne.

Fécondation externe : les gamètes mâles et femelles sont déversés dans le milieu externe (l'eau). Une ovule et un spermatozoïde fusionnent donc en dehors des voies génitales femelles.
Pour illustrer ce terme prenons l'exemple de la fécondation chez les poissons de la famille des Syngnathiformes (Syngnathes et Hippocampes). A l'issue de la parade nuptiale la femelle pond ses ovules dans la poche incubatrice du mâle déjà remplie de sperme. La fécondation a donc lieu dans cette poche. Cinq semaines plus tard des alevins quittent la poche.
Afin de favoriser la fécondation il peut y avoir accouplement (mais sans copulation) tel l'amplexus pratiqué chez les anoures (amphibiens sans queue) où le mâle agrippe la femelle avec ses pattes.

Fécondation interne : les spermatozoïdes sont introduits à l’intérieur de l’organe reproducteur femelle car le mâle dispose d'un appendice reproducteur. Il y a donc accouplement et copulation !

Chez les poissons cartilagineux (requins et raies) le mâle est doté de deux appendices copulateurs (ptérygopodes).
Chez les poissons osseux la fécondation externe est la règle sauf chez certains poissons d'eau douce qui sont dotés d'un appendice copulateur unique : le gonopode.

Développement de l'oeuf

Dans le cadre du développement de l'oeuf fécondé on évoque les espèces vivipares, les animaux ovipares. On parle aussi d'ovoviviparité ...

Vivipare : se dit d’un animal dont les petits viennent au monde entièrement formés, après s'être développés dans l'utérus de la mère, nourris par le cordon ombilical. Les mammifères et certains requins sont vivipares.

Ovipare : la femelles pond des œufs dont le développement embryonnaire se termine en dehors de l'organisme maternel. Il y a deux stratégies possibles : pondre beaucoup d'oeufs et les laisser à l'abandon OU pondre peu d'oeufs et les protéger.
La femelle "Poisson lune " peut produire 300 millions d'ovocytes (ou ovules) par an mais n'assure aucune protection de cette ponte ...
A l'inverse chez d'autres espèces de poissons la protection est très efficace. Et c'est souvent le père qui est chargé de protéger les oeufs. C'est le cas des syngnathes et hippocampes comme je l'ai déjà évoqué plus haut. Dans la famille des Apogonidés le mâle "couve" les œufs en les portant dans sa bouche après les avoir fécondés.
Chez les crustacés la femelle garde les oeufs sous son abdomen dans une poche ou entre les pléopodes (appendices abdominaux).
Ci-dessous l'Apogon (poisson) mâle avec sa bouche remplie d'oeufs et une Anilocre (crustacé parasite) femelle avec sa poche ventrale gorgée d'oeufs :

Ovovivipare : l'embryon se développe dans le ventre de la mère mais sans relation nutritive avec celle-ci. Donc le corps de la mère constitue une simple protection des œufs. L'embryon se développe uniquement grâce aux réserves nutritives contenues dans l'oeuf. Certains requins sont ovovivipares.

La reproduction sexuée monoparentale

Attention ne croyez pas que la reproduction asexuée soit le seul mode de reproduction monoparental.
La parthénogenèse et l'autofécondation sont deux modes de reproduction monoparentaux mais sexués car il y recours à des cellules sexuelles : les gamètes.

La parthénogenèse est exclusivement assurée par la femelle sans intervention d'un mâle : un ovule (gamète femelle) se transforme en oeuf sans être fécondé par un spermatozoïde.
Les abeilles sont un exemple classique: les oeufs fécondés produisent des femelles, ouvrières ou exceptionnellement reines, tandis que les mâles proviennent des oeufs non fécondés.
Les populations du genre Daphnie (crustacé dulcicole) ne comprennent que des femelles d'où la nécessité de se reproduire par parthénogenèse.
Cette reproduction monoparentale est beaucoup plus rarement observée chez les vertébrés, mais elle a tout de même été recensée chez plusieurs dizaines de reptiles (dont le Varan de Komodo), chez les oiseaux (Dindon) et chez certains poissons.

L'autofécondation est un mode de reproduction sexué possible chez les espèces hermaphrodites synchrones. Un individu isolé n'a d'autres choix pour se reproduire que féconder avec son propre sperme ses propres ovules. Ce mode de reproduction peut être pratiqué par une Balane isolée.
Ci-dessus la Daphnie à gauche et à droite une Balane avec son pénis hypertrophié :

Parthénogenèse et autofécondation restent cependant des modes de reproduction exceptionnels : lorsque l'absence de partenaire n'offre plus que cette solution pour perpétuer l'espèce. Sachez qu'il y a une autre solution en cas de pénurie de femelle : le changement de sexe d'un mâle. C'est ce qui se produit chez les Poissons-clowns.

Encore quelques définitions

Les cellules sont diploïdes sauf les gamètes (ou cellules sexuelles) qui sont haploïdes.

Une cellule diploïde est de type 2N c’est dire que les chromosomes qu’elle contient sont présents par paire (chaque chromosome en double).
Au contraire un gamète est une cellule haploïde c’est à dire une cellule de type N (un seul jeu de chromosomes).
Un gamète découle d'un processus appelé la méiose : deux divisions d’une cellule diploïde aboutissant à quatre cellules haploïdes.
Les gamètes sont produits par les gonades (organes sexuels : ovaires ou testicules). Un ovaire générant des ovules et un testicule engendrant des spermatozoïdes.
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La classification - approfondissements

La classification traditionnelle

Ce qui veut dire qu'un règne comprend N embranchements ; qu'un embranchement comprend N classes ; qu'une classe comprend N ordres ; qu'un ordre comprend N familles ; qu'une famille comprend N genres ; qu'un genre comprend N espèces.

On peut bien sûr raisonner dans l'ordre inverse : une espèce appartient à un genre qui fait partie d'une famille, cette dernière appartient à un ordre, l'ordre à une classe et une classe à un embranchement.

Prenons un exemple : l'espèce humaine (Homo sapien).
L'humain appartient au genre homo (comme l'homme de Néandertal), à la famille des hominidés (ou "grands singes"), à l'ordre des primates, à la classe des mammifères, à l'embranchement des vertébrés et au règne animal.

Un moyen mnémotechnique permet de retenir la hiérarchie des taxons. Il suffit de retenir la phrase : "Reste En Classe Ou Fais Grandes Études".

Vous pouvez aussi retenir RECOFGE (Règne, Embranchement, Classe, Ordre, Famille, Genre, Espèce).

Malgré sa relative complexité la hiérarchie des taxons avec 7 niveaux est jugée parfois insuffisante.

Mais au fait quel est le critère de regroupement d'espèces dans un même "taxon" ?

Pendant longtemps des espèces ont été regroupées en fonction de leur apparence. Ainsi les Cirripèdes avec leur "coquille" ont longtemps été affectés à l'embranchement des Mollusques.

La classification moderne

Désormais c'est le critère filiation qui prévaut.

Dès la fin du XIXième siècle de nombreux biologistes proposent que la classification devienne phylogénétique c'est à dire qu'un taxon regroupe "un ancêtre et tout ses descendants".
C'est l'Allemand Willy Hennig qui propose en 1967 la méthode "cladistique".
Un clade (du grec clados, qui signifie "branche") est un groupe monophylétique d'organismes, vivants ou ayant vécu, comprenant un organisme particulier et la totalité de ses descendants.

Donc l'utilisation des taxons traditionnels (embranchement, classe, ordre, etc.) est encore possible à condition qu'ils soient bien monophylétiques (un ancêtre et tous ses descendants).

Ainsi pour prendre un exemple à contrario, la super-classe des poissons ne doit plus être utilisée selon la classification "cladistique" car elle est paraphylétique. En effet elle regroupe les "poissons cartilagineux" et les "poissons osseux" et exclut les descendants de ces derniers : les tétrapodes.

La classification et les progrès de la technique

La classification actuelle peut être remise en cause par le décryptage de l'ADN.
En effet, avant que l'on connaisse le génome (ensemble du matériel génétique codé dans son ADN) de chaque espèce on groupait les espèces en fonction de leur apparence. On partait du postulat que si deux espèces sont très proches sur le plan de la morphologie c'est qu'à priori elles sont "cousines".
Mais les apparences peuvent être trompeuses. Si deux espèces se ressemblent cela peut être aussi dû au phénomène de convergence de forme et non pas à leur cousinage ...

Convergence de forme : mécanisme biologique qui conduit des espèces animales très éloignées sur le plan de la filiation mais amenées à vivre dans un même milieu, à adopter des formes identiques. Ainsi les Cétacés qui sont des mammifères cousins de l'Hippopotame se sont mis à ressembler de plus en plus à de gros poissons. Les manchots sont des oiseaux dont les ailes se sont transformées en nageoires efficaces.
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Nouvelle classifications des vertébrés

Selon la classification traditionnelle on distinguait au sein des Vertébrés deux super-classes : les Poissons et les Tétrapodes.

Les vertébrés cartilagineux sont des animaux uniquement aquatiques et à respiration branchiale. Ce sont donc les poissons cartilagineux.

Donc dans le cadre de la classification moderne dite cladistique la super-classe des poissons disparait donc puisque les poissons osseux et les poissons cartilagineux n'ont pas d'ancêtre commun.

Nouvelle classification des tétrapodes

Les classes citées plus haut (mammifères, oiseaux, etc.) ne sont pas des clades (groupes monophylétiques). Je m'explique les oiseaux descendent de certaines reptiles. Les mammifères descendent d'autres reptiles (reptiles mammaliens). Donc la classe reptiles exclut de nombreux "descendants" alors que les classes "oiseaux" et "mammifères" excluent des nombreux "ascendants" !

Le premier clade correspond à des animaux ovipares non amniotes. L'embryon n'est pas protégé par le sac amniotique et une coquille dure ; la ponte ne peut être faite qu'en milieu aquatique.

Le clade des Sauropsides correspond à des animaux ovipares et amniotes : l'embryon à l'intérieur du liquide amniotique est protégé par une coquille. Ainsi les oeufs peuvent être pondus à terre.

Le clade des Synapsides correspond à des animaux vivipares et amniotes : le foetus baigne dans le liquide amniotique et est protégé par l'utérus maternel.

Mais force est de constater que ces nouveaux termes ne sont pas encore très utilisés par le grand public ...
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Plancton - approfondissements

Le phytoplancton

Les algues bleues (ou Cyanobactéries) sont en fait des Procaryotes (cellules sans noyau). Les Cyanobactéries sont à l'origine de l’oxygène de notre planète. Grâce à elle le taux d'oxygène dans l'air n'a cessé d'augmenter depuis trois milliards d'années pour atteindre le taux actuel : 21%.
La Spiruline qui est très à la mode, est une "algue bleue".

Les Diatomées sont des algues unicellulaires dont les plus grandes atteignent un millimètre . Riches de plus de 6img_bio espèces, les diatomées peuvent représenter jusqu’à 80 % du phytoplancton

Les Coccolithes se caractérisent par leur squelette externe constitué de carbonate de calcium. Organismes qui sont à l’origine des falaises de craie ...

Les Chlorophycées : algues unicellulaires d’un vert éclatant ; marines ou dulcicoles. La Chlorelle qui est cultivée fait partie de ce groupe.

Les Dinoflagellés sont des organismes dotés de flagelles. Certains espèces sont bioluminescentes. D’autres peuvent produire des toxines qui contaminent les bivalves. Les Zooxanthelles qui sont hébergées par les Madrépores (coraux durs) mais aussi par les Bénitiers, sont rangées dans les Dinoflagellés.

Dans le phytoplancton on peut ranger aussi les macros algues libres (Sargasses) qui se concentrent dans l’océan Atlantique du fait des courants circulaires : la mer des Sargasses.

Le zooplancton

Beaucoup d’animaux qui à l’état adulte deviennent benthiques (voire fixés), connaissent un stade larvaire pélagique mais sans moyen de lutter contre le courant. Ils appartiennent donc provisoirement au zooplancton.
D’autres animaux sont durant toute leur existence, pélagiques et soumis au courant. C’est le zooplancton permanent.

Galerie img_bio

Ci-dessous une espèce de dinoflagellé bioluminescent : Noctiluca scintillens
Ci-dessous la mer bleuie par cette algue unicellulaire et un individu au microscope :

Ci-dessous Artémies, Rotifère et Daphnie :

Le macro plancton

Il s'agit des organismes gélatineux visibles à l'oeil nu. Il n'y a pas que les méduses mais aussi des animaux non urticants : les cténaires et les thaliacés.
Alors que les méduses font partie de l'embranchement des cnidaires, les thalaciés sont des tuniciers pélagiques et les cténaires constituent un phylum (ou embranchement).

Ci-dessous "Méduse américaine" (qui est en fait un cténaire") , ceinture de Vénus (cténaire) et Salpe (thaliacé):


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Relations entre espèces - approfondissements

Symbiose

La symbiose est une association inter espèces durable, obligatoire et à bénéfices réciproques.

Ci-dessous schéma expliquant la symbiose entre le corail et les algues :
zooxanthelles

Commensalisme

Le commensalisme ("mange à la même table) est une association inter espèces à bénéfices réciproques mais qui n'est pas obligatoire. Chaque animal peut vivre sans son partenaire d'une autre espèce !

A chaque fois le "locataire" profite de la protection de son hôte et l’anémone profite des restes de repas du "locataire".

Ci-dessous Inachus (ou crabe des anémones) et Péricliménes (ou crevette des anémones) :
crabe des anémones crevette des anémones

Synécie

Une synécie ("habitation commune") existe lorsque un organisme (dit épibionte) se fixe sur un individu d’une autre espèce (hôte) sans nuire à ce dernier.
Illustrons par des photos quelques exemples de synécie.

Ci-dessous Rémora fixé à requin-léopard, Rémora évoluant librement en recherche d'un hôte, une Anodonte colonisée par des moules zébrées, une colonie de Membranipores (Bryozoaires) sur les frondes de laminaires :
remora et requinremora
anodonte et moulesmembranipore et laminaire

Observez bien la ventouse du Rémora (transformation de la première nageoire dorsale) qui permet la fixation sur un plus gros poisson ou un mammifère marin.
Pour certains scientifiques l'association entre le Rémora et son hôte serait plutôt parasitaire (la ventouse du Rémora blesserait l'hôte donc l'affaiblirait).
Lorsque l'Anodonte ne pourra plus ouvrir ses valves pour se nourrir la synécie sera devenu parasitisme.
Le développement de la colonie de Bryozaires sur le laminaire pourrait réduire le rendement de la photosynthèse.

Inquilisme

Il y a Inquilisme lorsqu'un individu vit dans le corps d’un organisme appartenant à une autre espèce pour s’abriter mais sans nuire à son hôte.
Exemple : le crabe Pinnothère qui vit dans la moule.
Mais là aussi il y débat car il semblerait que le crabe endommage les branchies du bivalve hôte ; dans ce cas il faut alors parler de parasitisme.
pinnothere
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Métazoaires diploblastiques et triploblastiques

Trois "gros mots" dans le titre !!!

Métazoaire

Définition de Métazoaire : organisme eucaryote (doté de vraies cellules c'est à dire avec un noyau), multicellulaire et hétérotrophe

Donc un métazoaire c'est tout simplement un animal. En effet eucaryote exclut les bactéries ; multicellulaire exclut les protozaires ; hétérotrophe exclut les végétaux (algues et plantes).

Maintenant tentons d'expliquer les termes diploblastiques et triploblastiques.
Rappelons d'abord que la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde donne une cellule-oeuf.
Le développement de l’embryon commence par la segmentation : œuf se divise en donnant des cellules de plus en plus petites.
A la fin de la segmentation l’embryon atteint le stade blastula : une sphère creuse.
Puis l’embryon subit la gastrulation : la sphère se creuse formant un intestin primitif avec un orifice vers l’extérieur : le blastopore.
La couche de cellules (ou feuillet) situé du côté externe de la gastrula donnera l’ectoderme (futur épiderme et futur système nerveux).
Le feuillet situé du côté interne de la gastrula donnera l’endoderme ( futur système digestif).

Métazoaire diploblastique

Pour certains animaux le développement s’arrête au stade gastrula ; ils n’ont que deux feuillets cellulaires : l’ectoderme et l’endoderme. On dit qu’ils sont qu’ils sont diploblastiques. Les éponges, les cnidaires et les cténaires sont des métazoaires diploblastiques.

Métazoaire triploblastique

Pour d’autres groupes le développement continue après la gastrulation. Un troisième feuillet se met en place : le mésoblaste (qui donnera le mésoderme) entre les deux précédents. Le mésoderme permet la formation des muscles mais aussi de certaines organes : appareils génital, circulatoire, excréteur.
Les animaux qui possèdent ces trois feuillets embryonnaires sont triploblastiques.
Les triploblastiques ont donc une organisation beaucoup plus complexe. Ils sont nommés aussi bilatériens car ils se caractérisent par une symétrie bilatérale sur le plan sagittal.
Les vers, les mollusques, les arthropodes, les échinodermes, les cordés sont des embranchements triploblastiques.

Parmi les triploblastiques seuls les échinodermes et les cordés sont deutérostomiens ; les autres groupes sont protostomiens.
Dois-je rappeler que l'embranchement des cordés comprend les vertébrés ainsi que les urocordés.
Ci-dessous une petite schéma qui vaut mieux qu'un long discours ...

métazoaires
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Biotope, biocénose, écosystème

Encore trois mots savants mais qui recouvrent en fait des notions très simples.
Lorsque vous plongez dans un étang vous ne vous attendez pas à rencontrer une Seiche ou un Homard mais vous espérez voir entre autres des brochet et des écrevisses.
Le brochet et l'écrevisse sont des espèces appartenant à l'écosystème "eaux douces stagnantes".

Définitions

Biotope :
Lieu de vie  défini par des caractéristiques physiques et chimiques déterminées relativement uniformes.

Biocénose :
Le biotope héberge un ensemble de formes de vie composant la biocénose : flore, faune, fonge(champignons), et des populations de micro-organismes.

Ecosystème :
Un biotope et la biocénose correspondante forment un écosystème.

Les biotopes marins

Méditerranée
Manche et Mer du Nord

En Manche et en Mer du Nord le littoral comprend une bande qui se découvre deux fois par jour du fait des marées : zone de marnage ou encore zone intertidale ou encore estran.
L’estran ce n’est pas un biotope mais plusieurs. En effet il faut distinguer les fonds sablo-vaseux des fonds rocheux et les estuaires (eaux saumâtres).
Les fonds sablo-vaseux sont souvent considérés comme ayant un biocénose plus pauvre. En fait il n’est pas moins riche mais moins visible. Car les sables sont le domaine de prédilection des animaux fouisseurs. Il est vrai que la flore est rare car les algues ne peuvent se fixer sur un fond sableux.
Il faut aussi tenir compte de l’exposition à la houle. Certaines espèces sont capables de résister à l’assaut des vagues et d’autres pas donc on distingue les estrans abrités des estrans exposés ou battus.
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Les espèces panchroniques

Une espèce panchronique désigne un animal ou végétal qui présente une forte ressemblance morphologique avec des espèces disparues mais connues à l’état de fossile.
L'expression "fossile vivant" souvent utilisée est à bannir car elle suggère que l'animal n'a pas évolué. Ce qui est faux.

La Lamproie fait partie du groupe des Agnathes dont les autres espèces ont aujourd'hui disparu.
Ce sont des "poissons" sans mâchoires. Leur bouche est une ventouse comportant plusieurs cercles de dents.
L'animal est un parasite qui se fixe sur un poisson pour se nourrir du sang et de la chair de son hôte.
A gauche le corps anguilliforme de la Lamproie et à droite la bouche de l'animal
lamproiebouche de lamproie
Ci-dessous un malheureux poisson "vampirisé" par deux lamproies.
lamproies

Autre survivant de l'évolution : le Coelacanthe.
Les scientifiques ont longtemps cru que l'espèce avait disparu jusqu'à la capture d'un spécimen en 1938 en Afrique du sud.
C'est un poisson à nageoires paires charnues : le "chaînon" entre les poissons et les premiers Tétrapodes * terrestres ?
Ci-dessous un plongeur et un Coelacanthe à plus de 100 mètres de profondeur ...
coelacanthe

A moins que le "chaînon" entre les poissons osseux et les premiers tétrapodes ne soit le Dipneuste d'Australie.
Ce poisson a les nageoires paires musclées et dispose en plus des branchies d'un poumon (vessie natatoire transformée). Il peut donc ramper sur la vase tout en respirant à l'air libre.
dipneuste

La Limule est un arthropode qui parcourt les côtes océaniques depuis 450 millions d’années et son sang bleu explique en partie la longévité de l’espèce.
Il doit cette couleur à l’utilisation du cuivre pour transporter l’oxygène dans ses vaisseaux sanguins contrairement aux animaux qui, comme nous, se servent de l’hémoglobine (une protéine qui contient du fer). Le sang des limules réagit ainsi à la présence de bactéries et se coagule autour des intrus.
L'homme se sert de ce sang bleu pour détecter la présence, même infime, de bactéries sur les équipements médicaux, des vaccins ou tout produit injectable.
Ce liquide bleu est donc fort recherché et coute une petite fortune.
Plusieurs entreprises se chargent de récolter le sang des Limules le long de la côte Est des États-Unis. Les animaux sont emmenés dans des usines où ils sont nettoyés et se voient prélever jusqu’à 30% de leur sang. Puis ils sont relâches.

Limule vue de dessus et de dessous :
limulelimule

Le Nautile est le dernier représentant du groupe des céphalopodes tétrabranchiaux (possédant 4 branchies) dont les ancêtres, apparus il y a un demi-milliard d'années, furent très abondants à l'ère secondaire (Nautiles et Ammonites).
nautile
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Les espèces invasives

Définitions

On désigne par cette expression des espèces introduites (volontairement ou accidentellement) et qui prolifèrent au détriment d'espèces locales et constituent donc une menace pour la biodiversité.
Attention toutes les espèces exotiques introduites ne sont pas envahissantes.
Par ailleurs certaines espèces locales (ou indigènes ou natives ou encore autochtones) peuvent aussi devenir aussi envahissantes. Pensez aux fameuses "marées vertes" en Bretagne dues à la prolifération de la "Laitue de mer" (ou Ulve). La méduse Aurélie est une espèce indigène qui a tendance à proliférer car ses prédateurs se font plus rares ... Citons également le Grand Cormoran et le Goéland argenté qui sont considérés comme envahissants dans leur aire d'origine.

Donc l'expression "espèces invasives" désigne seulement des espèces introduites (ou exotiques / étrangères / allochtones) qui deviennent envahissantes dans leur aire d'introduction.

Exemple parfait d'invasion biologique (en milieu marin) : la prolifération de la Caulerpe à feuilles d'if (ou "algue tueuse") en Méditerranée.
Ci-dessus deux algues invasives en Méditerranée : à gauche Caulerpa taxifolia et à droite Caulerpa racemosa.

Invasions biologiques en Hauts de France

Citons quelques exemples d'invasions biologiques en milieu aquatique dont est victime la région Hauts de France :

La Méduse américaine (cténaire) pourrait aussi devenir une espèce invasive.

Des aires proches de la nôtre sont déjà envahies par la Tortue de Floride, la grenouille taureau, le Vison d'Amérique, le poisson chat, etc.

Les causes des introductions

Les introductions en milieu aquatiques sont souvent accidentelles. C'est le revers de la mondialisation avec le développement extraordinaire du transport maritime.
L'utilisation de l'eau comme ballast depuis 1880 (avec les premiers navires en acier) en est souvent la cause. Les cargos transportent involontairement d'une mer à une autre des larves au stade planctonique.
L'introduction peut être aussi le fait de particuliers irresponsables qui se débarrassent de NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) devenus indésirables.
L'introduction volontaire peut être liée aussi à la recherche du profit : introduction de la Perche du Nil dans le lac Victoria en Afrique.
Les espèces exotiques introduites dans des milieux artificiels clos (bassins, aquariums, enclos) peuvent aussi s'échapper (Ragondin, huitres creuses, Caulerpe, Vison d'Amérique).

Pullulation de l'espèce introduite : causes et conséquences

Souvent les conditions environnementales rencontrées par les espèces introduites ne sont pas favorables et alors l'apparition dans le milieu concerné est brève.
Mais dans d'autres cas l'espèce trouve tout ce dont elle a besoin pour proliférer au point d'éliminer tout ou partie des espèces autochtones en profitant des ressources utilisées par ces dernières donc menacer la biodiversité. Par exemple la Tortue de Floride n'a pas de prédateurs en France (alors que dans son milieu d'origine elle est la proie des Alligators). Cette espèce est une menace non seulement pour la Tortue européenne mais aussi pour l'homme : peut lui transmettre des maladies comme la salmonellose.
Le Crabe vert qui est une espèce européenne a été introduit en Amérique mais sans ses parasites (la Sacculine en particulier) qui limitent sa fécondité. De facto il est devenu envahissant dans son aire d'introduction.
Les espèces étrangères peuvent aussi provoquer de graves désordres économiques. Ainsi le Rat musqué endommage gravement les berges et les digues. Les amas de moules zébrées obstruent les canalisations et les sas d'écluses, font couler les bouées.
L'écrevisse de Louisiane est le porteur sain de la peste de l'écrevisse : un champignon fatal pour les écrevisses indigènes. De plus cette espèce endommage les berges et les digues en creusant des galeries.

Une invasion biologique peut être heureusement un déséquilibre provisoire dans un écosystème. C'est le cas de l'"algue tueuse". L'expansion de l'algue tend à régresser. Aujourd'hui elle aurait disparu de 80% des fonds qu'elle avait colonisé. Les raisons de cette régression n'ont pas encore été identifiées.
Cependant il ne faut pas crier victoire trop vite ... Une invasion se termine mais une autre commence sans doute ; celle de la Caulerpe raisin.
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La classification des cnidaires


Pour les deux premiers groupes l'individu connait une alternance polype/méduse durant son existence tandis que dans le dernier groupe l'individu ne connait que la forme polype.
La répartition des espèces entre les deux premières classes se fait selon un critère anatomique : cavité gastrique cloisonnée ou pas.

Les Hydrozoaires

Ce sont des cnidaires primitifs dépourvus de pharynx ; la bouche s'ouvre directement sur une cavité gastrale non cloisonnée.
En période de reproduction les polypes produisent de petites méduses pélagiques qui ensuite se déposent sur le fond et se fixent. La reproduction asexuée par bourgeonnement est aussi pratiquée.
On trouve dans cette classe les hydraires dont les Némertésia (ou fausses herbes), les hydraires plumes mais aussi l'Hydre d'eau douce.
Le corail du genre millepora (ou "corail de feu") est aussi un hydrozoaire (photo ci-dessous).

Ci-dessous l'hydraire Plume d'or et l'hydraire Némertésia".

Ci-dessous l'Hydre d'eau douce. A gauche quelques individus et à droite schéma expliquant la reproduction asexuée et sexuée.

Dans cette classe il y a aussi des organismes pélagiques solitaires (hydroméduses) comme la méduse d'eau douce ou coloniaux (siphonophores) comme la physalie.
Ci-dessous à gauche la minuscule méduse d'eau douce et à droite la Physalie (ou galère portugaise).
méduse d'eau doucegalère portugaise
La méduse d'eau douce ne dépasse pas 2cm. La Physalie est une colonie de polypes suspendus à un flotteur rempli d'azote. La Physalie surnommée "Galère portugaise" est très toxique. Elle peut fréquenter les côtes françaises ...

Les Scyphozoaires ou "méduses vraies"

Leur corps est composé à plus de 95% d'eau.
Le cycle de reproduction des scyphozoaires est complexe : reproduction sexuée puis asexuée.
Les individus de sexe séparés émettent leurs gamètes dans l’eau où a lieu la fécondation.
La larve nageuse (planula) issue de l’oeuf se dépose au fond devenant un polype.
Dès que les conditions sont favorables il y a multiplication végétative du polype. La colonie a l’aspect d’une pile d’assiettes. Chaque "assiette" se détache pour devenir pélagique : devenir une méduse.

Ci-dessous un schéma montrant l'alternance des deux formes de reproduction.

La Cassiopée ou méduse à l'envers.
Chez cette espèce que l'on peut rencontrer en mer rouge, l'ombrelle est tournée vers le bas tandis que les tentacules sont tournées vers le haut.
Comme les coraux cette méduse abrite des algues microscopiques dont elle se nourrit : les zooxanthelles.
La méduse vit à l'envers pour capter le maximum de lumière afin que ses "passagers" prospèrent.

La Lucernaire

Une méduse étonnante car elle est en général benthique, fixée sur des algues ou plantes marines. Peut se déplacer par culbute comme les hydres d'eau douce.

Quoique macroscopique les méduses appartiennent au plancton puisqu'elles ne sont pas capables de lutter contre de courant. Par contre elles peuvent se déplacer verticalement grâce à la contraction de leur "ombrelle".

Les Anthozoaires ou "animaux-fleurs"

Les octocoralliaires

Chez les octocoralliaires les polypes portent huit tentacules pennés.
On trouve dans ce groupe :
les alcyons, les gorgones, les pennatules, les corrallides ("corail rouge"),etc.
Ci-dessous deux photos du corail rouge de Méditerranée : à gauche une colonie et à droite macro sur les polypes.
corail rougecorail rouge
Comptez le nombre de tentacules par polype et observez bien les pennes sur chaque tentacule.

Les hexacoralliaires

Chez les hexacoralliaires le nombre de tentacules lisses (non pennés) est de six ou un multiple de six par polype.
Sont des hexacoralliaires : les actinies (ou "anémones de mer"), les Cérianthes, les Anthipathaires ("Corail noir"), les Corallimorphes ("anémones bijou"), les Madrépores ("corail dur").

Les Madréporaires sont la composante dominante des récifs coralliens ; sont capables de transformer le calcaire dissout dans l'eau de mer en un squelette. Les coraux tropicaux vivent en symbiose avec une algue microscopique : la Zooxanthelle.

Pour en savoir plus consultez l'encadré sur les "Récifs coralliens" ci-dessous.

Ci-dessous quatre espèces d'hexacoralliaires : Anémone marguerite, grande cérianthe, anémone bijou, corail noir de Méditerranée


Remarquez le nombre impressionnant de tentacules lisses chez la Marguerite de mer.
Les Cérianthes ont une double rangée de tentacules. Le "Corail noir" porte mal son surnom car il apparait blanc ...
A la différence des actinies les corallimorphes sont coloniaux et les tentacules se terminent par des boules.
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Les récifs coralliens

Dans les eaux littorales de la zone marine tropicale les récifs coralliens sont les plus gigantesques constructions jamais réalisées par des animaux.
Les récifs coralliens sont des écosystèmes offrant une remarquable biodiversité.

Ces récifs sont constitués surtout par des colonies de Madrépores. Le terme "corail" devrait d'ailleurs être réservé aux seuls madrépores.
Chaque colonie est composée de milliers d'individus, de Polypes.
Chaque polype a l'aspect d'une minuscule anémone de mer.
Ci-dessous et de gauche à droite : schéma d'un polype - des polypes épanouis

La colonie est pourvue d'un exosquelette calcaire dur (coenostéum). Ce squelette constitue généralement la majeure partie de la biomasse de l'animal.
Chez la plupart des espèces les polypes sont rétractés et donc invisibles pendant la journée, donnant au corail l'aspect de roches sculptées et colorées.

Les coraux tropicaux hébergent dans leurs tissus des algues microscopiques : les Zooxanthelles.
Ces algues, grâce à la photosynthèse, fabriquent de la matière organique et de l'oxygène qui profite au corail. En contrepartie les algues profitent du gaz carbonique émis par les polypes.
Il s'agit donc d'un bel exemple d'association bénéfique pour les deux espèces (symbiose).
Cette association est non seulement à bénéfices réciproques mais aussi indispensable ! En effet si les madrépores, perturbés par une température trop élevée, expulsent l'algue alors ils se décolorent et finissent par mourir de faim ...

Quelques espèces de coraux

Corail du genre Millepora ou "corail de feu" (hydrozoaire)
Il faut mieux ne pas toucher car il est très urticant.

Le corail cerveau (anthozoaire)
Ci-dessous de gauche à droite : une colonie (polypes invisibles) - détail de nuit (les milliers de polypes sont épanouis)

Corail du genre Fungia ou "corail champignon" (anthozoaire)
Si la presque la totalité des coraux sont des animaux coloniaux certains sont des individus comme les Fungia.
Ces individus ne sont pas fixés et sont capables de certains déplacements.
Ci-dessous de gauche à droite : un individu avec tentacules déployées - un individu aux tentacules repliées

Le corail tabulaire ou "acropore" (anthozoaire)
Le plateau sert d'abri à de nombreux poissons récifaux.

Alcyons ou "corail mou" ou encore "corail cuir" (anthozoaire)
Un imposant pédoncule est caractéristique des espèces de ce groupe.

Autre exemple de "corail mou" : le corail brocoli.

Le corail du genre porite
Difficile d'imaginer que ces gros rochers sont en fait des colonies vivantes ...
Ci-dessous deux espèces de Porites : Porites lobata (jaune) et Porites compressa (rose)

Corail du genre pocillopora ou "corail chou-fleur"
Leur durée de vie est relativement brève pour un coraux, mais le substrat calcaire qu'ils laissent à leur mort est particulièrement propice à la colonisation par d'autres espèces de coraux.

Corail du genre seriatopora ou "corail branchu"
Chaque branche peut grandir de quelques centimètres par an.

Les corallivores

On désigne sous ce terme les animaux qui se nourrissent des polypes de corail.
Même vivants les coraux sont attaqués par des éponges, des Aganthaster (étoiles de mer), les Poissons-Perroquets et des oursins.

Le poisson-perroquet broute le corail pour se nourrir des polypes et rejette le squelette sous forme de sable.
Le développement inquiétant des populations d'Acanthaster (étoile de mer) a pour origine la raréfaction de son principal prédateur : le triton-géant.
Ci-dessous et de gauche à droite : Acanthaster ("couronne du Christ") - Poisson Perroquet - Triton géant :

Les autres animaux

La faune ne se résume pas aux coraux et aux corallivores.

Les éponges "barriques" peuvent avoir des tailles impressionantes.

L'embranchement des cnidaires ne se résume pas aux coraux. Les anémones sont très présentes. La symbiose entre l'anémone et le poisson clown est bien connue.

L'embranchement des échinodermes est très présent avec les comatules, les oursins, les holoturies et les étoiles de mer dont la redoutable "couronne du Christ" citée plus haut.
Ci-dessous comatule :

Quant aux mollusques bivalves on rencontre surtout des bénitiers (bien incrustés dans le massif corallien). Comme les coraux les bénitiers hébergent des zooxnthelles.

Parmi les gastéropodes citons les cônes dont certaines espèces sont vénimeuses voire mortelles pour l'homme mais aussi le triton géant déjà cité.
Ci-dessous Cône textile :

Les vers tubicoles ajoutent des touches de couleur jaune et rouge dans les colonie de corail.
Ci-dessous "arbre de noêl" :

Bien sûr les poissons aux livrées superbes sont foison dans ce milieu. D'autres poissons sont plus discrets (murènes, poisson pierre.
Les poissons coralliens et plus précisément de l'océan indien sont évoqués dans la fiche suivante.
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Les poissons de mer rouge

Liste non exhaustive !

Les poissons osseux

Les poissons-anges (famille des Pomacanthidés)

Ils donnent l’impression de porter un masque avec une barre colorée en travers de l'oeil. Ils sont très compressés latéralement ; une petite bouche ; une seule nageoire dorsale ; une longue épine à la base de l’opercule.
Les espèces de cette famille sont hermaphrodites protogynes : de femelles ils deviennent mâles.
Ci-dessous poisson-ange royal & poisson-ange empereur :
poisson ange poisson empereur

Les poissons-papillons & poissons-cochers (famille des Chaetodontidés)

Comme les poissons-anges le corps est compressé latéralement ; une seule nageoire dorsale ; une petite bouche et l'impression de porter un masque.
Mais à la différence des poissons-anges ils n'ont pas d'épine sur l'opercule et la bouche est protractile (qui peut s'allonger). Certaines espèces ont même un faux œil (ou ocelle) près de la nageoire caudale.
Chez les poissons-cochers la quatrième épine dorsale est très allongée comme une antenne.
Le régime alimentaire est constitué de polypes de coraux mais à la différence des poissons-perroquets ils n'endommagent pas le squelette de l'animal ; ils ne broutent pas mais aspirent.
Ci-dessous poisson-papillon commun & poisson-cocher :
poisson papillon poisson-cocher

Famille des Pomacentridés

Noms communs correspondants : poissons-clowns, sergents-majors et poissons-demoiselles.
Le corps est ovale  avec une longue nageoire dorsale. Les poissons-clowns sont insensibles au venin des anémones de mer grâce à un mucus protecteur. A la moindre menace le poisson-clown se réfugie dans l’anémone.
Si la femelle dominante du groupe vient à disparaitre son partenaire se transforme en femelle.
Ci-dessous couple de poissons-clowns & sergent-major :
poisson clown sergent-major

Les poissons-chirurgiens et nasons (famille des Acanthuridés)

De chaque côté du pédoncule caudal se trouve des épines tranchantes et venimeuses ou "scalpels".
Ci-dessous poisson-chirurgien, nason & gros plan sur les "scalpels" :
poisson chirurgien nason

Les poissons-perroquets (famille des Scaridés)

Grâce à leur puissant bec les poissons-perroquets sont des brouteurs de coraux pour se nourrir des polypes et rejettent le reste sous forme de poudre. Chaque poisson perroquet peut produire par an plusieurs centaines de kilos de « sable corallien ».
Ci-dessous poisson-perroquet commun, perroquet à bosse & corail brouté par un "perroquet" :
poisson perroquet poisson perroquet
poisson perroquet

Les Labridés

Une grande diversité de taille au sein de cette famille. Le minuscule labre nettoyeur d’un côté et l’énorme napoléon à l’autre.
Pour nettoyer son hôte le labre nettoyeur peut même s’introduire par la bouche et ressortir par l’opercule branchial.
Le Napoléon peut atteindre 2 mètres pour 200 kilos. Il est le plus gros poisson des récifs corallien après le Mérou géant. Sa bosse sur le front augmente avec l’âge et évoque le bicorne du célèbre empereur.
Ci-dessous labre nettoyeur dans la gueule d'une murène & napoléon :
labre nettoyeur napoleon

Les Scorpinidés

On y trouve des poissons très venimeux.
Le poisson-pierre n’est pas agressif mais sa présence est très difficile à déceler.
On trouve aussi dans ce groupe la rascasse volante (ou poisson lion) et le poisson scorpion.
Ci-dessous le poisson-pierre, la rascasse volante & le poisson-scorpion :
poisson-pierre rascasse volante
poisonn scorpion

Les Serranidés

Grande diversité dans cette famille les petites anthias et les gros mérous.
Les mérous sont hermaphrodites protogynes : d’abord femelle et mâle en fin de vie.
Ci-dessous le mérou rouge, le Mérou loutre et l'anthias :
mérou rouge mérou loutre
anthias

Les Balistidés

Chez les balistes la tête est énorme. Grâce à sa première nageoire dorsale l’individu s’ancre dans une anfractuosité. Comme les poissons-perroquets les balistes sont des brouteurs de corail.
Ci-dessous la baliste bleue & la baliste titan :

Famille des Tétraodontidés

Ce sont les poissons-ballons (ou tétrodons). Avec leur forme il ne sont pas très hydrodynamiques mais sont capables de nager à reculons. Lorsque un tétrodon ne peut se réfugier dans une faille il impressionne son poursuivant en doublant de volume. L’animal contient dans certains organes un poisson mortel. Au Japon seul des spécialistes sont autorisés à le préparer …

Les poissons-ballons sont souvent confondus avec les diodons qui sont eux aussi capables de se dilater mais ont de plus la peau couverte d’épines érectiles.

Ci-dessous tétrodon & deux diodons :
diodon

Les Murénidés

A la différence des congres les murènes n’ont pas de nageoires pectorales. Donc pour se mouvoir elles ne peuvent qu’onduler leur corps.
Ce sont des animaux nocturnes ; le jour ils sont dans des anfractuosités ne laissant dépasser que leur gueule grande ouverte truffée de petites dents acérées.
Ci-dessous la murène géante (ou murène javanaise) & la murène grise :

Les Holocentridés

Les poissons-écureuils et poissons-soldats sont des animaux nocturnes.
Ci-dessous poisson-écureuil & poisson-soldat :

Les Pemphéridés

Dans cette famille on trouve les poissons-hachettes et les poissons-verres.
Ce sont des poissons de petite taille qui vivent en bancs compactes ; se nourrissent de zooplancton lors de leurs escapades nocturnes.
Ci-dessous poisson-hachette :

Les Sphyrenidés

Ou plus simplement les barracudas. Le grand barracuda peut atteindre deux mètres de long avec deux nageoires dorsales et une dentition impressionnante.
Ci-dessous barracuda et gros plan sur sa dentition :

Autres familles

Les anguilles jardinières (ou hétérocongres) sont des Congridités.
Les poissons-flûtes ont un museau démesuré qui peut s'enfoncer dans les coraux pour aspirer petits poissons et invertébrés.
Les fusiliers sont rapides comme une balle de fusil. Ce sont des planctophages.
Ci-dessous anguilles jardinières, un poisson-flûte et des fusiliers :

Les platax sont compressés verticalement. Ils sont omnivores.

Par contre les carangues sont de redoutables prédateurs.
Ci-dessous platax circulaire & carangue bleue :

Les poissons cartilagineux

Les raies

En Mer rouge on peut rencontrer la raie aigle, la raie pastenague, la raie torpille.
Et avec beaucoup de chance, la raie manta qui malgré sa taille ne présente aucun danger puisque l’animal se nourrit que de plancton.
Attention les raies aigles et pastenagues sont venimeuses.
La raie pastenague s'enfouit ne laissant voir que ses yeux et évents (pour qu'elle puisse respirer).
Ci-dessous raie pastenague, gros plan sur l'évent près de l'oeil & raie aigle :

Les requins

Les requins les plus répandus sont les gris, les pointes blanches et pointes noires de récif.
Ci-dessous requin gris, pointes blanches & pointes noires de récif :


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Les espèces lessepsiennes

Le percement du canal de Suez a mis en communication directe la Mer Rouge avec la Méditerranée.
La mer Rouge est plus haute que la mer Méditerranée orientale, donc un courant en direction de la mer Méditerranée s'est créé. Le Lac Amer aux eaux saumâtres a fait office de "barrière migratoire" pendant plusieurs décennies, mais comme la salinité du lac s'est progressivement alignée sur celle de la mer Rouge ... Plus de 300 espèces originaires de Mer Rouge se sont introduites en Méditerranée. Certaines sont invasives.
Comme vous n'ignorez pas, le canal de Suez a été réalisé par un Français (Ferdinand de Lesseps). Aussi parle t-on de migrations lessepsiennes.

Le même phénomène ne s'est pas reproduit entre les océans atlantique et pacifique avec le percement du canal de Panama !
En effet au milieu du canal il y a un lac d'eau douce (lac de Gatun) destiné à alimenter les écluses mais qui fait aussi fonction de "barrage migratoire" pérenne car les précipitations à Panama n'ont rien à voir avec celles en Égypte ...

Quelques espèces lessepsiennes ci-dessous :
On s'est rejoui un peu vite de la régression de la Caulerpa taxifolia. En effet la Caulerpe raisin a pris le relais ...
L'Halophile est une plante à fleurs invasive qui pourrait bientôt arriver dans le bassin occidental de la Méditerranée.
La Cérithe de mer Rouge est l'une des premières espèces lessepsiennes. Ce gastéropode a envahi le bassin oriental de la Méditerranée.
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Le bord de mer

L'estran

L’estran est la bande côtière qui subit chaque jour l’immersion et l'émersion à cause des marées.
Le terme estran a de nombreux synonymes : zone de balancement des marées, zone de marnage ou encore zone intertidale.

Il faut distinguer les fonds sablo-vaseux des fonds rocheux et les estuaires (eau saumâtre) 
Les fonds sablo-vaseux sont souvent considérés comme ayant un biocénose (flore et faune correspondant à un habitat) plus pauvre. En fait il n’est pas moins riche mais moins visible. Car les sables sont le domaine de prédilection des animaux fouisseurs. Il est vrai que la flore est rare car les algues ne peuvent se fixer sur un fond sableux. 

Il faut aussi tenir compte de l’exposition à la houle. Certaines espèces sont capables de résister à l’assaut des vagues et d’autres pas donc on distingue les estrans rocheux abrités des estrans exposés (ou battus).

Seules quelques espèces de végétaux et d’animaux sont capables de vivre dans la zone de balancement des marées car les conditions sont extrêmes.
Les animaux marins dotés de branchies peuvent extraire l’oxygène dissout dans l’eau mais pas celui dissout dans l’air ...
Dans la zone des marées le choc thermique peut atteindre 15° en quelques minutes. En plein été la température au niveau d’un rocher peut atteindre 35° voire plus pour retomber à moins de 20° dès qu’il est de nouveau immergé.
Dans les flaques qui se forment dans les estrans rocheux les conditions ne sont pas plus confortables. La salinité peut varier fortement ; l'eau peut être dessalée après de fortes pluies ou être une véritable saumure en plein été suite à une forte évaporation. La température de l’eau peut aussi connaitre des variations importantes.

Les marées

Les marées résultent de la force d’attraction de la lune (et dans une moindre mesure de celle du soleil) et qui provoque une déformation des masses d’eau océaniques.
Sur nos côtes on observe chaque jour deux marées hautes et deux marées basses.
Mais l’intensité de ces marées est variable. Lorsque la terre, la lune et le soleil sont alignés l’attraction est très forte ; la mer monte très haut et descend très bas ; ce sont les marées de vive-eau ou grandes marées. Lorsque la terre et les deux autres astres forment un angle droit les attractions s’annulent en partie ; il s’agit d’une marée de morte-eau.

On mesure l’intensité d’une marée avec un coefficient. Ce coefficient varie entre 20 et 120. Sur les cartes marines le niveau zéro correspond à une basse mer de coefficient 120 donc le plus bas niveau que la mer peut atteindre.
Une marée de vive-eau correspond à un coefficient supérieur à 70.
Les marées d’équinoxe (deux fois par an) sont des très grandes marées : coefficient supérieur à 100 !

Les différentes zones ou étages du littoral

Face aux marées la répartition des espèces sur le littoral n’est pas liée au hasard mais à l’aptitude à résister à l’émersion qui peut varier de quelques minutes à six heures.

Aussi pour présenter la flore et faune côtière on divise le littoral en zones ou étages.

Flore et faune des côtes rocheuses

En effet mon exposé ne portera sur les organismes vivants des côtes rocheuses qui est très riche et visible.

La flore

Étage supralittoral

Le supralittoral (zone des embruns ) est un milieu hostile (vent et sel) mais certaines plantes à fleurs s’y sont adapté dont la Criste marine  et l’Armérie maritime. Ces plantes supportent la salinité du milieu et la sècheresse estivale. Les rochers peuvent être couverts par du Lichen (association entre une algue et un champignon).

Étage eulittoral

Le haut de l’eulittoral est le plus souvent émergé. On y rencontre une algue brune : la Pelvétie. Cette algue est très résistante à la dessiccation.

Étage infralittoral

L’infralittoral est le domaine des laminaires que le peut découvrir à pied à l'occasion des grandes marées.

Les cuvettes

Les cuvettes qu’elles soient dans le supralittoral ou dans l’eulittoral sont des milieux particuliers de l’estran rocheux. 
En effet l’eau de ces flaques peut connaitre des variations importantes de salinité (peut être dessalée après de fortes pluies) et de température. 
On y rencontre des végétaux euryhalins et eurythermes (très tolérants aux variations de salinité et température) mais qui à contrario ne supportent pas l'émersion.
Souvent les fonds sont couverts d'algues rouges très calcifiée qui ont l’aspect de roches. 
On rencontre aussi une algue rouge buissonnante (la Coralline) et des algues vertes (Entéromorphe, Ulve).

La faune

Les animaux qui vivent dans l’estran ont adopté des techniques de survie.
Pour éviter le dessiccation (dessèchement) beaucoup d’animaux se réfugient dans les anfractuosités humides des rochers ou sous les tapis d’algues ou dans les vasques.
D’autres s’enfouissent dans les substrats sableux. D’autres encore ont la chance de disposer d’une coquille ; à marée basse la carapace devient parfaitement étanche pour conserver une réserve d’eau. D’autres animaux sécrètent un mucus protecteur.
Si l’estran est exposé il faut ne pas être emporté par la force des vagues. Il faut donc pouvoir se fixer solidement à un rocher. Certaines algues se fixent avec leur crampon ; les moules avec leur filament, les étoiles de mer et oursins avec leurs minuscules mais nombreux pieds (podias), les chitons avec leur large pied, etc.

Étage supralittoral

Dans l’étage supralittoral la faune est rare. On rencontre des crustacés qui ne supportent pas d’être immergés mais qui ont besoin d’une certaine humidité (respiration toujours branchiale). Dans les interstices ou sous les rochers on peut trouver la Ligie et dans les laisses de mer se cache la Talitre (ou puce de mer).
On peut rencontrer aussi quelques mollusques gastéropodes : littorine bleue, monodonte (souvent confondue avec Bigorneau), Patelle.

Eulittoral

Ci-dessous schéma résumant la répartition des espèces dans les différents étages :

La laisse de mer

La laisse de mer est l'accumulation par la mer de débris naturels (coquillages, algues, bois mort, os de seiche, etc.) mais aussi d'origine anthropique (du fait de l'homme) qui sont drossés à la limite supérieure du flot. laisse de mer

Ci-dessous de gauche à droite et de haut en bas : un amas de capsules d'oeufs de Buccin, la Puce de mer, une capsule d'oeuf de raie, un os de Seiche.
ponte de buccinpuce de mer
oeufs de raieos de seiche

Les oeufs du Buccin sont groupés en amas de capsules chacune donnant naissance à 10 juvéniles en moyenne. Ce sont les restes de ces pontes formant des masses spongieuses qui sont fréquemment rejetés sur les plages par la mer.

A la différence de son homonyme terrestre, la Puce de mer ne pique pas. Cet animal fait un travail essentiel pour la qualité des plages. C'est en effet un détritivore ; il se nourrit des algues et cadavres en décomposition contenus dans la laisse de mer.

L'enlèvement mécanique des "laisses de mer" est une aberration écologique.
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