Mon site - accueil

Sommaire

Pour en savoir plus sur la biologie aquatique

La classification du vivant

La classification classique

La classification classique (ou linnénne) vise à grouper les espèces selon leur ressemblance.

Ce qui veut dire qu'un règne comprend N embranchements ; qu'un embranchement comprend N classes ; qu'une classe comprend N ordres ; qu'un ordre comprend N familles ; qu'une famille comprend N genres ; qu'un genre comprend N espèces.

On peut bien sûr raisonner dans l'ordre inverse : une espèce appartient à un genre qui appartient à une famille, la famille appartient à un ordre, l'ordre appartient à une classe, une classe appartient à un embranchement.

Prenons un exemple : l'espèce humaine (Homo sapien).
L'humain appartient au genre homo (comme l'homme de Néandertal), à la famille des hominidés (ou "grands singes"), à l'ordre des primates, à la classe des mammifères, au sous-embranchement des vertébrés, à l'embranchement des cordés et au règne animal (métazoaires).

Un moyen mnémotechnique permet de retenir la hiérarchie des taxons. Il suffit de retenir la phrase : "Reste En Classe Ou Fais Grandes Études".

Vous pouvez aussi retenir RECOFGE (Règne, Embranchement, Classe, Ordre, Famille, Genre, Espèce).

Malgré ses sept niveaux cette hiérarchie peut s'avérer insuffisante. Aussi a t-on imaginé des sous-embranchements, des super-classes, des super-ordres, etc.
Exemples : le taxon "vertébrés" est un sous-embranchement des "cordés" ; les taxon "poissons" et "tétrapodes" sont des super-classes du sous-enbranchement des vertébrés. La classe des poissons osseux comprend deux sous-classes dont les poissons à nageoires rayonnées. Ce dernier taxon comprend deux super-ordres ...

Le terme "invertébré" est un mot vernaculaire qui ne correspond à aucun taxon mais il est souvent utilisé tous les animaux autres que les vertébrés.

La classification moderne

Désormais c'est le critère filiation qui prévaut.

Dès la fin du XIXième siècle de nombreux biologistes proposent que la classification devienne phylogénétique c'est à dire qu'un taxon regroupe "un ancêtre et tout ses descendants".
C'est l'Allemand Willy Hennig qui propose en 1967 la méthode "cladistique".
Un clade (du grec clados, qui signifie "branche") est un groupe monophylétique d'organismes, vivants ou ayant vécu, comprenant un organisme particulier et la totalité de ses descendants.

Donc l'utilisation des taxons traditionnels (règnes, embranchement, classe, ordre, etc.) est toujours possible à condition que ces taxons soient bien monophylétiques ( groupe avec un ancêtre et tous ses descendants).
En conséquence les taxons poissons, reptiles, mammifères, etc. ne devraient plus être utilisés car ils sont paraphylétiques.

La hiérarchie des taxons s'est aussi complexifiée.
Au dessus du règne on a ajouté le domaine

Désormais on distingue deux domaines :

Le domaine des eucaryotes comprend plusieurs règnes :

Chaque règne comprend plusieurs embranchements (ou phylum).
Ainsi dans le règne animal comprend les éponges, cnidaires, cténaires, vers plats, annélides, etc.

Retour au sommaire

Le plancton

Rappel : le plancton est constitué de tous les organismes qui vivent en pleine eau et se déplacent avec le courant.

On distingue le phytoplancton (organismes planctoniques autotrophes) du zooplancton (organismes planctoniques hétérotrophes).
Selon le critère de taille on peut distinguer le microplancton du macroplancton.

La vie dans une goutte d'eau de mer : microplancton

Une goutte d'eau de mer abrite jusqu'à cent mille micro algues, cent mille bactéries, cent millions de virus mais aussi des milliers d'oeufs, de larves, de copépodes.
La moitié de la production primaire de biomasse sur la planète est assurée par le phytoplancton océanique qui, parce qu'il absorbe et fixe le CO2, est le plus grand "puit de carbone" de la planète !

Le phytoplancton

Les algues bleues (ou Cyanobactéries) sont en fait des Procaryotes (cellules sans noyau). Les Cyanobactéries sont à l'origine de l’oxygène de notre planète. Grâce aux cyanobactéries le taux d'oxygène dans l'air n'a cessé d'augmenter depuis trois milliards d'années pour atteindre le taux actuel : 21%.
La Spiruline qui est très à la mode, est une "algue bleue".

Abordons maintenant les protistes autotrophes ou protophytes.
Les Diatomées sont des algues unicellulaires dont les plus grandes atteignent le millimètre . Les diatomées peuvent représenter jusqu’à 80 % du phytoplancton
Les Coccolithes se caractérisent par leur squelette externe constitué de carbonate de calcium. Organismes qui sont à l’origine des falaises de craie ...
Les Chlorophycées : algues unicellulaires d’un vert éclatant ; marines ou dulcicoles. La Chlorelle qui est cultivée fait partie de ce groupe.
Les Dinoflagellés sont des organismes dotés de flagelles. Certains espèces sont bioluminescentes. D’autres peuvent produire des toxines qui contaminent les bivalves. Les Zooxanthelles qui sont hébergées par les Madrépores (coraux durs) mais aussi par les Bénitiers, sont rangées dans les Dinoflagellés.
Certaines espèces de dinoflagellés peuvent être en même temps autotrophes et hétérotrophes.

Noctiluca scintillens est une espèce de dinoflagellé luminescent.
Ci-dessous la mer bleuie par cette algue unicellulaire et un individu au microscope :

Ci-dessous toujours du phytoplancton : diatomées et coccolithe :
phytoplancton phytoplancton

Dans le phytoplancton on peut ranger aussi les macro-algues non fixées (sargasses) qui se concentrent dans l’océan Atlantique du fait des courants circulaires : la mer des Sargasses.

Le zooplancton

Beaucoup d’animaux qui à l’état adulte deviennent benthiques (voire fixés), connaissent un stade larvaire pélagique mais sans moyen de lutter contre le courant. Ils appartiennent donc provisoirement au zooplancton.
D’autres animaux sont durant toute leur existence, pélagiques et soumis au courant. C’est le zooplancton permanent.

Alors que les méduses appartiennent au macro plancton les cténaires doivent plutôt être rangées dans le necton car ces animaux ont une certaine mobilité avec leurs cils locomoteurs.

Ci-dessous des animaux planctoniques : Artémies, Rotifère et Daphnie :
microplancton microplancton
microplancton

Retour au sommaire

Relations entre espèces - mutualisme

Dans cette section j'approfondie le mutualisme : association plus ou moins équilibrée dans laquelle aucun des partenaires ne lèse l'autre. Ce qui exclut donc le parasitisme.

Les biologistes distinguent quatre formes possibles de mutualisme :

Symbiose

La symbiose est une association inter espèces durable, obligatoire et à bénéfices réciproques.

Ci-dessous schéma expliquant la symbiose entre le corail et les algues :
zooxanthelles

Commensalisme

Le commensalisme ("mange à la même table) est une association inter espèces à bénéfices réciproques mais qui n'est pas obligatoire. Chaque animal peut vivre sans son partenaire d'une autre espèce !

A chaque fois le "locataire" profite de la protection de son hôte et l’anémone profite des restes de repas du "locataire".

Ci-dessous Inachus (ou crabe des anémones) et Péricliménes (ou crevette des anémones) :
crabe des anémones crevette des anémones

Synécie

Une synécie ("habitation commune") existe lorsque un organisme (dit épibionte) se fixe sur un individu d’une autre espèce (hôte) sans nuire à ce dernier.

Lorsque l'hôte sert de transporteur on parle plus précisément de phorésie.
Deux exemples de phorésie : poisson Rémora se fixant sur un requin, anémone se fixant sur un pagure.
Illustrons par des photos quelques exemples de synécie.

Ci-dessous Rémora fixé sur le ventre d'un requin-léopard, anémone sur pagure, Anodonte colonisée par des moules zébrées, une colonie de Membranipores (Bryozoaires) sur les frondes de laminaires :
remora et requin
anodonte et moules membranipore et laminaire

La ventouse du Rémora (qui permet la fixation sur de gros poissons ou mammifères marins) est la transformation de la première nageoire dorsale.

Pour certains scientifiques l'association entre le Rémora et son hôte serait plutôt parasitaire (la ventouse du Rémora blesserait l'hôte donc l'affaiblirait).
De même lorsque l'Anodonte ne peut plus ouvrir ses valves pour se nourrir la synécie sera devenu parasitisme.
Le développement de la colonie de Bryozaires sur le laminaire peut réduire le rendement de la photosynthèse.

Inquilisme

Il y a Inquilisme lorsqu'un individu vit dans le corps d’un organisme appartenant à une autre espèce pour s’abriter mais sans nuire à son hôte.
Exemple : le crabe Pinnothère qui vit dans la moule.
Mais là aussi il y débat car il semblerait que le crabe endommage les branchies du bivalve hôte ; dans ce cas il faut alors parler de parasitisme.
pinnothere

Retour au sommaire

Biotope, biocénose, écosystème

Encore trois mots savants mais qui recouvrent en fait des notions très simples.
Lorsque vous plongez dans un étang vous ne vous attendez pas à rencontrer une Seiche ou un Homard mais vous espérez voir entre autres des brochet et des écrevisses.
Le brochet et l'écrevisse sont des espèces appartenant à l'écosystème "eaux douces stagnantes".

Définitions

Biotope :

Lieu de vie  défini par des caractéristiques physiques et chimiques déterminées relativement uniformes.

Biocénose :
Le biotope héberge un ensemble de formes de vie composant la biocénose : flore, faune et des populations de micro-organismes.

Ecosystème :

Un biotope et la biocénose correspondante forment un écosystème.

Les biotopes marins

Méditerranée
Manche et Mer du Nord

En Manche et en Mer du Nord le littoral comprend une bande qui se découvre deux fois par jour du fait des marées : zone de marnage ou encore zone intertidale ou encore estran.
L’estran ce n’est pas un biotope mais plusieurs. En effet il faut distinguer les fonds sablo-vaseux des fonds rocheux et les estuaires (eaux saumâtres).
Les fonds sablo-vaseux sont souvent considérés comme ayant un biocénose plus pauvre. En fait il n’est pas moins riche mais moins visible. Car les sables sont le domaine de prédilection des animaux fouisseurs. Il est vrai que la flore est rare car les algues ne peuvent se fixer sur un fond sableux.
Il faut aussi tenir compte de l’exposition à la houle. Certaines espèces sont capables de résister à l’assaut des vagues et d’autres pas donc on distingue les estrans abrités des estrans exposés ou battus.

Retour au sommaire

Les espèces panchroniques

Une espèce panchronique désigne un animal ou végétal qui présente une forte ressemblance morphologique avec des espèces disparues mais connues à l’état de fossile. Une espèce panchronique est donc le dernier représentant d'un taxon qui a connu dans le passé un grand développement.
L'expression courante "fossile vivant" souvent utilisée est à bannir car elle suggère que l'animal n'a pas évolué. Ce qui est faux.
On utilise aussi l'expression "espèces reliques".

La Lamproie

La Lamproie fait partie du groupe des Agnathes dont les autres espèces ont aujourd'hui disparu.
Ce sont des "poissons" sans mâchoires. Leur bouche est une ventouse comportant plusieurs cercles de dents.
L'animal est un parasite qui se fixe sur un poisson pour se nourrir du sang et de la chair de son hôte.
A gauche le corps anguilliforme de la Lamproie et à droite la bouche de l'animal
lamproie bouche de lamproie
Ci-dessous un malheureux poisson "vampirisé" par deux lamproies.
lamproies

Le Coelacanthe et le Dipneuste

Autre survivant de l'évolution : le Coelacanthe.
Les scientifiques ont longtemps cru que l'espèce avait disparu jusqu'à la capture d'un spécimen en 1938 en Afrique du sud.
C'est un poisson à nageoires paires charnues : le "chaînon" entre les poissons et les premiers tétrapodes ?
A moins que le "chainon" entre les poissons osseux et les premiers tétrapodes ne soit un parent du Dipneuste ...
Ce poisson a les nageoires paires musclées et dispose en plus des branchies d'un poumon (vessie natatoire transformée). Il peut donc ramper sur la vase tout en respirant à l'air libre.
Ci-dessous Coelacanthe et Dipneuste.
coelacanthe dipneuste

La Limule

La Limule est un arthropode qui parcourt les côtes océaniques depuis 450 millions d’années et son sang bleu explique en partie la longévité de l’espèce.
C'est le dernier représentant actuel de la classe des mérostomes dont certains individus pouvaient dépasser deux mètres.

La limule doit cette couleur à l’utilisation du cuivre pour transporter l’oxygène dans ses vaisseaux sanguins contrairement aux animaux qui, comme nous, se servent de l’hémoglobine (une protéine qui contient du fer). Le sang des limules réagit ainsi à la présence de bactéries et se coagule autour des intrus.
L'homme se sert de ce sang bleu pour détecter la présence, même infime, de bactéries sur les équipements médicaux, des vaccins ou tout produit injectable.
Ce liquide bleu est donc fort recherché et coute une petite fortune.
Plusieurs entreprises se chargent de récolter le sang des Limules le long de la côte Est des États-Unis. Les animaux sont emmenés dans des usines où ils sont nettoyés et se voient prélever jusqu’à 30% de leur sang. Puis ils sont relâches.

Limule vue de dessus et de dessous :
limule limule

Le Nautile

Le Nautile est le dernier représentant du groupe des tétrabranchiaux (céphalopodes possédant 4 branchies) dont les ancêtres, apparus il y a un demi-milliard d'années, furent très abondants à l'ère secondaire (Nautiles mais surtout Ammonites).

Les ammonites ont toutes disparu mais on a retrouvé beaucoup de fossiles. La coquille d'une ammonite pouvait atteindre 2 mètres de diamètre.
Ci-dessous Nautile et reconstitution d'ammonites :
nautile ammonite

Brachiopodes

Les brachiopodes sont des lophophoriens (comme les bryozoaires) qui ont connu un grand succès évolutif au Paléozoïque (ère primaire), mais il n'en reste aujourd'hui plus que quelque 400 espèces à cause de la concurrence des bivalves. Il s'agit donc d'un groupe relique.

Comme chez les lamellibranches, l'animal a une coquille avec deux valves. Mais cette coquille abrite un lophophore !
Ci-dessous photo de deux brachiopodes (l'un est ouvert et on aperçoit le lophophore) et schéma anatomique de l'animal :

Comatules

Les comatules observables en plongée, sont les rares représentants de la très ancienne classe des crinoïdes qui était très abondante durant les ères primaire et secondaire.
Les "crinoïdes vrais" (ou "lys de mer") sont toujours fixés au substrat via un pédoncule, à la différence des comatules qui peuvent être vagiles.
Les Lys de mer se sont réfugiés dans les eaux profondes.
Les plus grands "lys de mer" actuels du genre Metacrinus (espèces abyssales) ne dépassent par le mètre alors que certains fossiles ont un pédoncule d’une vingtaine de mètres.
Ci-dessous : Comatule commune et un Lys de mer du genre Metacrinus.
crinoïde crinoïde

Retour au sommaire

Les espèces invasives

Définitions

On désigne par cette expression des espèces introduites (volontairement ou accidentellement) et qui prolifèrent au détriment d'espèces locales et constituent donc une menace pour la biodiversité et/ou l'activité économique.
Attention toutes les espèces exotiques introduites ne sont pas envahissantes.
Par ailleurs certaines espèces locales (indigènes / natives / autochtones) peuvent aussi devenir envahissantes. Pensez aux fameuses "marées vertes" en Bretagne dues à la prolifération de la "Laitue de mer" (ou Ulve). La méduse Aurélie est une espèce indigène qui a tendance à proliférer car ses prédateurs se font plus rares ... Citons également le Grand Cormoran et le Goéland argenté qui sont considérés comme envahissants dans leur aire d'origine.

Donc l'expression "espèces invasives" désigne seulement des espèces introduites (exotiques / étrangères / allochtones) qui deviennent envahissantes dans leur aire d'introduction.

Exemple parfait d'invasion biologique (en milieu marin) : la prolifération de la Caulerpe à feuilles d'if (ou "algue tueuse") en Méditerranée.
Ci-dessus deux algues invasives en Méditerranée : à gauche Caulerpa taxifolia et à droite Caulerpa racemosa.

Invasions biologiques en Hauts de France

Citons quelques exemples d'invasions biologiques en milieu aquatique dont est victime la région Hauts de France.


La Méduse américaine (cténaire) pourrait aussi devenir une espèce invasive.



Des régions proches de la nôtre sont déjà envahies par la Tortue de Floride, la grenouille taureau, le Vison d'Amérique, le poisson chat, etc.


Les causes des introductions

Les introductions en milieu aquatiques sont souvent accidentelles. C'est le revers de la mondialisation avec le développement extraordinaire du transport maritime.
L'utilisation de l'eau comme ballast depuis 1880 (avec les premiers navires en acier) en est souvent la cause. Les cargos transportent involontairement d'une mer à une autre des larves au stade planctonique.
L'introduction peut être aussi le fait de particuliers irresponsables qui se débarrassent de NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) devenus indésirables.
L'introduction volontaire peut être liée aussi à la recherche du profit : introduction de la Perche du Nil dans le lac Victoria en Afrique.
Les espèces exotiques introduites dans des milieux artificiels clos (bassins, aquariums, enclos) peuvent aussi s'échapper (Ragondin, huitres creuses, Caulerpe, Vison d'Amérique).

Pullulation de l'espèce introduite : causes et conséquences

Souvent les conditions environnementales rencontrées par les espèces introduites ne sont pas favorables et alors l'apparition dans le milieu concerné est brève.
Mais dans d'autres cas l'espèce trouve tout ce dont elle a besoin pour proliférer au point d'éliminer tout ou partie des espèces autochtones en profitant des ressources utilisées par ces dernières donc menacer la biodiversité. Par exemple la Tortue de Floride n'a pas de prédateurs en France (alors que dans son milieu d'origine elle est la proie des Alligators). Cette espèce est une menace non seulement pour la Tortue européenne mais aussi pour l'homme car elle peut lui transmettre des maladies comme la salmonellose.
Le Crabe vert qui est une espèce européenne a été introduit en Amérique mais sans ses parasites (la Sacculine en particulier) qui limitent sa fécondité. De facto il est devenu envahissant dans son aire d'introduction.
Les espèces étrangères peuvent aussi provoquer de graves désordres économiques. Ainsi le Rat musqué endommage gravement les berges et les digues. Les amas de moules zébrées obstruent les canalisations et les sas d'écluses, font couler les bouées, elles provoquent la disparition des Anodontes. Le crabe japonais se régale des moules et huitres d'élevage. L'écrevisse de Louisiane est le porteur sain de la peste de l'écrevisse : un champignon fatal pour les écrevisses indigènes. De plus cette espèce endommage les berges et les digues en creusant des galeries.

Une invasion biologique peut être heureusement un déséquilibre provisoire dans un écosystème. C'est le cas de l'"algue tueuse". L'expansion de l'algue tend à régresser. Aujourd'hui elle aurait disparu de 80% des fonds qu'elle avait colonisé. Les raisons de cette régression n'ont pas encore été identifiées.
Cependant il ne faut pas crier victoire trop vite ... Une invasion se termine mais une autre commence sans doute ; celle de la Caulerpe raisin.

Retour au sommaire

La classification des cnidaires


Pour les deux premiers groupes l'individu connait une alternance polype/méduse durant son existence tandis que dans le dernier groupe l'individu ne connait que la forme polype.
La répartition des espèces entre les deux premières classes se fait selon un critère anatomique : cavité gastrique cloisonnée ou pas.

Les Hydrozoaires

Ce sont des cnidaires primitifs dépourvus de pharynx ; la bouche s'ouvre directement sur une cavité gastrale non cloisonnée.
En période de reproduction les polypes produisent de petites méduses pélagiques qui ensuite se déposent sur le fond et se fixent. La reproduction asexuée par bourgeonnement est aussi pratiquée.
On trouve dans cette classe les hydraires dont les Némertésia (ou fausses herbes), les hydraires plumes mais aussi l'Hydre d'eau douce.
Le corail du genre millepora (ou "corail de feu") est aussi un hydrozoaire (photo ci-dessous).

Ci-dessous l'hydraire Plume d'or et l'hydraire Némertésia".

Ci-dessous l'Hydre d'eau douce. A gauche quelques individus et à droite schéma expliquant la reproduction asexuée et sexuée.

Dans cette classe il y a aussi des organismes pélagiques solitaires (hydroméduses) comme la méduse d'eau douce ou coloniaux (siphonophores) comme la physalie.
Ci-dessous à gauche la minuscule méduse d'eau douce et à droite la Physalie (ou galère portugaise).
méduse d'eau douce galère portugaise
La méduse d'eau douce ne dépasse pas 2cm. La Physalie est une colonie de polypes suspendus à un flotteur rempli d'azote. La Physalie surnommée "Galère portugaise" est très toxique. Elle peut fréquenter les côtes françaises ...

Les Scyphozoaires ou "méduses vraies"

Leur corps est composé à plus de 95% d'eau.
Le cycle de reproduction des scyphozoaires est complexe : reproduction sexuée puis asexuée.
Les individus de sexe séparés émettent leurs gamètes dans l’eau où a lieu la fécondation.
La larve nageuse (planula) issue de l’oeuf se dépose au fond devenant un polype.
Dès que les conditions sont favorables il y a multiplication végétative du polype. La colonie a l’aspect d’une pile d’assiettes. Chaque "assiette" se détache pour devenir pélagique : devenir une méduse.

Ci-dessous un schéma montrant l'alternance des deux formes de reproduction.

La Cassiopée ou méduse à l'envers.
Chez cette espèce que l'on peut rencontrer en mer rouge, l'ombrelle est tournée vers le bas tandis que les tentacules sont tournées vers le haut.
Comme les coraux cette méduse abrite des algues microscopiques dont elle se nourrit : les zooxanthelles.
La méduse vit à l'envers pour capter le maximum de lumière afin que ses "passagers" prospèrent.

La Lucernaire

Une méduse étonnante car elle est en général benthique, fixée sur des algues ou plantes marines. Peut se déplacer par culbute comme les hydres d'eau douce.

Quoique macroscopique les méduses appartiennent au plancton puisqu'elles ne sont pas capables de lutter contre de courant. Par contre elles peuvent se déplacer verticalement grâce à la contraction de leur "ombrelle".

Les Anthozoaires ou "animaux-fleurs"

Les octocoralliaires

Chez les octocoralliaires les polypes portent huit tentacules pennés (en forme de plumes).
On trouve dans ce groupe :
les alcyons, les gorgones, les pennatules, les corrallides ("corail rouge"),etc.
Ci-dessous deux photos du corail rouge de Méditerranée : à gauche une colonie et à droite détail des polypes.
corail rouge corail rouge
Comptez le nombre de tentacules par polype et observez bien les pennes sur chaque tentacule.

Les hexacoralliaires

Chez les hexacoralliaires le nombre de tentacules lisses (non pennés) est de six ou un multiple de six par polype.
Sont des hexacoralliaires : les actinies (ou "anémones de mer"), les Cérianthes, les Anthipathaires ("Corail noir"), les Corallimorphes ("anémones bijou"), les Madrépores ("corail dur").

Les Madréporaires sont la composante dominante des récifs coralliens ; sont capables de transformer le calcaire dissout dans l'eau de mer en un squelette. Les coraux tropicaux vivent en symbiose avec une algue microscopique : la Zooxanthelle.

Pour en savoir plus consultez l'encadré sur les "Récifs coralliens" ci-dessous.

Ci-dessous quatre espèces d'hexacoralliaires : Anémone marguerite, grande cérianthe, anémone bijou, corail noir de Méditerranée


Remarquez le nombre impressionnant de tentacules lisses chez la Marguerite de mer.
Les Cérianthes ont une double rangée de tentacules. Le "Corail noir" porte mal son surnom car il apparait blanc ...
A la différence des actinies les corallimorphes sont coloniaux et les tentacules se terminent par des boules.

Retour au sommaire

Les récifs coralliens

Dans les eaux littorales de la zone marine tropicale les récifs coralliens sont les plus gigantesques constructions jamais réalisées par des animaux.
Les récifs coralliens sont des écosystèmes offrant une remarquable biodiversité.

Ces récifs sont constitués surtout par des colonies de Madrépores. Le terme "corail" devrait d'ailleurs être réservé aux seuls madrépores.
Chaque colonie est composée de milliers d'individus, de Polypes.
Chaque polype a l'aspect d'une minuscule anémone de mer.
Ci-dessous et de gauche à droite : schéma d'un polype - des polypes épanouis

La colonie est pourvue d'un exosquelette calcaire dur (coenostéum). Ce squelette constitue généralement la majeure partie de la biomasse de l'animal.
Chez la plupart des espèces les polypes sont rétractés et donc invisibles pendant la journée, donnant au corail l'aspect de roches sculptées et colorées.

Les coraux tropicaux hébergent dans leurs tissus des algues microscopiques : les Zooxanthelles.
Ces algues, grâce à la photosynthèse, fabriquent de la matière organique et de l'oxygène qui profite au corail. En contrepartie les algues profitent du gaz carbonique émis par les polypes.
Il s'agit donc d'un bel exemple d'association bénéfique pour les deux espèces (symbiose).
Cette association est non seulement à bénéfices réciproques mais aussi indispensable ! En effet si les madrépores, perturbés par une température trop élevée, expulsent l'algue alors ils se décolorent et finissent par mourir de faim ...

Quelques espèces de coraux

Corail du genre Millepora ou "corail de feu" (hydrozoaire)
Il faut mieux ne pas toucher car il est très urticant.

Le corail cerveau (anthozoaire)
Ci-dessous de gauche à droite : une colonie (polypes invisibles) - détail de nuit (les milliers de polypes sont épanouis)

Corail du genre Fungia ou "corail champignon" (anthozoaire)
Si la presque la totalité des coraux sont des animaux coloniaux certains sont des individus comme les Fungia.
Ces individus ne sont pas fixés et sont capables de certains déplacements.
Ci-dessous de gauche à droite : un individu avec tentacules déployées - un individu aux tentacules repliées

Le corail tabulaire ou "acropore" (anthozoaire)
Le plateau sert d'abri à de nombreux poissons récifaux.

Alcyons ou "corail mou" ou encore "corail cuir" (anthozoaire)
Un imposant pédoncule est caractéristique des espèces de ce groupe.

Autre exemple de "corail mou" : le corail brocoli.

Le corail du genre porite
Difficile d'imaginer que ces gros rochers sont en fait des colonies vivantes ...
Ci-dessous deux espèces de Porites : Porites lobata (jaune) et Porites compressa (rose)

Corail du genre pocillopora ou "corail chou-fleur"
Leur durée de vie est relativement brève pour un coraux, mais le substrat calcaire qu'ils laissent à leur mort est particulièrement propice à la colonisation par d'autres espèces de coraux.

Corail du genre seriatopora ou "corail branchu"
Chaque branche peut grandir de quelques centimètres par an.

Les corallivores

On désigne sous ce terme les animaux qui se nourrissent des polypes de corail.
Même vivants les coraux sont attaqués par des éponges, des Aganthaster (étoiles de mer), les Poissons-Perroquets et des oursins.

Le poisson-perroquet broute le corail pour se nourrir des polypes et rejette le squelette sous forme de sable.
Le développement inquiétant des populations d'Acanthaster (étoile de mer) a pour origine la raréfaction de son principal prédateur : le triton-géant.
Ci-dessous et de gauche à droite : Acanthaster ("couronne du Christ") - Poisson Perroquet - Triton géant :

Les autres animaux

La faune ne se résume pas aux coraux et aux corallivores.

Les éponges "barriques" peuvent avoir des tailles impressionantes.

L'embranchement des cnidaires ne se résume pas aux coraux. Les anémones sont très présentes. La symbiose entre l'anémone et le poisson clown est bien connue.

L'embranchement des échinodermes est très présent avec les comatules, les oursins, les holoturies et les étoiles de mer dont la redoutable "couronne du Christ" citée plus haut.
Ci-dessous comatule :

Quant aux mollusques bivalves on rencontre surtout des bénitiers (bien incrustés dans le massif corallien).
Comme les coraux les bénitiers hébergent des zooxanthelles.

Parmi les gastéropodes citons les cônes dont certaines espèces sont vénimeuses voire mortelles pour l'homme mais aussi le triton géant déjà cité.
Ci-dessous Cône textile :

Les vers tubicoles ajoutent des touches de couleur jaune et rouge dans les colonie de corail.
Ci-dessous "arbre de noêl" :

Bien sûr les poissons aux livrées superbes sont foison dans ce milieu. D'autres poissons sont plus discrets (murènes, poisson pierre.
Les poissons coralliens et plus précisément de l'océan indien sont évoqués dans la fiche suivante.

Retour au sommaire

Les poissons de mer Rouge

Il s'agit d'une liste non exhaustive !

Les poissons osseux

Les poissons-anges (famille des Pomacanthidés)

Ils donnent l’impression de porter un masque avec une barre colorée en travers de l'oeil. Ils sont très compressés latéralement ; une petite bouche ; une seule nageoire dorsale ; une longue épine à la base de l’opercule.
Les espèces de cette famille sont hermaphrodites protogynes : de femelles ils deviennent mâles.
Ci-dessous Poisson-ange royal & Poisson-ange empereur :
poisson ange poisson empereur

Les poissons-papillons & poissons-cochers (famille des Chaetodontidés)

Comme les poissons-anges le corps est compressé latéralement ; une seule nageoire dorsale ; une petite bouche et l'impression de porter un masque.
Mais à la différence des poissons-anges ils n'ont pas d'épine sur l'opercule et la bouche est protractile (qui peut s'allonger). Certaines espèces ont même un faux œil (ou ocelle) près de la nageoire caudale.
Chez les poissons-cochers la quatrième épine dorsale est très allongée comme une antenne.
Le régime alimentaire est constitué de polypes de coraux mais à la différence des poissons-perroquets ils n'endommagent pas le squelette de l'animal ; ils ne broutent pas mais aspirent.
Ci-dessous Poisson-papillon commun & Poisson-cocher :
poisson papillon poisson-cocher

Famille des Pomacentridés

Noms communs correspondants : poissons-clowns, sergents-majors et poissons-demoiselles.
Le corps est ovale  avec une longue nageoire dorsale. Les poissons-clowns sont insensibles au venin des anémones de mer grâce à un mucus protecteur. A la moindre menace le poisson-clown se réfugie dans l’anémone.
Si la femelle dominante du groupe vient à disparaitre son partenaire se transforme en femelle.
Ci-dessous couple de Poissons-clowns & Sergent-major :
poisson clown sergent-major

Les poissons-chirurgiens et nasons (famille des Acanthuridés)

De chaque côté du pédoncule caudal se trouve des épines tranchantes et venimeuses ou "scalpels".
Ci-dessous Poisson-chirurgien, Nason & gros plan sur les "scalpels" :
poisson chirurgien nason

Les poissons-perroquets (famille des Scaridés)

Grâce à leur puissant bec les poissons-perroquets sont des brouteurs de coraux, se nourrissent surtout des algues qui se fixent sur le corail.
Chaque poisson perroquet peut produire par an plusieurs centaines de kilos de "sable corallien".
L’activité de broutage des poissons-perroquets limite le développement de certaines algues qui sinon étoufferaient les polypes coralliens.
Ci-dessous Poisson-perroquet commun, Perroquet à bosse et corail brouté par un "perroquet" :
poisson perroquet poisson perroquet
poisson perroquet

Les Labridés

Une grande diversité de taille au sein de cette famille. Le minuscule Labre nettoyeur d’un côté et l’énorme Napoléon de l’autre.
Pour nettoyer son hôte le Labre nettoyeur peut même s’introduire par la bouche et ressortir par l’opercule branchial.
Le Napoléon peut atteindre 2 mètres pour 200 kilos. Il est le plus gros poisson des récifs corallien après le Mérou géant. Sa bosse sur le front augmente avec l’âge et évoque le bicorne du célèbre empereur.
Ci-dessous Labre nettoyeur dans la gueule d'une murène et Napoléon :
labre nettoyeur napoleon

Les Scorpinidés

On y trouve des poissons très venimeux.
Le poisson-pierre n’est pas agressif mais sa présence est très difficile à déceler.
On trouve aussi dans ce groupe la Rascasse volante (Ptero) et le Poisson-scorpion.
Ci-dessous le Poisson-pierre, la Rascasse volante & le Poisson-scorpion :
poisson-pierre rascasse volante
poisonn scorpion

Les Serranidés

Grande diversité dans cette famille les petites anthias et les gros mérous.
Les mérous sont hermaphrodites protogynes : d’abord femelle et mâle en fin de vie.
Ci-dessous le Mérou rouge, le Mérou loutre et l'Anthias :
mérou rouge mérou loutre
anthias

Les Balistidés

Chez les balistes la tête est énorme. Grâce à sa première nageoire dorsale l’individu s’ancre dans une anfractuosité. Comme les poissons-perroquets les balistes sont des brouteurs de corail.
Ci-dessous la Baliste bleue & la Baliste titan :

Famille des Tétraodontidés

Ce sont les poissons-ballons (ou tétrodons). Avec leur forme il ne sont pas très hydrodynamiques mais sont capables de nager à reculons. Lorsque un Tétrodon ne peut se réfugier dans une faille il impressionne son poursuivant en doublant de volume. L’animal contient dans certains organes un poisson mortel. Au Japon seul des spécialistes sont autorisés à le préparer …

Les poissons-ballons sont souvent confondus avec les Diodons qui sont eux aussi capables de se dilater mais ont de plus la peau couverte d’épines érectiles.

Ci-dessous Tétrodon & deux Diodons :
diodon

Les Murénidés

A la différence des congres les murènes n’ont pas de nageoires pectorales. Donc pour se mouvoir elles ne peuvent qu’onduler leur corps.
Ce sont des animaux nocturnes ; le jour ils sont dans des anfractuosités ne laissant dépasser que leur gueule grande ouverte truffée de petites dents acérées.
Ci-dessous la Murène géante (ou murène javanaise) & la Murène grise :

Les Holocentridés

Les poissons-écureuils et poissons-soldats sont des animaux nocturnes.
Ci-dessous Poisson-écureuil & Poisson-soldat :

Les Pemphéridés

Dans cette famille on trouve les poissons-hachettes et les poissons-verres.
Ce sont des poissons de petite taille qui vivent en bancs compactes ; se nourrissent de zooplancton lors de leurs escapades nocturnes.
Ci-dessous Poisson-hachette :

Les Sphyrenidés

Ou plus simplement les barracudas. Le grand Barracuda peut atteindre deux mètres de long avec deux nageoires dorsales et une dentition impressionnante.
Ci-dessous Barracuda et gros plan sur sa dentition :

Autres familles

Les anguilles jardinières (ou hétérocongres) sont des Congridités.
Les poissons-flûtes ont un museau démesuré qui peut s'enfoncer dans les coraux pour aspirer petits poissons et invertébrés.
Les fusiliers sont rapides comme une balle de fusil. Ce sont des planctophages.
Ci-dessous hétérocongres, un poisson-flûte et des fusiliers :

Les platax sont compressés verticalement. Ils sont omnivores.

Par contre les carangues sont de redoutables prédateurs.
Ci-dessous Platax circulaire & Carangue bleue :

Les poissons cartilagineux

Les raies

En Mer rouge on peut rencontrer la Raie aigle, la Raie pastenague et la Raie torpille.
Et avec beaucoup de chance, la Raie manta qui malgré sa taille ne présente aucun danger puisque l’animal se nourrit que de plancton.
Attention les raies aigles et pastenagues sont venimeuses.
La Raie pastenague s'enfouit ne laissant voir que ses yeux et évents (pour qu'elle puisse respirer).
Ci-dessous Raie pastenague, gros plan sur l'évent (ou spinacle), Raie aigle :

Les requins

Les espèces les plus répandues sont les Gris, les Pointes blanches et les Pointes noires de récif.
Ci-dessous requin gris, pointes blanches & pointes noires de récif :

Retour au sommaire

Les espèces "lessepsiennes"

Le percement du canal de Suez a mis en communication directe la Mer Rouge avec la Méditerranée.
La mer Rouge est plus haute que la mer Méditerranée orientale, donc un courant en direction de la mer Méditerranée s'est créé. Le Lac Amer aux eaux saumâtres a fait office de "barrière migratoire" pendant plusieurs décennies, mais comme la salinité du lac s'est progressivement alignée sur celle de la mer Rouge ... Plus de 300 espèces originaires de Mer Rouge se sont introduites en Méditerranée. Certaines sont invasives.
Comme vous n'ignorez pas, le canal de Suez a été réalisé par un Français (Ferdinand de Lesseps). Aussi parle t-on de migrations lessepsiennes.

Le même phénomène ne s'est pas reproduit entre les océans atlantique et pacifique avec le percement du canal de Panama !
En effet au milieu du canal il y a un lac d'eau douce (lac de Gatun) destiné à alimenter les écluses mais qui fait aussi fonction de "barrage migratoire" pérenne car les précipitations à Panama n'ont rien à voir avec celles en Égypte ...

Quelques espèces lessepsiennes ci-dessous :
On s'est rejoui un peu vite de la régression de la Caulerpa taxifolia. En effet la Caulerpe raisin a pris le relais ...
L'Halophile est une plante à fleurs invasive qui pourrait bientôt arriver dans le bassin occidental de la Méditerranée.
La Cérithe de mer Rouge est l'une des premières espèces lessepsiennes. Ce gastéropode a envahi le bassin oriental de la Méditerranée.

Retour au sommaire

Le bord de mer

Définition de l'estran

L’estran est la bande côtière qui subit chaque jour l’immersion et l'émersion à cause des marées.
Le terme estran a de nombreux synonymes : zone de balancement des marées, zone de marnage ou encore zone intertidale.

Il faut distinguer les fonds sablo-vaseux des fonds rocheux et les estuaires (eau saumâtre) 
Les fonds sablo-vaseux sont souvent considérés comme ayant un biocénose (flore et faune correspondant à un habitat) plus pauvre. En fait il n’est pas moins riche mais moins visible. Car les sables sont le domaine de prédilection des animaux fouisseurs. Il est vrai que la flore est rare car les algues ne peuvent se fixer sur un fond sableux. 

Il faut aussi tenir compte de l’exposition à la houle. Certaines espèces sont capables de résister à l’assaut des vagues et d’autres pas donc on distingue les estrans rocheux abrités des estrans exposés (ou battus).

Seules quelques espèces de végétaux et d’animaux sont capables de vivre dans la zone de balancement des marées car les conditions sont extrêmes.
Les animaux marins dotés de branchies peuvent extraire l’oxygène dissout dans l’eau mais pas celui dissout dans l’air ...
Dans la zone des marées le choc thermique peut atteindre 15° en quelques minutes. En plein été la température au niveau d’un rocher peut atteindre 35° voire plus pour retomber à moins de 20° dès qu’il est de nouveau immergé.
Dans les flaques qui se forment dans les estrans rocheux les conditions ne sont pas plus confortables. La salinité peut varier fortement ; l'eau peut être dessalée après de fortes pluies ou être une véritable saumure en plein été suite à une forte évaporation. La température de l’eau peut aussi connaitre des variations importantes.

Les marées

Les marées résultent de la force d’attraction de la lune (et dans une moindre mesure de celle du soleil) et qui provoque une déformation des masses d’eau océaniques.
Sur nos côtes on observe chaque jour deux marées hautes et deux marées basses.
Mais l’intensité de ces marées est variable. Lorsque la terre, la lune et le soleil sont alignés l’attraction est très forte ; la mer monte très haut et descend très bas ; ce sont les marées de vive-eau ou grandes marées. Lorsque la terre et les deux autres astres forment un angle droit les attractions s’annulent en partie ; il s’agit d’une marée de morte-eau.

On mesure l’intensité d’une marée avec un coefficient. Ce coefficient varie entre 20 et 120. Sur les cartes marines le niveau zéro correspond à une basse mer de coefficient 120 donc le plus bas niveau que la mer peut atteindre.
Une marée de vive-eau correspond à un coefficient supérieur à 70.
Les marées d’équinoxe (deux fois par an) sont des très grandes marées : coefficient supérieur à 100 !

Les différentes zones ou étages du littoral

Face aux marées la répartition des espèces sur le littoral n’est pas liée au hasard mais à l’aptitude à résister à l’émersion qui peut varier de quelques minutes à six heures.

Aussi pour présenter la flore et faune côtière on divise le littoral en zones ou étages.

Flore et faune des côtes rocheuses

Les côtes rocheuses offrent une vie impressionnante à la différence des côtes sablo-vaseuses où la faune existe mais est souvent enfouie donc invisible.

La flore des estrans rocheux

Étage supralittoral

Le supralittoral (zone des embruns ) est un milieu hostile (vent et sel) mais certaines plantes à fleurs s’y sont adapté dont la Criste marine  et l’Armérie maritime. Ces plantes supportent la salinité du milieu et la sècheresse estivale. Les rochers peuvent être couverts par du Lichen (association entre une algue et un champignon).

Étage eulittoral

Le haut de l’eulittoral est le plus souvent émergé. On y rencontre une algue brune : la Pelvétie. Cette algue est très résistante à la dessiccation.

Étage infralittoral

L’infralittoral est le domaine des laminaires que le peut découvrir à pied à l'occasion des grandes marées.

Les cuvettes

Les cuvettes qu’elles soient dans le supralittoral ou dans l’eulittoral sont des milieux particuliers de l’estran rocheux. 
En effet l’eau de ces flaques peut connaitre des variations importantes de salinité (peut être dessalée après de fortes pluies) et de température. 
On y rencontre des végétaux euryhalins et eurythermes (très tolérants aux variations de salinité et température) mais qui à contrario ne supportent pas l'émersion.
Souvent les fonds sont couverts d'algues rouges très calcifiée qui ont l’aspect de roches. 
On rencontre aussi une algue rouge buissonnante (la Coralline) et des algues vertes (Entéromorphe, Ulve).

La faune des estrans rocheux

Les animaux qui vivent dans l’estran ont adopté des techniques de survie.
Pour éviter le dessiccation (dessèchement) beaucoup d’animaux se réfugient dans les anfractuosités humides des rochers ou sous les tapis d’algues ou dans les vasques.
D’autres s’enfouissent dans les substrats sableux. D’autres encore ont la chance de disposer d’une coquille ; à marée basse la carapace devient parfaitement étanche pour conserver une réserve d’eau. D’autres animaux sécrètent un mucus protecteur.
Si l’estran est exposé il faut ne pas être emporté par la force des vagues. Il faut donc pouvoir se fixer solidement à un rocher. Certaines algues se fixent avec leur crampon ; les moules avec leur filament, les étoiles de mer et oursins avec leurs minuscules mais nombreux pieds (podias), les chitons avec leur large pied, etc.

Étage supralittoral

Dans l’étage supralittoral la faune est rare. On rencontre des crustacés qui ne supportent pas d’être immergés mais qui ont besoin d’une certaine humidité (respiration toujours branchiale). Dans les interstices ou sous les rochers on peut trouver la Ligie et dans les laisses de mer se cache la Talitre (ou puce de mer).
On peut rencontrer aussi quelques mollusques gastéropodes : littorine bleue, monodonte (souvent confondue avec Bigorneau), Patelle.

Eulittoral

Ci-dessous schéma résumant la répartition des espèces dans les différents étages :

La laisse de mer

La laisse de mer est l'accumulation par la mer de débris naturels (coquillages, algues, bois mort, os de seiche, etc.) mais aussi d'origine anthropique (du fait de l'homme) qui sont drossés à la limite supérieure du flot. laisse de mer

Ci-dessous de gauche à droite et de haut en bas : un amas de capsules d'oeufs de Buccin, la Puce de mer, une capsule d'oeuf de raie, un os de Seiche.
ponte de buccin puce de mer
oeufs de raie os de seiche

Les oeufs du Buccin sont groupés en amas de capsules chacune donnant naissance à 10 juvéniles en moyenne. Ce sont les restes de ces pontes formant des masses spongieuses qui sont fréquemment rejetés sur les plages par la mer.

A la différence de son homonyme terrestre, la Puce de mer ne pique pas. Cet animal fait un travail essentiel pour la qualité des plages. C'est en effet un détritivore ; il se nourrit des algues et cadavres en décomposition contenus dans la laisse de mer.

L'enlèvement mécanique des "laisses de mer" est une aberration écologique.

Retour au sommaire

Les poissons (osseux) marins

Je n'évoquerai que les osseux puisque les cartilagineux ont déjà été évoqués par ailleurs. Je ne citerai (liste non exhaustive) que des espèces de Manche et de mer du Nord, espèces classées par ordre.

Les Clupéiformes

Ces petits poissons argentés qui nagent en vastes bancs sont très appréciés : le Hareng, le Sprat, l’Anchois, la Sardine.
Dans cet ordre l'individu n'a qu'une seule nageoire dorsale sans épines, un corps fuselé et une nageoire caudale très échancrée.
Les Clupéiformes sont planctophages (se nourrissent de zooplancton) ; ils sont donc près de la surface ; leur couleur argentée est un camouflage.

La Sardine
La sardine d'Europe est aussi appelée Pilchar.

Le Hareng
Le modeste hareng est donc sans doute la créature la plus importante de l’océan pour l’histoire de l’humanité.
Il est commercialisé sous différentes appellations en fonction de la préparation effectuée : hareng saur, rollmops, kipper, etc.

Les Gadiformes

Ce groupe de poissons de mer pèse lourd dans l'économie de la pêche.
Deux nageoires anales et une à trois nageoires dorsales ; le corps est fusiforme ; de nombreuses espèces possèdent des barbillons (morue, tacaud, motelles).
Espèces appartenant à cet ordre : Morue (ou Cabillaud), Merlan, Lieu jaune, Lieu noire, Tacaud, Motelles, Merlu (ou Colin), Lingue commune (ou Julienne), Capelan, Eglefin.
La Morue a un barbillon mentonnier. Espèce menacée en raison d'une surpêche. Vendue sous le nom de Cabillaud.
Le Merlan ressemble à une Morue mais plus petit et pas de barbillon mentonnier.

Le Lieu jaune : gros yeux ; mâchoire inférieure avancée par rapport à la mâchoire supérieure. Ligne latérale arquée chez le Lieu jaune (alors qu'elle est rectiligne chez le Lieu noir).

Lieu noir : le lieu noir vit en bancs, en pleine eau. La ligne latérale est rectiligne.

Tacaud : 4 ou 5 bandes foncées verticales. Le Tacaud a une prédilection pour les épaves.

Merlu (ou Colin) : vit à de grandes profondeurs. Il ne remonte vers la surface qu'à la nuit tombée pour chasser.

Trident (ou Grenouille de mer) : un Gadidé curieux ; ressemble à un têtard ; vit dans la zone des marées. poissons osseux

Les Pleuronectiformes

Ces poissons osseux sont plus connus sous le terme "poissons plats".
Les poissons plats sont couchés sur un côté aveugle ; les yeux sont situés sur l’autre côté. L’alevin d'un poisson plat est un individu parfaitement symétrique puis la métamorphose s’opère : les yeux passent du côté gauche (ou du côté droit, selon les espèces).
Ces poissons benthiques sont parfaitement mimétiques avec le fond en adoptant la même couleur (homochromie) grâce à des cellules pigmentaires (chromatophores).
Ainsi il faut moins de 20 minutes au Turbot pour copier la couleur du fond. Le côté "aveugle" (sans yeux) est toujours de couleur blanche. Les "plats" vivent sur les fonds sableux et sont dépourvus de vessie natatoire.

Sole :
Est-il utile de rappeler que sa chair est très appréciée. Chasseur nocturne ; passe la journée enfouie dans les fonds sablonneux. Il s'agit d'une espèce droitière.

Carrelet (ou Plie) :
Poisson plat avec des taches jaune orange. Elle s'enfonce dans les fonds sableux, ne laissant entrevoir que ses yeux. Espèce droitière (yeux du côté droit).

Barbue :
Parfois confondu avec le Turbot. Les premiers rayons de sa nageoire dorsale sont fourchus tels une barbe.

Le flétan de l'Atlantique :
C'est le plus gros poisson plat comme le montre la photo ... poisson plat

Les Anguilliformes

Ce sont des poissons osseux serpentiformes. La peau sans écailles est couverte de mucus. Les nageoires dorsales et anales sont en continuité avec la caudale ; pas de nageoires pelviennes. On trouve dans cet ordre l’Anguille, le Congre et la Murène.
L'anguille est un poisson euryhalin (très tolérant à la variation de salinité). Animal d'eau douce mais que l'on peut rencontrer aussi dans les eaux côtières.

Congre :
Corps serpentiforme. La reproduction de cette espèce est un mystère. A la la différence de la Murène, le Congre a de petites nageoires pectorales. A la différence de l'anguille, on ne trouvera jamais le Congre en eau douce.

Les Salmoniformes

Ils ont deux nageoires dorsales dont une très petite sans rayons : la nageoire adipeuse (nageoire molle).
On trouve dans ce groupe le Saumon et toutes les truites.
Le saumon est un poisson amphibiotique (animal qui fréquente alternativement la mer et les rivières).
Ci-dessous Saumon et Truite de mer :
poissons osseux poissons osseux

Les Syngnathiformes

La bouche sans dents a la forme d’une pipette (mâchoires soudées) ; l'animal se nourrit en aspirant (dépression créée par l'ouverture des ouïes). Le corps est couvert de plaques osseuses.
Dans ce groupe c'est le père qui prend soin des oeufs. La femelle pond dans la poche incubatrice du mâle. Ce dernier féconde les oeufs avec sa laitance et les incube. Les Hippocampes & Syngnathes appartiennent à cet ordre.

Nérophis :
C’est une espèce de syngnathe de l’estran. Il se confond avec les algues.
Ci-dessous Grand syngnathe & Nérophis :
poissons osseux poissons osseux

Chez les Scorpéniformes

les nageoires sont très rigides et épineuses voire venimeuses chez beaucoup espèces des mers chaudes. Les nageoires pectorales sont très développées. Une cuirasse osseuse couvre la tête.
De nombreux poissons exotiques appartiennent à ce groupe : poisson-scorpion, poisson-crocodile, poisson-pierre, rascasse volante, etc.
Mais chez nous on peut rencontrer le Grondin rouge qui est appelé ainsi car il peut émettre des grognements.
Chez cette espèce les trois premiers rayons des nageoires pectorales lui permettent de "marcher" sur le fond.

Dans ce groupe on trouve aussi : Lompe, Chabot, Chaboisseau, Liparis.

Lompe
Corps massif couvert de tubercules. Poisson péchés pour ses oeufs : le "caviar du pauvre".
Le mâle est un père très dévoué : il peut passer des semaines sans se nourrir pour protéger les oeufs.
Chez la lompe les nageoires pelviennes sont aussi transformées en une puissante ventouse. Celle-ci lui permet de se fixer aux rochers malgré le ressac (voir photo ci-dessous).

Chabot-Buffle (ou Chabot-taureau).
Couleur très variable en fonction du fond. Peut être observé dans des flaques à marée basse.

Chaboisseau
Le Chaboisseau ou "diable de mer" ne mesure que 30 cm dans nos eaux mais peut atteindre 90 cm dans les eaux arctiques.

Liparis
Le Liparis est un curieux petit poisson. Son corps est gélatineux d'où son nom commun : "limace de mer".
Apparenté à la Lompe le Liparis possède aussi une ventouse ventrale.

Ci-dessous : Lompe, "ventouse de la Lompe, Chabot-buffe, Chaboisseau & Liparis :
poissons osseux
poissons osseux poissons osseux
poissons osseux

Les Zéïformes

le corps a la forme d'un disque aplati. L’espèce la plus connue est le Saint-Pierre.

Les Lophiiformes

le premier rayon de la nageoire dorsale est un leurre permettant d’attirer des proies vers la gueule énorme.
Il s’agit en MMN de la Baudroie commune (vendue sous le nom de "Lotte de mer").

Les Balistes

Les Balistes appartiennent à l'ordre des Tétraodontiformes (absence de nageoires pelviennes).
On peut désormais avoir la chance de rencontrer la Baliste commune en Manche.

Les Orphies

Les Orphies appartiennent à l'ordre des Béloniformes.
Corps très allongé avec les nageoires anale et dorsale très en arrière.

Mugiliformes

C'est le groupe des Mulets : deux nageoires dorsales.
Poissons argentés vivant en bancs (comme les clupéiformes mais qui sont plus petits et n'ont qu'une nageoire dorsale).

Les perciformes

C'est un ordre très important : 40% des espèces de poissons osseux. L'ordre le plus important des vertébrés.
Chez les perciformes les nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales.
Cet ordre comprend de nombreuses familles dont les principales sont citées ci-dessous.

Serranidés

Ils vivent dans les eaux littorales.
Corps élancé et argenté avec deux nageoires dorsales de même taille : les mérous et serrans.
Un mérou est toujours de sexe féminin à la naissance puis se transforme en mâle : espèce hermaphrodite protogyne.
Ci-dessous avec sa bouche énorme et ses lèvres charnues : le Mérou de Méditerranée. poissons osseux

Moronidés

Dans cette famille on trouve le Bar (ou Loup de mer).
Ce poisson est l’objet d’une aquaculture importante. Par opposition au poisson d’élevage, le poisson pêché est nommé « bar de ligne ». poissons osseux

Mulidés

C'est la famille des Rougets.
Espèce la plus répandue : Rouget de roche (ou Rouget barbet ou encore Surmulet). Facilement reconnaissable avec ses deux barbillons. poissons osseux

Blennidés & gobidés

Les Blennies & Gobies sont de petits poissons côtiers souvent confondus.
Le Cabot (l'espèce de Blennie la plus répandue) a un petit "plumeau" sur la tête.
Chez les Gobies les deux nageoires ventrales sont soudées en une sorte de ventouse ; très pratique pour se fixer sur un rocher malgré le ressac.
Les Blennies et Gobies n'ont pas de vessie natatoire. L'individu vit collé au fond et nage mal, avançant par bond successifs.
Ci-dessous Cabot et Gobie paganel :
poissons osseux poissons osseux

Scombridés

Ce sont les Maquereaux, Thons et Bonites.
Poissons grégaires, pélagiques au corps en forme de "torpille".
En avant de la nageoire caudale on observe des pinnules dorsales et anales.

Ci-dessous Thon et Bonite :
poissons osseux poissons osseux

Pinnule : désigne les minuscules nageoires situées entre la dorsale et la caudale, et entre l’anale et la caudale.

Sparidés

Dans ce groupe on trouve les Dorades, les Sargues.
Une seule nageoires dorsale.

Labridés

Ces poissons ont de grosses lèvres. Espèces : Crénilabre, Coquette, Labres, Vieilles, etc.
La Vieille peut broyer des moules avec ses dents.

Trachinidés

C'est la famille des Vives.
Une nageoire dorsale épineuse et gorgée de venin. S'enfouit dans le sable pour chasser à l'affut.

Anarhichadidés)

Le "loup de l'Atlantique" appelé aussi "Poisson-loup". L'animal a une denture puissante. poissons osseux

Pholidés

La Gonnelle a un corps serpentiforme et recouvert de mucus comme une anguille. Poisson des estrans rocheux. Est capable de respirer de l'air ... par la peau. poissons osseux

Triptérygiidés

Le Triptéryon a trois nageoires dorsales bien séparées (la première épineuse) qui lui ont donné son nom. En période de frai le mâle a une superbe livrée. poissons osseux

Retour au sommaire

Poissons dulcicoles des hauts de France

Les poissons osseux sont aussi très présents en eau douce alors que les cartilagineux sont totalement absents de ce milieu.

De nombreuses espèces ont volontairement été introduites par l'homme et parfois il y a très longtemps. poissons osseux

Les Anguilliformes

Dans ce groupe L'anguille bien sûr.

L'Anguille, poisson amphibiotique donc alternativement marin et dulcicole.

Attention les Civelles ne sont pas une autre espèce mais des anguilles au stade alevin.

Les Clupéiformes

Seule espèce dulcicole appartenant à ce groupe : l'Alose.
L'Alose remonte en effet les fleuves au printemps pour le frai.

Les salmoniformes

Deux nageoires dorsales dont une petite molle (nageoire adipeuse).
Groupe représenté par le Saumon, les truites et l'Ombre commun.

Truite fario
C'est l'espèce indigène. Aime les eaux claires, froides et bien oxygénées.

Truite arc-en-ciel
Espèce originaire d'Amérique du nord et introduite en vue de l'élevage. Les individus échappés ne se reproduisent qu'exceptionnellement à l'état sauvage.
La truite arc-en-ciel ne peut en aucun s’hybrider avec la truite fario qui appartient à un autre genre.
Ci-dessous Truite fario et Truite arc-en-ciel :

Ce qui caractérise l'Ombre commun : une nageoire dorsale très haute telle un étendard.

Esociformes

Corps très allongé. Une seule nageoire dorsale très en arrière au niveau de l’anale.
Une seule espèce appartenant à ce groupe dans nos régions : le Brochet.
Tête en forme de bec de canard ; grande bouche avec environ 700 dents. Prédateur qui chasse à l'affût grâce à la coloration de son corps constituant un remarquable camouflage.

Cypriniformes

Caractéristique : une seule nageoire dorsale au même niveau que les pelviennes.

Illustrons avec des photos quelques espèces de ce groupe.

Brême
Petite tête ; flancs argentés ; nageoire anale très large.

Carpe commune
Quatre barbillons sur la mâchoire supérieur.
Espèce introduite par les Romains. Très consommée au moyen-âge.

Gardon
Corps argenté ; yeux et nageoires rouges.
Les gardons servent de proies aux brochets, perches et sandres.

Goujon asiatique

Importé accidentellement dans les années 60. Ce poisson est porteur sain d'un parasite qui peut être fatal aux espèces locales. Forte fécondité et tolérance aux eaux pauvres en oxygène. Il s'agit donc d'une espèce invasive (espèce introduite et envahissante).

Ci-dessous : Brème, Carpe commune, Gardon, Goujon asiatique.

Autres cypriniformes : Vandoise, Vairon, Loche franche et Barbeau.

Vandoise : poisson grégaire. Nageoire caudale échancrée.
Vairon : petit poisson ne dépassant pas 10 cm. Poisson grégaire.
Loche franche : six barbillons autour de la bouche. Apprécie les eaux agitées et oxygénées.
Barbeau commun : quatre barbillons à la lèvre supérieure.

Perciformes

Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales et deux grandes nageoires dorsales : première épineuse et deuxième molle.
Les espèces dans la région Hauts de France : Sandre et Perches.

Sandre
Espèce introduite. Un carnassier qui pratique la chasse à l'affût mais aussi le cannibalisme.
Corps de couleur jaune avec des bandes noires.
Animal carnassier ; cannibalisme fréquent chez cette espèce.

Perche commune
Son activité est diurne. La nuit, on la trouve endormie posée sur le substrat.

Perche soleil
Deux nageoires dorsales unies. Une tache noire avec un point rouge sur chaque opercule branchial.
Animal originaire d'Amérique du nord ; poisson très vorace (œufs, alevins et même petits coquillages).

Ci-dessous : Sandre, Perche commune, Perche soleil :
poissons osseux poissons osseux
poissons osseux

Siluriformes

Ces poissons ont une peau visqueuse sans écailles autorisant une respiration cutanée.
Une seule petite nageoire dorsale ; des yeux minuscules, des barbillons.
Deux espèces dans ce groupe : poisson-chat, Silure qui sont des espèces introduites.

Poisson-chat : quatre paires de barbillons qui jouent un rôle important dans la détection de la nourriture.
Espèce considérée comme invasive. Le transport d'individus vivants est interdit.

Silure glane : Ce "géant d'eau douce" peut atteindre au maximum 5 mètres pour un poids de 300 kilos ... Trois paires de barbillons qui compensent une vision très mauvaise.

Ci-dessous Poisson-chat - Silure :
poissons osseux poissons osseux

Retour au sommaire

Des poissons insolites

Dans cette section je vous présente des poissons surprenants et que vous ne verrez probablement jamais en plongée. En effet ils sont très rares OU ils fréquentent des profondeurs inaccessibles au plongeur bouteille OU leur distribution est réduite à une zone reculée OU ils viennent de s'éteindre OU vous passez à côté sans les voir ...
Ils sont étonnants pour diverses raisons. Il y a les géants, les invisibles, les monstres et et ceux qui ressemblent à tout sauf au poisson type.

Acipensériformes

Dans cet ordre de la classe des osseux, on trouve les esturgeons, les sterlets et les spatules.

L'ordre des acipenséformes appartient au super-ordre des chondrostéens ou poissons osseux primitifs (le crâne et l’épine dorsale sont largement cartilagineux).

Les esturgeons et spatules n'ont pas de dents ; ils ne saisissent pas leurs proies mais l'aspirent ; les plus grands spécimens peuvent avaler de très grosses proies. Le Kaluga est l'esturgeon géant du fleuve Amour en Sibérie. Il est le plus gros poisson d'eau douce : jusqu'à 6 mètres et une tonne !

Il existe aussi le Huso huso, communément appelé "bélouga" (ne pas confondre avec le cétacé) qui vit principalement dans les bassins de la mer Caspienne et la mer Noire.

Les spatules avec leur incroyable "bec" sont des animaux impressionnants mais inoffensifs (planctophages).
Ci-dessous la Spatule américaine et la Spatule chinoise.

On trouve la spatule américaine uniquement dans le bassin du fleuve Mississippi.
A côté de l’espèce américaine, l’espèce chinoise est une géante ou plutôt était. En effet depuis le début du XXIème siècle on suspectait son extinction. Celle-ci a été confirmée officiellement par les autorités en 2020. C’est une bien triste nouvelle ; l’animal vivait dans le fleuve bleu (Yantsé) et pouvait atteindre 7 mètres.
La variété américaine est quant à elle gravement menacée par le braconnage.

Anguilliformes

Avec les anguilliformes nous abordons les "vrais poissons osseux" (super-ordre des téléostéens).

On trouve dans cet ordre les anguilles mais aussi les murènes et les congres c’est à dire le groupe des poissons osseux serpentiformes dépourvus d’écailles mais couverts d’un mucus.
Ci-dessous deux espèces de murènes remarquables : Murène dragon et Murène ruban.

Une rareté dans le monde des vertébrés : des poissons fixés en permanence. Je veux parler des Hétérocongres. Les espèces de cette famille sont appelés couramment "anguilles jardinières".
La pointe de leur queue est modifiée de sorte qu'ils sont solidement ancrés au substrat, et ne sortent jamais complètement de leur trou, même pour se reproduire.

Attention les civelles ne sont pas une espèce d’anguilles naines mais des anguilles communes juvéniles.

L'anguille-serpent est un poisson anguilliforme qui ressemble beaucoup au serpent Laticauda(ou "Tricot-rayé").

Anguilla dieffenbachi est la plus grosse anguille d'eau douce du monde. Elle peut atteindre près de 2 mètres de long, peser 20 kg et vivre plus de 100 ans. Elle ne se reproduit qu'une fois dans sa vie puis meure. Il s'agit aussi d'une espèce menacée. Distribution : Nouvelle-Zélande.

Siluriformes

Ils sont appelés couramment "poissons chats". Ce sont poissons dulcicoles.
Ils possèdent tous des barbillons très développés. Certains sont capables de capter l’oxygène de l’air. Ils peuvent ramper sur le sol.
Le Poisson chat géant du Mékong peut atteindre 3 mètres de long pour 300 kilos. Il n’a donc rien à envier à la Silure glane d’Europe.
La Silure grenouille est une espèce d’Asie. Clarias batrachus mesure jusqu'à 50 cm. C'est un prédateur. Ce poisson peut séjourner des heures hors de l'eau grâce à un système respiratoire secondaire ; il peut aussi se déplacer sur terre en usant des ses nageoires pectorales comme des béquilles.
Le Silure verre est une espèce asiatique avec un corps transparent.
Ci-dessous Poisson chat du Mékong, Silure grenouille et Silure verre :

N'oublions par qu'en France il existe un "poisson-chat" géant : le Silure glane
Il est originaire d’Europe de l’Est mais a été introduit en France pour la pêche.
Un plongeur peut avoir la chance de l'observer ; ci-dessous à droite : concentration de silures glane dans le Rhône.

Les silures apprécient beaucoup les pigeons ...

Lampridiformes

Les poissons de cet ordre sont caractérisés par leurs nageoires sans épines dures (seulement des rayons mous).
Le Régalec est le plus grand poisson osseux (jusqu’à 11 mètres). L'existence du Régalec a alimenté de nombreuses légendes marines concernant le serpent marin. Ce poisson est extrèment discret ; a été photographié dans son milieu pour la première fois en 1997 ; En 2007, un régalec a été observé furtivement à 800 m de profondeur par un sous-marin téléguidé.
La queue de ce poisson n'a jamais été observée intégralement sur des spécimens échoués pour la simple raison que le régalec semble pratiquer l'autotomie (perte volontaire d'une partie de son corps). Sa distribution serait cosmopolite.

Salmoniformes

Dans cet ordre vous trouvez les saumons mais aussi les truites. Toutes les espèces de cet ordre se caractérisent entre autres par une petite nageoire dorsale adipeuse.
Le saumon est avant tout anadrome c'est à dire qu'il vit habituellement en mer mais remonte les fleuves, rivières et cours d'eau pour frayer.
Espèce remarquable dans la famille des salmonidés : le Saumon rouge ("Sockeye"). Le mâle subit une métamorphose à l’approche du frai.
Ci-dessous mâle en période de reproduction et planche naturaliste montrant la métamorphose.

Lophiiformes

Dans cet ordre on trouve les Baudroies et les Antennaires.
Les lophiiformes sont les champions du camouflage ; ils se confondent parfaitement avec leur habitat. Ils ont une gueule énorme.
Les lophiiformes sont de redoutables prédateurs ; ils chassent à l’affût. Le premier rayon de leur nageoire dorsale (illicium) consiste en une antenne osseuse terminée par un appât charnu. C’est en agitant ce leurre (donnant l’illusion d’un petit poisson frétillant) que le prédateur attire ses proies. La vitesse avec laquelle le carnivore avale sa victime est stupéfiante.
Je ne vous parlerai pas de la baudroie commune, commercialisée sous le nom de Lotte, mais des espèces abyssales toutes effrayantes.
Chez la Linophryne le filament pêcheur se termine par un appât bulbeux contenant des bactéries lumineuses.
Le dimorphisme sexuel est extraordinaire. Le jeune mâle est un nain qui se fixe sur une femelle et commence à se nourrir de son sang ; il subit alors une métamorphose extrème pour ne plus être qu’un simple organe sexuel.

Le Gigantactis appartient à une autre famille de lophiiformes abyssaux. L'illicium est démesuré mais on ne connait pas la raison. Il est vrai que l'étude des animaux abyssaux est très difficile. Lorsqu'ils sont ramenés dans les filets de pêche ces animaux sont fortement déformés du fait de la décompression brutale. Quant à l'observation "in situ" elle suppose des moyens considérables ...

Les antennaires sont appelés couramment "crapauds de mer" et "grenouilles de mer". Ces poissons imitent parfaitement leur habitat par la couleur et la forme.
Ci-dessous Antennaire strié, Antennaire longue ligne et Antennaire verruqueux.
Leurs nageoires paires ressemblent à des pattes.

Les syngnathiformes

Les Syngnathiformes forment un ordre de poissons osseux comportant notamment les hippocampes, les poisson flûtes et les poissons trompettes et bien sûr les syngnathes.
Chez les espèces de ce groupe les mâchoires sont soudées formant un museau tubulaire au bout duquel se situe une bouche protractile (capable de se projeter vers l'avant). Les syngnathiformes ne croquent pas ; ils aspirent.
Leur mode de déplacement est aussi très original. A la différence des autres poissons qui avancent en ondulant leur corps, les syngnathiformes se propulsent avec leurs nageoires pectorales.
Les poissons-couteau se tiennent toujours verticalement, tête en bas.
Ci-dessous Poisson flute, Poisson trompette, Poisson-couteau et le superbe Hippocampe feuille.

Le plus surprenant des syngnathiformes : le Poisson-fantôme arlequin.
Le Poisson-fantôme arlequin a une forme intermédiaire entre un hippocampe et un syngnathe.
Espèce hermaphrodite protandre ; c'est la femelle qui porte les oeufs. Distribution : mer Rouge, océan indien.

L'Hippocampe pygmée est aussi parfaitement mimétique avec son milieu (les gorgones).
Il y a deux individus sur la photo, les voyez-vous ?

Les scorpéniformes

Dans cet ordre on trouve les grondins, rascasses, poissons-scorpions, poissons-pierres, lompes, etc.
Le mot vient du grec [scorpios] qui signifie "scorpion", probablement du fait que de nombreuses espèces de ce groupe possèdent des glandes à venin reliées aux rayons de certaines de leurs nageoires épineuses. Chez les scorpéniformes les nageoires pectorales sont très développées et chez certaines espèces les premiers rayons sont utilisés pour la marche ... (le Grondin rouge).
Ci-dessous Poisson scorpion feuillu.

Le Psychrolute, surnommé "blobfish", est une espèce abyssale vivant autour de mille mètres de profondeur au large des côtes australiennes.
Les photographies du blobfish les plus répandues représentent souvent le poisson après avoir été ramené à la surface ; son corps a été soumis à une brutale décompression (pression divisée par 100) qui modifie son apparence. Le blobfish a en effet un aspect très différent dans son milieu naturel.
Ci-dessous deux photos du blobfish : aspect qui fait le buzz sur internet et apparence dans son milieu naturel.

Tétraodontiformes

Dans cet ordre on trouve les Balistes, le Poisson-lune, les Poissons-coffre et les Poissons-globe et Diodons.
Chez les poissons de ce groupe les nageoires pelviennes sont absentes ; mâchoires et dents transformées en "bec de perroquet".
Il est exceptionnel que le nom scientifique soit plus employé que le nom vernaculaire or c’est le cas pour cette espèce.
Ci-dessous deux photos du Mola mola (ou Poisson-lune)

Les Poissons-vaches (à cause des cornes) et les poissons-coffres ont des écailles transformées en plaques osseuses formant une carapace protectrice tout autour du corps.
Les individus de cette famille gardent leur forme une fois mort et ils sont souvent vendu séchés dans les magasins de souvenirs. N’achetez pas !
Ci-dessus Poisson-vache cornuet le Poisson-coffre à bosse.

Les Poissons-ballons (ou Poissons-globes ou encore Tétraodons) peuvent changer de forme lorsqu’ils se sentent menacés. Ils pompent de l’eau dans une poche extensible stomacale et ainsi ils prennent la forme d’un ballon.
Ci-dessous Poisson ballon : aspect normal et sur la défensive.

Les Diodons (ou Poissons porc-épic) peuvent aussi se gonfler pour devenir une boule mais cette fois hérissée en plus d’épines.
Ci-dessous Diodon : aspect normal et sur la défensive.

Stromiiformes

C’est le taxon des "Poissons-dragons".
Cet ordre regroupe des poissons abyssaux et bioluminescents mais aussi terrifiants.
Beaucoup de stromiiformes migrent la nuit ; ils quittent les grands fonds pour des zones plus proches de la surface et plus riches en proies. Après avoir chassé toute la nuit ils redescendent en profondeur pour la journée. On parle de « migration verticale » (qui est pratiquée aussi par le zooplancton).
La plupart des représentants de cet ordre n’ont pas de nom vernaculaire.
Ci-dessous quatre espèces de "poissons-dragons" : Idiacanthus atlanticus, Stomias boa, Chauliodus sloani et Sternoptix diaphana ("hache d'argent") :

Saccopharyngiformes

Les poissons de ce ordre sont également des poissons des abysses.
Ils sont surnommés "grands gosiers" (ou "grandgousiers") du fait de leur bouche immense. L'expression "anguilles des abysses" est aussi employée.
Ci-dessous deux espèces représentatives du taxon : Saccopharynx & Eurypharynx

Ces animaux sont capables d'avaler une proie bien plus grosse qu'eux grâce à leur estomac très extensible et à leurs redoutables mâchoires.

Gadiformes

Vous connaissez tous la Morue (ou Cabillaud), le Merlan, le Tacaud et l’Eglefin.
Ce sont des gadiformes (ordre) et plus précisément des gadidés (famille). Les gadidés ont 3 nageoires dorsales et deux nageoires anales.
Mais comme ce chapitre est consacré aux poissons étonnants, je vais évoquer plutôt la Lotte de rivière qui est peu connue. C'est le seul gadidé strictement d’eau douce.

Et dans le registre gadiformes effrayants : le Grenadier de roche (ou « poisson à queue de rat ») est un gadiforme des profondeurs.
Suite à la raréfaction des poissons de surface l’industrie de la pêche s’est lancée à partir des années 80 dans le chalutage de fond (au delà de 800 mètres) pour remonter grenadiers (mais aussi Sabres noirs et Empereurs).
Sur les étals des poissonniers on ne montre jamais la tête de l’animal ...

Un curieux Gadiforme qui fréquente les fonds rocheux de nos côtes  : le Trident (ou Poisson-tétard ou encore Grenouille de mer).
C’est l’occasion de rappeler les inconvénients des noms vernaculaires. Les termes "Grenouille de mer" ou "Poisson-grenouille" sont attribués à d’autres espèces. Il y a donc ambigüité. Le nom scientifique de l’espèce est Raniceps raninus ou plus simplement Raniceps.

Perciformes (ordre)

Dois-je rappeler que l’ordre le plus important des poissons osseux mais aussi des vertébrés. 40 % des espèces de poissons appartiennent à ce taxon qui comprend 17 sous-ordres et 160 familles ...
Présentons par famille, quelques poissons insolites dans cet ordre.

Famille des gobidés

Parmi les gobies il y a une espèce intriguante : un poisson amphibie ; il passe plus de temps hors de l’eau que dans l’eau.
Ce poisson est en effet capable d’extraire l’oxygène de l’air via une peau fine et parcourue de vaisseaux sanguins (respiration cutanée).
Il arrive à marcher dans les marais boueux des mangroves en prenant appui sur ces nageoires pectorales.
Ses yeux protubérants peuvent s’orienter vers n’importe quel angle et de manière indépendante l'un de l'autre.
Je veux parler du Périophthalme surnommé "gobie des mangroves".

Famille des percidés

Clé identification : deux nageoires dorsales ; la première avec des rayons épineux.

Dans cette famille, et dans le catégorie "poissons géants" il faut citer la Perche du Nil.
Lates niloticus est une espèce de poissons d'eau douce originaire d'Éthiopie. Elle peut atteindre près de 2 m de long pour 200 kg.
En 1954, la perche du Nil a été introduite dans les eaux du lac Victoria, le plus grand lac tropical au monde. Cette introduction a eu des conséquences catastrophiques : la perche s'est en effet multipliée au détriment des espèces locales. La Perche du Nil est donc une espèce invasive.

Les sparidés (dont dorades et spares)

Dans ce taxon un gros poisson africain avec une tête comique : le Spare nasique ; nom logique en voyant sa photo.

Famille des serranidés

Ce sont les serrans et les mérous.

Le Mérou goliath est l'une des deux espèces de mérous géants. Il peut atteindre 2,50 mètres pour plus de 400 kg.
Distribution : côtes tropicales et subtropicales de l'Atlantique.
Le serran est un hermaphrodite synchrone, à savoir que tous les individus sont à la fois mâles et femelles, dotés d'un organe génital mixte, dénommé
ovotestis. Un même individu peut donc agir successivement comme mâle, puis comme femelle avec un autre partenaire. L'autofécondation semble donc envisageable.
Ci-dessous Merou goliath et Serran écriture.

Famille des opistognathidés

Les poissons de ce groupe sont surnommés "tout-en-gueule". En effet ce sont les mâles qui incubent les oeufs dans leur bouche (voir photo ci-dessous).
Chaque individu creuse un terrier et s'y réfugie à la moindre alerte. Répartition : Caraïbes.

Famille des trichiunidés

Les poissons de ce taxon ont un corps très long et comprimé latéralement. C'est le groupe des "sabres".
En méditerranée il existe le sabre argenté.

Le sabre noir d'Atlantique est un poisson des profondeurs trop pêché. Comme le Grenadier il est vendu en filet.

Famille des anarhichadidés

Le Loup atlantique est le jour tapi au fond de sa grotte. Ne pas confondre avec le Loup de mer ou Bar.
Distribution : Atlantique nord.

Famille des uranoscopidés

L'Uranoscope est difficile à observer car il est le plus souvent enterré jusqu'aux yeux.
Distribution : Méditerranée et eaux chaudes de l'Atlantique.

Cypriniformes (carpes au sens large)

L’ordre des cypriniformes comprend des poissons d’eau douce qui se caractérisent par l’absence de dents aux mâchoires ; elles sont au niveau du pharynx. On trouve dans ce taxon les carpes, les poissons rouges, les loches, etc.
Dans le registre « poissons géants » citons la Carpe géante du Siam.
Elle peut atteindre 3 m pour 300Kg et vit en Indochine. Mais avec surpêche et la destruction de leur environnement, leur population diminue et aucun spécimen de plus de 150 kg n’a été pêché depuis 1994 …

Ostéoglossiformes

Cet ordre ne comprend que des poissons dulcicoles. Les poissons de ce taxon ont une vessie natatoire bien vascularisée qui peut faire fonction de poumon primitif.
Le Pirarucu est le plus gros poisson d’eau douce d’Amérique du Sud. Il peut atteindre 3 mètres pour 300 Kg. Grace à une peau "blindée", il est l’un des rares poissons à résister aux morsures de piranhas.
L'Arawna du brésil est un poisson très insolite avec sa bouche fendue verticalement.
Le Poisson-éléphant a un barbillon en forme de trompe riche en cellules sensorielles qu'il utilise pour la recherche de proies dans la vase.
Ci-dessous Picarucu, Arawan et Poisson-éléphant.

Characiformes

Cet ordre comprend quelques milliers d'espèces de poissons d'eau douce dont les fameux piranhas et Tétras.
La dangerosité des piranhas est exagérée. De nombreuses espèces (parmi les 50) se nourrissent de plantes aquatiques et de petits invertébrés. L’espèce qui peut être dangereuse pour l’homme (ou le bétail) est le Piranha rouge. S’ils sentent du sang, les individus de cette espèce deviennent alors frénétiques, se regroupent et déchiquètent un gros mammifère en quelques minutes.
Ci-dessous deux photos de ce dangereux poisson, observez la dentition ...
Retour au sommaire

Les cartilagineux insolites

jusqu'à présent je n'ai évoqué dans cette rubrique des poisson insolites que des poissons osseux.
Mais il existe aussi des chondrichthyens étonnants.

Chez les poissons cartilagineux il faut distinguer deux sous-classes :

Holocéphales

Chez les chimères les fentes branchiales sont cachées par un repli cutané.
Parmi les chimères l’espèce la plus insolite est la Chimère éléphant.
Elle doit son nom vernaculaire imagé à sa courte trompe qui lui permet de capturer des crustacés et autres animaux benthiques.
Elle est considérée comme un "fossile vivant".
Répartition : Australie et Nouvelle-Zélande entre 200 et 500 mètres de profondeur.

Elasmobranches

Le Requin-lézard ne ressemble pas à un requin avec sa bouche à l’avant de la tête et non pas en dessous.
C'est un requin d'eau profonde cosmopolite, une variété primitive.

Le Requin-tapis barbu ressemble à s’y méprendre à une Baudroie. C'est le phénomène d'évolution convergente.
Distribution : Australie.

Définition de "évolution convergente" : deux espèces non apparentées mais ayant le même mode de vie ont évolué de façon identique quant à leur morphologie.

Requin-lutin : un requin d’eau profonde.
L’étrange museau est truffé d'ampoules de Lorenzini qui lui permettent de détecter les champs électriques produits par ses proies. Il peut donc chasser même dans l’obscurité totale.

Le Poisson-scie est surnommé à tort "requin-scie" car c'est en fait une raie.
On en trouve encore en Australie ou dans d'autres pays d'Océanie, mais presque toutes les espèces sont menacées d'extinction.

Retour au sommaire

Les animaux marins dangereux pour l’homme

Les attaques répétées de requins à la Réunion ont véhiculé une image erronée du squale, qui est loin d'être l'animal le plus dangereux au monde. Le moustique tue deux millions de personnes par an, quand le requin en tue une dizaine.
Il n’y a aucun rapport entre la taille et la dangerosité d’un animal. Ainsi l’énorme requin-baleine ou le très grand requin pèlerin sont totalement inoffensifs.

Les serpents de mer (Hydrophiinae)

Les Hydrophiinae sont une famille de serpents venimeux et marins.
La plupart sont largement adaptés à une vie pleinement aquatique et sont incapables de se déplacer sur la terre, sauf pour le genre Laticauda (nom vernaculaire : tricot rayé).
Tous ont des queues semblables à des pagaies et beaucoup ont un corps latéralement compressé qui leur donnent une apparence similaire à une anguille.
La plupart des serpents de mer sont capables de respirer par la peau ; jusqu’à environ 25 % des besoins en oxygène de cette manière ; ce qui permet des plongées prolongées.
Ils vivent dans les eaux chaudes de l’océan Pacifique et de l’océan Indien. Une simple morsure d’un serpent de mer peut provoquer de graves symptômes, notamment une paralysie respiratoire. Heureusement la plupart des espèces ne sont pas agressives.
Aipysurus laevis est une autre espèce de ce groupe.

La cuboméduse d’Australie (Chironex fleckeri)

Aussi appelée "main de la mort", cette méduse est la plus venimeuse du monde. Elle vit principalement dans les eaux australiennes, le long des côtes, au grand dam des touristes. En effet, la cuboméduse d’Australie possède 60 tentacules de 4 mètres de long chacune.
Ces cuboméduses ont tué environ 70 personnes pendant les 100 dernières années rien qu'en Australie3. Ses piqures sont extrêmement douloureuses et son venin est capable de tuer un humain en quelques minutes.

Le poisson-pierre (Synanceia verrucosa)

Le poisson-pierre est considéré comme le poisson le plus venimeux du monde. Il vit dans les eaux chaudes tropicales et se nourrit de crustacés et de petits poissons. Il a l’incroyable capacité à se camoufler entre les rochers des fonds marins, se rendant quasi indétectable aux yeux de ses prédateurs… et des humains. Il n’est pas rare que des baigneurs marchent sans le vouloir sur ce poisson, le confondant avec un rocher. Le poisson-pierre redresse alors sa nageoire dorsale composée de 13 épines acérées et inocule un venin neurotoxique mortel.
Il peut aisément être confondu avec d'autres poissons de sa famille comme le "faux-poisson pierre" (Scorpaenopsis diabolus) qui est moins dangereux.

La pieuvre à anneaux bleus (Hapalochlaena maculosa)

Malgré sa petite taille et ses jolies couleurs, la pieuvre à anneaux bleus a de quoi faire frémir les plus téméraires d’entre nous.
Cette pieuvre qui vit dans l’océan Pacifique possède un venin incroyablement puissant qui peut tuer une personne en une quinzaine de minutes. Le nageur est alors victime de détresse respiratoire et malheureusement aucun antidote n’existe pour contrer l’effet du venin.

Les raies

Les raies qui peuplent nos océans ne semblent pas franchement dangereuses. Et pourtant, certaines espèces peuvent mesurer jusqu’à 2 mètres et possèdent, en plus de leur aiguillon acéré, un venin particulièrement toxique. Mieux vaut éviter de leur marcher dessus par inadvertance !
Le 4 septembre 2006, Steve Irwin (animateur de télé australien) est mortellement piqué au cœur par une Dasyatis brevicaudata (photo ci-dessous).

Cette espèce peut mesurer 4 mètres de long avec une queue de 2 mètres.

Les cônes (Conus)

La plupart des espèces de coquillages du genre Conus vivent dans les eaux chaudes du globe et sont venimeuses.
Ce genre comprend plus de 600 espèces ...
Les cônes ne sortent que la nuit pour se nourrir de mollusques ou de petits poissons. Le reste du temps, ils restent cachés sous les rochers marins. S’il venait à l’idée à un vacancier d’en ramasser un, il pourrait se faire piquer par le dard venimeux de ce petit coquillage et mourir en moins de 2 heures.
Deux espèces du genre Conus sont particulièrement venimeuses : cône textile & cône géographe.

Le grand requin blanc

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le grand requin blanc, présent dans de nombreuses mers du globe, n’est pas le monstre marin le plus à redouter.
En effet, malgré sa taille impressionnante de 6 mètres de long et sa mâchoire surpuissante, il ne s’attaque presque jamais à l’Homme. Sauf dans de rares cas, comme lorsqu’il confond un surfeur avec un phoque.

Oursin fleur, Oursin toxique (Toxopneustes pileolus)

Ce bel oursin est agréable à regarder mais ne doit surtout pas être touché. En effet, il possède des piquants venimeux qui peuvent tuer un homme en cas de contact.
On le trouve dans les régions tropicales du bassin Indo-Pacifique, des côtes est-africaines aux archipels du Pacifique.

L’orphie ou Aiguillette, Aiguille de mer (Belone belone)

L'orphie n'attaque a priori pas l'homme mais sa mâchoire en forme d'aiguille et la vitesse de déplacement du poisson (60 km/h) peuvent causer des blessures perforantes graves. Parfois, la mâchoire casse lors de l'impact et reste dans le corps tel la pointe d'une flèche.

Barracuda (Sphyraena barracuda)

Ce poisson carnivore qui vit dans les eaux tropicales peut mesurer jusqu’à 2 mètres de long et peser près de 50 kilos. C'est un animal curieux et courageux, et il ne doit pas être importuné par les plongeurs, car il demeure capable de se défendre ou même d'attaquer préventivement. Les  incidents avec des hommes sont extrêmement rares bien que les barracudas suivent parfois des plongeurs dans les récifs, ou plus souvent des chasseurs sous-marins, attirés par leurs proies.

Rascasse volante, Poisson-scorpion, Poisson lion (Pterois)

Les poissons du genre Pterois sont très venimeux. Deux espèces principales :

Comme la plupart des rascasses, la rascasse volante du Pacifique possède une paire de glandes à venin incorporées à chaque rayon épineux de ses nageoires dorsale, anale et pelviennes. La piqure est très douloureuse voire mortelle dans de rares cas. 
Le venin est thermosensible et peut être détruit par une source de chaleur. Une application de corticoïdes permet de diminuer la réaction inflammatoire.

La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis)

La phsyalie n’est pas une méduse même si elle y ressemble. Ce cnidaire pélagique est en fait non pas un individu, mais une colonie d'individus.

Cette colonie possède quatre types de polypes :

Ces polypes sont si spécialisés qu’ils ne peuvent vivre les uns sans les autres. On parle alors de super-organisme.
Le contact avec ses tentacules est bien plus dangereux que celui avec celles d’une simple méduse ; 10% des piqures de l’animal ont des conséquences graves, pouvant même aller jusqu’à l’arrêt cardiaque.

Les vives (famille des Trachinidae)

Les neuf espèces de vives ont pour point commun de posséder une épine dorsale venimeuse.
La vive s’enfouit dans le sable la journée, ne laissant dépasser que sa tête. Et si vous veniez à marcher dessus par mégarde, vous ressentirez une violente douleur, des nausées, voire des vertiges.
Le venin étant détruit par la chaleur, l'un des traitements possible consiste à tremper le membre atteint dans de l'eau chaude à 45 °C maxi pendant trente minutes, l'eau chaude permettant par ailleurs de dilater les pores de la peau pour mieux évacuer le venin. On peut aussi tamponner la plaie avec de l'ammoniaque (10 %) ou chauffer la zone avec une cigarette.

Corail de feu (genre Millepora)

Les espèces du genre millepora sont communément appelées "coraux de feu" en raison de leurs cnidocystes capables de percer la peau humaine qui provoquent des douleurs semblables à celles de brulures.
Ci-dessous corail de feu branchu et corail de feu en plaques :

Retour au sommaire

Les cétacés

Des mammifères parfaitement adaptés au milieu marin

Jusqu'au milieu du XVIIIième siècle les cétacés et les siréniens sont classés dans le groupe des plagiures (poissons ayant la queue aplatie horizontalement). On n'imaginait pas à l'époque que les cétacés soient des mammifères terrestres qui sont retournés vers les océans ; ils ressemblaient tant à des poissons ...

Mais à la différence de ces derniers, les cétacés sont incapables d’extraire l’oxygène dissout dans l’eau puisqu'ils disposent de poumons (et non pas de branchies). Ils doivent donc régulièrement remonter à la surface pour respirer. Les narines sont transformées en events permettant la ventilation sans devoir sortir la tête de l'eau.
Mais comment peuvent-ils rester immergés - jusqu’à une heure pour les cachalots ?
En fait leurs muscles contiennent une quantité très importante de myoglobine. La myoglobine est une protéine jouant le rôle de réserve d’oxygène pour les muscles.
Par ailleurs un cétacé peut alimenter prioritairemement en oxygène ses organes vitaux (cœur et cerveau) et priver les organes périphériques d'oxygène.
Certains cétacés dont le Cachalot peuvent descendre sans faire de mouvements grâce à l'organe du spermaceti qui fait fonction de gueuse ; la densité du "blanc de baleine" augmentant sous l'effet de la pression et du froid.

A partir d’une certaine profondeur la luminosité devient très mauvaise voire nulle. Les cétacés doivent pouvoir compter sur d’autres sens que la vue ; ils ont une ouïe très développée.
Par ailleurs les cétacés à dents sont doués d'écholocation (dispositif physiologique équivalent à un sonar) pour localiser leurs proies (poissons et céphalopodes).
Tous les cétacés sont très mobiles ; leur corps est parfaitement hydrodynamique. Le corps est fusiforme sans zones saillantes qui entraveraient le glissement de l’eau : l’oreille n’a pas de pavillon, le pénis ou mamelles sont cachés dans des replis, pas de fourrure car les poils nuiraient à l'hydrodynamisme.

Une puissante queue horizontale assure la propulsion. Les membres antérieurs se sont transformés en nageoires pectorales. Une nageoire dorsale (ou aileron supérieur) assure la stabilisation.
Le squelette n'a plus à supporter le poids de l'animal (puisque celui-ci est toujours dans l'eau c'est la poussée d'Archimède qui porte l'animal). Le squelette sert simplement de point d'ancrage aux muscles très puissants. Il est fortement simplifié : disparition du bassin et des membres postérieurs.
Revers de la médaille : lorsque le cétacé s'échoue il est condamné à mourrir par dessication ... cétacé

Comme les autres mammifères, les cétacés sont homéothermes.
Mais comment maintenir une température corporelle de 37° alors que celle de l’eau atteint au maximum 25° (et le plus souvent beaucoup moins) sans consommer trop d'énergie ?
Les cétacés disposent d’une isolation thermique remarquable : une épaisse couche de graisse : le "lard". La couche de "lard" atteind 60 cm chez la Baleine à bosse.

Comment manger dans l'eau sans se noyer ?
Un mammifère terrestre (l'homme) qui tente de manger dans l'eau risque de se noyer car la trachée et l'oesophage communiquent.
Chez le Cétacé les voies respiratoires et digestives sont bien séparées ; il ne peut pas respirer par la bouche mais uniquement par l'évent qu'il obstrue en plongée.

Parmi les cétacés on distingue :

cétacés

Les cétacés à dents (ou odontocètes)

Vous pensez bien sûr aux dauphins et au cachalot.
Sachez qu’il existe aussi les dauphins d’eau douce, les marsouins, les baleines blanches et les baleines à bec.

On distingue parmi les odontocètes 6 familles :

Les dauphins d’eau douce

Comme ils fréquentent des estuaires où la visibilité est nulle ils ont pratiquement perdu au cours de leur évolution le sens de la vue. Par contre ils disposent d’un système d’écholocation (sonar) très sophistiqué.
cétacés

Les delphinidés

Le plus grand des delphinidés est l’Orque.
Chez l’Orque (ou épaulard) la nageoire dorsale peut atteindre 2 mètres. L’Orque chasse en groupe. Il se nourrit de poissons mais apprécie aussi les phoques ...
Longtemps il a été surnommé la "baleine tueuse" et pourtant il n'existe aucune preuve d'homme tué par un orque. Les seuls accidents mortels on eut lieu dans les zoos marins.
L’espèce est cosmopolite (ou orbicole).
Le Dauphin commun ne pèse que 100 kilos alors que le Grand dauphin peut atteindre 600 kilos.
Le Globicéphale noir ("Baleine pilote") n'a pas de rostre. C'est un animal massif (jusqu'à six mètres et près de 4 tonnes pour certains mâles).

Les marsouins

Le Marsouin est un petit cétacé à dents qui fréquente les côtes.

Les baleines blanches

Sous le terme "baleines blanches" on désigne le Bélouga et le Narval.
Ce qui caractérise le Bélouga est la peau blanche mais seulement chez l’adulte.
Quant au Narval mâle, sa corne (incisive gauche) peut atteindre 3 mètres !
Ci-dessous Bélouga et Narval :
cétacés cétacés

Les Cachalots

Chez le grand Cachalot le dimorphisme sexuel est important ; la femelle pèse au maximum 20 tonnes  mais 70 tonnes pour le mâle.
Le grand Cachalot peut plonger jusqu’à 1200 mètres durant une heure pour chasser les calmars qui constituent 80 % de son régime alimentaire.
L'animal peut atteindre très rapidement son domaine de chasse sans effort grâce à son aptitude à faire varier son volume ; le spermaceti (ou "blanc de baleine") contenu dans sa tête énorme est normalement liquide, au contact de l'eau froide il se transforme en cire plus compacte. Pour remonter, toujours sans effort, le Cachalot peut réchauffer (avec son sang) le spermaceti et ainsi augmenter son volume donc sa flottabilité. cétacés

Les Baleines à bec

Les Baleines à bec sont très mal connues car ce sont des animaux très discrets. Ils ressemblent à des dauphins mais ont cependant une taille bien plus imposante (de 4 mètres jusqu'à 13 mètres).
Les Baleines à bec sont, avec les Dauphins d'eau douce, les cétacés actuels jugés les plus primitifs. Le "bec" qui les caractérise est formé par l'allongement des deux mâchoires.
cétacés

Les cétacés à fanons (mysticètes)

Chez les mysticètes les mâchoires sont très allongées ; celle du haut (appelée rostre) porte les fanons.
Les cétacés à fanons sont des planctophages : se nourrissant de krill et de petits poissons. Les fanons constituent l'organe de filtration.

Trois familles  de mysticètes:

Les Baleines grises

Ce sont des animaux côtiers. Leur peau est couverte de balanes et autres parasites.
Les Baleines grises ont les migrations les plus longues du règne animal ; des individus parcourent jusqu’à 24 000 kilomètres par an.

Les Rorquals

La grande baleine bleue peut peser jusqu’à 150 tonnes. Elle se nourrit presque exclusivement de krill (sortes de crevettes).
La baleine à bosse peut peser jusqu'à 65 tonnes et mesurer 16 mètres. Un individu a été aperçu dans le détroit du Pas de Calais en septembre 2019.
Ci-dessous baleine à bosse : cétacés

Les Baleines franches

Les Baleines franches ont été appelées ainsi par les pêcheurs car elles sont faciles à chasser.
Leur régime alimentaire est à base de copépodes (crustacés minuscules constituant l’essentiel du zooplancton marin).
Les parasites (balanes, vers tubicoles) sont concentrés sur la tête de l’animal.

Retour au sommaire

Animaux à "sang froid" et animaux à "sang chaud"

Dans les ouvrages de vulgarisation en zoologie il n'est pas rare de rencontrer les expressions "animaux à sang chaud" et "animaux à sang froid".
En fait les choses sont plus complexes ...

Tout d'abord, parler de la température du sang d'un animal sous-entend que cet animal a du sang. Or nombreux sont les animaux qui n'ont pas de sang: les éponges, les cnidaires, les cténaires sont des organismes primitifs dépourvu de système circulatoire. Ils respirent par diffusion directe. Il convient donc de parler plutôt de la température du corps.
Considérons un lézard des murailles immobile au soleil, en plein été: les reptiles sont considérés comme des animaux à "sang froid". Pourtant, la température de son sang, dans ces circonstances, peut atteindre 45° !!!

Les expressions "animaux à sang froid" ou "animaux à sang chaud" sont à bannir pour toutes les raisons évoquées ci-dessus.
Il faut mieux parler d'animaux ectothermes et d'animaux endothermes.

Animaux ectothermes

Certains animaux, les plus nombreux, ne sont pas capables de produire de chaleur corporelle. On dit qu'ils sont ectothermes.
Ce sont ceux qu'on appelle familièrement les "animaux à sang froid".

La température de leur corps est fonction de la température ambiante. S'il fait plus froid leur température interne baisse; au contraire, s'il fait plus chaud leur température interne augmente.
On dit qu'ils sont aussi hétérothermes.
Certains de ces animaux ne peuvent vivre que pendant la belle saison. Dès qu'il commence à faire trop froid ils meurent !
D'autres tombent en léthargie (brumation) C'est le cas de certains reptiles, amphibiens et poissons.

Animaux endothermes

Les oiseaux et les mammifères sont capables de produire de la chaleur corporelle. On dit qu'ils sont endothermes. Ce sont ceux qu'on appelle familièrement les "animaux à sang chaud".
Les animaux endothermes sont aussi homéothermes (température corporelle constante) sauf quelques rares espèces qui hibernent.

Ainsi la température chez l'homme est d'environ 37°C, de jour comme de nuit, été comme hiver. Homo sapien est endotherme et homéotherme. à la différence du loir qui est endotherme mais hiberne la moitié de l'année.
Les animaux endothermes ont donc de gros besoins alimentaires pour produire leur chaleur corporelle à moins d'adopter certaines stratégies pour limiter le gaspillage de calories.

Les endothermes aquatiques

Vous pouvez noter que je n'ai pas évoqué l'hibernation car elle n'est pas pratiquée chez les endothermes aquatiques.

Retour au sommaire

Les "escargots de mer" de MMN

Ci-dessous les principales familles de gastéropodes prosobranches.

Les patellidés

Les patelles appelées aussi "berniques" ou "chapeaux chinois" remontent très haut dans l'estran.
En adhérant fortement au rocher avec son pied la patelle stocke une réserve d'eau pour survivre durant l'émersion. A marée montante elle quitte son emplacement pour aller brouter les algues ; emplacement qu'elle regagne à marée descendante.
Comme elle adhère fortement au rocher on peut la rencontrer sur les estrans rocheux "battus" (exposés à la houle).
Je vous ai dit que les Prosobranches sont en général gonochoriques (sexes séparés) mais qu'il y a des exception et bien en voici un exemple. La patelle est hermaphrodite protandrique (l'individu est d'abord mâle puis devient femelle). mollusques

Les buccinidés

Espèce la plus commune : le Buccin (ou Bulot).
Le bulot un prédateur de mollusques bivalves mais aussi un charognard.
Les sexes sont séparés : un individu nait mâle ou femelle et le reste. La fécondation est interne. D'ailleurs le pénis impressionnant du mâle fait souvent l'objet de propos grivois lors d'une dégustation de fruits de mer.
Les oeufs du Buccin sont groupés en un amas de capsules. Ce sont les restes de ces pontes formant des masses spongieuses qui sont fréquemment rejetés sur les plages par la mer. Les pêcheurs s'en servaient avant pour s'essuyer les mains.
A gauche un individu mâle avec son pénis et à droite un amas de capsules vides sur une laisse de mer :
mollusques mollusques

Les haliotidés

L'espèce la plus commune : l'Ormeau.
Sa coquille est percée de petits trous pour que l'animal puisse respirer.
L'animal est herbivore. Les sexes sont séparés et la fécondation est externe.
L'ormeau est un met raffiné très recherché. Sa nacre était aussi très recherchée (pour les Rosaces de Guitare par exemple).
Devenu rare à l'état sauvage. Des fermes d'élevage voient le jour.
L'animal a de très beaux yeux ... mollusques

les Calyptraéidés

L'espèce la plus répandue est la célèbre Crépidule.
La crépidule une espèce invasive originaire d'Amérique.
La Crépidule change de sexe durant son existence ; d'abord mâle puis femelle (hermaphrodisme protandrique).

Ci-dessous un empilement d'individus et une crépidule fixée sur une coquille Saint-Jacques :
mollusques mollusques
Dans un empilement les femelles sont en dessous et les jeunes mâles au dessus. Donc vous avez compris que la fécondation est interne.
L'espèce peut aussi coloniser moules, crabes, etc.

Les muricidés

Les muricidés sont de redoutables prédateurs de bivalves. L'animal perfore la coquille de ses victimes à l'aide de sa radula et d'un acide qu'il sécrète. Cette espèce dispose d'un opercule.
En MMN on peut rencontrer le Cormaillot et la Pourpre petite-pierre.
Ci-dessous une Pourpre et sa ponte (outres cylindriques blanches fixées sous le rocher) ; photo prise lors d'un estran au Gris Nez. mollusques
Ci-dessous le Cormaillot : mollusques

Les nassariidés

L'espèce la plus commune dans cette famille : la Nasse réticulée.
La Nasse réticulée est un nécrophage (ou charognard).
Grâce à sa "trompe" (son siphon) elle a un odorat très développé pour détecter l'odeur de cadavre même très éloigné. mollusques

Les littorinidés

On trouve des littorines à tous les étages de l'estran rocheux.
Ainsi la minuscule Littorine bleue se rencontre dans l'étage supralittoral.
Cette espèce est adaptée à cette zone exceptionnellement immergée : l'individu respire avec un poumon primitif.

Dans le haut de l'eulittoral on rencontre la Littorine des rochers.
Cette espèce ne supporte pas l'immersion prolongée. Autre curiosité : les oeufs incubent dans la cavité palléale de la femelle.

Plus bas - mais toujours dans l'étage eulittoral - on rencontre la Littorine commune (ou Bigorneau) et la Littorine obtuse.

Ci-dessous : Littorine bleue, Littorine des rochers, Bigorneau et Littorine obtuse :
mollusques mollusques
mollusques mollusques

Les triviidés

Les espèces de cette famille sont plus connu sous le nom vernaculaire de Grains de café (ou Porcelaine).
Sous la coquille de l'animal se trouve une fente étroite ; Il n'y a pas d'opercule.
mollusques mollusques

Les trochidés

La coquille a la forme d'une toupie ; présence d'un opercule.

Ci-dessous : Gibbule ombiliquée, Gibbule de Pennant, Gibbule cendrée, Grande gibbule et Monodonte :
mollusques mollusques
mollusques mollusques
mollusques

Retour au sommaire