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Sommaire

Biologie aquatique : introduction

Végétal et de l'animal

A l'école primaire on vous a appris qu'un animal est un organisme qui bouge et qu'un végétal est un organisme qui est immobile. C'est peut-être vrai pour les organismes terrestres mais pas pour les espèces aquatiques.
Vous verrez qu'il y a beaucoup d'animaux aquatiques qui vivent fixés dès l'âge adulte et que beaucoup d'algues (végétaux) se déplacent au gré des courants.

La distinction entre végétaux et animaux tient à la façon de se "nourrir".
Les végétaux sont capables de synthétiser toutes les substances chimiques dont elles ont besoin à partir d'éléments minéraux : eau, gaz carbonique, nitrates, phosphates, sulfates.
Cette réaction chimique est appelée photosynthèse ; elle est possible grâce à l'énergie solaire et grâce aux chloroplastes qui sont des composantes cellulaires propres aux végétaux.

Au contraire d'un végétal un animal vit en se nourrissant de matière organique existante c'est à dire en mangeant des végétaux ou d'autres animaux. Il consomme aussi pour vivre de l'oxygène et rejette du gaz carbonique.

Donc sans végétaux point d'animaux puisque sans végétaux il n'y aurait pas d'oxygène dissout dans l'eau et dans l'air ...

Employons maintenant des mots savants (lol). On dit qu'un végétal est un organisme autotrophe ("se nourrir soi-même" en grec ancien) alors qu'un animal est un organisme hétérotrophe ("se nourrir des autres" en grec ancien).

Beaucoup d'animaux aquatiques peuvent vivrent fixés car l'eau (de mer ou douce) est une "soupe nutritive" (riche en plancton). Ils n'ont pas besoin de se déplacer pour s'alimenter. Ils peuvent aussi être fixé sur un organisme mobile.

La photosynthèse

C'est le processus par lequel les végétaux (et les cyanobactéries) construisent leurs tissus et émettent de l'oxygène en absorbant gaz carboniques et sels minéraux et cela grâce à la lumière solaire.
La photosynthèse exige des pigments dont le principal est la chlorophylle. Les organites cellulaires contenant la chlorophylle s’appellent les chloroplastes.

Ci-dessous schéma de la photosynthèse :

Il y a 3,5 milliards d’années sont apparus dans les océans les cyanobactéries. Ces procaryotes capables de réaliser la photosynthèse vont libérer dans l'eau et l'atmosphère d'énormes quantités d'oxygène.

Les champignons

Les champignons constituent un troisième règne à côté des animaux et des végétaux.
Comme les animaux ils sont hétérotrophes mais comme les végétaux terrestres ce sont des organismes fixés.
Dans ce tutoriel je n'en dirai pas davantage sur les champignons puisqu'ils ne sont pas présents dans le milieu aquatique.
Sachez cependant que les lichens qui sont fréquents en bord de mer (dans la zone jamais émergée mais subissant les embruns) sont une symbiose entre une algue et un champignon : le champignon hébergeant une algue dont il se nourrit.

Les différents règnes

Parmi les organismes vivants il n'y a pas que les végétaux, les animaux et les champignons. Il existe aussi les organismes microscopiques unicellulaires avec une cellule primitive (sans noyau) ou avec une vraie cellule(avec noyau).

Rappels :
Procaryotes : la cellule unique de l'organisme est dépourvue de noyau ; un seul chromosome (filament d'ADN).
Eucaryotes : le matériel génétique est dans un noyau et se traduit par plusieurs paires de chromosomes.
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Les océans

Notre planète Terre est bien mal nommée avec 70 % de la surface recouverte par les océans. L'eau de mer représente 97 % de l'eau sur notre planète le reste est constitué des eaux douces continentales (rivières et lacs) et des glaces polaires.

La profondeur moyenne des océans est de 3 800 mètres !

L'eau de mer est 800 fois plus dense que l'air. Cette densité varie avec la température; plus l'eau est froide et plus elle est dense. Donc les eaux froides provenant des pôles ont tendance à couler vers les grands fonds.

La densité de l'eau de mer est en moyenne de 1,03 g/cm3 (1g/cm3 pour l'eau distillée) avec une salinité de 35 g au litre. Mais la salinité varie selon les zones. La mer rouge est très salée alors que la mer Baltique l'est très peu. Les eaux des estuaires ont logiquement une faible salinité (apport d'eau douce). On parle d'eau saumâtre.

La température de l'eau de mer est fonction de la latitude, de la profondeur et de la saison. Compte tenu de sa salinité le point de congélation de l'eau de mer est -4°.

L'eau est un filtre qui absorbe successivement les radiations rouges, oranges, violettes, jaunes, vertes. Le bleu est la couleur qui disparait en dernier. Après 500 mètres c'est l'obscurité totale.
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La reproduction animale

Si je vous dis : « Chez les mammifères la reproduction est uniquement sexuée ; les sexes sont séparés ; la fécondation est interne et il y a viviparité ».
Comprenez vous cette phrase ?
Si NON alors lisez au moins le chapitre « Reproduction - l’essentiel » ci-dessous. Car lorsque je décris sommairement la reproduction dans chaque groupe d’organismes aquatiques je suis obligé d’employer certains termes dont ceux de la phrase.

La reproduction - l'essentiel

La reproduction asexuée est très répandue chez les végétaux mais aussi chez certains invertébrés. Il s’agit d’un mode de reproduction monoparental. l’individu se divise en deux ou produit des bourgeons qui vont ensuite se détacher pour donner de nouveaux individus.

Le terme sexes séparés veut dire qu’un individu nait mâle ou femelle et le reste durant toute son existence. C’est le cas chez les mammifères mais aussi les reptiles, amphibiens, sélaciens et les arthropodes. Par contre dans d’autres groupes c’est souvent l’hermaphrodisme qui prédomine. C’est à dire qu’un individu est en même temps mâle et femelle (hermaphrodisme synchrone) ou bien change de sexe durant son existence. Deux cas de figure alors : protandre (d'abord mâle puis femelle) ou protogyne (d'abord femelle puis mâle).

Dans le cadre de la reproduction sexuée la fécondation (fusion d’un ovule avec un spermatozoïde) peut être externe (rencontre des gamètes* dans le milieu aqueux) ou interne (le mâle doté d’un appendice reproducteur dépose son sperme dans les voies génitales de la femelle). Dans le second cas il y accouplement & copulation.

Quand au développement de l’embryon découlant de la fécondation il peut se faire dans la matrice de la femelle. On parle alors de viviparité (avec apports nutritifs de la mère) ou ovoviviparité (pas d’apports nutritifs de la mère ; l’embryon vit sur ses réserves ou cannibalise les autres embryons).
Si la femelle pond des œufs on parle d’oviparité. Les œufs peuvent être produits en faible quantité et protégés ou produits en très grand nombre et laissés à la merci des prédateurs. Cela dépend des espèces.

* Gamète : cellule reproductrice mâle ou femelle (spermatozoïde ou ovule).

Pour en savoir plus sur la reproduction des organismes aquatiques, découvrir d'autres termes (gonochorique,parthénogenèse, autofécondation, etc.) lisez alors l'encadré ci-dessous.


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Nommer les espèces

Dans ce tutoriel je désigne les espèces par leur nom commun ( ou nom vernaculaire).
Sachez cependant que les noms communs présentent de gros inconvénients ; souvent on emploie un même mot pour désigner plusieurs espèces parfois très différentes. Ainsi le terme Limaces de mer désigne un groupe de mollusques gastéropodes sans coquille mais aussi des petits poissons d'estran au corps visqueux.
Autre exemple, l'expression Souris de mer peut désigner un oursin, un ver annélidé ou encore un poisson proche de la Rascasse.
Par ailleurs le nom commun peut différer selon les régions. Ainsi Bar et Loup de mer désignent la même espèce de poisson.
Autre inconvénient, le nom commun peut parfois induire carrément en erreur. Ainsi l'espèce Mnemiopsis leidyi dont le nom vernaculaire est Méduse américaine. Ce qui laisse penser qu'il s'agit d'un cnidaire or il s'agit d'un cténaire (animaux pélagiques gélatineux et collants) !
Autre exemple : le terme "crabe" est ambigu. Le Crabe porcelaine n'est pas un vrai brachyoure (crabe vrai) alors que l'Araignée de mer est un véritable brachyoure !

Aussi les biologistes désignent-ils une espèce par un nom scientifique (en latin). Le nom scientifique présente un autre avantage : il est international !

Convention syntaxique : le nom scientifique comprend toujours deux mots : nom de genre suivi du nom d'espèce. Il est toujours écrit en caractères italiques ; le nom de genre commence par une majuscule.

Entre le nom scientifique en latin et le nom vernaculaire il existe la version francisée du nom latin.

Mais au fait, qu'est-ce qu'une espèce ???

Une espèce c'est une population d'individus pouvant se reproduire entre eux et engendrer une descendance viable et féconde.
Pour prendre un exemple à contrario. Un âne et une jument n'appartiennent pas à la même espèce car le mulet (ou la mule) qu'ils ont engendré est stérile ! On dit que ce descendant est un hybride. L'âne et le cheval sont donc deux espèces différentes mais aussi très proches (appartiennent au même genre avec le zèbre).
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Retenir le sens des mots savants

Les mots scientifiques employés par les biologiste peuvent souvent dérouter et décourager le lecteur.
Chaque mot "savant" est construit à partir de deux mots grecs (ou latins).
Ainsi protogyne vient du grec [proto] qui veut dire premier et de [gyn] qui veut dire femelle. Donc ça veut dire "femelle en premier".
Et dans protandre vous trouvez le suffixe [andr] qui veut dire mâle. Donc protandre signifie : "d'abord mâle".

Prenons d'autres exemples.
Sciaphile : [scia] : ombre et [phil]: aimer. Donc désigne un organisme qui préfère l'obscurité. Le terme photophobe existe aussi mais d'un usage moins courant par les biologistes. [photo] : lumière et [phobe] : déteste.
Nécrophage : [necro] : mort et [phago] : manger. Donc ce mot désigne un animal nécrophage est un charognard !
Allochtone : [allo] : différent, étranger et [chtôn] : la terre. Donc ce terme désigne une espèce dont l’origine est à l’extérieur de l'aire considérée.
Beaucoup de termes utilisent le suffixe [trophe] qui veut dire "nourriture" en grec ou [phage] qui veut dire "manger".
Ainsi les termes planctonophage et planctotrophe sont synonymes.
De nombreux termes contiennent le suffixe "pode" (pied ou patte) : tétrapode (4 pattes), décapode 10 pattes), hexapode (6 pattes), apode (sans pattes), etc.

Par contre l'origine du mot ovipare est latine. [ovum] signifie œuf en latin et [par] qui signifie enfanter donc : "enfanter un oeuf".
Il en est de même pour vivipare ; [vivi] qui signifie vivant donc vivipare : "enfanter un vivant" c'est à dire un individu déjà formé.
Tous les termes qui se terminent par "vore" ont aussi une origine latine. [vorare] signifie dévorer. On obtient donc les termes herbivore (mange des végétaux), carnivore (mange d'autres animaux), piscivore (mange des poissons), limnivore (mange ce qui se trouve dans la vase), etc.

On peut avoir un mot scientifique d'origine latine et un autre d'origine grecque synonymes. Ainsi herbivore et phytophage sont des termes équivalents (organismes mangeant des végétaux).

Il y a à la fin de ce tutoriel un glossaire reprenant les termes scientifiques.
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La classification du vivant

Selon des chercheurs il y aurait près de 9 millions d'espèces sur terre et dans les océans ... Face à ce nombre vertigineux la classification des espèces devient indispensable.

La classification du vivant est représentée sous la forme d'une arbre schématique appelée arbre phylogénétique (ou plus simplement arbre de filiation).

Ci-dessous arbre de filiation établie par la commission nationale BIO de la FFESSM

arbre filiation

Il est indiqué pour chaque groupe son caractère spécifique. Ainsi les cnidaires sont tous dotés de cellules urticantes : les cnidocytes (ou cnidoblastes).
Sachez aussi que cette arbre repose sur la classification moderne dite cladistique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la classification lisez l'encadré ci-dessous.


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Le Plancton

Le plancton est constitué de tous les organismes qui vivent en pleine eau et se déplacent avec le courant.
Hormis les méduses, le plongeur ne voit pas le plancton mais le devine. Au printemps lorsque l'eau est très chargée en suspensions (ce qu'on appelle "la floraison") d'où une visibilité mauvaise, c'est du plancton végétal en plein "bloom".
L'essentiel de la biomasse marine est planctonique !

Ci-dessous à gauche la vie dans une goutte d'eau de mer et à droite un Copépode :
copepode

Le Copépode est un minuscule crustacé (autour de 2 mm).

Une goutte d'eau de mer abrite jusqu'à cent mille micro algues, cent mille bactéries, cent millions de virus.
La moitié de la production primaire de biomasse sur la planète est assurée par le phytoplancton océanique qui, parce qu'il absorbe et fixe le CO2, est le plus grand "puit de carbone" de la planète !

On oppose plancton à necton. On désigne donc par le terme necton les animaux pélagiques qui sont capables de se déplacer activement contre le courant. Ce sont surtout les poissons mais aussi les mammifères marins ainsi que les céphalopodes.

Si vous voulez en savoir plus sur le plancton lisez la fiche ci-dessous !


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Les relations entre espèces

Les relations trophiques

Un schéma qui indique pour un écosystème donné qui "mange quoi ? " est appelé une chaine alimentaire ou chaine trophique.
"Troph" en grec signifie en effet "se nourrir".

Je vous ai déjà dit que les végétaux produisent de la matière organique à partir de sels minéraux, du gaz carbonique et grâce à la lumière (photosynthèse). On dit que les végétaux sont des producteurs primaires.

Certains animaux se nourrissent des végétaux. On dit qu'ils sont herbivores ou consommateurs primaires. Ainsi les Copépodes (zooplancton) se nourrissent d'algues unicellulaires (phytoplancton). Il ne faut jamais oublier que la mer (ou l'eau douce) sont des "soupes nutritives" !

D'autres animaux mangent les herbivores. Ce sont des carnivores ou consommateurs secondaires. Ainsi de petits poissons se nourrissent de zooplancton.

De grands carnivores mangent des petits carnivores ; de grands poissons et mammifères marins mangent de petits poissons. Il y a donc des consommateurs secondaires de premier, deuxième ordre,etc.

Ce n'est parce que vous consommer un kilo de matière que votre poids va augmenter de 1 kilo. La majeure partie de la matière absorbée est transformée en énergie pour assurer les fonctions vitales : se déplacer, se reproduire.

Ainsi un copépode pour augmenter sa masse de 1 gramme a du absorber une dizaine de grammes de phytoplancton (rendement de 10%). Et ce faible rendement se retrouve tout le long de la chaine alimentaire.
Ainsi en mangeant une boite de thon (carnivore de troisième ordre) de 200 grammes vous consommez indirectement 200 kilos de phytoplancton ...

Les associations inter espèces

Les relations entre espèces ne se limitent pas aux relations trophiques (alimentaires).
A côté des relations de prédation (qui mange qui ?) il y a aussi des coopérations inter espèces.

Exemples de mutualisme

Le Gobie construit un terrier où il se cache en cas d'alerte, la Crevette nettoie méticuleusement ce terrier. En échange elle profite de cet abri et le Gobie lui laisse les restes de son repas.
gobie

Une Anémone de mer vit sur la coquille d'un pagure (ou Bernard-l'ermite). L'anémone éloigne les éventuels prédateurs du crustacé et en échange profite des restes des repas du pagure.

Le lichen est une association symbiotique (association durable, obligatoire et à bénéfices réciproques entre deux espèces) entre une algue et un champignon.
Grâce à la photosynthèse l’algue nourrit le champignon. La masse du champignon protège l’algue du dessèchement ; un lichen peut contenir trente fois son poids en eau.
lichen

La coopération inter espèces peut aussi concerner la fonction reproduction.
Ainsi l'Anodonte (ou "moule d'eau douce") a besoin des poissons pour se reproduire.
Ses œufs sont expulsés par les siphons. Les jeunes larves sont gobées par les poissons et se fixent à leurs branchies où elles s'enkystent et se transforment lentement. Après plusieurs mois, quand la jeune moule a atteint la taille d'un centimètre, elle se détache du poisson et tombe au fond de l'eau.
moule d'eau douce

Trois exemples de parasitisme

L'Anilocre est un crustacé qui s'accroche sur les poissons (particulièrement les Labres) et vit de leur sang. Deux individus accrochés sur le même poisson peuvent communiquer et même se reproduire en utilisant le circuit sanguin de leur hôte.

La Sacculine est un Cirripède (crustacé) qui se fixe sur l'abdomen d'un crabe. Dire qu'elle est un parasite de son hôte est un doux euphémisme. Le scénariste du film Alien a du s'inspirer de cette forme de parasitisme ...

On peut aussi citer la Lamproie qui "vampirise" un poisson (voir l'encart sur les espèces panchroniques).

Ci-dessous : Anilocre sur un poisson, Sacculine sur crabe et deux lamproies sur une truite :
anilocre sacculine
lamproie

Pour en savoir plus sur le mutualisme, ses différentes formes, dépliez et lisez l'encadré ci-dessous !

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Les vertébrés aquatiques

Vertébré : animal doté d'un squelette osseux (ou cartilagineux) qui comporte en particulier une colonne vertébrale et un crâne protégeant le système nerveux central.

On trouve dans cet embranchement les Poissons, les Tétrapodes mais aussi les Agnathes (Lamproies et myxines).

Les tétrapodes

Les tétrapodes sont les vertébrés dont le squelette comporte deux paires de membres et dont la respiration est pulmonaire.

Les mammifères marins

Certains mammifères vivent en milieu aquatique marin ou dulcicole. Je n'évoquerai dans ce tutoriel que les mammifères marins.

Attention l'expression "Mammifères marins" ne désigne pas un clade (un ancêtre et ses descendants) mais un regroupement selon le critère milieu de vie. En effet Les Cétacés sont des "cousins" de l'hippopotame ; les Siréniens de l'éléphant et les Pinnipèdes "cousins" de l'ours.

Leurs ancêtres sont des mammifères terrestres. Leur adaptation au milieu marin est plus ou moins parfaite. Ainsi les femelles pinnipèdes (Phoques, Otaries et Morses) mettent bas à terre et non pas en pleine eau comme les siréniens (Dugongs et Lamantins) ou encore les cétacés (Baleines, Dauphins, Orques, Cachalots).

Faut-il rappeler que les mammifères sont vivipares (les petits viennent au monde parfaitement formés) et que la femelle allaite ses petits, un facteur déterminant pour améliorer le taux de survie des jeunes.
Les mammifères marins sont dotés de poumons et doivent donc faire surface pour respirer. Mais ce sont des champions de l'apnée. Ainsi un Cachalot peut rester 50 minutes sans respirer ; le temps nécessaire pour plonger très profond afin d'attaquer un Calmar géant.
Comme les plongeurs munis d'un tuba les Cétacés peuvent ventiler sans devoir sortir la tête de l'eau grâce aux évents (narines déplacées sur le haut de la tête).

Résultat d'une lente évolution, ils se sont mis à ressembler de plus en plus à des poissons : corps fusiforme sans poils pour un hydrodynamisme parfait ; les pattes sont devenues des "nageoires". Chez les mammifères marins la "nageoire caudale" (pattes postérieures transformées) est toujours horizontale alors qu'elle est toujours verticale chez les poissons.
Pour se déplacer les mammifères marins ondulent leur corps de façon verticale (latéralement chez les poissons). Ils ont une épaisse couche de graisse pour protéger leurs organes du froid.

Les mammifères marins sont carnivores sauf les siréniens qui sont des brouteurs d'herbiers marins. Chez les cétacés il faut distinguer les cétacés à dents qui sont donc de redoutables prédateurs, des baleines à fanons qui sont donc de paisibles animaux filtreurs se nourrissant de krill ( minuscules crevettes qui peuvent constituer des bancs énormes surtout dans les eaux froides).
Le Rorqual (ou Baleine bleue) peut engloutir jusqu'à trois tonnes de krill par jour.
Les pinnipèdes sont piscivores (qui se nourrissent de poissons).

Remarque : il existe aussi des mammifères aquatiques d'eau douce : Castor européen, Loutre d'Europe, Ragondin.


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Les oiseaux marins

Les oiseaux sont des tétrapode amniotes (la femelle pond des oeufs protégés par une coquille), couverts de plumes dont les membres antérieurs sont des ailes et dotés d'un bec (mâchoires cornées dépourvues de dents).
Comme les mammifères les oiseaux sont des animaux à "sang chaud" (température du corps constante).

On désigne sous le terme oiseau de mer un volatile qui tire son alimentation en grande partie de la mer. Le terme ne désigne donc pas un clade mais un regroupement selon le critère "milieu de vie".


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Les reptiles

Les reptiles sont des tétrapodes amniotes à sang froid.

Les serpents

Les serpents sont des tétrapodes qui ont perdu leur pattes.
Certaines espèces sont parfaitement adaptées au milieu marins. C'est le cas du Laticauda (ou "tricot-rayé").
Distribution : mers chaudes.
Ci-dessous à gauche Laticauda remontant à la surface pour respirer et à droite engloutissant une Murène.
LaticaudaLaticauda

Ne pas confondre le Laticauda avec l'anguille-serpent (voir ci-dessous) qui est,comme son nom l'indique, un poisson serpentiforme ! anguille serpent

Les chéloniens (tortues)

Les tortues sont munies d'un bec et comme les mollusques d'une carapace.

Ci-dessous la Cistude (Tortue européenne) à gauche et la Tortue de Floride à droite :
cistudetortue de Floride
La Cistude est une espèce gravement menacée par la Tortue de Floride (espèce invasive).

Les crocodiliens

Les yeux, oreilles et narines des crocodiliens sont situés sur la partie supérieure de la tête. Cela leur permet de guetter leur proie en gardant la majeure partie de leur corps immergé.
Ils peuplent les marais et rivières des régions chaudes du globe. crocodiliens
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Les amphibiens (anciennement "batraciens")

Ce sont des animaux uniquement dulcicoles (vivent en eau douce).
Ce sont des animaux à "sang froid".
Les oeufs - n'étant pas protégés par le liquide amniotique contenu dans une coquille - doivent être pondus dans l'eau. Il s'agit donc de tétrapodes non-amniotes.

Le terme amphibien est formé de deux mots grecs "amphi" qui signifie deux et "bios" : vie. En effet l'individu connait deux stades dans son existence : un stade larvaire entièrement aquatique (têtard) tel un poisson puis un stade adulte semi-aquatique.
Durant le stade larvaire le "têtard" est doté de branchies et d'une ligne latérale. Au stade adulte les branchies externes (et la ligne latérale) disparaissent et sont remplacées par des poumons internes.

Les amphibiens sont le chainon entre les poissons et les tétrapodes "supérieurs" (reptiles, oiseaux et mammifères).
Les amphibiens auraient pour ancêtre un poisson doté de nageoires paires charnues et musclées et cousin de l'actuel Dipneuste : le Rhipidistien.

Ci-dessous le Triton au stade larvaire avec ses branchies externes et au stade adulte (les branchies ont disparu).
tritontriton

Ci-dessous la grenouille taureau. grenouille taureau

Il s'agit d'une espèce originaire d'Amérique du Nord introduite en Europe. Elle est envahissante dans son aire d'introduction. On dit qu'elle est invasive. En effet elle est très prolifique et porteuse saine d'un champignon pathogène (porteur de maladie), elle précipite le déclin des espèces locales d'amphibiens.

Ci-dessous un animal qui ressemble à un ver (pas de pattes) mais c'est un vertébré non-amniote donc un amphibien : la cécilie cécilie
Ce sont des animaux qui vivent dans l'humus, la boue des marécages en forêt tropicale voire en eau libre.
Distribution : Amérique du sud.

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La cladistique remet en cause profondément la classification traditionnelle au sein des vertébrés.
Pour en savoir plus lisez l'encadré ci-dessous.


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Les poissons

Poissons - généralités

Les poissons sont des animaux uniquement aquatiques qui sont dotés de branchies pour extraire de l'eau l'oxygène nécessaire à leurs fonctions vitales. Leur peau est en général couverte d'écailles. Ils sont dotés de nageoires.
On distingue les poissons cartilagineux des poissons osseux.

Morphologie d'un poisson cartilagineux

Chez les raies les nageoires pectorales sont très développées ("ailes" de raie) ; les fentes branchiales et les narines sont en position ventrale.

Les fentes branchiales, la nageoire caudale asymétrique et le bouche ventrale permettent d'identifier les poissons cartilagineux.

Morphologie d'un poisson osseux

poisson osseux

L'opercule branchial, les nageoires rayonnées et repliables, la nageoire caudale symétrique caractérisent les poissons osseux.

Les nageoires

Chez les cartilagineux elles sont charnues et rigides alors que chez les poissons osseux elles sont rayonnées et repliables. Chez certaines espèces des rayons peuvent être épineux voire venimeux.
Il faut distinguez les nageoires paires (qui sont devenues les pattes chez les tétrapodes) des nageoires impaires.

Flottabilité

Les poissons cartilagineux flottent grâce à leur foie rempli d'huile et la légèreté de leur squelette (constitué de cartilage). Mais dès qu'elles cessent de nager certaines espèces coulent ...

Les poissons osseux possèdent une vessie natatoire remplie de plus ou moins de gaz. Il peuvent ainsi réguler leur flottabilité comme un plongeur avec son gilet stabilisateur.

Les sens

Les poissons cartilagineux sont capables de détecter les faibles signaux électriques émis par d'autres animaux grâce à des organes sensoriels situés sur le museau : les ampoules de Lorenzini.

Tous les poissons ont un "sixième sens" : la ligne latérale. Ils détectent ainsi la moindre variation de pression de l'eau : très utile dans les eaux sombres et pour le déplacement en bancs.

Reproduction

Chez les cartilagineux les sexes sont séparés (un individu nait mâle ou femelle et le reste toute son existence), la fécondation est interne. Le mâle dispose de deux appendices reproducteurs situés sur les nageoires pelviennes : les ptérygopodes.
Les cartilagineux sont ovipares ou ovovivipares voire vivipares. Chez les espèces ovipares l'embryon est contenu dans une capsule composée d'un matériau qui intrigue les chercheurs ...

Ci-dessous ptérygopodes d'un requin : ptérygopodes

Chez les osseux la fécondation est externe : sperme et ovules émis simultanément par le mâle et la femelle dans le milieu aquatique.

Reportez vous à l'encart rose sur la reproduction dans la partie introductive si certains termes ne signifient rien pour vous.

Des gros mots

Dans de nombreux ouvrages de biologie marine vous trouverez les mots chondrichthyens et osthéichthyens.
Pas de panique. Ces deux mots savants (et difficiles à prononcer) désignent respectivement les poissons cartilagineux et les poissons osseux.
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Les poissons cartilagineux

Si on exclut les Chimères (cartilagineux des abysses) les autres cartilagineux (raies et requins) sont désignés sous le terme d'élasmobranches ou sélaciens.
Chez les élasmobranches (ou sélaciens) les écailles ressemblent à des dents. Ainsi la peau de Roussette a longtemps été utilisée comme abrasif.

Environ 400 espèces de requins dont la taille varie de 60 cm (Roussette) à 15 mètres (Requin-Baleine). Chez les requins les fentes branchiales sont latérales.

Environ 450 espèces de Raies. Chez les Raies les fentes branchiales sont ventrales. Leur queue ressemble à un fouet doté souvent d'un dard venimeux. Les nageoires pectorales sont très développées ("ailes" de raie). Certaines espèces sont benthiques (vivent sur le fond) et d'autres sont pélagiques comme la Raie manta.

Il ne faut pas confondre les raies avec les poissons plats (sole, plie, turbot, etc.). Les raies benthiques sont posées sur le ventre alors que les poissons plats sont posés sur un côté (côté aveugle). les "plats" sont des poissons osseux !

Le requin de la mer du Nord : la Roussette.
Vendue sous le nom de "Saumonette", la Roussette est une espèce de requin.
L'oeuf est constitué d'une capsule robuste (abritant l'embryon) qui s'accroche à une algue ou un rocher grâce à de longs filaments.
roussetteoeufs de roussette

Si vous voulez en savoir plus sur les cartilagineux de MMN lisez la fiche ci-dessous !


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Les poissons osseux

Alors que chez les cartilagineux les nageoires sont rigides, elles sont rayonnées et repliables chez les osseux ce qui facilite les manoeuvres. Dans de nombreuses espèces elles sont de plus épineuses voire venimeuses (reliées à une glande à venin).
L'ouverture alternée de la bouche et des opercules branchiaux crée un circuit d'eau pour que l'animal puisse respirer.

Les Pleuronectiformes sont des poissons osseux plus connus sous le terme "poissons plats".
Les poissons plats sont couchés sur un côté aveugle ; les yeux sont situés sur l’autre côté. L’alevin d'un poisson plat est un individu parfaitement symétrique puis la métamorphose s’opère : les yeux passent du côté gauche ou du côté droit selon les espèces.
Ces poissons benthiques sont parfaitement mimétiques avec le fond en adoptant la même couleur (homochromie) grâce à des cellules pigmentaires (chromatophores).
Ainsi il faut moins de 20 minutes au Turbot pour copier la couleur du fond. Le côté "aveugle" (sans yeux) est toujours de couleur blanche. Les "plats" vivent sur les fonds sableux et sont dépourvus de vessie natatoire.
Ci-dessous le Turbot qui est une espèce gauchère. turbot

Les anguilliformes sont des poissons osseux serpentiformes. La peau sans écailles est couverte de mucus. Les nageoires dorsales et anales sont en continuité avec la caudale ; pas de nageoires pelviennes. On trouve dans cet ordre l’Anguille, le Congre et la Murène.
L'anguille est un poisson euryhalin (très tolérant à la variation de salinité). Animal d'eau douce mais que l'on peut rencontrer aussi dans les eaux côtières. anguille

Les salmoniformes ont deux nageoires dorsales dont une très petite sans rayons : la nageoire adipeuse (nageoire molle).
On trouve dans ce groupe le Saumon et toutes les truites.
Le saumon est un poisson amphibiotique c'est à dire un poisson qui fréquente alternativement la mer et les rivières. saumon

Les clupéiformes sont des petits poissons de mer que vous appréciez : le Hareng, le Sprat, l’Alose, la Sardine. Ils se caractérisent par une seule nageoire dorsale sans épines, un corps fuselé et une nageoire caudale très échancrée.
Le Hareng a une seule petite nageoire dorsale. Se déplace en grands bancs.
Commercialisé sous différentes appellations en fonction de la préparation effectuée : hareng saur, rollmops, kipper, etc. hareng

Les gadiformes pèsent lourd dans l'économie de la pêche.
Deux nageoires anales et une à trois nageoires dorsales et le corps est fusiforme ; de nombreuses espèces possèdent des barbillons (morue, tacaud, motelles).
Espèces correspondantes : Morue (ou Cabillaud), Merlan, Lieu jaune, Lieu noire, Tacaud, les Motelles, Merlu (ou Colin), Lingue commune (ou Julienne), Capelan, Eglefin.
La Morue a un barbillon mentonnier. Espèce menacée en raison d'une surpêche. Vendue sous le nom de Cabillaud. morue
Le Merlan ressemble à une Morue mais plus petit et pas de barbillon mentonnier. merlan

Chez les syngnathiformes la bouche sans dents a la forme d’une pipette ; l'animal se nourrit en aspirant (dépression créée par l'ouverture des ouïes). Le corps est couvert de plaques osseuses.
Dans ce groupe c'est le père qui prend soin des oeufs. La femelle pond dans la poche incubatrice du mâle. Ce dernier féconde les oeufs avec sa laitance et les incube. Les Hippocampes & Syngnathes appartiennent à cet ordre.
Ci-dessous Grand syngnathe. syngnathe

Chez les scorpiformes les nageoires sont très rigides et épineuses reliées pour certaines espèces à des glandes à venin. Les nageoires pectorales sont très développées. Une cuirasse osseuse couvre la tête.
De nombreux poissons exotiques appartiennent à ce groupe : poisson-scorpion, poisson-crocodile, poisson-pierre, rascasse volante, etc.
Mais chez nous on peut rencontrer le Grondin rouge qui est appelé ainsi car il peut émettre des grognements.
Chez cette espèce les trois premiers rayons des nageoires pectorales lui permettent de "marcher" sur le fond.
Photo ci-dessous prise aux Ridens (au large de Boulogne sur mer). grondin

Chez les zéïformes le corps à forme du corps est celle d'un disque aplati. 
L’espèce la plus connue est le Saint-Pierre. saint pierre

Chez les lophiformes la première épine de la nageoire dorsale est un leurre permettant d’attirer des proies.
Il s’agit surtout d’espèces abyssales sauf la Baudroie commune (vendue sous le nom de "Lotte de mer"). baudroie

L'ordre des perciformes regroupe 40 % des espèces de poissons osseux. Chez les perciformes les nageoires pelviennes sont très rapprochées des nageoires pectorales.

Quelques espèces de cet ordre ci-dessous.

Le Bar qui est appelé "Loup de mer" en Méditerranée. Vit en pleine eau mais près du fond.
Le Bar est devenu un produit d'aquaculture. Quant à la variété sauvage, elle est commercialisée sous le label "Bar de ligne". bar
Le Rouget.
Remarquez les deux barbillons très longs. rouget
Le Maquereau doit nager sans s'arrêter pour ne pas couler car il est dépourvu de vessie natatoire. maquereau

Les Blennies & Gobies sont de petits poissons côtiers.
Le Cabot (l'espèce de Blennie la plus répandue) a un petit "plumeau" sur la tête.
Chez les gobies les deux nageoires ventrales sont soudées en une sorte de ventouse ; très pratique pour se fixer sur un rocher malgré le ressac.
Les blennies et gobies n'ont pas de vessie natatoire. L'individu vit collé au fond et nage mal, avançant par bond successifs.
Ci-dessous à gauche Cabot et à droite Gobie paganel :
cabotgobie paganel
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Si vous voulez en savoir plus sur les poissons osseux en MMN lisez la fiche ci-dessous !


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Poissons dulcicoles

Après les poissons de mer abordons maintenant les poissons d'eau douce.

Précisions d'abord que les poissons cartilagineux sont totalement absents du milieu dulcicole.
La main de l’homme est très présente en eaux douces. De nombreuses espèces ont volontairement été introduites. Certaines introductions sont tellement anciennes qu’on en oublie qu'il s'agit d'espèces importées.

Parmi les poissons d'eau douce il y a les siluformes qui ont une peau visqueuse sans écailles autorisant une respiration cutanée.
Deux espèces dans ce groupe : poisson-chat & Silure qui sont des espèces introduites.
Poisson-chat : quatre paires de barbillons qui jouent un rôle important dans la détection de la nourriture.
Espèce considérée comme invasive. Le transport d'individus vivants est interdit.
Silure glane : Ce "géant d'eau douce" peut atteindre au maximum 5 mètres pour un poids de 300 kilos ...
Une seule petite nageoire dorsale ; des yeux minuscules et trois paires de barbillons qui compensent une vision très mauvaise.
Ci-dessous Poisson-chat à gauchet et à droite Silure :
poisson-chatsilure

Ci-dessous la fiche détaillée sur les poissons dulcicoles de France métropolitaine !


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Les Agnathes

Ce groupe englobe les myxines et les lamproies c’est à dire des vertébrés archaïques.
Il s’agit en effet de vertébrés sans mâchoires. Ils ne possèdent pas non plus de membres (nageoires paires : pectorales et ventrales). Aussi ne sont-ils plus considérés comme des poissons. Leur corps est anguilliforme et leur peau est visqueuse (sans écailles). Les agnathes sont des parasites.

La lamproie

La bouche circulaire est entourée de dents cornées qui lui permettent d’arracher des morceaux de chair à ses victimes. Elle se nourrit aussi de son sang.
Observez dans la photo de gauche les orifices branchiaux et dans celle de droite la bouche sans mâchoires.
lamproielamproie
Ci-dessous à gauche brochet parasité par deux lamproies et à droite morsures du parasite sur un saumon.

La myxine

L’animal est plutôt terrifiant ; il n’a pas d’yeux mais un odorat très développé pour détecter les proies potentielles. La bouche est bordée de quatre ou six tentacules selon les espèces.

Ses système de défense et d'agression sont tout aussi glaçants ...
Lorsqu'elle est attaquée la myxine produit un mucus gélatineux dans l'eau qui peut rapidement engluer les branchies et la bouche de l’agresseur et ainsi, contrecarrer l'attaque.  Les chercheurs s'intéressent beaucoup à ce mucus car ses propriétés sont étonnantes et pourraient déboucher sur des innovations.

Le principal gibier de la myxine est constitué de poissons morts ou agonisants. Elle fonce sur sa proie, enroule son corps en une demi-clé puis enfonce sa tête dans le corps du poisson moribond. Elle arrive à entrer entièrement dans les entrailles de sa victime.
Ci-dessous deux myxines tendrement enlacées.

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Les Invertébrés aquatiques

Les Mammifères, Reptiles, Batraciens, Oiseaux et Poissons constituent les Vertébrés (animaux les plus évolués doté d'une colonne vertébrale). Mais la faune aquatique comprend aussi les Invertébrés.

Les invertébrés sont regroupés en différents embranchements qui sont : les Urocordés les Arthropodes les Mollusques les Vers les Échinodermes Les Bryozoaires les Cnidaires les Cténaires les Spongiaires

Sachez cependant que la distinction traditionnelle entre vertébrés et invertébrés est remise en cause par la cladistique.
Ainsi dans la classification moderne le groupe des vertébrés n'est plus qu'un sous-embranchement des chordés ...


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Les urocordés

Ce sont des animaux uniquement marins (absents en eau douce).

Ces animaux d'apparence si simple sont biologiquement les plus proches des vertébrés ! Avec les vertébrés ils constituent le super embranchement des Chordés.
Les tuniciers sont en effet les seuls invertébrés doté d'un axe squelettique interne (notocorde) au stade larvaire.
La larve de tunicier est pélagique et ressemble à un têtard avec une "colonne vertébrale" surmontée d'une "moelle épinière".

A l'état adulte l'individu prend la forme d'une outre munie de deux ouvertures ou (siphons) et la notocorde disparait.
L'enveloppe extérieure, la tunique, (d'où l'autre nom du l'embranchement : Tuniciers) est composée surtout de cellulose.
Les urocordés se nourrissent de plancton par filtration. L'eau entre par le siphon buccal et ressort par le siphon cloacal.
Certaines espèces de Tuniciers sont pélagiques et appartiennent au macro plancton ; ce sont les Thaliacés. D'autres espèces sont fixées ; ce sont les Ascidies.

Les tuniciers fixés : les ascidies

Les ascidies sont solitaires, sociales ou coloniales.

Ci-dessous morphologie d'une ascidie simple (un seul individu) de type Cione et d'une ascidie coloniale de type Botrylle :

Chez la Botrylle la tunique et le cloaque sont communs aux différents individus de la colonie.

Les ascidies sont hermaphrodites synchrones. La reproduction est uniquement sexuée chez les ascidies solitaires. Mais dans les autres groupes elle peut être aussi végétative : l'ascidie mère est dotée d'un stolon sur lequel vont bourgeonner de nouveaux individus.

Ci-dessous à gauche la Cione (ou Ascidie jaune) qui est une ascidie solidaire et à droite une "société" de Clavelines :
cioneclaveline
Tous les individus de la "société" de Clavelines ont le même parent unique et sont reliés entre eux par un stolon.
Ci-dessous une colonie de Botrylles étoilés sur une Ascidie japonaise. botrylle
Une dizaine d'individus partagent la même tunique et le même cloaque.
Astuce : on peut parfois confondre les ascidies avec les éponges. Si vous touchez légèrement une ascidie elle se rétracte brutalement alors qu'une éponge (dépourvue de système nerveux) ne réagit pas.

Les tuniciers pélagiques ou les thaliaciés

Les salpes sont les thaliacés les plus courants.
Ci-dessous morphologie d'un Salpe :

La tunique est transparente. Les Salpes nagent par réaction en chassant par le cloaque l'eau rentrée par la bouche.
Le mode de reproduction est complexe combinant bourgeonnement et reproduction sexuée.
Ci-dessous bouteille de plastique ? salpe

Non il ne s'agit pas d'une bouteille plastique mais de la Salpe Thétis.
La tunique cellulosique transparente laisse apparaître au dessus du cloaque une tache sombre (le nucleus) qui correspond aux viscères de l'animal.
Un salpe vu de l'arrière. On distingue bien le siphon cloaqual. salpe

Cet animal mène une vie libre, précédée d'un phase éphémère au cours de laquelle de nombreuses individus sont reliés entre eux au sein d'une superbe chaine suite à un bourgeonnement du parent.

Ci-dessous chaine de Salpes : chaine de salpes

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Les Arthropodes

L'embranchement des Arthropodes est de très loin celui qui possède le plus d'espèces de tout le règne animal (80 % des espèces connues). On compte plus d'un million et demi d'espèces d'Arthropodes.

Un Arthropode ("pieds articulés" en grec) est un animal dont le corps est segmenté et protégé par une carapace (exosquelette). Chaque segment est doté d'une paire d'appendices articulés. La carapace n'étant pas extensible ; l'animal doit muer régulièrement (changer de carapace).

On désigne sous le terme d'exuvie l'enveloppe que l'animal a abandonné lors de sa mue. On peut découvrir des exuvies dans les "laisses de mer" (amoncellement en haut de plage de débris organiques suite aux marées).

Dans la mer on ne rencontre que des crustacés. par contre en eau douce beaucoup d'insectes ont une vie larvaire aquatique.

Les Crustacés se distinguent des autres arthropodes par l'existence de deux paire d'antennes et une paire de mandibules et cinq à sept paires de pattes. Le crustacé est protégé par une carapace de chitine (substance chimiquement proche de la cellulose).

Chez les crustacés les sexes sont généralement séparés. Ces animaux sont ovipares. La fécondation est interne. Le mâle féconde la femelle juste après la mue de celle-ci quand sa carapace n'a pas encore durci. Les femelles portent les œufs durant toute la période d'incubation. A l'éclosion chaque œuf libère une larve qui rejoint le zooplancton.

Chez toutes les espèces de crustacé l'individu connait un stade larvaire : larve nauplius.

La mue de l'araignée de mer

Les Cirripèdes

Les Cirripèdes sont des crustacés qui vivent fixés à l'état adulte. Chez ces animaux les pattes se sont transformées en "fouets" appelés cirres.
Dans ce groupe on trouve les Balanes et les Pouces-pieds.
Pas besoin de plonger pour observer des Balanes puisqu'elles se fixent sur les rochers d'un estran (zone régulièrement immergée puis émergée). Dès que la mer les recouvre l'animal ouvre sa carapace et sort ses cirres pour brasser l'eau.

Les cirres en plein action

La Balane est un animal étonnant. L'individu est hermaphrodite (en même temps mâle et femelle) mais ne peut pas s'auto-féconder. Il dispose du pénis le plus long du règne animal (jusqu'à huit fois la longueur de son corps).

Vidéo : les pénis en pleine action

Les crustacés planctoniques

Les Copépodes sont de minuscules crustacés (moins de 3 mm) qui constituent l'essentiel du zooplancton. L'animal n'a qu'un oeil.
Les copépodes sont phytophages (se nourrissent de phytoplancton).
Le "krill" atlantique appartient aussi au zooplancton et vit en larges bancs denses qui s'étendent parfois sur près de 450 km. Ces bancs sont repérables depuis la surface par la couleur brun-rouge qu'ils donnent à l'eau. Chaque individu mesure entre 2 et 4 cm et ressemble à une minuscule crevette.
Ci-dessous Copépode et "krill" :
copépodekrill

Tous les macros crustacés (même les cirripèdes) connaissent un stade larvaire ("larve nauplius") pélagique donc planctonique.
Ci-dessous larves de Homard et de Balane :
larve de homard

Les décapodes

Ils sont appelés ainsi car ils disposent de cinq paires d'appendices thoraciques.
C'est un ordre très important qui comprend entre autres le sous ordre des brachyoures (ou vrais crabes).
Il y a 7 000 espèces de crabes ; plus que d'espèces de mammifères ...

Vous les connaissez tous : Crabes & Araignées de mer, Cigales de mer & Langoustes, Homards & langoustines & Écrevisses, Pagures & Galathées, crevettes, etc.
Ils sont tous marins sauf les Écrevisses.
Chez les décapodes la tête et le thorax sont soudés : céphalothorax.
Le céphalothorax comprend 2 paires d'antennes et 5 paires d’appendices thoraciques et locomoteurs.

Certains décapodes ont un abdomen (pléon) très développé et chez d’autres il est atrophié et replié sous le thorax.

Attention, le mot "crabe" est ambigu et est utilisé parfois pour désigner des espèces qui ne sont pas des brachyoures (ou vrais crabes). A contrario certains brachyoures ont un nom vernaculaire dépourvu du mot "crabe".

Ci-dessous schémas morphologiques correspondant à quatre catégories de décapodes : palinoures, , astacoures, Caridés et Brachyoures :

Les décapodes ne comptent pas que sur leur carapace - pourtant très robuste chez certaines espèces - pour se protéger.

Ci-dessous quelques décapodes méconnus car absents des plateaux de fruits de mer : Macropode, Hippolyte (crevette des herbiers), Périclimenes (crevette des anémones), Inachus (crabe des anémones) :

Les plus gros arthropodes sont des décapodes.
Ci-dessous à gauche le Crabe araignée géant du Japon et à droite le Crabe royal du Kamchatka :

Le Crabe araignée du Japon est le plus gros décapode & crustacé & arthropode au monde !
Le "Crabe" royal n'est pas un brachyoure mais un anomoure.

Isopodes et amphipodes

Les isopodes ont 7 paires de pattes identiques. Quant aux amphipodes le nombre de pattes dépend des espèces et le corps est comprimé latéralement.
Ci-dessous : Ligie (ou Cloporte marin)& Talitre (ou Puce de mer) :
cloporte de merpuce de mer

Si vous voulez en savoir plus sur les crustacé et en particulier ceux de MMN consultez la fiche ci-dessous !


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Les Mollusques

Il s'agit d'un embranchement essentiellement aquatique même s'il existe quelques espèces de mollusques terrestres tels l'Escargot et la Limace.

Les mollusques sont des animaux qui ont un corps mou protégé par un manteau qui sécrète souvent une coquille.
Les mollusques n'ont pas de pattes mais disposent d'un large pied pour le déplacement (ou l'enfouissement).
Ils ont une langue râpeuse (dotée de dents) : la radula.

Les Polyplacophores

Chez les Polyplacophores ou Chitons (prononcez "kitons") le manteau sécrète une carapace composée de huit plaques.
Les Chitons vivent dans la zone de balancement des marées (estran) de préférence sous les pierres. Grâce à leur large pied ils peuvent s'agripper solidement au rocher. Pensez à remettre la pierre en place pour que le chiton découvert ne finisse pas dans le bec d'un goéland.
Comme les Ligies (Cloportes marins) ils peuvent se mettre en boule s'ils sont menacés.
Ci-dessous Chiton vu de dessus et de dessous :
chitonchiton

Pratique : ne confondez pas le Chiton avec le Cloporte de mer (Ligie océanique).
ligie
La ligie (crustacé) a une carapace identique à celle du Chiton mais possède des pattes (et non pas un large pied).

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Les Gastéropodes

Les gastéropodes sont des brouteurs grâce à leur langue râpeuse (radula). Mais attention n'en déduisez pas qu'ils sont tous herbivores. Car si certains broutent des algues, d'autres broutent des animaux fixés (éponges, cnidaires, etc.).
Ci-dessous : radula d'un Ormeau et schéma de fonctionnement de la radula :
radularadula
Les gastéropodes ont à l'avant une paire de tentacules olfactives : les rhinophores.

Les gastéropodes se déplacent par reptation avec leur large pied.
Ci-dessous Crépidule vue de dessous ; on observe le pied. crepidule

Les "escargots de mer"

Les gastéropodes prosobranches ont les branchies à l'avant du corps et sont dotés d'une coquille alors que les gastéropodes opisthobranches ont les branchies à l'arrière mais surtout la coquille a disparu (ou presque).
Chez les "escargots de mer" le pied comprend souvent un opercule qui ferme parfaitement la coquille lorsque l'animal est rentré dedans.
Ci-dessous quelques "escargots de mer" peu connus car absents des plateaux de fruits de mer : Patelle, Crépidule, Nasse, Ormeau.
patelle

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Liste quasi exhaustive des prosobranches de MMN ci-dessous.

Les "Limaces de mer"

Les gastéropodes opisthobranches sont dépourvus de coquilles mais pas de système de défense ... Par ailleurs ils sont hermaphrodites synchrones (en même temps mâle et femelle).

Le Lièvre de mer ou Aplysie
C'est un herbivore. Dérangé il sécrète un liquide violacé surnommé "le vinaigre" pour décourager ses agresseurs.
Un individu peut mesurer jusqu'à 20 cm. Il peut se former de longues chaines de copulation lors de la reproduction.
Cet animal intéresse beaucoup les chercheurs dans les maladies neurodégénératives car ses neurones sont peu nombreux mais ils sont visibles à l'oeil nu ...
Ci-dessous une Aplysie et sa ponte : lièvre de mer

Parmi les Limaces de mer il existe le groupe étonnant : les Nudibranches.
Les nudibranches sont des brouteurs d'éponges, de cnidaires, de cirripèdes, etc.
Certaines espèces arborent de superbes couleurs. Une façon de dire : "je ne me cache pas ; ne cherchez pas à me manger ; je ne suis pas comestible" ; elles concentrent dans leur organisme le venin des cnidaires ou éponges dont elles se nourrissent.
D'autres espèces sont parfaitement mimétiques avec leur environnement. C'est le cas de l'Elysie verte qui broute des algues vertes. elysie verte

On peut rencontrer ce nudibranche dans le Grevelingen (Zélande) sur les Codiums fragiles (algues vertes) dont il se nourrit.

Les chloroplastes ingérés par ce nudibranche survivront plusieurs semaines à l'intérieur de ses tissus et continueront de produire des glucides dont bénéficiera l'animal.
.

En Zélande on peut aussi admirer un nudibranche éolidien : la Flabelline gracile flabelline

Notez les papilles dorsales qui contiennent des cnidocystes * fonctionnels provenant des Cnidaires dont l'animal se nourrit.

En Manche on peut essayer de découvrir le Tritonia des Gorgones.
L'animal ressemble à s'y méprendre à une branche de Gorgone ; le mimétisme comme moyen de défense. tritonia des gorgones

Sur la côte atlantique on peut admirer le Doris cantabrique (ou Doris "gordini").
Comme moyen de défense la limace dispose de plusieurs glandes remplies de longifoline (une substance chimique toxique tirée des éponges qu’elle broute).
Ci-dessous accouplement de deux individus et ponte de Doridien :
doris gordini copulationdoridien ponte

Notez bien la position "tête-bêche" ; les rhinophores, le panache branchial à l'arrière de chaque individu.

Cnidocystes : cellules venimeuses des cnidaires.
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Les Bivalves (ou Lamellibranches)

Les Bivalves sont posés sur le fond ou fixés ou fouisseurs (s'enfoncent dans le sable à marée basse).
Chez les Lamellibranches la tête (donc la radula) a disparu. Par contre les branchies sont très développées.
Ce sont des animaux filtreurs se nourrissant de plancton
Ainsi la Moule commune peut filtrer entre 45 et 70 litres d'eau par jour ... L'eau entre par un siphon inhalant puis passe par les branchies qui retiennent l'oxygène et les particules nutritives et ressort par le siphon exhalant.

Chez les bivalves la fécondation est externe. Un Bénitier (le plus gros des mollusques) peut émettre 50 millions de gamètes en une vingtaine de minutes ...

La coquille Saint-Jacques

Le mécanisme de survie de cette espèce n'est pas l'enfouissement mais la fuite rapide en cas de menace.

La fuite de la Coquille Saint-Jacques

Les bivalves fouisseurs des estrans sablo-vaseux

La Coque s'enfouit seulement de quelques centimètre en profondeur car ses deux siphons sont très courts.

Par contre la Palourde européenne a des siphons beaucoup plus longs et peut s'enfoncer jusqu'à 20cm.

Le Couteau peut s'enfoncer encore plus profondément (jusqu'à 50 centimètres). A marée basse il laisse sur le sable un petit orifice en forme de trou de serrure creusé par les deux siphons.
Les pécheurs à pied font remonter l'animal en surface en y déposant du gros sel pour faire croire à l'animal que la mer est remontée.
Ci-dessous Coque, Palourde et Couteau :
coquepalourde
couteau
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Les Céphalopodes

Les Céphalopodes constituent la classe la plus évoluée des mollusques. Le pied s'est transformé en tentacules pour la capture de proies.
Ce sont de redoutables carnivores. La tête comprend deux yeux performants. La bouche dispose d'un bec puissant.
Les espèces les plus connues sont : la Seiche, le Calmar (ou encornet), le Poulpe (ou Pieuvre).

Céphalopodes de MMN

On peut observez chez nous surtout la seiche et la Sépiole.
Ci-dessous Seiche : seiche

La seiche en chasse

Ci-dessous une Sépiole zélandaise ; petit céphalopode mesurant 5 cm.
sépiole

Les pontes des céphalopodes

Ci-dessous et de gauche à droite : oeufs de Seiche ("raisins de mer"), ponte de Calmar et ponte de Poulpe :


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Les Vers

En fait les Vers ce n'est pas un embranchement mais plusieurs !
Mais je ne vais pas vous embrouiller avec la taxinomie (science de la classification du vivant).

Les Némertiens

Ces vers ont un corps allongé, mince et mou d'où le surnom de "vers rubans".
La taille des adultes peut atteindre 30 mètres pour l'espèce Lineus longissimus (il n'y a pas de nom commun).
Ils sont très cassants mais chaque fragment peut régénérer un ver entier (scissiparité).
Ci-dessous le fameux Lineus longissimus qui ne mesure ici que 5 mètres némertien

Les Annélidés

Les Annélidés ou (vers annelés) constitue l'embranchement le plus connu de tous puisque le Ver de terre, le Ver de côte (ou Arénicole)et la Sangsue en font partie.
Leur corps cylindrique est formé d’une succession de segments en forme d'anneau (ou métamères) tous semblables. Seule la tête et la queue sont différentes. Les segments portent des appendices ("soies").

On rencontre dans le milieu marin surtout des Annélides polychètes ("Annélidés avec beaucoup de soies").

Les Annélides polychètes ont une grande capacité de régénération. Elles peuvent, selon les espèces, régénérer la région antérieure ou postérieure.

Polychètes errants

Ci-dessous quatre espèces d'annélidés polychètes errants : l'Arénicole (ou ver de vase), la NéréideAphrodite (Souris de mer) et le ver de feu :
arénicolenéréide
aphroditever de feu

L'Arénicole n'a longtemps intéressé que les pêcheurs (excellent appât). Mais désormais ce ver intéresse aussi les chercheurs. En effet l'hémoglobine de cet animal possède des propriétés étonnantes. Elle permet de conserver plus longtemps les organes à transplanter.
Le ver de feu est très fréquent en Méditerranée orientale. Ne pas toucher car les soies sont très fragiles et pénètrent dans la peau provoquant des brulures.

Polychètes tubicoles

Les Polychètes tubicoles sont des organismes fixés vivant dans un tube. Ce sont des filtreurs actifs ; ils arborent un superbe panache branchial qui capture le plancton et l'amène à la bouche.
Ci-dessous une Sabelle et un Bispire (panache double):
sabellebispire
Ne pas éclairer ces Vers avec votre torche de plongée ; le panache se replie alors dans le tube.

L'Hermelle
Cette espèce de ver sédentaire vit en colonie. Chaque individu édifie un tube accolé aux autres. De véritables récifs se constitue alors.
Ci-dessous une colonie d'Hermelles et un individu extrait de son tube protecteur. Espèce absente de la mer du Nord.
hermelle

Serpule
L'individu produit un tube calcaire sinueux incrusté dans le rocher. serpule

Lanice
Polychète Sédentaire que l'on peut observer en grandes concentration lors des grandes marées sur les estrans sableux : "les gazons de Lanices". lanice

Un spirographe

Le ver tubicole des abysses

Un ver que vous ne risquez pas de rencontrer en plongée : le Pogonophore. pogonophore

En effet il vit près des sources chaudes abyssales et filtre des bactéries. Le tube peut atteindre 2 mètres !

Les Echiuriens

L'embranchement des Echiuriens ne comprend qu'une centaine d'espèces.
Les échiuriens possèdent un tronc cylindrique précédé d'une trompe rétractile qui la forme d'une cuillère.
L'espèce la plus connue est la Bonellie.

La Bonellie représente un cas de dimorphisme sexuel extrême. En effet, il faut deux ans à la Bonellie femelle pour devenir adulte et acquérir une taille de 1 mètre, alors que le mâle au stade adulte ne dépasse pas quelques millimètres. Encore à l'état larvaire, le mâle se fixe à la femelle. Son avenir est de vivre dans la trompe de celle-ci et de féconder tous les œufs qu'elle produit.

Ci-dessous la Bonellie (photo et schéma) :
bonellie

Les vers plats

Les Plathelminthes (Vers plats) sont les vers les plus primitifs. La reproduction asexuée (à partir d'un seul individu) par scissiparité (division de l'individu en deux clones) est possible.
Ces animaux sont démunis d'appareil respiratoire et d'appareil circulatoire ; la respiration se réalise par simple diffusion  au travers des parois cellulaires. Le système digestif est dépourvu d'anus ...

Le groupe de vers plats que l'on peut observer en plongée sont les Planaires.

Les planaires sont extrêmement plats (épaisseur ne dépasse pas le millimètre) et abordent de belles couleurs comme les nudibranches mais vous ne devez pas les confondre car ils sont dépourvus d'appendices (ni rhinophores ni de panache branchial).
Ils sont très fragiles. Évitez de les toucher !

Où est la Planaire lactée ? Où est le Nudibranche ?
planaire lacté

Vous pouvez rencontrer la Planaire lactée (taille : 2 cm) au lac bleu près d'Arras. Cet animal a une capacité de régénération étonnante ; même la millième partie de son corps peut recréer un individu. Aussi est-il sujet à de nombreuses recherches.

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Les Échinodermes

Exclusivement marins, les échinodermes ("peau épineuse" en grec) sont les Oursins, Ophiures, Astérides, Holothuries et Crinoïdes.

Leur corps possède une symétrie rayonnée d'ordre 5 qui est unique dans le règne animal.
Particularité de cet embranchement : un système de canaux remplis d'eau en pression et se terminant par de minuscules pieds (podias) permet à l'animal de se déplacer lentement ... Ce système hydraulique est appelé système aquifère.
Les échinodermes sont acéphales (absence de tête). Les étoiles de mer ont à l'extrémité de chaque bras une tache oculaire (un oeil primitif).

Ces animaux ont un pouvoir de régénération important (surtout les Astérides).
Concernant la reproduction sexuée, les sexes sont séparés et la fécondation est externe (émission des gamètes en pleine eau de façon simultanée par les mâles et femelles).

Ci-dessous schéma du système aquifère :
système aquifère

L'eau rentre par la plaque madréporique ; un canal latéral par bras irrigant les centaines de podias de ce dernier. La mise en pression d'un bras permet le déplacement dans sa direction.

Les Crinoïdes

Les Crinoïdes sont surtout présentes dans les mers chaudes.
Ces animaux vivent fixés grâce à un crampon (comme des algues) Mais ils peuvent se déplacer en cas de danger.
En mer du Nord et en Manche on peut rencontrer la Comatule commune surnommée "la Fougère des mers". Ses dix bras en forme d'arbuste lui donne en effet l'allure d'une fougère. La Comatule utilise ses bras pour amener le plancton à sa bouche.
Ci-dessous : Comatule commune ; à gauche cramponnée au substrat et à droite posée sur des Clavelines.

Danse en pleine eau de la comatule

Les Oursins

Chez les Oursins l'exosquelette a la forme d'une sphère (le test).
La peau est couverte de piquants acérés qui pour certaines espèces peuvent être venimeux.
La peau comprend aussi de minuscules pieds (podias) reliés au système aquifère et permettent donc le déplacement nocturne de l'animal.
Les oursins sont des brouteurs herbivores. l'appareil masticateur composé de 5 dents est appelé "la lanterne d'Aristote".
Ci-dessous : Oursin violet (ou Châtaigne de mer) et Oursin coeur :

L'Oursin coeur vit enfoui dans le sable. Il est courant de trouver un test de cet animal échoué sur une plage.
Comme le ver Arénicole c'est un "mangeur de sable". Il se nourrit en effet de la matière organique contenue dans le sable. Chez cet animal les mâchoires ("lanterne d'Aristote") ont disparu.

Déplacement d'un oursin

Les Astérides (ou étoiles de mer)

Chez les Astérides les piquants sont disposés sur la surface supérieure des bras alors que les podias sont sur la face inférieure.
Les podias mus par la pression hydraulique servent non seulement au déplacement mais aussi à ouvrir la coquille de bivalves. Les étoiles de mer sont en effet de redoutables carnivores et qui apprécient particulièrement les moules.

Les Astérides ont un pouvoir de régénération très important ; un bras seul coupé peut générer un individu entier.
Ci-dessous : Astérie commune(étoile de mer commune), Astérie dévaginant son estomac à l'intérieur d'une moule, Astérie en phase de régénération.

Ci-dessous lien vers une courte vidéo sur le "Soleil de mer"

Un prédateur redoutable

Cette astérie est très rapide : 1 mètre à la minute.

Les Ophiures

Chez les Ophiures La face orale (tournée vers le fond) porte la bouche. Il n’y a pas d’anus.
Ce sont des Animaux très mobiles les plus rapides des échinodermes (jusqu'à deux mètres à la minute). Les ophiures sont pourtant dépourvus de podias. Aussi pour avancer ils ondulent leurs bras (au nombre de cinq et très fins).
Ce sont des animaux filtreurs qui capturent les particules de matière organique à l’aide des piquants des bras dressés à la verticale. Il s'agit d'animaux sciaphiles (qui craignent la lumière) que l'on trouve souvent en retournant une pierre.

Les Holothuries

Les Holothuries (ou Concombres de mer) ont un système de défense original. Si un individu se sent menacé il lance de grands filaments collants et toxiques (tubes de Cuvier) vers son agresseur. Il peut aussi expulser son intestin l'abandonnant à son prédateur. Le plongeur devra éviter de provoquer de telles réactions de l'animal car elles exigent de celui-ci un très gros effort.
En Manche on peut rencontrer le lèche-doigts (ou Cornichon de mer).
Ci-dessous Grand lèche-doigts blanc ; à gauche tentacules déployées ; à droite sur un estran et tentacules rétractées :

Grâce à ses tentacules l'animal capture des organismes planctoniques et ensuite il lèche chaque tentacule pour se nourrir d'où son nom populaire.

Le repas du lèche-doigts

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Les Bryozoaires

Bryozoaire (du grec bryoza « mousse » et zoon « animal » donc « animaux mousse » du fait de leur aspect duveteux.
Mais les zoologistes préfèrent désormais le terme Ectoproctes (du grec ekto  «dehors » et prokto « anus).

Il s'agit d'un embranchement très discret et donc peu connu des plongeurs.

Il s'agit d'un groupe de 5 000 espèces environ qui sont toutes coloniales et aquatiques. Les colonies sont en général sessiles (fixées).

Chaque individu (zoïde) de la colonie ne dépasse pas le millimètre. Le zoïde est constitué d’une partie vivante (polypide) entouré d’une logette (cystide). Le polypide laisse paraitre sa couronne tentaculaire (lophophore) destinée à capturer le plancton. Ses tentacules sont munies de cils qui transportent la nourriture vers la bouche.

La disposition des zoïdes est très régulière : géométrique !

Certaines espèces dites encroutantes forment de grandes plaques blanchâtres sur les algues (et en particulier les Laminaires) mais aussi sur des rochers, coquillages, coques de navires. D'autres espèces ont la forme d'arbustes ou de boules. De rares espèces sont pélagiques (flottent entre deux eaux).

Ci-dessous le schéma d'un zoïde de bryozoaire :

Notez le tube digestif en forme de U avec deux orifices dont un anus à côté du lophophore d'où le terme "ectoprocte".

Reproduction

Reproduction sexuée : les bryozoaires sont en général hermaphrodites protandres (d’abord mâle puis femelle). L’oeuf fécondé donne une larve pélagique qui ensuite se fixe et est à l’origine d’une nouvelle colonie.

Reproduction asexuée : la croissance de la colonie (nouveaux zoïdes) se fait par bourgeonnement.
Chez les espèces dulcicoles des « bourgeons dormants » (statoblastes) peuvent se détacher de la colonie moribonde pour former une nouvelle colonie. Ces "graines" sont transportées par les oiseaux pour une dissémination de l'espèce. Elles peuvent rester à sec très longtemps.

Bryozoaires de MMN

Ci-dessous : Cellépore pierreuse, Grande flustre, Rose de mer, doigts de feu et Bugule plumeuse :


Ci-dessous une espèce très répandue : la Membranipore des Laminaires (colonie et détail):

Disposition en rangées des zoïdes

Une autre espèce encroutante : Conopeum des Moules (colonie et détail):

Disposition rayonnée des zoïdes

Bryozoaires de Méditerranée

Ci-dessous la célèbre Dentelle de Neptune, le faux corail et le Bois de Cerf :

Les bryozoaires dulcicoles

Les bryozoaires sont aussi présents en eau douce.
Ci-dessous : Cristatelle, Lophopier et Pectinatelle :

La cristatelle et le Lophopier sont des espèces benthiques ; vagile pour la Cristatelle et sessile pour le Lophopier.
La Pectinatelle est originaire d’Amérique. La colonie peut atteindre un mètre et flotte entre deux eaux. Chez cette espèce les « bourgeons dormants » peuvent encore être à l'origine d'une colonie même après 50 mois au sec ...

Vidéo sur la Cristatelle et le Lophopier

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Les Cnidaires

Cnidaires - généralités

Il s'agit d'un embranchement uniquement aquatique et essentiellement marin.
Ces animaux sont omniprésents dans l'univers du plongeur : coraux, gorgones, anémones, méduses, hydraires, etc.

Les cnidaires sont des organismes très simples : une masse gélatineuse comprenant un orifice unique entouré de tentacules.
Cet orifice unique fait donc fonction en même temps de bouche de d'anus et il est orienté vers le haut pour les espèces fixées (forme "polype"), vers le bas pour les espèces de pleine eau (forme "méduse").
Les tentacules sont truffées de cellules urticantes (cnidocytes ou cnidoblastes). Chaque cnidocyte est en fait un minuscule harpon relié à une poche de venin.
Les cnidaires peuvent être solitaires (un seul individu : Anémones, Méduses) ou coloniaux (Coraux, Gorgones, Physalies).
Les cnidaires sont des carnivores mais certaines espèces "cultivent" des algues microscopiques dont elles se nourrissent. Il s'agit donc d'une relation symbiotique.
Chez certaines espèces il y a alternance des phases "polype" et "méduse". C'est par exemple le cas de l'Aurélie (méduse commune).

Ci-dessous morphologie d'un polype et d'une méduse :

Ci-dessous schéma d'une cellule urticante (cnidoblaste):

Dès que le cnidocil est effleuré le filament venimeux sort de la poche et vient frapper la proie.

Cnidaires fixés en Manche et Mer du Nord

Cnidaires fixés et coloniaux

Ci-dessous deux photos d'Alcyon jaune (anthozoaire) : à gauche colonie à seize lobes et à droite une jeune colonie (un lobe) ; les polypes sont pleinement épanouis. L'Alcyon jaune a un squelette mais peu rigide : "corail mou".

Ci-dessous à gauche Hydraire-antenne et à droite Gorgone verruqueuse.

L'Obélie (hydrozoaire) constitue des colonies gazonnantes sur les frondes des laminaires.
Ci-dessous une colonie à gauche et à droite gros plan sur quelques polypes.

Cnidaires fixés et solitaires

Ci-dessous Actinie rouge (ou "Tomate de mer") en boule ; même espèce avec tentacules déployées.

Ci-contre Actinie fraise
Les deux espèces se ressemblent beaucoup ; seule différence les taches jaunes sur le pédoncule de la "fraise de mer".

Ci-dessous à gauche Anémone verte et à droite Dahlia de mer.

L'Anémone verte (ou "Anémone beignets") se rencontre souvent dans les cuvettes des estrans rocheux. Elle ne peut pas rétracter ses tentacules. Elle est consommée en friture d'ou son nom.
L'Anémone dahlia peut avaler des proies importantes (petits poissons ou crustacés) grâce à la puissance de son venin.

Ci-dessous Anémone plumeuse (ou "Oeillet de mer") et la Sargatie élégante.

L'Oeillet de mer peut coloniser entièrement certaines épaves. Le nombre de tentacules chez la Sargatie peut avoisiner 200 ...

La Cérianthe se distingue des actinies par une double couronne de tentacules.

Cnidaires pélagiques

Attention la Physalie (ou Galère portugaise) n'est pas une méduse mais une colonie de polypes urticants flottant à la surface grâce à un vessie remplie de gaz.
Il semblerait qu'elle remonte désormais en Manche ... C'est une espèce très urticante voire mortelle.

Méduses "vraies" de Manche et Mer du Nord

Ci-dessous trois méduses fréquentes en MMN : Aurélie, Rhizostome, Chrysaore (ou Méduse rayonnée) .

L'Aurélie est facilement identifiable avec ses quatre "fers à cheval" qui sont les organes reproducteurs (gonades).
La Rhizostome qui est surnommé "méduse chou-fleur" ; elle est récoltée pour en extraire une protéine, le collagène qui permet de réaliser des crèmes anti-rides et aussi de la peau artificielle pour les brûlés. Elle n'est pas urticante.
La Chrysaore a des lignes brunes sur l'ombrelle qui rappellent une rose des vents.

Méduses de Méditerranée

Ci-dessous trois espèces que l'on peut rencontrer en Méditerranée : Pélagie, Cuboméduse, Méduse oeuf au plat.

La Pélagie est très urticante mais non mortelle. Ce n'est pas le cas de la Cuboméduse ou "guêpe de mer". La Méduse oeuf au plat ne présente aucun danger. Cette dernière "cultive" des algues unicellulaires symbiotiques : les zooxanthelles qui constituent l'essentiel de son alimentation. L'ombrelle est orientée vers le haut pour maximiser la réception de lumière indispensable à la photosynthèse des algues.
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Ci-dessous un encadré pour les curieux sur la classification complexe des cnidaires !


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Les Cténaires

Les Cténaires sont souvent confondus avec les méduses. Ainsi une espèce invasive de Cténaire a pour nom commun "Méduse américaine" ...
Les cténaires sont des organismes pélagiques transparents et gélatineux dotés d'un seul orifice (comme les méduses) mais à la différence de celles-ci, ils ne sont jamais urticants. Les tentacules sont truffées de cellules collantes (les colloblastes) et non pas urticantes.
Un cténaire est beaucoup plus mobile qu'une méduse grâce à ces huit rangées de "peignes ciliés" locomoteurs. Donc les cténaires devraient plutôt être rangés dans le necton plutôt que dans le plancton ...
Les cténaires sont hermaphrodites protandres ou synchrones. Ainsi la "Méduse américaine" peut s'autoféconder et comme de plus c'est une espèce euryhaline et eurytherme (supporte des variations de salinité et de température) on comprend mieux la prolifération inquiétante de cette espèce dans différentes mers.

En mer Noire un autre cténaire a été introduit pour contrer la prolifération de Mnemiopsis leidyi ( ou "Méduse américaine") : la Béroé ovale. Photo ci-dessous :

Dans les mers tropicales mais aussi en Méditerranée on peut observer un superbe cténaire : la Ceinture de Vénus.

Ci-dessous deux espèces de MMN ; à gauche Groseille de mer et à droite la fameuse Mnémiopsis

La Groseille de mer a deux tentacules alors que la Méduse américaine en est dépourvue.
Sur les deux photos on voit bien les rangées de peignes ciliés qui réfléchissent la lumière du phare.
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Les Spongiaires

Généralités

Les Spongiaires (ou Éponges) sont des organismes très anciens. Ce sont les premiers animaux pluricellulaires.

Les éponges n'ont pas d'axe de symétrie ni d'organes. Cet embranchement est uniquement aquatique et essentiellement marin.
Leur charpente est constituée de spicules de formes variées ( aiguilles, baguettes, etc ).
Les spongiaires ont des formes très diverses. On trouvera toujours les éponges sur le fond (animaux benthiques). Elles sont toujours fixées et immobiles (pas de système nerveux).

Ci-dessous l'éponge la plus célèbre Spongia Officinalis puisque utilisée comme éponge de toilette car dépourvue de spicules.

Attention les "éponges" de toilette vendues dans le commerce sont en général d'origine synthétique.

Éponges de MMN

Ci-dessous Éponge "fesse éléphant", Éponge "mamelles", Orange de mer et Sycon :



Certains éponges en forme d'outre peuvent être confondues avec les ascidies. Si vous touchez légèrement une ascidie elle va se rétracter ce qui n'est pas le cas d'une éponge car elle est dépourvue de système nerveux.

Alimentation des éponges

On dit que les éponges sont des microphages suspensivores ou planctophages filtreurs et plus précisément des filtreurs actifs car l'animal crée son propre courant d’eau.
Une éponge filtre son propre volume d’eau en 10 à 20 secondes en retenant pratiquement tous les particules ne dépassant pas 3 microns donc surtout du phytoplancton.

Les éponges : des pompes très efficaces

Le courant d’eau est créé par les flagelles des choanocytes.
L'eau entre dans l'éponge par les nombreux pores minuscules (invisibles) est filtrée par les collerettes cilées des choanocytes puis est expulsée par l'oscule (visible).

Ci-dessous : schémas d'une éponge de type Sycon et d'un choanocyte :

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Les Végétaux marins

Faut-il rappeler que les végétaux sont des organismes autotrophes c'est à dire qu'il produisent de la matière organique dans le cadre de la photosynthèse à partir de l'énergie solaire, de minéraux et de gaz carbonique.

L'essentiel le la biomasse végétale est microscopique (le phytoplancton). Les végétaux macroscopiques sont surtout les algues mais aussi quelques plantes à fleurs aquatiques.

Les algues et les plantes à fleurs sont des organismes eucaryotes (vraies cellules) mais la photosynthèse est aussi réalisée par les Cyanobactéries (appelées à tort "algues bleues") qui sont des organismes procaryotes. Il y a plus de 2 milliards d'années notre terre était dépourvue d'oxygène mais les cyanobactéries sont apparues ... et la composition de l'atmosphère terrestre a progressivement évolué.

Les plantes du supralittoral et marines

Il faut rappeler que l'étage supralittoral est la zone des embruns qui est exceptionnellement recouverte lors des marées d'équinoxe. Les plantes doivent être adaptées à la salinité ambiante. Elles doivent aussi pouvoir résister à la sécheresse estivale.
Il faut distinguer les plantes des estrans sableux de celles des estrans rocheux.

Ci-dessous : Oyat, Panicaut maritime, Criste marine et Armérie maritime

Les plantes à fleurs qui vivent constamment immergées (ou le plus souvent) sont rares mais elles existent.

Les plantes aquatiques produisent des fleurs mais le principal mode de reproduction est végétatif par développement des rhizomes.

La Zostère marine est une plante à fleurs qui se rencontre sur les fonds marins sableux. En Méditerranée on trouve une espèce proche : la Posidonie.

On ne trouve la Posidonie qu'en Méditerranée et seulement en Méditerranée. On dit qu'il s'agit d'une espèce endémique (localisé de façon caractéristique dans une région).

Les herbiers de Zostères (ou de Posidonies) forment de vastes prairies sous-marines. Ces herbiers sont un rôle écologique considérable. Ce sont non seulement des zones de reproduction pour de nombreuses espèces mais des "puits à carbone" très efficaces.
La Zostère a failli disparaitre dans les années 30 à cause d'une maladie. Actuellement les ancres de bateaux, certaines formes de pêche et les "marées vertes" constituent une forte pression anthropique (du fait de l'homme) néfaste à la reconstitution des herbiers.

La Spartine maritime est une plante vivace de la famille des Graminées (comme l'Oyat, le Roseau, le Blé ou le Riz). C'est une plante de bord de mer donc régulièrement recouverte par les marées. Grâce à son système racinaire elle fixe les sédiments et contribue à la formation des prés salés.

La Salicorne d'Europe est une plante d'estran très répandue en baie de Somme. Elle pousse sur les vases salées régulièrement recouvertes par la marée. La Salicorne est commercialisée sous le nom de "cornichon de mer". Mais elle a tendance à être supplantée par d'autres espèces dont la Spartine anglaise.

Le cueilleur doit donc couper la Salicorne au couteau et non pas l'arracher avec ses racines pour contribuer à la préservation de l'espèce.

La Spartine anglaise est une espèce invasive apparue pour la première fois vers 1880 dans le sud de l'Angleterre, la Spartine anglaise est une plante d'origine hybride devenue fertile. Elle est née d'un croisement entre l'espèce européenne indigène (Spartine maritime) et une espèce américaine, introduite accidentellement au début du XIXième siècle sur les côtes européennes.
Cette plante colonise les parties les plus élevés de l'estran et fait preuve d'un grand dynamisme supplantant la Spartine indigène et la Salicorne dans de nombreux secteurs. En raison de son réseau dense (trop dense) de rhizomes elle contribue au comblement progressif des baies et estuaires en piégeant les sédiments.

Ci-dessous herbier de Zostères, Salicorne et Spartine Maritime :


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Les Algues

A la différence des plantes à fleurs les algues n'ont ni racine, ni feuille, ni fleurs. Elles sont regroupées par couleurs (on parle d'algues vertes, brunes et rouges) selon les pigments grâce auxquels elles réalisent la photosynthèse.

N'ayant pas de système racinaire l'algue ne tire pas les sels minéraux du sol marin mais du milieu liquide.
Ne pouvant pas vivre sans une certaine quantité de lumière nécessaire à la photosynthèse les algues sont absentes à grande profondeur. Ainsi en Manche et en mer du Nord les algues sont absentes en dessous de 30 mètres.


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Le bord de mer

L'estran

L’estran est la bande côtière qui subit chaque jour l’immersion et l'émersion à cause des marées.
Le terme estran a de nombreux synonymes : zone de balancement des marées, zone de marnage ou encore zone intertidale.

Il faut distinguer les fonds sablo-vaseux des fonds rocheux et les estuaires (eau saumâtre) 
Les fonds sablo-vaseux sont souvent considérés comme ayant un biocénose (flore et faune correspondant à un habitat) plus pauvre. En fait il n’est pas moins riche mais moins visible. Car les sables sont le domaine de prédilection des animaux fouisseurs. Il est vrai que la flore est rare car les algues ne peuvent se fixer sur un fond sableux. 

Il faut aussi tenir compte de l’exposition à la houle. Certaines espèces sont capables de résister à l’assaut des vagues et d’autres pas donc on distingue les estrans rocheux abrités des estrans exposés (ou battus).

Seules quelques espèces de végétaux et d’animaux sont capables de vivre dans la zone de balancement des marées car les conditions sont extrêmes.
Les animaux marins dotés de branchies peuvent extraire l’oxygène dissout dans l’eau mais pas celui dissout dans l’air ...
Dans la zone des marées le choc thermique peut atteindre 15° en quelques minutes. En plein été la température au niveau d’un rocher peut atteindre 35° voire plus pour retomber à moins de 20° dès qu’il est de nouveau immergé.
Dans les flaques qui se forment dans les estrans rocheux les conditions ne sont pas plus confortables. La salinité peut varier fortement ; l'eau peut être dessalée après de fortes pluies ou être une véritable saumure en plein été suite à une forte évaporation. La température de l’eau peut aussi connaitre des variations importantes.

Les marées

Les marées résultent de la force d’attraction de la lune (et dans une moindre mesure de celle du soleil) et qui provoque une déformation des masses d’eau océaniques.
Sur nos côtes on observe chaque jour deux marées hautes et deux marées basses.
Mais l’intensité de ces marées est variable. Lorsque la terre, la lune et le soleil sont alignés l’attraction est très forte ; la mer monte très haut et descend très bas ; ce sont les marées de vive-eau ou grandes marées. Lorsque la terre et les deux autres astres forment un angle droit les attractions s’annulent en partie ; il s’agit d’une marée de morte-eau.

On mesure l’intensité d’une marée avec un coefficient. Ce coefficient varie entre 20 et 120. Sur les cartes marines le niveau zéro correspond à une basse mer de coefficient 120 donc le plus bas niveau que la mer peut atteindre.
Une marée de vive-eau correspond à un coefficient supérieur à 70.
Les marées d’équinoxe (deux fois par an) sont des très grandes marées : coefficient supérieur à 100 !

Les différentes zones ou étages du littoral

Face aux marées la répartition des espèces sur le littoral n’est pas liée au hasard mais à l’aptitude à résister à l’émersion qui peut varier de quelques minutes à six heures.

Aussi pour présenter la flore et faune côtière on divise le littoral en zones ou étages.

Flore et faune des côtes rocheuses

En effet mon exposé ne portera sur les organismes vivants des côtes rocheuses qui est très riche et visible.

La flore

Étage supralittoral

Le supralittoral (zone des embruns ) est un milieu hostile (vent et sel) mais certaines plantes à fleurs s’y sont adapté dont la Criste marine  et l’Armérie maritime. Ces plantes supportent la salinité du milieu et la sècheresse estivale. Les rochers peuvent être couverts par du Lichen (association entre une algue et un champignon).

Étage eulittoral

Le haut de l’eulittoral est le plus souvent émergé. On y rencontre une algue brune : la Pelvétie. Cette algue est très résistante à la dessiccation.

Étage infralittoral

L’infralittoral est le domaine des laminaires que le peut découvrir à pied à l'occasion des grandes marées.

Les cuvettes

Les cuvettes qu’elles soient dans le supralittoral ou dans l’eulittoral sont des milieux particuliers de l’estran rocheux. 
En effet l’eau de ces flaques peut connaitre des variations importantes de salinité (peut être dessalée après de fortes pluies) et de température. 
On y rencontre des végétaux euryhalins et eurythermes (très tolérants aux variations de salinité et température) mais qui à contrario ne supportent pas l'émersion.
Souvent les fonds sont couverts d'algues rouges très calcifiée qui ont l’aspect de roches. 
On rencontre aussi une algue rouge buissonnante (la Coralline) et des algues vertes (Entéromorphe, Ulve).

La faune

Les animaux qui vivent dans l’estran ont adopté des techniques de survie.
Pour éviter le dessiccation (dessèchement) beaucoup d’animaux se réfugient dans les anfractuosités humides des rochers ou sous les tapis d’algues ou dans les vasques.
D’autres s’enfouissent dans les substrats sableux. D’autres encore ont la chance de disposer d’une coquille ; à marée basse la carapace devient parfaitement étanche pour conserver une réserve d’eau. D’autres animaux sécrètent un mucus protecteur.
Si l’estran est exposé il faut ne pas être emporté par la force des vagues. Il faut donc pouvoir se fixer solidement à un rocher. Certaines algues se fixent avec leur crampon ; les moules avec leur filament, les étoiles de mer et oursins avec leurs minuscules mais nombreux pieds (podias), les chitons avec leur large pied, etc.

Étage supralittoral

Dans l’étage supralittoral la faune est rare. On rencontre des crustacés qui ne supportent pas d’être immergés mais qui ont besoin d’une certaine humidité (respiration toujours branchiale). Dans les interstices ou sous les rochers on peut trouver la Ligie et dans les laisses de mer se cache la Talitre (ou puce de mer).
On peut rencontrer aussi quelques mollusques gastéropodes : littorine bleue, monodonte (souvent confondue avec Bigorneau), Patelle.

Eulittoral

Ci-dessous schéma résumant la répartition des espèces dans les différents étages :
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Annexes

Glossaire

Adipeux
Qui est de nature graisseuse.

Allochtone
Se dit d’une espèce animale ou végétale dont l’origine est à l'extérieur de l’aire considérée. Synonymes : introduite, étrangère. Opposé : autochtone.

Ambulatoire
Qui concerne la locomotion.

Amphihalin
Qualifie un organisme dont une partie du cycle de développement s'effectue en milieu marin et une autre en eau douce.

Ampoules de Lorenzini
Ce sont des organes sensitifs dont la partie externe est visible sur le museau et tout autour des yeux des requins, sous forme de nombreux points noirs. Les ampoules permettent de détecter les très faibles impulsions électriques émises par les battements cardiaques des proies enfouies dans le sable.

Anaérobie
S’applique soit aux organismes qui n’ont pas besoin d’oxygène pour vivre, soit aux milieux ou conditions de vie caractérisés par l’absence d’oxygène.

Antenne
Appendice sensoriel mobile, long et filiforme que certains invertébrés (Annélides, Crustacés, etc.) portent sur la tête.

Antennule
Petite antenne courte chez les crustacés.

Anthropique
Caractérise, en écologie la transformation d'un écosystème naturel, par l'effet de l'action humaine. L'effet anthropique peut être volontaire ou non.

Autochtone
Se dit d’une espèce originaire de l’endroit où elle vit (par opposition à allochtone). Synonymes : indigène, locale.

Autotrophe
Concerne les organismes qui se développent par photosynthèse (donc sans absorber de la matière organique existante). C’est le cas des végétaux en général et les cyanobactéries ("algues bleues") . Opposé : hétérotrophe.
Les organismes autotrophes sont les producteurs primaires dans la chaine trophique.

Benthique
Qualifie une espèce vivant sur le fond ou à proximité de celui-ci. Opposé : pélagique.

Biocénose
Ensemble d'organismes (animaux, végétaux, champignons et bactéries) qui cohabitent au sein d'un même secteur géographique.

Bioluminescence
Faculté pour un organisme vivant de produire de la lumière, uniquement à partir de réactions biochimiques.

Biotope
Milieu biologique déterminé offrant des conditions d'habitat stables à un ensemble d'espèces vivantes, animales ou végétales (la biocénose).

Bloom (planctonique)
Accroissement rapide de la concentration de phytoplancton (algues ou organismes unicellulaires) dans un milieu aussi bien marin que d'eau douce. Son origine peut être naturelle ou favorisée par l’eutrophisation du milieu (apports massifs de sels minéraux d'origine agricole, par exemple).

Bourgeonnement
Se dit d'une multiplication asexuée aboutissant à un nouvel organisme complet à partir d'un seul individu (animal ou végétal).

Branchie
Organe respiratoire externe ou interne qui assure les échanges gazeux entre le sang et le milieu aquatique.

Byssus
Ensemble de filaments cornés permettant à certains Bivalves de se fixer sur un substrat.

Chitine
Substance proche de la cellulose  entrant notamment dans la composition de la cuticule des Arthropodes. On trouve aussi de la chitine chez les Bryozoaires, les Céphalopodes, les Annélides, ou encore chez les champignons.

Chromatophore
Cellule dermique contenant un pigment spécifique (mélanine, ommochrome, caroténoïdes, ptérine, guanine) donc de couleur brune, noire, jaune, rouge ou blanche.
Chez les Céphalopodes, ces cellules sont capables de se rétracter ou de s'étaler très rapidement faisant ainsi varier la couleur de la peau. Chez les poissons plats le processus est plus lent.

Cirres
Pattes modifiées chez les crustacés fixés (les Cirripèdes). Servent à la filtration de l'eau pour que l'animal se nourrisse et respire.

Clade
Un clade, aussi appelé groupe monophylétique est un groupe d'organismes vivants ou ayant vécu, comprenant une espèce souche et la totalité de ses descendants.
Beaucoup de groupes de l'ancienne classification ne sont pas des clades mais sont des groupes paraphylétiques.
Pour prendre une exemple il ne faudrait plus utiliser les classes "reptiles, oiseaux, mammifères" ( groupes paraphylétiques) mais à la place deux clades :

Cloaque
Cavité qui sert de débouché commun aux voies intestinale, urinaire et génitale. 

Cnidocyste
Capsule présente dans le cnidoblaste, dont la paroi se continue par un filament urticant creux enroulé en hélice baignant dans un liquide urticant. Synonyme : nématocyste.

Colloblaste
Cellule adhésive caractéristique des Cténaires souvent portée par des tentacules. Le colloblaste libère une matière gluante et sert à capturer des proies.

Commensalisme
Association de deux ou plusieurs individus d’espèces différentes où l’un au moins est bénéficiaire sans qu’aucun ne soit lésé.

Coralligène
Construction réalisée par un ensemble d'Algues calcaires (Méditerranée), associées à des Mollusques, Bryozoaires, Polychètes, etc.

Corallivore
Qui se nourrit de corail.

Corde (ou chorde)
Axe rigide constitué d'un tissu fibreux situé du côté dorsal qui sert de soutien à l'organisme du moins à l'état embryonnaire.

Cuticule
Chez les Crustacés, couche externe sécrétée par l’épiderme composée de chitine.

Dessiccation
Dessèchement, perte d’eau.

Détritique
Un substrat détritique est composé au moins de 50% de débris issus de l'érosion des roches ou de squelettes d'organismes. Le sable, l'argile par exemple sont des roches détritiques.

Détritivore
Qui se nourrit de détritus.

Diatomées
Groupe d'Algues unicellulaires, microscopiques qui présentent une enveloppe siliceuse. Elles font partie du plancton.

Diploblastique
Se dit d'un animal composé au stade embryonnaire de deux couches tissulaires, un endoderme interne, et un ectoderme externe. C'est uniquement le cas des Spongiaires, des Cnidaires et des Cténaires.

Dulcicole
Qui vit en eau douce.

Ecosystème
Ensemble dynamique constitué d'un milieu naturel (le biotope) caractérisé par des conditions écologiques particulières et un ensemble d’êtres vivants (la biocénose) qui l'occupent.

Endémique
Qui est localisé de façon caractéristique dans une région.

Endosquelette
Squelette interne, par exemple osseux chez les Vertébrés ou bien formé de plaques calcaires chez les Astérides par opposition au squelette externe chez les Arthropodes.

Épibionte
Organisme qui vit sur un autre être vivant sans échange entre eux.

Épibiose
C'est le fait qu'un être vivant vive sur un autre être vivant mais sans échange entre eux.

Estran
Partie du littoral qui correspond à la zone de balancement des marées et donc située entre les niveaux des plus hautes et des plus basses mers. On utilise également pour désigner l'estran les termes "zone de marnage" et l'anglicisme "zone intertidale".

Eucaryote
Ce terme désigne les organismes avec des cellules à "noyau vrai". Leur génome est enfermé dans un noyau délimité par une enveloppe nucléaire. Opposé : procaryote. Les eucaryotes sont unicellulaires ou pluricellulaires autotrophes ou hétérotrophes.

Euryhalin
Se dit d'un organisme qui peut supporter de grandes variations de salinité.

Euryphage
Relatif à des espèces animales qui ont un régime alimentaire varié. Opposé : sténophage.

Eurytherme
Se dit d'un organisme qui supporte d'importantes variations de la température ambiante.

Eutrophe (adj) et eutrophisation (nom)
L'adjectif qualifie un milieu aquatique saturé en éléments nutritifs.
On appelle eutrophisation le phénomène d’apports massifs d’éléments minéraux (engrais) dans les eaux par suite du ruissèlement, aboutissant à la prolifération d’algues vertes.

Exosquelette
Il s'agit d'une structure externe généralement dure qui protège l'animal. On parle d'un exosquelette pour des groupes divers d'Invertébrés comme les Madrépores, les Arthropodes, les Mollusques (coquilles, valves). Opposé. : endosquelette.

Fèces
Excréments d'un animal.

Fécondation
Fusion entre un ovule et un spermatozoïde aboutissant à la formation d'une cellule œuf. La fécondation peut être externe (dans le milieu) ou interne (dans l'animal).

Filtreur
Se dit d'un animal capable de retenir les particules en suspension pour se nourrir.

Gamète
Cellule sexuelle (spermatozoïde, pollen ou ovule). Un gamète est une cellule haploïde.

Gonade
Glande sexuelle (testicule ou ovaire) fabriquant les gamètes (qui sont des cellules haploïdes).

Gonochorique
Organisme à sexes séparés ; les individus naissent mâles ou femelles. L'espèce homo-sapien est gonochorique.

Grégaire
Se dit des animaux vivant en groupe.

Halophile
Caractérise un organisme pouvant vivre de dans un milieu très salé.

Halieutique
Qui a rapport à toutes les activités de pêche.

Haploïde
Cellule renfermant un seul jeu de chromosomes. Les gamètes sont des cellules haploïdes. Opposé : diploïde.
La génétique produit des organismes dont les cellules sont triploïdes (trois jeux de chromosomes).

Hermaphrodite
Individu porteur à la fois des organes mâle et femelle. Hermaphrodisme peut être simultané (on dit aussi synchrone), chaque individu pouvant jouer en même temps le rôle du mâle et celui de la femelle, ou séquentiel (on dit aussi successif), les individus étant alors aptes à changer de sexe au cours de leur vie. L’hermaphrodisme séquentiel peut être protogyne (femelle puis mâle) ou protandre (mâle puis femelle).

Hétérotrophe
Qualifie un organisme vivant devant se nourrir (prélever de la matière organique existante) pour assurer son métabolisme. Les animaux et les champignons sont des  hétérotrophes. Opposé : autotrophe.
Selon qu'il mange des végétaux ou d'autres animaux on parle de consommateurs primaires ou secondaires.

Homochromie
Camouflage par imitation de la couleur du milieu grâce à des cellules de la peau. Voir cellules chromatophores.

Homotypie
Qualifie la ressemblance d'un animal avec son milieu (forme et/ou texture) à des fins de camouflage.

Homophage
Qualifie les êtres vivants qui mangent des semblables. Synonyme : cannibale.

Infralittoral
Zone du bord de mer jamais découverte, située en dessous du niveau des marées les plus basses. Les organismes qui y prospèrent ont besoin d’une immersion constante.

Inquilinisme ou inquilisme
Forme d'interaction biologique entre deux individus d'espèces différentes. Dans cette forme, le parasite, appelé individu inquilin, trouve chez l'hôte l'habitat, la protection mais pas la nourriture.Si elle est bénéfique pour l'inquilin, l'association est censée être neutre pour l'hôte.

Kleptoplastie
Faculté de ne pas digérer les chloroplastes d'une proie végétale. Ces organites sont récupérés et continuent à réaliser la photosynthèse dans l'organisme du prédateur.

Lessepsienne
Se dit d'une migration à travers le Canal de Suez généralement de la mer Rouge vers la Méditerranée.

Ligne latérale
Organe sensoriel présent sur les flancs des poissons. Cette ligne est constituée d'écailles percées d'un trou et reliées à des cellules sensorielles. La ligne latérale permet d'analyser les variations de pression du milieu et donc les sons, la vitesse de déplacement et les mouvements alentours. Il s’agit donc d’un "sixième sens" très utile dans les eaux sombres.

Limicole
Se dit d'animaux qui vivent dans la vase ou qui y cherchent leur nourriture.

Lophophore
Désigne la couronne de tentacules autour de la bouche des Bryozoaires qui jouent un rôle dans la capture des micro-particules et la respiration.

Macrofaune
C'est l'ensemble des animaux appartenant à un milieu donné et d'une taille supérieure au millimètre. Opposé : microfaune.

Macrophage
Mangeur de grosses particules.

Maërl
Algue encroutante formant des concrétions calcaires. Voir Corraligène.

Mandibule
Pièce buccale des Arthropodes.

Mangrove
Forêt présente dans la zone intertidale, les estuaires et les lagunes des côtes des régions tropicales. Forêt composée surtout de palétuviers.

Manteau
Tissu chez les Mollusques englobant les organes internes et sécrétant la coquille.

Masse viscérale
Ensemble de tous les organes d'un animal.

Méiose
Suite de deux divisions d’une cellule diploïde aboutissant à quatre cellules haploïdes. Après la méiose, chaque cellule ne possède plus qu'un chromosome de chaque paire.

Médiolittoral
Zone de balancement des marées avec alternance d'émersions et d'immersions. Synonymes : zone intertidale ou estran.

Mésoglée
Chez les Spongiaires, Cnidaires et Cténaires : couche gélatineuse entre l'ectoderme et l'endoderme.

Métamère
Le corps des Annélides est métamérisé c'est-à-dire constitué par une série d'anneaux identiques.

Métazoaire
Organisme pluricellulaire et hétérotrophe donc tout simplement un animal ! Opposé : protozaire.

Microfaune
C'est l'ensemble des animaux vivant dans un milieu déterminé et d'une taille généralement inférieure au millimètre.

Microphage
Animal mangeur de micro-particules. Les éponges et ascidies sont microphages par filtrage.

Mimétisme
Capacité pour une espèce à imiter une autre espèce ou le milieu.

Monophylétique
Un groupe est dit monophylétique quand il regroupe tous les descendants d'une espèce souche.
Un clade est un groupe monophylétique. Opposé : paraphylétique.

Nauplius
Larve nageuse caractéristique des Crustacés.

Nécrophage
Qui se nourrit de cadavres. Synonyme : charognard.

Necton
Ensemble des animaux capables de se déplacer activement, contre le courant. Opposé : plancton.

Ocelle
Œil primitif ne détectant que les variations de lumière. La coquille Saint-Jaques est dotée de nombreuses ocelles.
Ocelle peut aussi désigner une tache arrondie qui sert de leurre ou de moyen d'intimidation.

Ombrelle
Masse gélatineuse et contractile en forme de dôme qui constitue la partie supérieure de la méduse.

Opercule
Disque corné fréquent chez les Gastéropodes et permettant de fermer hermétiquement la coquille.

Organite
Elément de la cellule. Par exemple : le noyau, le chloroplaste, la mitochondrie sont des organites.

Oscule
Les oscules sont les orifices exhalants chez les Spongiaires.

Ostiole
Les ostioles sont les orifices inhalants (minuscule donc invisible) chez les Spongiaires.

Ovipare
Qui se reproduit en donnant des œufs.

Ovovivipare
Se dit d'une espèce dont le développement embryonnaire se déroule dans le corps de la mère. Les œufs conservés dans les voies génitales femelles se développent à partir de leurs propres réserves vitellines sans apports maternels (à la différences des vivipares).

Ovule
Désigne le gamète femelle. La fusion avec un gamète mâle (fécondation) produira un œuf (ou zygote).

Palléal
Chez les mollusques la cavité palléale est la cavité formée par le manteau.

Paraphylétique
Un groupe est dit paraphylétique quand il ne rassemble pas tous les descendants d'une espèce souche. Opposé : monophylétique.
La classe "reptiles" est un groupe paraphylétique car il exclut les oiseaux descendants de certains reptiles fossiles et les mammifères descendants d'autres reptiles fossiles.

Parthénogenèse
Mode de reproduction sexué mais monoparental : un ovule se transforme en oeuf sans avoir été fécondé par un gamète mâle.
La Daphnie (crustacé dulcicole) se reproduit surtout par parthénogenèse.
C'est l'unique mode de reproduction chez les lézards "à queue de fouet" ; la population ne comprend que des femelles !

Pédicellaire
Appendice a la forme d'une pince à sucre et sert au nettoyage de la peau et à la défense de l’individu.
Organe caractéristique chez Astérides et Echinides.

Pélagique
Qui vit en plein eau. Opposé : benthique.

Pentaradié
Se dit d'un organisme ou organe qui présente une symétrie d’ordre cinq.

Péréïon
Thorax chez les crustacés qui supporte les appendices locomoteurs.

Péréiopodes
Appendices thoraciques (pinces et pattes) chez les crustacés. Les crustacés décapodes ont 5 paires de péréiopodes.

Photosensible
Qui est sensible à la lumière.

Phylogénie
La phylogénie est l'étude des relations de parenté entre les espèces. La phylogenèse permet de reconstituer l'évolution des organismes vivants. Avec la phylogénie les espèces sont groupées en clades.

Phytophage
Qui mange des végétaux (algues, plantes, phytoplancton). Synonyme : herbivore.

Phytoplancton
Plancton végétal composé en grande partie d'algues unicellulaires.

Plancton
Ensemble des organismes vivants pélagiques souvent de petite taille incapables de lutter contre le courant. Opposé : necton.

Planula
Chez les Cnidaires : larve ciliée qui mène une vie pélagique.

Podia
Petit appendice chez les échinodermes permettant le déplacement. Synonyme : pied ambulacraire.

Polype
Chez les Cnidaires, forme fixée constituée d’un pédoncule et d’un orifice entouré de tentacules.

Procaryote
Un procaryote est un être vivant unicellulaire dont la cellule ne comporte pas de noyau. Ce sont les bactéries et les "algues bleues" (ou cyanobactéries). Opposé : eucaryote.

Protozaire
Organisme unicellulaire et hétérotrophe. Exemple : les amibes. Opposé : métazoaire.

Radula
Langue râpeuse (dotée de dents) chez les gastéropodes ; organe de broutage.

Rhinophore
Appendices sur la tête des Mollusques opisthobranches. Les rhinophores contiennent des organes sensoriels chimio sensibles.

Rostre
Partie saillante et pointue qui se prolonge en avant de la tête. Rostre du dauphin ou de la crevette.

Saumâtre
Se dit d'une eau dont la salinité est inférieure à celle de l'eau de mer qui résulte du mélange d'eau de mer et d'eau douce.

Sciaphile
Qui préfère les zones peu exposées à la lumière.

Scissiparité
Mode de multiplication asexuée par lequel l'organisme se divise en deux. Les anémones sont scissipares.

Sessile
Qualifie la faune fixée au substrat, qui ne se déplace pas (par opposition à la faune vagile).

Siphon
Chez les Mollusques, tube musculeux permettant de faire entrer ou d'expulser l'eau de la cavité palléale.
Chez les Tuniciers, il s'agit des deux orifices présents : l'orifice buccal, inhalant et le siphon cloacal ou orifice exhalant.

Soie
Structure en forme de poil chez annélides et arthropodes mais ayant une origine non épidermique.

Spermatozoïde
Gamète mâle qui possède la capacité de féconder un ovule.

Spermathèque
Poche qui permet de stocker les spermatozoïdes dans le corps de la femelle.

Spires
Tours de coquille chez les Gastéropodes.

Stolon
Chez les Végétaux, c'est une tige rampante qui peut produire une nouvelle plante en s'enracinant. Le même terme est utilisé pour de nombreuses espèces animales à vie coloniale ; le stolon relie les différents individus.

Stolonisation
Mode de reproduction asexuée selon lequel le corps de l'animal se segmente en nouveaux individus alignés en chapelet. Est pratiqué chez les annélides.

Strobilisation
Mode de multiplication asexuée d'un polype par formation d'éléments empilés qui ensuite se détachent pour former de jeunes méduses.

Supralittoral
Partie émergée de la côte subissant l’influence des embruns (qui sont salés) ce qui limite considérablement la diversité de la flore, les plantes halophytes étant rares. Les espèces qui y vivent supportent une émersion continue sauf lors des marées d'équinoxe et des tempêtes.

Suspensivore
Qui se nourrit de particules en suspension dans l’eau par filtrage. On parle de "microphages suspensivores" ou filtreurs.

Symbiotique
Qualifie une association durable à bénéfice réciproque, entre deux organismes vivants n’appartenant pas à la même espèce.

Tégument
Ensemble des tissus constituant la couche externe d'un organisme vivant. Ce peut être de l'épiderme, des poils, des plumes, des écailles, la carapace, etc.

Telson
Chez les Crustacés, prolongement postérieur de l'abdomen.

Trompe
Prolongement situé près de la bouche qui joue un rôle dans l'alimentation : saisir les aliments et les amener à la bouche. Chez les Mollusques, elle est de taille variable, munie ou non de crochets.

Tractus
Ensemble des organes formant un système. Exemples : tractus digestif, tractus reproductif, etc.

Triploblastique
Animal formé à partir de trois feuillets embryonnaires : l'ectoderme, le mésoderme et l'endoderme.

Turbide
Qualifie les eaux qui sont troubles à cause de particules en suspension (sels minéraux, végétaux). La turbidité joue sur la photosynthèse des végétaux, la température de l'eau.

Ubiquiste
Caractérise une espèce qui se trouve dans tous les milieux.

Vagile
Qualifie un organisme ayant la faculté de se déplacer. Opposé : fixé.

Vernaculaire
Qualifie les noms utilisés dans le langage courant. Opposé : scientifique

Vitellus
Réserves contenues dans les œufs et les larves de Poissons ou d'autres organismes.

Vivace
Se dit d'une plante qui vit plusieurs années.

Vivipare
Se dit d’un animal dont les petits viennent au monde entièrement formés après s'être développés dans l'utérus de la mère, nourris par le cordon ombilical. Les mammifères sont vivipares.

Zoïde
Désigne un individu chez les espèces coloniales comme les Bryozoaires. L'ensemble des zoïdes constitue une colonie.

Zooplancton
Plancton animal. Il est composé d'animaux adultes (copépodes, méduses) ainsi que de larves ou d'œufs de mollusques, crustacés, poissons, etc.

Zoophage
Qui mange des animaux. Synonyme : carnivore.

Zoé
Un des stades du développement des Crustacés. Il est caractérisé par la présence de la 3e paire de péréiopodes.

Zooxanthelle
Algue unicellulaire qui vit en symbiose dans des animaux dont les madrépores.
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Vidéos aquatiques

Les Ridens (hauts fonds rocheux au large de Boulogne sur mer)
La Balane : un filtreur très actif dès que le cirripède est immergé


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