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Les invertébrés aquatiques (marins et dulcicoles)

Les Mammifères, Reptiles, Batraciens, Oiseaux et Poissons constituent les Vertébrés (animaux les plus évolués et dotés d'une colonne vertébrale). Mais la faune aquatique comprend aussi les Invertébrés (animaux sans squelette interne).

Attention le terme "invertébrés" n'a aucune valeur scientifque puisqu'il correspond à de nombreux embranchements (ou phylums) mais son usage est commode pour désigner les animaux autres que les vertébrés.
Nous examinerons d'abord les Urocordés qui, comme les Vertébrés sont des chordés ! Puis nous évoquerons d'autres embranchements triploblastiques tels les Arthropodes, les mollusques, les échinodermes, les "vers" et Bryozoaires pour présenter ensuite les phylums les plus anciens et primitifs, les diploblastiques : cténaires, cnidaires et spongiaires. Ces derniers groupes sont uniquement aquatiques car la vie est apparue dans les océans d'abord.

Les urocordés

Ce sont des animaux uniquement marins (absents en eau douce).

Ces animaux d'apparence si simple sont biologiquement les plus proches des vertébrés ! Avec les vertébrés ils constituent le super embranchement des Chordés.
Les tuniciers sont en effet les seuls invertébrés doté d'un axe squelettique interne (notocorde) au stade larvaire.
La larve de tunicier est pélagique et ressemble à un têtard avec une "colonne vertébrale" surmontée d'une "moelle épinière".

A l'état adulte l'individu prend la forme d'une outre munie de deux ouvertures ou (siphons) et la notocorde disparait.
L'enveloppe extérieure, la tunique, (d'où l'autre nom du l'embranchement : Tuniciers) est composée surtout de cellulose.
Les urocordés se nourrissent de plancton par filtration. L'eau entre par le siphon buccal (ou inhalant) et ressort par le siphon cloacal (ou exhalant)
Certaines espèces de Tuniciers sont pélagiques et appartiennent au macro plancton ; ce sont les Thaliacés. D'autres espèces sont fixées ; ce sont les Ascidies.

Les tuniciers fixés : les ascidies

Les ascidies sont solitaires, sociales ou coloniales.

Ci-dessous anatomie d'une ascidie simple : ascidies

Chez la Botrylle la tunique et le cloaque sont communs aux différents individus de la colonie.

Les ascidies sont hermaphrodites synchrones. La reproduction est uniquement sexuée chez les ascidies solitaires. Mais dans les autres groupes elle peut être aussi végétative : l'ascidie mère est dotée d'un stolon sur lequel vont bourgeonner de nouveaux individus.

Ci-dessous à gauche la Cione (ou Ascidie jaune) qui est une ascidie solidaire et à droite une "société" de Clavelines :
tuniciers tuniciers
Tous les individus de la "société" de Clavelines ont le même parent unique et sont reliés entre eux par un stolon.
Ci-dessous une colonie de Botrylles étoilés sur une Ascidie japonaise. tuniciers
Une dizaine d'individus partagent la même tunique et le même cloaque (siphon exhalant).
Astuce : on peut parfois confondre les ascidies avec les éponges. Si vous touchez légèrement une ascidie celle-ci se rétracte brutalement alors qu'une éponge (dépourvue de système nerveux et musculaire) ne réagit pas.

Les tuniciers pélagiques : thaliaciés

Les salpes sont les thaliacés les plus courants.
Ci-dessous schéma anatomique d'un Salpe : tuniciers

La tunique est transparente. Les Salpes nagent par réaction en chassant par le cloaque l'eau rentrée par la bouche.
Le mode de reproduction est complexe combinant bourgeonnement et reproduction sexuée.
Ci-dessous bouteille de plastique ? tuniciers

Non il ne s'agit pas d'une bouteille plastique mais de la Salpe Thétis.
La tunique cellulosique transparente laisse apparaître au dessus du cloaque une tache sombre (le nucleus) qui correspond aux viscères de l'animal.
Un salpe vu de l'arrière. On distingue bien le siphon cloaqual. tuniciers

Cet animal mène une vie libre, précédée d'un phase éphémère au cours de laquelle de nombreuses individus sont reliés entre eux au sein d'une superbe chaine suite à un bourgeonnement du parent.

Ci-dessous chaine de Salpes : tuniciers

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Les Arthropodes aquatiques (marins et dulcicoles)

L'embranchement des Arthropodes est de très loin celui qui possède le plus d'espèces de tout le règne animal (80 % des espèces connues).
On compte plus d'un million et demi d'espèces d'arthropodes.

Un arthropode ("pieds articulés" en grec) est un animal dont le corps est segmenté et protégé par une carapace (exosquelette). Chaque segment est doté d'une paire d'appendices articulés. La carapace n'étant pas extensible ; l'animal doit muer régulièrement (changer de carapace).
On désigne sous le terme d'exuvie l'enveloppe que l'animal a abandonné lors de sa mue. On peut découvrir des exuvies dans les "laisses de mer" (amoncellement en haut de plage de débris organiques suite aux marées).

La mue de l'araignée de mer

Les crustacés

crustacés

Dans la mer on ne rencontre que des crustacés. par contre en eau douce beaucoup d'insectes ont une vie larvaire aquatique.

Les Crustacés se distinguent des autres arthropodes par l'existence de deux paire d'antennes et une paire de mandibules et cinq à sept paires de pattes. Le crustacé est protégé par une carapace de chitine (substance chimiquement proche de la cellulose).

Chez les crustacés les sexes sont généralement séparés. Ces animaux sont ovipares. La fécondation est interne. Le mâle féconde la femelle juste après la mue de celle-ci quand sa carapace n'a pas encore durci. Les femelles portent les œufs durant toute la période d'incubation. A l'éclosion chaque œuf libère une larve qui rejoint le zooplancton.

Chez toutes les espèces de crustacé l'individu connait un stade larvaire : larve nauplius.

Les crustacés marins

Examinons maintenant plus en détail ces différents ordres au travers de leurs espèces marines.

Les Cirripèdes

Les Cirripèdes sont des crustacés qui vivent fixés à l'état adulte. Chez ces animaux les pattes se sont transformées en "fouets" appelés cirres.
Dans ce groupe on trouve les Balanes et les Pouces-pieds.
Pas besoin de plonger pour observer des Balanes puisqu'elles se fixent sur les rochers d'un estran (zone régulièrement immergée puis émergée). Dès que la mer les recouvre l'animal ouvre sa carapace et sort ses cirres pour brasser l'eau.

Les cirres en plein action

La Balane est un animal étonnant. L'individu est hermaphrodite (en même temps mâle et femelle) mais ne peut pas s'auto-féconder. Il dispose du pénis le plus long du règne animal (jusqu'à huit fois la longueur de son corps).

Vidéo : les pénis en pleine action

Les copépodes

Les Copépodes sont de minuscules crustacés (moins de 3 mm) qui constituent l'essentiel du zooplancton. L'animal n'a qu'un oeil.
Les copépodes sont phytophages (se nourrissent de phytoplancton).
Le "krill" atlantique appartient aussi au zooplancton et vit en larges bancs denses qui s'étendent parfois sur près de 450 km. Ces bancs sont repérables depuis la surface par la couleur brun-rouge qu'ils donnent à l'eau. Chaque individu mesure entre 2 et 4 cm et ressemble à une minuscule crevette.
Ci-dessous Copépode et "krill" :
crustacés crustacés

Tous les macros crustacés (même les cirripèdes) connaissent un stade larvaire ("larve nauplius") pélagique donc planctonique.
Ci-dessous larves de Homard et de Balane :
crustacés crustacés

Les décapodes

C'est un ordre très important qui comprend entre autres le sous ordre des brachyoures (ou vrais crabes).
Il y a 7 000 espèces de crabes ; plus que d'espèces de mammifères ...

Vous les connaissez tous : Crabes & Araignées de mer, Cigales de mer & Langoustes, Homards & langoustines & Écrevisses, Pagures & Galathées, crevettes, etc.
Ils sont tous marins sauf les Écrevisses.
Chez les décapodes la tête et le thorax sont soudés : céphalothorax.
Le céphalothorax comprend 2 paires d'antennes et 5 paires d’appendices thoraciques et locomoteurs.

Certains décapodes ont un abdomen (pléon) très développé et chez d’autres il est atrophié et replié sous le thorax.

Les décapodes ne comptent pas que sur leur carapace - pourtant très robuste chez certaines espèces - pour se protéger.

Ci-dessous quelques décapodes méconnus car absents des plateaux de fruits de mer : Macropode, Hippolyte (crevette des herbiers), Périclimenes (crevette des anémones), Inachus (crabe des anémones) :
crustacés crustacés
crustacés crustacés

Des décapodes géants
Ci-dessous à gauche le Crabe araignée géant du Japon et à droite le Crabe royal du Kamchatka :
crustacés crustacés

Le Crabe araignée du Japon est le plus gros arthropode au monde !
Le Crabe royal n'est pas un brachyoure ("crabe vrai") mais un anomoure (voir classification des décapodes).

Isopodes et amphipodes

Les isopodes ont 7 paires de pattes identiques. Quant aux amphipodes le nombre de pattes dépend des espèces et le corps
Les isopodes sont comprimés dorso-ventralement alors que les amphipodes sont comprimés latéralement.
Ci-dessous : Ligie et Talitre (ou Puce de mer) :
crustacés crustacés

Parmi les isopodes (7 paires de pattes identiques) il y le fameux cloporte ; le seul crustacé entièrement terreste.
La Ligie océanique ressemble beaucoup au cloporte d'où son surnom ("cloporte marin"). On la trouve que sur les estrans rocheux.

La Talitre (ou "puce de mer") est une amphipode qui ne pique pas contrairement à ce que laisse supposer son surnom.
Mais comme la puce, l'animal peut faire de grands sauts longs de 50 fois sa taille.
Autre paradoxe c'est un crustacé des côtes sableuses mais qui craint l'immersion. L'animal suit la marée veillant à ne jamais se mouiller ; il a un sens de l'orientation aigu qui intrigue les scientifiques.
Durant la journée et pour éviter la dessication, il vit dans son terrier creusé dans le sable ou sous les laisses de mer. Il ne sort qu'au crépuscule. Retour au sommaire

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Les Échinodermes

Exclusivement marins, les échinodermes ("peau épineuse" en grec) sont les Oursins, Ophiures, Astérides, Holothuries et Crinoïdes.

Leur corps possède une symétrie rayonnée d'ordre 5 qui est unique dans le règne animal.
Particularité de cet embranchement : un système de canaux remplis d'eau en pression et se terminant par de minuscules pieds (podias) permet à l'animal de se déplacer lentement ... Ce système hydraulique est appelé système aquifère.
Les échinodermes sont acéphales (absence de tête). Les étoiles de mer ont à l'extrémité de chaque bras une tache oculaire (un oeil primitif).

Ces animaux ont un pouvoir de régénération important (surtout les Astérides).
Concernant la reproduction elle est uniquement sexuée ; les sexes sont séparés et la fécondation est externe (émission des gamètes en pleine eau de façon simultanée par les mâles et femelles).

Ci-dessous schéma du système aquifère chez l'étoile de mer :

L'eau rentre par la plaque madréporique ; un canal latéral par bras irrigant les centaines de podias de ce dernier.
La mise en pression d'un bras permet le déplacement dans sa direction.

Les Crinoïdes

De cette classe qui était très abondante durant les ères primaires et secondaires le plongeur ne peut observer que les comatules. En effet les "crinoïdes vrais" (toujours fixés par un pédoncule) vivent dans les eaux profondes.
Les comatules sont le plus souvent bien fixées au substrat par leurs cirres mais elles peuvent se déplacer en cas de danger et nager en pleine eau.
En mer du Nord et en Manche on peut rencontrer la Comatule commune. L'animal utilise ses bras pour pièger le plancton.
Ci-dessous : Comatule commune ; à gauche cramponnée au substrat et à droite posée sur des Clavelines.
échinodermes échinodermes

Danse en pleine eau de la comatule

Les Oursins (ou échinidés)

Chez les Oursins l'exosquelette a la forme d'une sphère (le test).
La peau est couverte de piquants acérés qui pour certaines espèces peuvent être venimeux.
La peau comprend aussi de minuscules pieds (podias) reliés au système aquifère et permettent donc le déplacement nocturne de l'animal.
Les oursins sont des brouteurs herbivores. l'appareil masticateur composé de 5 dents est appelé "la lanterne d'Aristote".

En Manche et Mer du Nord on peut rencontrer l'oursin vert ou "petit oursin". En effet le diamètre de l'animal ne dépasse pas 4 cm.

Déplacement d'un oursin

L'Oursin coeur (Atlantique et Méditerranée) vit enfoui dans le sable.
Il s'agit d'un oursin irrégulier (symétrie bilatérale superposée à celle pentaradiaire).
Il est surnommé le "mangeur de sable". Il est en effet limnivore : se nourrit de la matière organique contenue dans le sable. Chez cet animal les mâchoires ("lanterne d'Aristote") ont disparu.
Ci-dessous à droite test d'oursin coeur. Observez les orifices qui laissent passer les canaux aquifères reliés aux podias.
La double symétrie est bien visible.
échinodermes échinodermes

Les Astérides (ou étoiles de mer)

Chez les Astérides les piquants (qui piquent peu) sont disposés sur la surface supérieure des bras alors que les podias sont sur la face inférieure.
Les podias, mus par la pression hydraulique, servent non seulement au déplacement mais aussi à ouvrir la coquille de bivalves. Les étoiles de mer sont en effet de redoutables carnivores et qui apprécient particulièrement les moules et huitres. N'ayant pas de mâchoires ils doivent pratiquer la digestion externe (dévaginer son estomac).
L'astérie a un sens olfactif très développé mais ses proies potentielles la détecte aussi à cause d'une substance (la sapodine) qu'elle dégage.
L'étoile de mer commune (Asteria rubens c'est à dire "étoile rouge") peut parcourir 30 cm en une heure.

Les Astérides ont un pouvoir de régénération très important. On appelle autotomie cette capacité régénératrice. Une astérie est capable de survivre si elle est amputée jusqu'à 75% de sa masse corporelle.
Ci-dessous : étoile de mer commune, Astérie dévaginant son estomac à l'intérieur d'une moule et Astérie en phase de régénération.
échinodermes échinodermes
échinodermes

Ci-dessous lien vers une courte vidéo sur le "Soleil de mer"

Un prédateur redoutable

Cette astérie est très rapide : 1 mètre à la minute.

Les Ophiures

Chez les Ophiures La face orale (tournée vers le fond) porte la bouche. Il n’y a pas d’anus.
Ce sont des Animaux très mobiles les plus rapides des échinodermes (jusqu'à deux mètres à la minute). Les ophiures sont pourtant dépourvus de podias. Aussi pour avancer ils ondulent leurs bras (au nombre de cinq et très fins).
Ce sont des animaux filtreurs qui capturent les particules de matière organique à l’aide des piquants des bras dressés à la verticale. Il s'agit d'animaux sciaphiles (qui craignent la lumière) que l'on trouve souvent en retournant une pierre.
échinodermes

Les Holothuries

Les Holothuries (ou "Concombres de mer") ont un système de défense original. Si un individu se sent menacé il lance de grands filaments collants et toxiques (tubes de Cuvier) vers son agresseur. Il peut aussi expulser son intestin l'abandonnant à son prédateur. Le plongeur devra éviter de provoquer de telles réactions de l'animal car elles exigent de celui-ci un très gros effort.
En Manche on peut rencontrer le lèche-doigts.
Ci-dessous Grand lèche-doigts blanc ; à gauche tentacules déployées ; à droite sur un estran et tentacules rétractées :
échinodermes échinodermes
Grâce à ses tentacules collantes l'animal piège des organismes planctoniques et ensuite il lèche chaque tentacule pour se nourrir d'où son nom populaire.
Il existe aussi des holoturies limnivores tel l'holoturie noire mais qui est rare dans la zone interditale.

Le repas du lèche-doigts
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Les Mollusques

Il s'agit d'un embranchement essentiellement aquatique même s'il existe quelques espèces de mollusques terrestres tels l'Escargot et la Limace.

Les mollusques sont des animaux qui ont un corps mou protégé par un manteau qui sécrète souvent une coquille.
Les mollusques n'ont pas de pattes mais disposent d'un large pied pour le déplacement (ou l'enfouissement).
Ils ont une langue râpeuse (dotée de dents) : la radula. mollusques

Les Polyplacophores

Chez les Polyplacophores ou Chitons (prononcez "kitons") le manteau sécrète une carapace composée de huit plaques.
Les Chitons vivent dans la zone de balancement des marées (estran) de préférence sous les pierres. Grâce à leur large pied ils peuvent s'agripper solidement au rocher. Pensez à remettre la pierre en place pour que le chiton découvert ne finisse pas dans le bec d'un goéland.
Comme les Ligies (Cloportes marins) ils peuvent se mettre en boule s'ils sont menacés.
Ci-dessous Chiton vu de dessus et de dessous :
mollusques mollusques


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Les Gastéropodes

Les gastéropodes sont des brouteurs grâce à leur langue râpeuse (radula). Mais attention n'en déduisez pas qu'ils sont tous herbivores. Car si certains broutent des algues, d'autres broutent des animaux fixés (éponges, cnidaires, etc.).
Ci-dessous : radula d'un Ormeau et schéma de fonctionnement de la radula :
mollusques mollusques
Les gastéropodes ont à l'avant une paire de tentacules olfactives : les rhinophores.

Les gastéropodes se déplacent par reptation avec leur large pied.
Ci-dessous Crépidule vue de dessous ; on observe le pied. mollusques

Les "escargots de mer"

Les gastéropodes prosobranches ont les branchies à l'avant du corps et sont dotés d'une coquille alors que les gastéropodes opisthobranches ont les branchies à l'arrière mais surtout la coquille a disparu (ou presque).
Chez les "escargots de mer" le pied comprend souvent un opercule qui ferme parfaitement la coquille lorsque l'animal est rentré dedans.
Ci-dessous quelques "escargots de mer" peu connus car absents des plateaux de fruits de mer : Patelle, Crépidule, Nasse, Ormeau.
mollusques mollusques
mollusques mollusques Retour au sommaire Pour en savoir plus sur les "escargots de mer"

Les "Limaces de mer"

Les gastéropodes opisthobranches sont dépourvus de coquilles mais pas de système de défense ... Par ailleurs ils sont hermaphrodites synchrones (en même temps mâle et femelle).

Le Lièvre de mer ou Aplysie
C'est un herbivore. Dérangé il sécrète un liquide violacé surnommé "le vinaigre" pour décourager ses agresseurs.
Un individu peut mesurer jusqu'à 20 cm. Il peut se former de longues chaines de copulation lors de la reproduction.
Cet animal intéresse beaucoup les chercheurs dans les maladies neurodégénératives car ses neurones sont peu nombreux mais ils sont visibles à l'oeil nu ...
Ci-dessous une Aplysie et sa ponte : mollusques

Parmi les Limaces de mer il existe le groupe étonnant : les Nudibranches.
Les nudibranches sont des brouteurs d'éponges, de cnidaires, de cirripèdes, etc.
Certaines espèces arborent de superbes couleurs. Une façon de dire : "je ne me cache pas ; ne cherchez pas à me manger ; je ne suis pas comestible" ; elles concentrent dans leur organisme le venin des cnidaires ou éponges dont elles se nourrissent.
D'autres espèces sont parfaitement mimétiques avec leur environnement. C'est le cas de l'Elysie verte qui broute des algues vertes. mollusques

On peut rencontrer ce nudibranche dans le Grevelingen (Zélande) sur les Codiums fragiles (algues vertes) dont il se nourrit.

Les chloroplastes ingérés par ce nudibranche survivront plusieurs semaines à l'intérieur de ses tissus et continueront de produire des glucides dont bénéficiera l'animal.
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En Zélande on peut aussi admirer un nudibranche éolidien : la Flabelline gracile mollusques

Notez les papilles dorsales qui contiennent des cnidocystes * fonctionnels provenant des Cnidaires dont l'animal se nourrit.

En Manche on peut essayer de découvrir le Tritonia des Gorgones.
L'animal ressemble à s'y méprendre à une branche de Gorgone ; le mimétisme comme moyen de défense. mollusques

Sur la côte atlantique on peut admirer le Doris cantabrique (ou Doris "gordini").
Comme moyen de défense la limace dispose de plusieurs glandes remplies de longifoline (une substance chimique toxique tirée des éponges qu’elle broute).
Ci-dessous accouplement de deux individus et ponte de Doridien :
mollusques mollusques

Notez bien la position "tête-bêche" ; les rhinophores, le panache branchial à l'arrière de chaque individu.

Cnidocystes : cellules venimeuses des cnidaires. Retour au sommaire

Les Bivalves (ou Lamellibranches)

Les Bivalves sont posés sur le fond ou fixés ou fouisseurs (s'enfoncent dans le sable à marée basse).
Chez les Lamellibranches la tête (donc la radula) a disparu. Par contre les branchies sont très développées.
Ce sont des animaux filtreurs se nourrissant de plancton
Ainsi la Moule commune peut filtrer entre 45 et 70 litres d'eau par jour ... L'eau entre par un siphon inhalant puis passe par les branchies qui retiennent l'oxygène et les particules nutritives et ressort par le siphon exhalant.

Chez les bivalves la fécondation est externe. Un Bénitier (le plus gros des mollusques) peut émettre 50 millions de gamètes en une vingtaine de minutes ...

La coquille Saint-Jacques

Le mécanisme de survie de cette espèce n'est pas l'enfouissement mais la fuite rapide en cas de menace.

La fuite de la Coquille Saint-Jacques

Les bivalves fouisseurs des estrans sablo-vaseux

La Coque s'enfouit seulement de quelques centimètre en profondeur car ses deux siphons sont très courts.

Par contre la Palourde européenne a des siphons beaucoup plus longs et peut s'enfoncer jusqu'à 20cm.

Le Couteau peut s'enfoncer encore plus profondément (jusqu'à 50 centimètres). A marée basse il laisse sur le sable un petit orifice en forme de trou de serrure creusé par les deux siphons.
Les pécheurs à pied font remonter l'animal en surface en y déposant du gros sel pour faire croire à l'animal que la mer est remontée.
Ci-dessous Coque, Palourde et Couteau :
mollusques mollusques
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Les Céphalopodes

Les Céphalopodes constituent la classe la plus évoluée des mollusques. Le pied s'est transformé en tentacules pour la capture de proies.
Ce sont de redoutables carnivores. La tête comprend deux yeux performants. La bouche dispose d'un bec puissant.
Les espèces les plus connues sont : la Seiche, le Calmar (ou encornet), le Poulpe (ou Pieuvre).

Céphalopodes de MMN

On peut observez chez nous surtout la seiche et la Sépiole.
Ci-dessous Seiche : mollusques

La seiche en chasse

Ci-dessous une Sépiole zélandaise ; petit céphalopode mesurant 5 cm.
mollusques

Les pontes des céphalopodes

Ci-dessous et de gauche à droite : oeufs de Seiche ("raisins de mer"), ponte de Calmar et ponte de Poulpe :
mollusques mollusques
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Les Vers aquatiques

Le terme "vers" désigne dans le langage courant tout ce qui rampe, se tortille ...
Les "vers" constituent non pas un embranchement (phylum) mais huit !

En plongée et sur les estrans on peut observer les représentants de plusieurs groupes marins :

Attention le Taret ou "ver des mers chaudes", malgré son allure vermiforme, n'appartient à aucun des groupes précités mais est un mollusque bivalve !

Les vers plats

Les Plathelminthes (ou Vers plats) sont les vers les plus primitifs. La reproduction asexuée (à partir d'un seul individu) par scissiparité (division de l'individu en deux clones) est possible.
Ces animaux sont démunis d'appareil respiratoire et d'appareil circulatoire ; la respiration se réalise par simple diffusion  au travers des parois cellulaires. Le système digestif est dépourvu d'anus ...
On peut observez en plongée les planaires et à marée basse mais seulement en Bretagne, le "Convulata de Roscoff".

Les Planaires

Les planaires sont extrêmement plats (épaisseur ne dépasse pas le millimètre) et abordent de belles couleurs comme les nudibranches mais vous ne devez pas les confondre car ils sont dépourvus d'appendices (ni rhinophores ni de panache branchial).
En Manche on peut rencontrer la Planaire blanche qui peut atteindre 5 cm.
En eau douce vous pouvez observer la Planaire lactée qui peut mesurer 2 cm.
Cette espèce a une capacité de régénération étonnante ; même la millième partie de son corps peut recréer un individu. Aussi est-il sujet à de nombreuses recherches.
Ci-dessous Planaire blanche et Planaire lactée :
vers marins

Convoluta de Roscoff : un ver plat autotrophe

Le ver plat de Roscoff est minuscule (un centimètre maxi).
Il abore une superbe couleur verte car il héberge des algues unicellulaires qui par photosynhèse nourissent l'animal hôte (apports de sucres).
On peut observez l'animal dans les flaques d'eau à marée basse.
Ci-dessous des individus dans une flaque, des milliers d'individus se dorant au soleil dans 1 mm d'eau et verdissant le sable :
vers marins

Les Némertiens

Ces vers ont un corps allongé, mince et mou d'où le surnom de "vers rubans".
La taille des adultes peut atteindre 30 mètres pour l'espèce Lineus longissimus (il n'y a pas de nom vernaculaire).
Ils sont très cassants mais chaque fragment peut régénérer un ver entier (scissiparité).
Ci-dessous le fameux Lineus longissimus qui ne mesure ici que 5 mètres vers marins

Les Echiuriens

L'embranchement des Echiuriens ne comprend qu'une centaine d'espèces.
Les échiuriens possèdent un tronc cylindrique précédé d'une trompe rétractile qui la forme d'une cuillère.
L'espèce la plus connue est la Bonellie.

La Bonellie représente un cas de dimorphisme sexuel extrême. En effet, il faut deux ans à la Bonellie femelle pour devenir adulte et acquérir une taille de 1 mètre, alors que le mâle au stade adulte ne dépasse pas quelques millimètres. Encore à l'état larvaire, le mâle se fixe à la femelle. Son avenir est de vivre dans la trompe de celle-ci et de féconder tous les œufs qu'elle produit.

Ci-dessous la Bonellie (photo et schéma) :
vers marins vers marins

Les Siponcles

Origine du surnom "ver cacahuète" : ressemblance avec la gangue quadrillée (qui renferme les cacahuètes).
Les siponcles sont des vers marins dont le corps est composé de 2 parties : un tronc non segmenté et un organe rétractable qui lui permet de creuser.
L'espèce de Siponcle que l'on peut rencontrer chez nous est le "Siponcle nu" (Sipunculus nudus) qui creuse des galeries dans le sable ; son règime alimentaire est limnivore. Il peut atteindre 15 cm de long.
En Asie les siponcles sont commercialisés pour l'alimentation humaine.
Ci-dessous : un "siponcle nu" sur l'estran, en Asie les siponcles sont consommés :
vers marins vers marins

Les Annélidés

Les Annélidés ou (vers annelés) constitue l'embranchement le plus connu de tous puisque le Ver de terre, le Ver de côte (ou Arénicole) et la Sangsue en font partie.
Leur corps cylindrique est formé d’une succession de segments en forme d'anneau (ou métamères) tous semblables. Seule la tête et la queue sont différentes. Les segments portent des appendices ("soies").

On rencontre dans le milieu marin surtout des Annélides polychètes ("Annélidés avec beaucoup de soies").

Les Annélides polychètes ont une grande capacité de régénération. Elles peuvent, selon les espèces, régénérer la région antérieure ou postérieure.

Polychètes errants

Ci-dessous quatre espèces d'annélidés polychètes errants : l'Arénicole (ou ver de vase), la NéréideAphrodite (Souris de mer) et le ver de feu :
vers marins vers marins
vers marins vers marins

L'Arénicole n'a longtemps intéressé que les pêcheurs (excellent appât). Mais désormais ce ver intéresse aussi les chercheurs. En effet l'hémoglobine du sang de cet animal possède des propriétés étonnantes : extracellulaire et pas typée (ni groupe ni rhésus) et dotée d'une capacité de stockage d'oxygème énorme.
L'hémoglobine d'arénicole permet désormais conserver plus longtemps les organes à transplanter.
Le Ver de feu est très fréquent en Méditerranée orientale. Ne pas toucher car les soies sont très fragiles et pénètrent dans la peau provoquant des brulures.
La Néréide commune (ou Néréis) est un prédateur se nourrissant de petits mollusques et crustacés qu'elle saisit avec des mâchoires rétractiles.

Polychètes tubicoles

Les Polychètes tubicoles sont des organismes fixés vivant dans un tube. Ce sont des filtreurs actifs ; ils arborent un superbe panache branchial qui capture le plancton et l'amène à la bouche.
Ci-dessous une Sabelle et un Bispire (panache double):
vers marins vers marins
Ne pas éclairer ces Vers avec votre torche de plongée ; le panache se replie alors dans le tube.

L'Hermelle
Cette espèce de ver sédentaire vit en colonie. Chaque individu édifie un tube accolé aux autres. De véritables récifs se constitue alors.
Ci-dessous une colonie d'Hermelles et un individu extrait de son tube protecteur. Espèce absente de la mer du Nord mais très présente en baie du Mont Saint Michel ; voir vidéo ci-dessous.
vers marins vers marins

Hermelle : un ver constructeur

Serpule
L'individu produit un tube calcaire sinueux incrusté dans le rocher. vers marins

Lanice
Polychète Sédentaire que l'on peut observer en grandes concentration lors des grandes marées sur les estrans sableux abrités : "les gazons de Lanices". vers marins

Le tube est constitué de grains de sable et bien enfoncé dans le substat. L'animal répare son tube après chaque tempête.

Un spirographe

Le ver tubicole des abysses

Un ver que vous ne risquez pas de rencontrer en plongée : le Pogonophore. vers marins

En effet il vit près des sources chaudes abyssales et filtre des bactéries. Le tube peut atteindre 2 mètres !

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Les Bryozoaires ou animaux "mousse"

Bryozoaire (du grec bryoza « mousse » et zoon « animal » donc « animaux mousse » du fait de leur aspect duveteux.
Mais les zoologistes préfèrent désormais le terme Ectoproctes (du grec ekto  «dehors » et prokto « anus).

Il s'agit d'un embranchement très discret et donc peu connu des plongeurs.

Il s'agit d'un groupe de 5 000 espèces environ qui sont toutes coloniales et aquatiques. Les colonies sont en général sessiles (fixées).

Chaque individu (zoïde) de la colonie ne dépasse pas le millimètre. Le zoïde est constitué d’une partie vivante (polypide) entouré d’une logette (cystide). Le polypide laisse paraitre sa couronne tentaculaire (lophophore) destinée à capturer le plancton. Ses tentacules sont munies de cils qui transportent la nourriture vers la bouche.

La disposition des zoïdes est très régulière : géométrique !

Certaines espèces dites encroutantes forment de grandes plaques blanchâtres sur les algues (et en particulier les Laminaires) mais aussi sur des rochers, coquillages, coques de navires. D'autres espèces ont la forme d'arbustes ou de boules. De rares espèces sont pélagiques (flottent entre deux eaux).

Ci-dessous le schéma d'un zoïde de bryozoaire : bryozaires

Notez le tube digestif en forme de U avec deux orifices dont un anus à côté du lophophore d'où le terme "ectoprocte".

Reproduction

Reproduction sexuée : les bryozoaires sont en général hermaphrodites protandres (d’abord mâle puis femelle). L’oeuf fécondé donne une larve pélagique qui ensuite se fixe et est à l’origine d’une nouvelle colonie.

Reproduction asexuée : la croissance de la colonie (nouveaux zoïdes) se fait par bourgeonnement.
Chez les espèces dulcicoles des « bourgeons dormants » (statoblastes) peuvent se détacher de la colonie moribonde pour former une nouvelle colonie. Ces "graines" sont transportées par les oiseaux pour une dissémination de l'espèce. Elles peuvent rester à sec très longtemps.

Bryozoaires de Méditerranée

Ci-dessous la célèbre Dentelle de Neptune, le faux corail et le Bois de Cerf :
bryozaires bryozaires
bryozaires

Les bryozoaires dulcicoles

Les bryozoaires sont aussi présents en eau douce.
Ci-dessous : Cristatelle, Lophopier et Pectinatelle :
bryozaires bryozaires
bryozaires

La cristatelle et le Lophopier sont des espèces benthiques ; vagile pour la Cristatelle et sessile pour le Lophopier.
La Pectinatelle est originaire d’Amérique. La colonie peut atteindre un mètre et flotte entre deux eaux. Chez cette espèce les « bourgeons dormants » peuvent encore être à l'origine d'une colonie même après 50 mois au sec ...

Vidéo sur la Cristatelle et le Lophopier
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Les Cnidaires - animaux urticants

Cnidaires - généralités

Il s'agit d'un embranchement uniquement aquatique et essentiellement marin.
Ces animaux sont omniprésents dans l'univers du plongeur : coraux, gorgones, anémones, méduses, hydraires, etc.

Les cnidaires sont des organismes très simples : une masse gélatineuse comprenant un orifice unique entouré de tentacules.
Cet orifice unique fait donc fonction en même temps de bouche de d'anus et il est orienté vers le haut pour les espèces fixées (forme "polype"), vers le bas pour les espèces de pleine eau (forme "méduse").
Les tentacules sont truffées de cellules urticantes (cnidocytes ou cnidoblastes). Chaque cnidocyte est en fait un minuscule harpon relié à une poche de venin.
Les cnidaires peuvent être solitaires (un seul individu : Anémones, Méduses) ou coloniaux (Coraux, Gorgones, Physalies).
Les cnidaires sont des carnivores mais certaines espèces "cultivent" des algues microscopiques dont elles se nourrissent. Il s'agit donc d'une relation symbiotique.
Chez certaines espèces il y a alternance des phases "polype" et "méduse". C'est par exemple le cas de l'Aurélie (méduse commune).

Ci-dessous morphologie d'un polype et d'une méduse : cnidaires

Ci-dessous schéma d'une cellule urticante (cnidoblaste): cnidaires

Dès que le cnidocil est effleuré le filament venimeux sort de la poche et vient frapper la proie.

Cnidaires fixés en Manche et Mer du Nord

Il faut distinguer les cnidaires coloniaux des cnidaires solitaires (anémones).

Cnidaires fixés et coloniaux

Ci-dessous deux photos d'Alcyon jaune (anthozoaire) : à gauche colonie à seize lobes et à droite une jeune colonie (un lobe) ; les polypes sont pleinement épanouis. L'Alcyon jaune a un squelette mais peu rigide : "corail mou".
cnidaires cnidaires

Ci-dessous à gauche Hydraire-antenne et à droite Gorgone verruqueuse.
cnidaires cnidaires

L'Obélie (hydrozoaire) constitue des colonies gazonnantes sur les frondes des laminaires.
Ci-dessous une colonie à gauche et à droite gros plan sur quelques polypes.
cnidaires cnidaires

Cnidaires fixés et solitaires

Ci-dessous Actinie rouge (ou "Tomate de mer") en boule ; avec tentacules déployées et Actinie 'fraise' :
cnidaires cnidaires
cnidaires

Les deux espèces se ressemblent beaucoup ; seule différence les taches jaunes sur le pédoncule de la "fraise de mer".

Ci-dessous à gauche Anémone verte et à droite Dahlia de mer.
cnidaires cnidaires
L'Actinie verte (ou "anémone beignets" ou encore "ortie de mer") se rencontre souvent dans les cuvettes des estrans rocheux. Elle ne peut pas rétracter ses tentacules. Elle est consommée en friture d'ou son nom.
L'Anémone dahlia peut avaler des proies importantes (petits poissons ou crustacés) grâce à la puissance de son venin.

Ci-dessous Anémone plumeuse (ou "Oeillet de mer") et la Sargatie élégante.
cnidaires cnidaires

L'Oeillet de mer peut coloniser entièrement certaines épaves. Le nombre de tentacules chez la Sargatie peut avoisiner 200 ...

La Cérianthe se distingue des actinies par une double couronne de tentacules. cnidaires
Superbe vidéo sur les anémones

Cnidaires pélagiques

Attention la Physalie (ou Galère portugaise) n'est pas une méduse mais une colonie de polypes urticants flottant à la surface grâce à un vessie remplie de gaz.
Il semblerait qu'elle remonte désormais en Manche ... C'est une espèce très urticante voire mortelle.
cnidaires cnidaires

Méduses "vraies" de Manche et Mer du Nord

Ci-dessous trois méduses fréquentes en MMN : Aurélie, Rhizostome, Chrysaore (ou Méduse rayonnée) .
cnidaires cnidaires
cnidaires

L'Aurélie est facilement identifiable avec ses quatre "fers à cheval" qui sont les organes reproducteurs (gonades).
La Rhizostome qui est surnommé "méduse chou-fleur" ; elle est récoltée pour en extraire une protéine, le collagène qui permet de réaliser des crèmes anti-rides et aussi de la peau artificielle pour les brûlés. Elle n'est pas urticante.
La Chrysaore a des lignes brunes sur l'ombrelle qui rappellent une rose des vents.

Méduses de Méditerranée

Ci-dessous trois espèces que l'on peut rencontrer en Méditerranée : Pélagie, Cuboméduse, Méduse oeuf au plat.
cnidaires cnidaires
cnidaires

La Pélagie est très urticante mais non mortelle. Ce n'est pas le cas de la Cuboméduse ou "guêpe de mer". La Méduse oeuf au plat ne présente aucun danger. Cette dernière "cultive" des algues unicellulaires symbiotiques : les zooxanthelles qui constituent l'essentiel de son alimentation. L'ombrelle est orientée vers le haut pour maximiser la réception de lumière indispensable à la photosynthèse des algues. En savoir plus : la classification des cnidaires En savoir plus : les récifs coralliens

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Les Cténaires - animaux collants

Les Cténaires sont souvent confondus avec les méduses. Ainsi une espèce invasive de Cténaire a pour nom commun "Méduse américaine" ...
Les cténaires sont des organismes pélagiques transparents et gélatineux dotés d'un seul orifice (comme les méduses) mais à la différence de celles-ci, ils ne sont jamais urticants. Les tentacules sont truffées de cellules collantes (les colloblastes) et non pas urticantes.
Un cténaire est beaucoup plus mobile qu'une méduse grâce à ces huit rangées de "peignes ciliés" locomoteurs. Donc les cténaires devraient plutôt être rangés dans le necton plutôt que dans le plancton ...
Les cténaires sont hermaphrodites protandres ou synchrones. Ainsi la "Méduse américaine" peut s'autoféconder et comme de plus c'est une espèce euryhaline et eurytherme (supporte des variations de salinité et de température) on comprend mieux la prolifération inquiétante de cette espèce dans différentes mers.

En mer Noire un autre cténaire a été introduit pour contrer la prolifération de Mnemiopsis leidyi ( ou "Méduse américaine") : la Béroé ovale. Photo ci-dessous : cténaires

Dans les mers tropicales mais aussi en Méditerranée on peut observer un superbe cténaire : la Ceinture de Vénus. cténaires

Ci-dessous deux espèces de MMN ; à gauche Groseille de mer et à droite la fameuse Mnémiopsis
cténaires cténaires

La Groseille de mer a deux tentacules alors que la Méduse américaine en est dépourvue.
Sur les deux photos on voit bien les rangées de peignes ciliés qui réfléchissent la lumière du phare.

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Les Spongiaires (ou éponges)

Généralités

Les Spongiaires (ou Éponges) sont des organismes très anciens. Ce sont les premiers animaux pluricellulaires.

Les éponges n'ont pas d'axe de symétrie ni d'organes. Cet embranchement est uniquement aquatique et essentiellement marin.
Leur charpente est constituée de spicules de formes variées ( aiguilles, baguettes, etc ).
Les spongiaires ont des formes très diverses. On trouvera toujours les éponges sur le fond (animaux benthiques). Elles sont toujours fixées et immobiles (pas de système nerveux).

Ci-dessous l'éponge la plus célèbre Spongia Officinalis puisque utilisée comme éponge de toilette car dépourvue de spicules. éponges

Attention les "éponges" de toilette vendues dans le commerce sont en général d'origine synthétique.

Éponges de MMN

Ci-dessous Éponge "fesse éléphant", Éponge "mamelles", Orange de mer et Sycon :


éponges éponges
éponges éponges

Certains éponges en forme d'outre peuvent être confondues avec les ascidies. Si vous touchez légèrement une ascidie elle va se rétracter ce qui n'est pas le cas d'une éponge car cette dernière est dépourvue de système nerveux.

Alimentation des éponges

On dit que les éponges sont des microphages suspensivores ou planctophages filtreurs et plus précisément des filtreurs actifs car l'animal crée son propre courant d’eau.
Une éponge filtre son propre volume d’eau en 10 à 20 secondes en retenant pratiquement tous les particules ne dépassant pas 3 microns donc surtout du phytoplancton.

Les éponges : des pompes très efficaces

Le courant d’eau est créé par les flagelles des choanocytes.
L'eau entre dans l'éponge par les nombreux pores minuscules (invisibles) est filtrée par les collerettes cilées des choanocytes puis est expulsée par l'oscule (visible).

Ci-dessous : schémas d'une éponge de type Sycon et d'un choanocyte :
éponges éponges

Les choanocytes sont des cellules caractéristiques des éponges. Cette cellule est dotée d'une collerette encerclant un fouet.
La cellule est capable de phagocyter les particules de l'eau attrapées dans la collerette, dont elle se sert comme nutriment.

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