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orthographe : guide de survie

La bonne réponse : il faut écrire : L'oiseau s'est envolé.

Astuce : mettre la phrase à la première personne du singulier et remplacer par un verbe du troisième groupe.
Ce qui donne : Je me suis battu (voix pronominale). Donc ici le son [sé] correspond à "s'est" (élision de "se est").

Les temps composés des verbes pronominaux se forment avec l'auxiliaire "être". Dans l'exemple le temps est le passé composé : auxiliaire "être" conjugué au présent + participe passé.

Avis au lecteur

Avec les nouveaux médias (mails, réseaux sociaux, SMS) l'écriture est de plus en présente dans notre vie courante.
La grande majorité des recruteurs sont sensibles à l'orthographe. Donc des lacunes graves dans cette discipline peuvent être un handicap majeur pour l'accès à l'emploi.

Ce tutoriel porte surtout sur l’orthographe grammaticale c’est à dire l’accord du mot en fonction de son rôle dans la phrase, de son genre et de son nombre.

En effet un traitement de textes dispose d’un dictionnaire. Donc cet outil permet en général de résoudre les questions en matière d’orthographe lexicale (graphisme du mot en dehors de tout contexte).

On ne peut cependant (dans un tutoriel d'orthographe pratique) ne pas évoquer la réforme de l'orthographe qui est désormais mise en application par L'Education Nationale. Cette réforme est essentiellement de nature lexicale.

Dans ce tutoriel les mots orthographiés conformément à la réforme sont suivis de la mention NO (Nouvelle Orthographe).
Exemples : paraitre (NO), ognon (NO), portemonnaie (NO), charriot (NO), nénufar (NO).

Orthographe et traitements de textes

Attention le correcteur orthographique de votre traitement de textes n'a pas forcément intégré la nouvelle orthographe préconisée par la réforme ...
Je prends un simple exemple. Si vous écrivez "weekend" (tout collé) le correcteur orthographique de Libre Office signale une erreur. Or cette nouvelle orthographe des mots composés empruntés (à une langue étrangère) est celle recommandée par la réforme. Vous pouvez naturellement télécharger et installer pour Libre Office un dictionnaire qui tient compte de la réforme.

Faites aussi attention aux homonymes !
Si, par exemple vous écrivez un homme cent tâche le vérificateur orthographique du logiciel ne va pas "broncher" et pourtant il y a deux fautes. Lesquelles ?

Réponse : il faut écrire : Un homme sans tache. Tâche avec un accent circonflexe désigne un travail ; tache (sans accent) est synonyme de "salissure, défaut".
Si vous pouvez remplacer le son [san] par "avec aucune" il faut utiliser la préposition "sans" ; "cent" est un adjectif numérique synonyme de "une centaine".

Sommaire du tutoriel

Les mots : nature et fonctions

Fiches pratiques

La phrase

Terminologie de la grammaire moderne

Classement des mots

La grammaire moderne groupe les mots en classes.

On dit qu’un mot à une nature (nom ou verbe ou adjectif qualificatif, adverbe, etc.).
Cependant quelques mots peuvent avoir plusieurs natures. Ainsi le mot "tout" est adverbe ou déterminant indéfini voire pronom indéfini. Le mot "en" est pronom ou préposition. Certains mots peuvent être adjectif ou adverbe. C'est le cas de "fort, haut, etc."

Identifier un mot c'est pouvoir dire sa nature (nom ou pronom ou verbe ou adjectif qualificatif, adverbe, etc.)

L'identification d'un mot peut être fort utile pour la lecture d'un texte.

Je prends un seul exemple. La terminaison "ent" est muette s'il s'agit d'un verbe (à la 3ième personne du pluriel) mais est prononcée s'il s'agit d'un nom !
Pierre et Marie président alternativement. Le président est démissionnaire.
Dans la première phrase il faut prononcer [préside] et dans la deuxième il faut dire [présidan].

L'identification d'un mot facilite l'écriture d'un texte.

Ainsi si vous savez que tel mot est un adverbe (ou une préposition ou une conjonction) vous saurez alors que vous n'avez pas à vous préoccuper de son accord puisqu'il est invariable. Autre exemple, on confond souvent adjectif verbal avec le participe présent. Le premier s'accorde alors que le second est invariable mais il y a une astuce : le participe présent (invariable) est souvent précédé de "en".

Structure de la phrase

Une phrase de base un groupe nominal et un groupe verbal.
Le groupe nominal est l’ensemble des mots qui se rattachent au nom.
Le groupe verbal est l’ensemble des mots qui se rattachent au verbe.

Exemple : le très jeune député présentera son rapport à l’assemblée mardi prochain.
GN (groupe nominal) : "le très jeune député"
GV (groupe verbal) : "présentera son travail à l’assemblée mardi prochain"


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Le nom

Définition

Le nom est un mot qui désigne un "animé" (personne, animal) ou un "inanimé" (chose, concept).

Genre du nom

Un nom a un genre (masculin ou féminin) fixé par la langue et indiqué par tout bon dictionnaire.
Le genre des noms d'inanimés est arbitraire alors que pour les animés le genre est fonction du sexe ; masculin si mâle et féminin si femelle.

Les noms féminins d'inanimés se terminant par "té" ou "tié" ou "eur" ne prennent pas de "e". L'actualité, la simplicité, la moitié, l'odeur, ...
Exceptions : La jetée, la dictée, la montée, la pâtée, la portée, la demeure, l'heure.

Formation du féminin

Pour tous les animés il existe un masculin et un féminin !

Le plus souvent les noms d'animés forment leur féminin par ajout d’un "e" final.

Formation du pluriel

Tous les noms communs dénombrables (que l'on peut compter) peuvent être mis au pluriel. En général il suffit d’ajouter un "s" final.

Nous allons maintenant aborder le pluriel des noms composés et celui des noms empruntés.
La réforme de l'orthographe simplifie beaucoup les règles dans ces deux domaines.

Le pluriel des noms composés

Dans les noms composés avec trait d’union du type verbe + nom ou du type préposition + nom seul le nom (second élément) prend la marque du pluriel.
Nous pouvons donc écrire : des pèse-lettres, des après-midis, des cure-dents, des abat-jours.
Par contre il faut écrire : des laisser-passer, des savoir-faire (verbe + verbe).

Pluriel des noms d'origine étrangère

Les mots empruntés forment désormais leur pluriel de la même manière que les mots français.
Nous pouvons donc écrire désormais : des miss, des matchs, des ladys, des dandys, des scénarios, des ultimatums, etc.

La réforme n'a pas un caractère obligatoire. Donc vous pouvez toujours écrire : des matches, des ladies, etc.

Classement des noms

Les noms propres

Alors qu’un nom commun est obligatoirement précédé d’un déterminant, le nom propre n’a pas cette obligation. Paris est une ville magnifique.

Les noms propres ne s’accordent pas au pluriel sauf ceux désignant un peuple.
Les Dupuis iront avec nous au cinéma ce soir.
Les Bretons ont la réputation d’être têtus.

Les noms animés et inanimés

La distinction entre noms d'animés et d'inanimés est importante lorsqu’il s’agit de remplacer le nom par un pronom.

Les pronoms qui, personne, lui (elle, elles, eux) sont strictement réservés aux animés.
A qui penses tu ? Je pense à personne. Je pense à lui/elle/elles/eux.

Les pronoms quoi, y, rien sont utilisés pour les inanimés.
A quoi penses-tu ? Je pense à rien. Les vacances, j'y pense.

Pour les animés le complément circonstanciel de lieu est introduit par la préposition "chez" alors qu'il faut utiliser "à" pour les inanimés. Je vais chez le coiffeur. Je vais à la kermesse. J'irai au cinéma (au : contraction de "à le")

Noms composés et réforme de l'orthographe

Onomatopée : mot censé reproduire un son.

Nous pouvons donc écrire : contrappel, entretemps, extraterrestre, weekend, tictac, portemonnaie, socioprofessionnel, etc.
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Le déterminant

Le mot "déterminant" a été introduit par la grammaire moderne.

Identification du déterminant

Le déterminant est un mot qui se place devant le nom mais pas forcément à côté ; il peut y avoir d’autres mots insérés entre le déterminant et le nom.
Mon très fidèle chien courut alors vers moi.
Entre le nom "chien" et le déterminant ("mon") il y a un adjectif ("fidèle") et un adverbe ("très").
Pour les noms communs le déterminant est obligatoire sauf dans des phrases sans verbe (titre).
Déterminant + nom commun = groupe nominal minimum.

Accord du déterminant

Le déterminant s’accorde en genre et en nombre avec le nom.
Il permet ainsi de distinguer le masculin du féminin pour des noms ayant la même forme :Un élève. Une élève.
Cependant au pluriel certains déterminants perdent l’indication du genre :Nos artistes préférés sont … Masculin pluriel ou féminin pluriel ?

Les articles

L’article est toujours à gauche du nom mais peut-être séparé de celui-ci par d'autres mots.

Articles définis et indéfinis

Les articles définis désignent des êtres et choses connues.
Les articles indéfinis désignent des êtres et choses pas encore présentés dans le discours oral ou le texte.
Les articles pluriels (les ou des) ne précisent plus le genre.
"Le" et "la" deviennent" l’ " devant un mot commençant par une voyelle ou un H muet. C'est l'élision.

L'élision consiste à remplacer la voyelle finale d'un mot par une apostrophe lorsqu'il est placé devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet.

Attention on ne fait pas l'élision si le mot commence par un H aspiré. Le haricot. La haine.
On ne fait pas non plus la liaison devant un H aspiré. Si vous lisez "les haricots". Il faut dire [lé aricot] et non pas [lésarico].

Rôle des articles contractés

Rôle des articles partitifs

Ils sont utilisés pour indiquer une certaine quantité d’un produit non dénombrable. J’ai acheté du sucre en poudre. Prends de la crème fraiche.

Les déterminants possessifs

Ils donnent des informations sur le genre et le nombre de possédants et possédés.

Un seul possédant et un seul possédé : Mon époux. Ma femme. Ton époux. Ta femme. Son compagnon. Sa compagne.

Un seul possédant mais plusieurs possédés : Mes garçons. Mes filles. Tes amis. Tes amies. Ses proches. Ses épouses successives.

Plusieurs possédants et un seul possédé par possédant : Notre époux. Notre femme. Votre femme. Votre époux. Leur compagnon. Leur compagne.

Plusieurs possédants et plusieurs possédés par possédant : Nos enfants. Nos soucis. Vos vêtements. Leurs chaussures.

La distinction de genre ne peut se faire que si possesseur et possédé sont au singulier.
Pour un nom féminin singulier commençant par une voyelle ou un h muet on utilise "mon, ton, son" (et non pas ma,ta, sa).

Déterminants démonstratifs

Ils sont utilisés pour désigner un être ou chose déjà présenté :Les Durand ont acheté une nouvelle voiture. Cette auto coûte très cher.

Les déterminants démonstratifs sont : "ce, cet, cette, ces".
Prends ce tabouret. Cet animal est affectueux. Cette fille est fort sympathique. Ces gens sont très aimables.
Au masculin singulier et devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet "ce" est remplacé par "cet".
Au pluriel le déterminant démonstratif ne précise plus le genre ; "ces" au masculin comme au féminin pluriel.

Attention "cet" et "cette" sont homophones (même prononciation). Pour bien écrire le son il faut donc connaître le genre du nom. Cet individu. Cette amie.

Ne pas confondre "ses" (possessif pluriel) et "ces" (démonstratif pluriel).
Astuce : mettre la phrase au singulier pour écrire correctement le son.

Déterminants numéraux

Les ordinaux se combinent obligatoirement avec un autre déterminant : Il est le premier de la classe.. L'article "le" précède "premier".

Les cardinaux sont invariables sauf "vingt" et "cent" lorsqu’ils sont multiples et sont en dernière position dans le numéral composé. Les numéraux se combinent en effet pour former des nombres en toutes lettres appelés numéraux composés.

Réforme de l’orthographe : les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d'union.
Il faut donc écrire : Vingt-et-un, Quatre-cents, Quatre-vingt-quatre, Vingt-et-unième

Quel/quelle / quels/ quelles

A l’oral suivant l’intonation [kel] indique l’exclamation ou l’interrogation. A l’écrit il faudra terminer la phrase par un point d’exclamation ou un point d’interrogation pour préciser le style de la phrase.
"Quel" s’accorde en genre et en nombre avec le nom : Quelle belle journée ! Quel est ton travail ? Quels horaires ! Quelles sont vilaines !

Déterminants indéfinis


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L'adjectif qualificatif

Fonctions de l’adjectif qualificatif

Exemples :
Cet petit homme .... "petit" est épithète lié de homme.
Cette femme est vraiment petite.. "petite" est attribut du sujet "cette femme". Entre le sujet et l'adjectif attribut il y a un verbe d'état ("être" et tous ses synonymes : paraitre, devenir, sembler, demeurer, rester, passer pour).
Affamés, les loups dévorèrent l'agneau. . "affamés" est épithète détaché.

Il existe aussi l'attribut du COD (souvent confondu avec un épithète d'un nom). La cour a jugé tous les accusés coupables. On pourrait dire : La cour a jugé que tous les accusés sont coupables. Donc "coupables" est attribut du COD "accusés" car un verbe d'état est implicite.

Un participe passé peut faire fonction d'épithète du nom ou d'attribut du sujet. La pièce terminée servira de salle de jeux. Cette oeuvre est enfin achevée.

Adjectif verbal

Un verbe peut donner naissance à un adjectif qualificatif appelé adjectif verbal. L'orthographe de cet adjectif verbal est en général identique au participe présent. Le paragraphe suivant est très instructif.
L'orthographe de l'adjectif verbal peut être différente de celle du participe présent pour quelques verbes (communiquer, diverger, précéder, violer, etc.) . C'est le cas du verbe "violer" qui donne l'adjectif "violent" (et non pas "violant"). Voir la fiche pratique "Participe présent et adjectif verbal" pour plus de détails.

Comparatif et superlatif

Paul est plus malin que Jacques : comparatif de supériorité.
Jeanne est moins jolie que Pauline : comparatif d’infériorité.
Cette femme est aussi belle que stupide : comparatif d’égalité.
Le plus beau jour que j'ai connu : superlatif

Modification du radical

Accord de l'adjectif qualificatif

L’adjectif qualificatif s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie.

J’ai acheté des jolies fleurs."Jolies" s'accorde avec "fleurs".
Les tableaux de cet artiste sont très beaux."Beaux" s'accorde avec "tableaux".
Cet homme et cette femme sont très bien habillés . Deux sujets de genre différent ; le masculin l’emporte sur le féminin donc masculin pluriel.

Féminin de l'adjectif

En principe il suffit de rajouter un "e" muet. seul → seule.

Pluriel de l'adjectif

Il suffit de rajouter un "s" muet.

Les adjectifs de couleur

Les adjectifs de couleur dérivés de noms de fleurs, de fruits, de pierres, etc. ne s'accordent pas. Elles portaient toutes les deux des robes fuchsia. Pensez : des robes de la couleur du Fuchsia.
Les adjectifs désignant les couleurs de base (rouge, bleu, vert, jaune, violet, blanc, noir, etc.) s'accordent ! Ils portaient des chemises blanches et des cravates noires.
Les adjectifs de couleur composés sont invariables. Des chemises vert pomme.
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L'adverbe

L’adverbe est toujours invariable sauf "tout" (et dans certains cas seulement).

Diversité des adverbes

Des mots simples : très – assez – fort - hier -ici - tout
Des mots construits à partir d’adjectifs : vaillamment -doucement
Des locutions adverbiales : à peu près – au moins – sans doute

Fonctions de l’adverbe

Adverbes se terminant par "ment"

Les adjectifs se terminant par "ant" forment un adverbe se terminant par "amment". Ainsi l'adjectif "Puissant" donne "puissamment".
Les adjectifs se terminant par "ent" forment un adverbe se terminant par "emment". Ainsi l'adjectif "Violent" donne "violemment".

Classement des adverbes

Des pièges

Certains petits mots outils peuvent tantôt avoir la nature d'adjectif qualificatif et tantôt d'adverbe.
Dois-je rappeler qu'un adjectif qualificatif s'accorde mais pas l'adverbe ...

Exemples :
Il est très fort. "fort" est ici adjectif. Au féminin pluriel il faut dire : elles sont très fortes.
Il est fort gentil. "fort" est ici adverbe. Au féminin pluriel il faut dire : elles sont fort gentilles.
"Haut" peut être aussi adverbe ou adjectif qualificatif. Elle est haut placée. Elle est trop haute.
Astuce : si vous pouvez remplacer "fort" par "très" c'est alors un adverbe. De même si "haut" peut être remplacé par "bien" c'est un adverbe.

Le cas de "tout"

Lorsque l'adverbe "tout" est suivi d'un adjectif féminin commençant par une consonne il s'accorde en genre et en nombre avec l'adjectif.

Il a des vêtements tout froissés. Adjectif masculin pluriel donc pas d'accord.
Elles sont tout agitées. Adjectif féminin commençant par une voyelle donc pas d'accord.
Elles sont arrivées toutes seules. Adjectif féminin commençant par une consonne donc accord !
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Le verbe

Définition

Le verbe est le noyau de la phrase. Les autres mots s’organisent autour du verbe.
Le verbe est toujours accompagné d’un sujet avec lequel il s’accorde.
Le verbe se conjugue : reçoit des terminaisons ou désinences en fonction du sujet.
Le verbe exprime une action ou un état.
Le verbe peut être encadré d’une négation.

Les modes du verbe

Infinitif et participes sont des modes impersonnels: le verbe ne varie pas en fonction de la personne.
Les autres modes sont personnels : le verbe varie en fonction de la personne.

Mode indicatif

C’est le mode qui indique que l’action (présente, future ou passée) est certaine.

A chaque temps simple correspond un temps composé. Ainsi le futur antérieur correspond au futur simple : auxiliaire "avoir" (ou "être) au futur simple + PPa.

Le passé simple n’est plus très utilisé. On lui préfère le passé composé. Par contre on le rencontre encore dans les romans. C’est le temps du récit avec l'imparfait.

Dans les romans l'imparfait est utilisé pour décrire le cadre du récit, les actions d'arrière-plan.
Le passé simple est employé pour évoquer le premier plan d'un récit c'est à dire les actions principales.

Mode subjonctif

Le subjonctif est le mode qui exprime le souhait, le doute, l’éventualité.

Le subjonctif est toujours employé dans une proposition subordonnée.

Après certaines verbes de la proposition principale le verbe de la subordonnée est obligatoirement au subjonctif : falloir, vouloir, désirer, préférer, déplorer, regretter...
Il faut impérativement que tu viennes ce soir.
Le subjonctif est aussi obligatoire après certaines locutions conjonctives introduisant la subordonnée : à moins que, après que, pourvu que, encore que, à condition que...
A moins que tu me rejoignes, je serai encore seul ce soir.

Officiellement le mode subjonctif comprend quatre temps mais en fait seuls les subjonctif présent et subjonctif passé sont effectivement utilisés.

La conjugaison au subjonctif présent n'est pas si compliquée que cela.
Si vous savez conjuguer un verbe au présent de l'indicatif vous saurez le conjuguer au présent du subjonctif grâce à l'astuce ci-dessous.

Pour reconstituer le subjonctif présent d'un verbe à la 1ère personne du singulier il faut partir de son présent de l'indicatif à la 3ième personne du pluriel et retirer la terminaison muette "nt".

Mode conditionnel

Le conditionnel est le plus souvent précédé d'une subordonnée circonstancielle de condition.
Si j'étais riche j'achèterais un yacht. Le verbe "acheter" dans la proposition principale est conjugué au conditionnel présent car il est précédé d'une subordonnée circonstancielle de condition.

Si j’avais su je ne serais pas venu."Avais su" : plus-que-parfait du verbe "savoir". "Serais venu" : conditionnel passé du verbe "venir".

Donc selon qu'on utilise dans la subordonnée circonstancielle de condition l'imparfait ou le plus-que-parfait la principale est au conditionnel présent ou au conditionnel passé.

Pour conjuguer au conditionnel présent il suffit en général de rajouter certaines terminaisons directement à l'infinit du verbe.
Les terminaisons sont : ais, ais, ait, ions, iez, aient

Le pronom

Le pronom remplace un nom ou un groupe nominal.
Pierre se leva puis il prit un petit-déjeuner copieux, il se doucha rapidement et enfin il s’habilla d’un jean et d’un col roulé.
"il" pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier remplace le nom propre "Pierre". Donc grâce à l’emploi d’un pronom on évite de dire ou d'écrire plusieurs fois "Pierre".

Les pronoms personnels

Les pronoms personnels varient selon la personne évoquée mais aussi selon la fonction qu’ils occupent dans la phrase.

sujetCODCOIFormes accentuées
1re personne du singulierjemememoi
2e personne du singuliertutetetoi
3e personne du singulieril / elle /onle /la/enlui / en / ylui / elle
1re personne du plurielnousnousnousnous
2e personne du plurielvousvousvousvous
3e personne du plurielils / elleslesleur /en / yeux / elles

Les pronoms personnels COD

Ces livres, je vous les donne. "les" remplace "livres".
Sa voiture, je la vois ! "la" remplace "voiture".
Moi, on ne me roule pas. "me" remplace "moi".

Les pronoms personnels COI

Sa voisine, Il lui parle souvent. "lui" remplace "sa voisine".
Cette maison, j’en rêve. "en" remplace "cette maison".
Les vacances, j’y pense. "y" remplace "les vacances" .
Ces filles, je leur parle rarement. "leur" remplace "ces filles".

Les pronoms "en / y" remplacent des choses ; les pronoms "lui /leur" remplacent des personnes.

Les pronoms toniques

Il s'agit de : moi - toi - lui/elle - nous - vous - eux/elles.

On utilise ces pronoms pour insister sur la personne évoquée.
Toi, obéis ! Ils sont riches, eux.
Ils sont aussi utilisés dans une phrase impérative construite avec un verbe pronominal en guise de pronom réfléchi. Lève toi ! Habille toi !
Ils sont utilisés aussi après certaines propositions. Je vais chez moi. Il pense à eux.
Ils sont utilisés après "c'est". Qui est là ? C'est moi !

Les formes élidées des pronoms personnels

Devant un nom commençant par une voyelle ou un h muet je, me, te, le perdent le "e" et s’écrivent : j’ m’, t’, l’.
Il faut dire : Je hume ("h" aspiré) mais il t'honnore ("h" muet).

Le pronom personnel "on"

Il s’emploie uniquement pour désigner des humains.
Il peut remplacer "il" ou "elle" : On a sonné.
Il peut remplacer "nous" : On a terminé le travail.
Il peut remplacer "tu" : On est heureuse ?

Mais le verbe est toujours conjugué à la troisième personne du singulier.

Les pronoms possessifs

Ils remplacent un nom précédé d’un adjectif possessif.
Les pronoms possessifs varient en genre et en nombre en fonction du possesseur et du possédant.
Ma voiture est vieille. La tienne est toute neuve. "La tienne" remplace "ta voiture.
Mes vêtements sont sales. Les tiens sont tout propres. "Les tiens" remplace "tes vêtements".

Ne pas confondre les pronoms possessifs avec les déterminants possessifs. Les premiers se distinguent par la présence d’un article et par l’accent circonflexe sur le "O" : le/la nôtre, le /la vôtre, les nôtres, les vôtres.

Pronoms réfléchis

Dans une phrase construite avec un verbe pronominal ce dernier est accompagné d’un pronom réfléchi de la même personne que le sujet.
Il s'agit de : me, te, se, nous, vous, se.
Je me lave. Tu te brosses les dents. Il se penche. Nous nous hissons. Vous vous promenez. Ils se rappellent.

Attention dans une phrase impérative il faut utiliser les pronoms personnels toniques. Lave toi ! Habille toi !

Pronoms démonstratifs

Ils permettent de distinguer au sein d’un groupe d’êtres ou d’objets un élément ou un sous groupe.
Une pastèque mûre, prenez celle-ci !
Un melon bien mûr, prenez celui-ci !
Des photos, celles de Julien sont les plus réussies.
Des croquis, ceux de Maryse sont les plus réussis.

Emploi du pronom démonstratif "ce"

Il remplace un groupe nominal. Nous avons un gros déficit ; c’est fâcheux.

Emploi des pronoms ceci, cela, ça

"Ceci" n’est plus très utilisé. Quant à "cela" on lui préfère sa forme contractée : "ça".

Emploi des formes composées

Ils remplacent un groupe nominal. De toutes ces maisons c’est celle-là que je préfère.
Les formes se terminant pas "-ci" ne sont plus très utilisées. On préfère les formes se terminant par "-là".

Les pronoms interrogatifs

Les pronoms interrogatifs simples

Construction :qui/que/quoi OU préposition + qui/que/quoi.
Les prépositions sont : à, de, en, avec, etc.

Exemples :

Qui frappe à la porte ? Le pronom "qui" est sujet et c'est un humain.

Qu'est-ce qui fait du bruit ? Le pronom "qu'est-ce qui" est sujet et c'est une chose.
Qui avez-vous vu ? . Le pronom "qui" est COD et c'est un humain.
Qu' avez-vous vu ? . Le pronom "qu'"(contraction de "que") est COD et c'est une chose.
Que manges-tu ? Le pronom "que" est COD et c'est une chose.
A qui Henri parlait ? Le pronom "à qui" est COI et c'est un humain.
De quoi parliez-vous ? Le pronom "de quoi" est COI et c'est une chose.
Avec qui Jeanne a t-elle joué au tennis ? Le pronom "avec qui" est CC et c'est un humain.
Avec quoi as-tu fixé le tableau ? Le pronom "avec quoi" est CC et c'est une chose.

Donc il faut utiliser "qui" s'il s'agit d'un humain et "que/quoi" s'il s'agit d'une chose.
"Quoi" est utilisé pour construire le pronom interrogatif COI ou CC pour une chose.

Dans le langage courant on utilise plutôt les tournures "qui est-ce qui" et "qu'est-ce que".
Qui est-ce qui frappe à la porte ? Le pronom est sujet et un humain.
Qu’est-ce qui ne marche pas ? Le pronom est sujet est une chose.
Qui est-ce qui tu as rencontré ? Le pronom est COD et un humain.
Qu’est-ce que tu as vu ? Le pronom est COD et une chose.
De qui est-ce que Charles parle ? Le pronom est COI et un humain.
À quoi est-ce que tu penses ? Le pronom est COI et une chose.
Avec qui est-ce que Denise vas au ciné ? Le pronom est CC et un humain.
En quoi est-ce que tu te déguises ? Le pronom est CC et une chose.

Grâce à l'emploi de ces tournure l'inversion du sujet est évitée dans la phrase interrogative.

Pronoms interrogatifs composés

Il s'agit de "lequel" et de ses dérivés : "auquel, duquel".

Attention aux formes contractées lorque "lequel" est précédé de "à" ou "de".

Les pronoms interrogatifs composés servent à poser une question offrant un choix entre des personnes ou des choses dans la réponse.

Parmi tous ces films, lesquels avez-vous vus ? . Le locuteur attend une réponse multiple.
De tous vos amis, auquel faites vous le plus confiance ? . Le locuteur attend un nom en réponse.
De tous vos tableaux, desquels êtes vous le plus fier ? . Le locuteur attend une réponse multiple.

Lequel et ses dérivés peuvent être aussi pronoms relatifs.

Les pronoms relatifs

Le pronom relatif permet d'introduire une proposition subordonnée relative. Dans la subordonnée relative le pronom remplace un nom (ou groupe nominal) de la proposition principale : l'antécédent.
L'antécédent est placé juste avant la pronom relatif.

Les pronoms relatifs simples

les pronoms relatifs simples sont : qui, que, où, dont
Ils peuvent assumer différentes fonctions dans la subordonnée.

"Qui" est sujet dans la subordonnée.
Regarde la jolie fille qui danse. "qui" est sujet et a pour antécédent "jolie fille".
C’est le chemin qui mène à la petite chapelle. "qui" est sujet et a pour antécédent "le chemin".

"Que" est COD dans la subordonnée.
J'ai rencontré le professeur que vous connaissez bien. "que" a pour antécédent "le professeur" ; est COD dans la subordonnée.
Le roman policier que je lis actuellement, est passionnant. "que" a pour antécédent "roman policier" ; est COD dans la subordonnée.

Où est CC dans la subordonnée.
Il est mort dans la ville il était né. "où" a pour antécédent "la ville" ; est CC de lieu.
Cette photo a été prise le jour il est né. "où" a pour antécédent "le jour" ; est CC de temps.

Dont est complément du nom ou COD dans la subordonnée.
Il vient de voir le film dont je t’ai parlé. "dont" a pour antécédent "le film" ; est COI dans la subordonnée.

Les pronoms relatifs composés

les pronoms relatifs composés : lequel et ses dérivés (auquel, duquel).
Ils peuvent être précédés d'une préposition : à, de, avec, sur, ...

Rappel : il ne faut pas dire "à lequel" mais "auquel" ; ne pas dire "de lequel" mais "duquel"

Quelques exemples :
Le train dans lequel je suis monté, était presque vide. "lequel" à pour antécédent "le train".
La chaise sur laquelle tu es assis, est fragile. "laquelle" a pour antécédent "la chaise".
L’homme à côté duquel tu es assise, est mon beau-frère. "duquel" a pour antécédent "l’homme".
Les individus auxquels tu penses, sont peu recommandables. "auxquels" a pour antécédent "les individus".

"Auquel" est remplacé dans le langage courant par "à qui" et "duquel" par "de qui". Cette pratique est correcte à condition qu'il s'agisse d'une personne.

Les filles à qui tu parles. : correct !
Les affaires à qui tu penses. : incorrect car l'antécédent est une chose! Il faut dire : Les affaires auxquelles tu penses.

Les pronoms indéfinis

Nul n’est censé ignorer la loi.
Personne n’est venu.
Les employés, plusieurs sont repartis et certains sont restés chez eux.

On peut classer les pronoms indéfinis selon la quantité qu’ils expriment.

quantitéPronoms indéfinis correspondants
NulleNul, personne, aucun, rien
singularitéquelqu’un, quelque chose, n’importe qui, n’importe quoi, n’importe lequel, qui que ce soit, quoi que ce soit, chacun
PluralitéPlusieurs, beaucoup, certains, la plupart, quelques-uns, n’importe lesquels
totalitéTout, tout le monde, tous, toutes
entitéL’autre, les autres, le même, la même, les mêmes, tel, telle, tels, telles

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Préposition, conjonction, interjection

Je regroupe dans le même chapitre ces trois classes de mots qui ont un point commun : mots invariables.

Les prépositions

Rôle des prépositions

Les prépositions sont des mots invariables qui permettent d’indiquer la fonction du mot ou groupe de mots qui suit.

Je vous déposerai vers 20 heures en voiture devant la gare.

Je rappelle que CC signifie : Complèment Circonstanciel.

Ici les trois prépositions relient directement le verbe "déposer" à trois groupes de mots.
Mais les prépositions peuvent créer aussi une relation avec un mot autre que le verbe.

J’aime boire une tasse de café après le déjeuner.
"de" introduit "café" qui est complément du nom "tasse". "De" n’est pas ici en relation avec le verbe mais crée un relation entre deux noms du groupe COD.
"Après" introduit un complément circonstanciel de temps en relation avec le verbe.

Forme des prépositions

Classement des prépositions en fonction du sens

senslocutions
ButEn vue de, afin de, pour, dans l’intention de, etc.
ConditionÀ condition de, à moins de, dans le cas de, etc.
LieuÀ l’intérieur de, dans, sur, entre, au dessus de, en dessous de, à travers, autour de, parmi, etc.
TempsAvant, après, dès, depuis, jusque, pendant, etc.
CauseÀ cause de, attendu, en raison de, vu, etc.

Les conjonctions

Les conjonctions sont des mots invariables qui permettent de relier des mots ou groupes de mots.

Conjonctions de coordination

Elles sont au nombre de 7 : Mais - ou - et - donc - or - ni - car .

Ces conjonctions permettent de relier des mots ou groupes de mots qui ont la même fonction.
Il fait froid et sec. "et" relie deux adjectifs qualificatifs.
Samuel ou Paul viendront vous chercher. "ou" relie deux sujets.
Il n’aime ni le foot ni le tennis. "ni" relie deux COD

Conjonctions de subordination

Elle sont utilisées pour réunir une proposition subordonnée conjonctive à une proposition principale. Il y a donc une relation de dépendance entre les deux propositions.
Je ne t’attends pas si tu es en retard. Proposition principale : "je ne t’attends pas" ; proposition subordonnée : "si tu es en retard"

Les locutions conjonctives contiennent le plus souvent le mot "que" : après que, avant que, dès que, depuis que, alors que, à condition que, attendu que, vue que, parce que, pourvu que, etc.
Mais il y aussi : même si, quoique, puisque, etc.

Les interjections

Il s’agit de mots invariables qui ont un grande valeur expressive et sont utilisés à l’oral.
L’interjection constitue à elle seule une phrase suivie d’un point d’exclamation.

Onomatopée : mot reproduisant un son.
Exemple : areuareu, plouf, prout, tictac
Rappel : dans le cadre de la réforme de l’orthographe il faut souder les onomatopées composées.
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Les fonctions

Nous avons vu qu’un mot appartient à une seule classe c’est à dire qu’un mot n’a qu’une seule nature (sauf de rares exceptions).

Certaines classes de mots sont polyfonctionnelles. C’est le cas des noms, des adjectifs qualificatifs et même des verbes. Ainsi un nom peut être sujet ou complément du verbe ou complément d'un autre nom.

D’autres classes de mots sont monofonctionnelles. Ainsi les déterminants ne peuvent que préciser un nom commun.

La fonction sujet

Identification du sujet

Le sujet forme avec le groupe verbal la phrase minimale. Le vieil homme fumait. Ici le sujet est "le vieil homme".
Mais l’identification du sujet n’est pas toujours aussi évidente. Le sujet n'est pas toujours placé avant le verbe.
Voilà ce que feront tes ennemis.
Le sujet répond toujours à la question "Qui est-ce qui ?" pour les animés et "Qu'est-ce qui ? " pour les choses.
Qui est-ce qui feront ? Tes ennemis.

Il y a de plus en plus de jeunes qui se droguent.
"Il" : sujet apparent. "De jeunes" : sujet réel.

L’identification du sujet est importante car le verbe s’accorde avec le sujet.
Qui se drogue ? Les jeunes ! Donc il faut écrire "droguent".

Place du sujet dans la phrase

Le groupe sujet est le plus souvent à gauche du verbe.
Cependant dans la phrase interrogative de style soutenu il y a inversion du sujet si celui-ci est un pronom personnel.
Irons-nous en vacances cet été ? Notez la construction : verbe + tiret + pronom sujet.
Attention si le sujet est un nom il reste à sa place et un pronom personnel est ajouté après le verbe. Les Dubois iront-ils en vacances cet été ?

Nature du sujet

Phrases particulières

Il peut y avoir plusieurs sujets alors le verbe est au pluriel. Toi et moi iront à la piscine ce soir.
Il peut y avoir plusieurs verbes et un seul sujet alors chaque verbe s’accorde avec le sujet. Paul plonge puis nage vigoureusement.

La fonction complément du verbe

Chaque jour Henri lit le journal tout en prenant son petit déjeuner.
"Chaque jour" : CC de temps.
"Henri" : sujet.
"le journal" : COD.
"tout en prenant son petit déjeuner" : CC de manière.

Les compléments essentiels sont : le COD, le COI et le COS.

Les différents compléments du verbe sont traités en détail ci-dessous.

Le COD : complément d'objet direct

Définition

Le COD est un complément essentiel car s'il est supprimé la phrase n'a plus de sens.
Le COD est placé en général après le verbe et répond à la question "sujet + verbe + qui/quoi".

Exemple : Le professeur note les copies du bac.
Qui note ? "Le professeur". On a identifié le sujet !
Le professeur note quoi / qui ? "Les copies du bac". Donc il y a un COD.

Nature du COD

Voix passive

Une phrase avec un COD peut être mise à la voix passive. Les copies du bac sont notées par le professeur.

Dans le cadre de la transformation passive d’un phrase le COD devient sujet ; le sujet devient complément d’agent; le groupe verbal est conjugué à la voix passive (verbe "être" + participe passé du verbe initial).

Le COI : complément d'objet indirect

Définition

Le COI est un complément essentiel car s'il est supprimé la phrase n'a plus de sens.
Le COI est placé en général après le verbe et introduit par une préposition (à, de).

Exemple : La voisine parle à sa bru ?
Qui parle ? "La voisine". On a identifié le sujet !
A /de qui parle-t-elle ? "à sa bru". Donc il y a un COI.

Nature du COI

Le COS : complément d'objet second

C'est un COI mais qui arrive en deuxième position après un COD ou un COI.

Exemple : Paul évoque ses vacances à sa voisine de table.
Sujet : "Paul".
COD : "ses vacances".
COI : "à sa voisine". COI en deuxième position donc COS.

Cette notion de COS n'a pas d'importance pratique.

Les compléments circonstanciels

Définition

Il s’agit de compléments facultatifs c’est à dire qu’ils peuvent être supprimés de la phrase.
Cependant dans certains cas le sens de la phrase change radicalement en cas de suppression des CC.
Jacques boit avec ses amis au comptoir.
"Avec ses amis" et "au comptoir" sont des CC.
Si on efface les deux CC la phrase devient : Jacques boit. En d’autres termes Jacques est alcoolique.
Les CC sont déplaçables. Avec ses amis Jacques boit au comptoir.

En général le CC est introduit par une préposition. Les plus courantes sont : dans, avec, pour, contre, après, pendant, avant, après, à cause de, vers, lors, etc.
Cependant certains CC peuvent se construire sans préposition : La nuit, je dors !

Les types de CC

Nature du CC

La fonction attribut du sujet

Les verbes d'état

Jeanne parait (NO) très fatiguée.
"Paraitre"(NO) est un verbe d’état.

Un verbe d’état est obligatoirement suivi d’un attribut du sujet.

Les verbes d’état sont : être - devenir - sembler - rester - demeurer - paraitre(NO) et certaines tournures : avoir l’air de, passer pour, être considéré comme, etc.

L’attribut du sujet s’accorde avec le sujet.

La nature de l'attribut du sujet

Les fonctions autour d’un nom

Nous venons de voir les fonctions autour du verbe de la phrase : sujet, compléments du verbe (essentiels et circonstanciels), attribut du sujet.
Chacune des ces fonctions peut être assurée par un groupe de mots comprenant un nom en particulier.

Nous allons maintenant examiner les fonctions autour du nom : épithète, complément du nom, déterminant.

La fonction épithète d'un nom

Un adjectif qualificatif est en fonction d’épithète lorsqu’il précise un nom.
La maison inhabitée se dressait derrière un haut bosquet.
Cette phrase comprend un groupe sujet une groupe CC de lieu.
"Inhabitée" est épithète du nom "maison" dans le groupe sujet et "haut" est épithète du nom "bosquet" dans le groupe CC.

L’épithète se place à côté du nom qu’il qualifie et s’accorde avec lui.

L’épithète peut être un adjectif verbal. Les portes communicantes.

Rappel : l'adjectif verbal est identique au participe présent sauf pour certains verbes (tel le verbe "communiquer"). Voir la fiche pratique "Participe présent et adjectif verbal".

L’épithète peut être un participe passé. La chienne bien dressée obéit à son maitre(NO). "dressée" PPa du verbe "dresser".

L’épithète est en général placé après le nom sauf pour les adjectifs les plus courants comme brave, petit, beau, etc.
Selon que l’adjectif épithète est placé avant ou après le nom le sens peut être différent. Un grand homme. Un homme grand.
Un nom peut avoir plusieurs épithètes dans ce cas ils sont coordonnés. Une grande et belle femme.

La fonction complément du nom

Il s’agit d’un nom qui complète un autre nom dans un groupe de mots.
Je vois passer un train de marchandises. "De marchandises" : complément du nom "train".
Le complément de nom est introduit par une préposition : à , de, en, pour, etc.

Attention le complément de nom ne s’accorde pas avec le nom qu’il précise. Le complément de nom est au singulier ou au pluriel selon le sens.

Des portes en bois. "Bois" au singulier car on évoque la matière.
Un paquet de cigarettes. "Cigarettes" au pluriel car un paquet contient plusieurs cigarettes.

Nature du complément du nom


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La réforme de l'orthographe

La réforme vise à rendre l’orthographe plus cohérente, à supprimer de nombreuses anomalies.

Examinons maintenant les différentes facettes de cette fameuse réforme.

Les numéros composés

Les éléments d'un numéral composé sont obligatoirement reliés par des traits d'union.
Il faut donc écrire : vingt-et-un, quatre-cents, quatre-vingts, trente-troisième (adjectif ordinal).

Le pluriel des noms empruntés

Les mots d'origine étrangère (latin, anglais, italien) forment désormais leur pluriel de la même manière que les mots français.
Quelques noms empruntés au pluriel : des matchs, des ladys, des miss, des scénarios, des révolvers, des maximums, des séniors, des squatteurs, ...

La "soudure" des noms composés

Il faut donc écrire : portemonnaie, contrappel, entretemps, extramuros, infralittoral, socioprofessionnel, weekend, bingbang, tictac, etc.

Le pluriel des noms composés non soudés

Les noms composés d'un verbe et d'un nom prennent la marque du pluriel sur le second élément (le nom).
Il en va de même pour les noms composés d'une préposition et d'un nom.

Nous pouvons donc écrire : des garde-meubles, des cure-pipes, des sans-abris, des après-midis

Cependant quand le nom prend une majuscule (ou est précédé d'un article singulier) il ne s'accorde pas.
Il faut donc écrire : des prie-Dieu ("D" majuscule), des trompe-la-mort (un article devant le nom).

Rappel : un nom composé de deux verbes ne s'accorde pas : des laisser-passer.

L'accent circonflexe

Dans le cadre de la réforme l'accent circonflexe disparait sur "i" et "u" (mais pas sur les autres voyelles).
On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple et dans des cas d'ambigüité.
Nous pouvons donc écrire : il parait que le cout prévisionnel du chantier sera largement dépassé.

Déplacement du tréma sur certains mots

Le tréma sur une voyelle indique qu'elle doit être prononcée séparément de la précédente.
Exemples : maïs - Noël -égoïsme -aiguë - ambiguë - ...

Pour les deux derniers exemples la place du tréma n'est pas logique.
Le tréma devrait être sur le "u". La réforme corrige cette anomalie.

Règle : le tréma est déplacé sur la lettre "u" prononcée dans les suites "güe" et "güi".
Il faut donc écrire désormais : aigüe - ambigüe - ambigüité.
En outre, le tréma est ajouté dans les mots suivants : argüer, gageüre, mangeüre, rongeüre, ....

L'accent grave

Pour de nombreux mots il y avait incohérence entre la prononciation et l’orthographe. Ainsi il fallait écrire "événement" alors que l’on prononce [évènement], "céderai" alors que l’on prononce [cèderai].

La réforme préconise d’employer l'accent grave (plutôt que l'accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe) et pour la conjugaison (au futur et au conditionnel) des verbes sur le modèle de céder.

Il faut donc écrire désormais : évènement, règlementaire, je cèderai, tu règleras , il procède, ...

Conjugaison de certains verbes du premier groupe

Pour les verbes en "eter" et en "eler" la conjugaison au présent (indicatif et subjonctif) était complexe.
Pour certains verbes il y avait doublement de la consonne et pour d’autre un accent grave sur le premier "e" (mais sans doublement de la consonne).

Il fallait donc apprendre par coeur la liste des verbes doublant la consonne et ceux transformant le "e" avant la consonne en "è".

Désormais les verbes en "eler" ou "eter" se conjuguent comme "peler" ou "acheter". Les dérivés en "ment" suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle "appeler, jeter" et leurs composés (y compris "interpeler") qui continuent de doubler la consonne.
Nous pouvons donc écrire : j'amoncèle, un amoncèlement, elle étincèle , il ruissèle, un ruissèlement, etc.
Par contre il faut toujours écrire : il jette, elle appelle.

Nouvelle orthographe de certains mots

Les mots anciennement en "olle" et les verbes anciennement en "otter" s'écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du mot ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle les mots de la famille de "colle, folle et molle".
Nous pouvons donc écrire désormais : corole, bestiole, etc.
Par contre il faut toujours écrire : colle, follement, mollement.

Suppression de certaines anomalies

* Dans le dictionnaire de l'Académie française le mot "nénufar" a toujours été écrit avec un "f" sauf dans une édition de 1935 suite à une erreur du typographe. Donc toute la polémique autour de ce mot est infondée.

PPa de "laisser" + infinitif

Vous avez noté que les aspects de la réforme présentés ci-dessous sont de nature lexicale.
La réforme ne modifie qu'une règle d'accord.

Le participe passé de "laisser" suivi d’un infinitif est désormais invariable. Elle s’est laissé mourir de faim.
Rappel : le PPa de "faire" suivi d'un infinitif était déjà invariable. Elle s’est fait prendre par la police.
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Les synonymes

Définition

Un synonyme est un mot qui a le même sens qu'un autre mot.
Vendre est synonyme de céder.
Le plus souvent un mot a plusieurs synonymes.

En biologie une espèce est désignée par un nom scientifique et par des noms courants qui ont l'inconvénient de pouvoir varier selon les régions ...
Ainsi actinie désigne une anémone de mer et astérie est synonyme de étoile de mer.

Remplacer un mot par un synonyme

Le synonyme doit être de même nature (être de la même classe grammaticale). Il faut remplacer un nom par un nom, un verbe par un verbe, un adjectif par un adjectif, etc.

Un mot pris au sens figuré ne peut pas être remplacé par son synonyme de sens propre. Ainsi dans la phrase Mes chers amis ... . Vous conviendrez que l'on ne peut pas remplacer dans celle-ci chers par couteux.

Un mot polysémique (mot qui a plusieurs sens) doit avoir pour synonyme un mot qui correspond à son sens dans la phrase.
Ce devoir de maths est trop dur. Il faut remplacer "dur" par "ardu" et non pas par "résistant" ou "solide" !

Attention aux synonymes d'un verbe.
épouser (verbe transitif) a pour synonyme se marier avec (verbe pronominal).

Utilité des synonymes

L'emploi des synonymes (comme celui des pronoms) permet d'éviter les répétitions dans le texte.
Attention au recours aux synonymes dans un contexte scientifique et technique où le mot a un sens très précis.
Ainsi en mathématique on ne peut pas remplacer "cercle" par "rond" ...

Synonyme et niveau de langue

Les mots de la langue familière ou de la langue soutenue s'organisent par rapport au langage standard.


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Les antonymes

Un antonyme est un mot qui a un sens opposé à un autre.

Dans les bons dictionniaires l'antonyme d'un mot est précisé après l'abréviation "ANT".

Construction des antonymes

Beaucoup d'antonymes sont construits par rapport au mot original en ajoutant un préfixe.
Les préfixes utilisés sont : a - dé - des - dés - in -im - ir - mal

Pour d'autres mots déjà construits à partir d'un préfixe l'antonyme est obtenu en substituant un autre préfixe.

Lorsque l'antonyme n'existe pas

"Inviolence" ou "aviolence" ne sont pas les antonymes de "violence".

La production d'un antonyme avec le préfixe "non" sans soudure devient l'usage : non-droit, non-toxique, non-agression, non-événement, etc.

Emploi des antonymes

Un mot employé au sens figuré n'a pas le même antonyme que si il était employé au sens propre.
Des pensées noires n'a pas pour antonyme des pensées blanches mais des pensées optimistes/positives.

Un mot polysémique a plusieurs antonymes.


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Les homonymes lexicaux

Un homonyme lexical est un mot de même nature qu'un autre et qui a la même prononciation mais un sens différent.

Il est impossible de les citer tous ...

Exercice

Vous devez écrire les phrases suivantes (avec entre crochets le son du mot à écrire) :
Le bateau lève [lancre].
Je m'arrête à la prochaine [èr] sur cette autoroute.
Ça se présente sous les meilleures [ospice].
Il faut glisser le fil dans le [cha] de l’aiguille.
La chasse à [cour] est interdite dans certains pays.
Cette [criq] est superbe.
J’ai une crise de [foi].
Sa peau est couverte de [tache].
Qu’il est [so] !

A vous d’écrire correctement ces différentes phrases.

Autres homonymes

Citons entre autres (tous les exemples ci-dessous correspondent à des noms sauf précision contraire).
Les appas de cette femme. La pêche aux appats.
J’ai fait une longue balade en forêt. Il connait par cœur cette ballade (poésie).
La cession de parts sociales. La prochaine session de cet examen.
Le cep de vigne. Une omelette aux cèpes.
La chaire du professeur. Il a fait bonne chère. La chair et les os.
Un krack boursier. C’est un crack en orthographe. Ça a fait crac. Il nous raconte des craques (mensonges).
Deux adjectifs. Ce mélange gazeux est détonant (explosif). Un meuble contemporain détonnant (pas en harmonie) dans ce décor baroque.
Le fond du puits. Le fonds de commerce (fonds : ensemble d’actifs).
Deux verbes. Haler la péniche. Hâler au soleil.
La levée du courrier. Le lever de soleil.
Cet enfant est un martyr (souffre-douleur). Souffrir le martyre (une torture).
Un mas provençal. Un voilier avec trois mâts.
Entrer en lice. La fleur de lys.
Il tire parti de la situation. Il m’a pris à partie.
Deux verbes. Pécher par omission. Pêcher à la truite.
La valeur de pi est 3,14. Aller de mal en pis. Il est bavard comme une pie. Un pis de vache.
Porter plainte contre X. La plinthe en bois.
Les frais de port. Les pores de la peau. Le port de Dunkerque. Il n’a pas le droit de manger du porc.
Les prémices (toujours au pluriel ; signes avant-coureurs) du printemps. Les prémisses (début) d’un raisonnement
Un repaire de terroristes. Un point de repère.
Deux verbes. Raisonner avec justesse. Faire résonner le gong.
Une satire (pamphlet) de la société. Un vieux satyre (homme lubrique).
Une statue en bronze. Les statuts de notre association.
Une taie d’oreiller. Le d’un dessinateur. Une tasse de thé.
Le tirant d’eau. Hitler était un tyran.
Une tribu d’Amazone. Payer un tribut.
Un verre d’eau. Un ver de terre. Une poésie en vers. Le vert et le rouge.
Une voie sans issue. Il a obtenu plus de voix que son adversaire.

Vous avez pu remarquer que les noms homonymes n'ont pas forcément le même genre. Une taie d'oreiller et un té de dessinateur. Un satyre et une satire.

Ecrivez correctement certaines expressions courantes

Une expression est un ensemble de mots dont le sens global est indépendant du sens propre de chacun des mots qui la composent. Le sens d'une expression peut évoluer avec le temps. Ainsi l'expression Mettre la puce à l'oreille signifiait : provoquer un désir amoureux pour Jean de la Fontaine.

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Les paronymes

Un paronyme est un mot proche d'un autre par la prononciation mais différent par le sens.
La ressemblance entre deux paronymes est à l'origine de fréquentes erreurs.

Une première liste de paronymes (des noms sauf précision contraire) :

A l’attention de Monsieur le Directeur. J’ai organisé cette fête à ton intention.
Deux verbes. Il a abjuré (renié) sa foi pour avoir la vie sauve. Je vous adjure (supplie) de rester.
Dans cette phrase ce mot a une acception (sens) figurée. Je ne doute pas de l’acceptation (fait d’accepter) votre demande écrite.
Les arcanes (secrets) de la politique. Les arcades de cet aqueduc.
Deux véhicules sont entrés en collision (choc brutal). Il y a collusion (entente secrète) entre les producteurs.
Deux adjectifs. Un éminent (remarquable) professeur. Un danger imminent (très proche).
Deux verbes. Les égouts sont infestés (envahis) de rats. J’avais la grippe et j’ai infecté (transmis l’infection à) ma compagne.
Deux verbes. Le loir hiberne (dort tout l'hiver). L'ours hiverne (vit engourdi).
Règle l’inclinaison de ton siège. Elle me manifeste une tendre inclination (affection).
Un vol avec effraction (avec dégâts). Il a commis une infraction (violation de la loi) au code de la route.
Deux verbes. Cet escroc a mystifié (trompé) ses victimes par son bagou. Jeanne d’Arc a été mythifiée (élevée au rang de mythe).
Deux verbes. Cette image ranima (faire renaître) chez moi un passé douloureux. L’équipe du SAMU tente de réanimer la victime.
Deux verbes. Il recouvra (retrouva) la mémoire. La neige recouvrit (couvrir entièrement) la route.
Vos suggestions (idées) sont pertinentes. Le peuple nord-coréen est sous la sujétion d’un tyran.

Une deuxième liste avec des paronymes moins fréquents (des noms sauf précision contraire) :

Deux verbes. Cette nouvelle m’afflige (m'attriste). Le tribunal lui inflige (impose) une lourde peine.
Il parle par allusions (sous-entendus). Il se fait des illusions (croyances erronées).
Deux verbes. Il se collète (se débat) avec les problèmes. Il se coltine (subit) tout le boulot.
La conjoncture (situation) économique est favorable. Faute de preuves on ne peut se livrer qu’à des conjectures (hypothèses).
Cette affaire a un dénouement (fin) heureux. Ils vivent dans le plus complet dénuement (misère).
Deux verbes.Il effleure (touche légèrement) sa peau. Le massif corallien affleure (apparait à surface).
Un comportement erratique (instable). Un rite hiératique (solennel, sacré).
Deux verbes. Le dauphin émergea (sortit de l’eau) brutalement puis au bout de quelques secondes s’immergea (pénétra dans l’eau).
Deux adjectifs Un jardin luxuriant (tout est en abondance). Un vieil obsédé luxurieux (qui se livre à la débauche).
Un percepteur est un fonctionnaire qui recouvre les impôts. Un précepteur est un enseignant à domicile.
Un musicien prodige (très doué). Un homme prodigue (très généreux).

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Des barbarismes

Un barbarisme est une déformation involontaire d’un mot. Il s'agit donc de l'emploi d'un mot qui n'existe pas dans le lexique de la langue française. Il peut aussi s'agir d'une confusion avec le mot anglais équivalent.

Ainsi il faut écrire accueil et non pas acceuil car un "c" devant "euil" se prononce [seuil]. Il faut aussi écrire : recueil, cueillir, etc.

Quelques barbarismes courants

Autres mots qui n'existent pas dans le dictionnaire


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Les pléonasmes

Définition

Monter en haut, marcher à pied, prévoir d’avance, etc. Dans chacune de ces expressions il y a un mot inutile. Ces expressions sont des pléonasmes c’est à dire des tournures répétitives.
L’emploi de pléonasmes illustre une expression négligée. Avec un peu de concentration il est facile de les éviter.

Exemples plus subtils

Les exemples cités ci-dessus sont des pléonasmes évidents. D’autres le sont un peu moins.

Quelques règles pour éviter les pléonasmes

Beaucoup de pléonasmes sont des couples "verbe + adverbe" dans lesquels le verbe exprime déjà la nuance reprise par l'adverbe qui suit.
Exemple parfait : "monter en haut". Le verbe "monter" signifie se déplacer vers le haut.


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Confusions grammaticales fréquentes

Des mots ont la même prononciation mais ont des natures différentes ou des formes différentes donc des graphies différentes.

Il y a aussi des cas d'homographie : même orthographe mais pas la même prononciation. Les présidents président. Il faut lire : [les présidan préside]. Cet exemple est bien sûr un pléonasme délibéré.

Confusion entre le verbe et le nom

Au même son peut correspondre un nom ou un verbe conjugué au présent de l'indicatif. La graphie est différente.
Phrase à écrire : le forcené [cri]; un [cri] glaçant.
Astuce : mettre la phrase à l’imparfait pour localiser le verbe. Ce qui donne : Le forcené criait ; un cri glaçant.
Donc il faut écrire : Le forcené crie ; un cri glaçant.

Confusion entre infinitif et participe passé

Pour les verbes du premier groupe l’infinitif et le participe passé ont la même prononciation.
Phrase à écrire : j’ai [mangé] avec plaisir ce met ; je vais [mangé] le même plat ce soir.
Astuce : remplacer par un verbe du deuxième groupe (ou troisième) car dans ce cas les formes infinitif et participe passé sont différents. "J’ai fini ce met ; je vais finir ... ce soir" : PPa puis infinitif !
Il faut donc écrire : j'ai mangé avec plaisir ce met ; je vais manger le même plat ce soir.

Confusion entre le participe présent et l’adjectif verbal

Pour la plupart des verbes l’adjectif issu du verbe a la même orthographe que le participe présent. En absorbant (PPr) ... Des éponges absorbantes (AV).
Mais il y a quelques exceptions. En violant (PPr) la loi ... Un discours violent (AV).

Quelques homonymes grammaticaux

Ce sont des mots-outils qui se prononcent de la même façon mais n'ont pas la même nature.
Exemple : vous devez écrire [son] ; Il faut écrire "son" (déterminant possessif) ou "sont" (verbe "être") ???

Ecrire le mot [a]

A (sans accent), c’est une forme conjuguée du verbe "avoir" ; "avait" à l'imparfait.
À (avec accent) est une préposition suivie de "la / le" ; "à le" se contracte en "au".
Phrase à écrire  : Il [a] mal [a] la tête.
Modifions la phrase : Il avait mal au crâne.
Il faut donc écrire : Il a mal à la tête.

Ecrire le son [dan]

Dans : préposition ; jamais devant un verbe.
D'en : contraction de "de en" ; toujours devant un verbe.
Phrase à écrire : Des huitres, je viens [dan] manger [dan] cette auberge.
Il faut donc écrire : Des huites, je viens d'en manger dans cette auberge.

Ecrire le mot [é]

Et : conjonction de coordination ; peut être remplacé par un virgule.
Est : forme verbale de l’auxiliaire "être" ; "était" à l'imparfait.
Phrase à écrire  : On [é] arrivés [é] il [é] temps.
Modifions la phrase : On était arrivé, il était temps.
Il faut donc écrire : On est arrivé et il est temps.

Ecrire [é] bien

Phrase à écrire : [é] bien dansez maintenant !
Il s'agit de l'interjection exprimant l'étonnement et équivalent à "alors". Dans ce cas il faut écrire "eh bien".
Dans les autres cas il faut écrire "et bien". Il travaille vite et bien.

Ecrire le mot [la]

La : article féminin ; "le" au masculin.
Là indique un lieu ; équivalent de "pas loin".
L’a : contraction de "le a" avec "a" (pronom l' + forme verbale de "avoir") ; "l'avait" à l'imparfait.
Phrase à écrire  : [la] voiture est [la] comme il [la] laissée.
Modifions la phrase : Le véhicule est pas loin comme il l’avait laissé !
Il faut donc écrire : La voiture est là comme il l’a laissée.

Écrire le mot [leur]

Ne pas confondre "leur" déterminant possessif variable et "leur" pronom personnel (pluriel de "lui") : invariable.
Phrase à écrire : Les élèves ont oublié [leur] livres ; le maître [leur] donnera une punition.
Modifions la phrase : L’élève a oublié ses livres ; le maître lui donnera une punition.
Il faut donc écrire : Les élèves ont oublié leurs livres ; le maître leur donnera une punition.

Le son [ni]

Ni : conjonction de coordination souvent redoublée ; toujours devant un adjectif.
N'y : élision de "ne y" ; toujours devant une forme verbale.
Phrases à écrire : Me conquérir, [ni] pense pas ! Tu n'est [ni] beau [ni] riche.
Remarque : le premier [ni] est devant un verbe ; les autres devant un adjectif.
Il faut donc écrire : Me conquérir, n'y pense pas ! Tu n'es ni beau ni riche.

Le mot [on]

On : pronom personnel indéfini ; peut être remplacé par "nous".
Ont : forme conjuguée du verbe "avoir" ; "avaient" à l'imparfait.
Phrase à écrire : Les pommes [on] mûri ; [on] se régale.
Modifions la phrase : Les pommes avaient mûri ; nous nous régalions.
Il faut donc écrire : Les pommes ont mûri; on se régale.

Ecrire le mot [or]

Or : conjonction de coordination ; synonyme de : "pourtant, cependant".
Hors : synonyme de "en dehors de, à l’extérieur de".
Phrase à écrire : [or] le joueur est [or] jeu.
Modifions la phrase : Pourtant le joueur est en dehors du jeu.
Il faut donc écrire : Or le joueur est hors jeu.

Le mot [ou]

Ou (sans accent) indique un choix ; remplace "ou bien".
Où (avec accent) pronom interrogatif ; question portant sur le lieu.
Phrase à écrire  : [ou] vas-tu en vacances ; à la mer [ou] à la campagne ?
Modifions la phrase : Dans quel lieu vas-tu en vacances ; à la mer ou bien à la campagne ?
Il faut donc écrire : Où vas tu en vacances ; à la mer ou à la campagne ?

Le mot [peu]

Peu : adverbe de quantité ; équivalent de " pas beaucoup".
Peux / peut : formes verbales du verbe "pouvoir" ; "pouvais / pouvait" à l'imparfait.
Phrase à écrire  : il boit [peu] et [peu] s’abstenir complètement.
Modifions la phrase : Il buvait pas beaucoup et pouvait s'abstenir.
Il faut donc écrire : Il boit peu et peut s’abstenir complètement.

Le mot [pluto]

Plus tôt : contraire de "plus tard".
Plutôt : peut être remplacé par "au lieu de".
Phrase à écrire : [pluto] que de discuter sans fin, partez pour arriver [pluto] !
Modifions la phrase : Au lieu de discuter sans fin, partez pour arriver moins tard !
Il faut donc écrire : Plutôt que de discuter sans fin, partez pour arriver plus tôt !

Le mot [prè]

Près : adverbe donc invariable ; équivalent de "à côté de".
Prêt : adjectif ; au féminin "prête".
Phrase à écrire : le skieur [prè] de la ligne de départ est [prè] à partir.
Modifions la phrase : la skieuse à côté de la ligne de départ est prête à partir.
Il faut donc écrire : Le skieur près de la ligne de départ est prêt à partir.

Le mot [kan]

Quand: peut être remplacé par "lorsque".
Quant à : peut être remplacé par "en ce qui me concerne".
Qu’en : contraction de "que en"; "Qu'en dis-tu" devient "Tu en dis quoi" en style relâché.
Phrase à écrire : [kan] à moi j’irai la voir [kan] il fera beau. [kan] dis-tu ?
Modifions la phrase : En ce qui me concerne j’irai la voir lorsqu’il fera beau. Tu en dis quoi ?
Il faut donc écrire : Quant à moi j’irai voir quand il fera beau. Qu’en dis-tu ?

Le mot [kel]

Quel / quels / quelle / quelles : déterminants exclamatifs qui s’accordent en genre et en nombre avec le nom.
Qu’elle : contraction de "que elle" ; féminin de "qu’il".
Phrase à écrire: [kel] belle journée ; [kel] aille à la plage !
Modifions la phrase : Quel beau temps ; qu’il aille à la plage !
Il faut donc écrire : Quelle belle journée ; qu’elle aille à la plage !

Ecrire le mot [se]

Ce :contraction de "cela", soit un déterminant démonstratif ; "cette" au féminin.
Se : un pronom réfléchi ; "me " à la première personne.
Phrase à écrire : Il [se] voit dans [se] miroir.
Modifions la phrase : Je me vois dans cette glace.
Il faut donc écrire : Il se voit dans ce miroir.

Ecrire le mot [sa]

Ça : contraction de "cela" ; pronom démonstratif.
Sa : déterminant possessif. ; "ma" à la première personne.
Phrase à écrire : [sa] voiture est à vendre ; [sa] t’intéresse ?
Modifions la phrase : Ma voiture est à vendre ; cela t’intéresse ?
Il faut donc écrire : sa voiture est à vendre ; ça t-intéresse ?

Ecrire le mot [sé]

C’est : contraction de "cela est".
S’est : élision de "se est".
Ces : pluriel de "ce" ou "cette" ; déterminant démonstratif.
Ses : pluriel de "son" ou "sa" ; déterminant possessif.
Sait : forme conjuguée du verbe "savoir".
Phrase à écrire : [sé] patent qu’il [sé] trompé souvent [sé] derniers temps ; il [sé] que [sé] travaux sont médiocres.
Modifions la phrase : Cela est patent que nous nous sommes trompés cette fois ; nous savons que son travail est médiocre.
Il faut donc écrire : C'est patent qu'il s'est trompé ces derniers temps ; il sait que ses travaux sont médiocres.

Le mot [san]

Sans : remplace "avec aucun".
S’en : élision de "se en".
C’en : élision de "cela en".
Cent : un nombre cardinal.
Phrase à écrire : il se prétend [san] défaut  et [san] glorifie ; [san] est énervant.
Modifions la phrase : Tu te prétends avec aucun défaut et t’en glorifies ; cela en est énervant.
Il faut donc écrire : Il se prétend sans défaut et s’en glorifie ; c’en est énervant.

Le mot [si]

Si : conjonction ou adverbe.
S’y : élision de "se y" ; "m’y" à la première personne.
Phrase à écrire: le papillon trouve la fleur [si] belle qu’il [si] pose.
Modifions la phrase : Je trouve la fleur si belle que je m’y pose. C'est le papillon qui parle.
Il faut donc écrire : le papillon trouve la fleur si belle qu’il s’y pose.

Le mot [son]

Son : déterminant possessif ; "ses" au pluriel.
Sont : forme conjuguée du verbe "être" ; "étaient" à l'imparfait.
Phrase à écrire : [son] maillot et sa chemise [son] sales
Modifions la phrase : Ses maillots et ses chemises étaient sales.
Il faut donc écrire : Son maillot et sa chemise sont sales.

Le mot [tou]

Tout : adverbe ; synonyme de "complètement". Ils sont tout petits.
Tout : déterminant indéfini qui s'accorde. Tous les hommes de bonne volonté.
Tout : pronom indéfini qui s'accorde. Ces filles, je les connais toutes.
Toux : nom commun féminin.
Phrase à écrire : [tou] les jours je me lève à 7 heures et je suis [tou] endormi.
Modifions la phrase : Chaque jour je me lève à 7 heures et je suis complètement endormi.
Il faut donc écrire : Tous les jours je me lève et je suis tout endormi.

Autres exemples

En un seul mot ou en deux mots ?

Pourquoi est-il revenu ? L’adverbe interrogatif "pourquoi" en un seul mot.
C’est ce pour quoi il est venu. Tournure [pour quoi] en deux mots = "chose pour laquelle".

Quel que soit votre volonté. Quelles que soient vos intentions. Devant le verbe "être" au subjonctif il faut écrire [quel que] en deux mots.
J’ai quelques amies. De quelque manière que soit. Devant un nom il faut écrire [quelque] en une seul mot car il s'agit du déterminant indéfini ; avec ou sans "s".

Quoiqu’il fasse mauvais temps je vais courir. Conjonction "quoique" en un seul mot. Peut être remplacée par "bien que".
Quoi qu’il en soit ... En deux mots dans le sens "quelle que soit la chose que".
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Conjugaison : quelques astuces

Dans les librairies on trouve des livres qui ne traitent que de la conjugaison des verbes.
C’est faire croire que la conjugaison est une discipline très complexe, inaccessible au commun des mortels, réservée aux agrégés de grammaire … Alors qu’avec quelques notions et quelques astuces on peut s'en sortir ...
Plutôt que d'apprendre par coeur les pages de conjugaison il est plus utile de connaître certaines règles.

Avec "tu" le verbe se termine avec un "s"

En effet quelque soit le temps et le mode le verbe prend un "s" final à la deuxième personne du singulier.
Exceptions limitées à trois cas : tu vaux , tu peux, tu veux.

Attention à l'oral on emploie souvent la deuxième personne du singulier du présent à la place de l’impératif. Ainsi on va dire "Tu manges !" au lieu de "Mange !". Aussi lit-on souvent la faute suivante : Manges !.
Or à l’impératif singulier le verbe du premier groupe ne prend pas de "s" !
Cependant on ajoute un "s" euphonique pour la liaison lorsque le verbe se termine par une voyelle et est suivi de "en" ou "y" : vas-y ! manges-en !

Avec ils/elles le verbe se termine par « nt »

A la troisième personne du pluriel le verbe adopte la terminaison muette "ent" sauf au futur (terminaison "ont" qui elle se prononce).

Avec "vous" le verbe se termine par "ez"

La seule exception est le passé simple. Vous attendîtes le train. Vous coupâtes le pain.
Mais comme ce temps est rarement utilisé et encore moins à la deuxième personne du pluriel ...

Donc en faisant abstraction du passé simple nous pouvons dire qu'avec "vous" le verbe se termine par "ez" sauf au présent de l'indicatif pour les verbes "dire" et "faire" Vous dites. Vous faites.

Le verbe aller

Ce verbe a un infinitif qui se termine par "er" et pourtant ce n'est pas un verbe du premier groupe. Le radical subit en effet de profondes transformations à certains temps.

Emploi du verbe "aller"

Pour exprimer une action qui va se dérouler dans un avenir très proche on emploie le futur proche. Le futur proche n'est pas un temps mais une tournure qui se forme avec le verbe "aller" conjugué au présent suivi d'un infinitif.
Exemple : Demain, je vais visiter ce musée.

Conjugaison du verbe "aller"

Impératif : va * - allons - allez
Présent : je vais – ... - nous allons – vous allez – ils vont
Futur : j’irai – tu iras - il ira - nous irons – vous irez -ils iront
Conditionnel : j'irais - ... nous irions - vous iriez - ils iraient
Subjonctif présent : que j'aille - ... - que nous allions - que vous alliez - qu'ils aillent

A l'imparfait le verbe est régulier : allais - allais - allait - alliez - allions - allaient * vas si suivi de "y"

Quand deux verbes se suivent le deuxième se met à l’infinitif

Chaque soir j’aime [promené] mon fidèle chien.
"promené" ou "promener" ou "promenez" ???
Deux verbes se suivent donc il faut écrire : Chaque soir j’aime promener mon fidèle chien.

Attention aux pièges dans l'application précipitée de cette règle.

Je suis convoqué au commissariat. Dans cette phrase il n'y a pas deux verbes qui se suivent mais un seul. C'est le verbe "convoquer" conjugué à la voix passive. La phrase équivalente à la voix active : Le commissariat me convoque.
Donc il faut surtout écrire "convoqué". En effet le présent à la voix passive = verbe "être" conjugué au présent + PPa du verbe.

Hier je suis allé me promener dans le parc. Il n'y a pas trois verbes qui se suivent mais deux seulement : verbe "aller" au passé composé + verbe pronominal "se promener". Donc "promener" est le deuxième verbe et se met à l'infinitif.

Astuce : remplacez le dernier verbe par le verbe "battre".
Il faut dire : Je me suis battu dans le parc. Donc PPa du verbe "battre" !
Il faut dire : Hier je suis allé me battre dans le parc. Donc infinitif du verbe "battre" !

"Les [si] n’aiment pas les [rai]"

Ici nous abordons ce qu'on appelle "la concordance des temps".

Vous connaissez la phrase culte du héros du film La guerre des boutons : "Si j’aurais su j’aurais pas venu !"

Cette phrase n’est pas correcte mais c'est ce qui en fait toute sa saveur. Il y a deux fautes !
Le verbe "venir" forme ses temps composés (passé composé, futur antérieur, conditionnel passé, etc.) avec le verbe "être".
Le mot "si" exprime déjà une condition, il est inutile de la doubler d’un verbe conjugué au conditionnel.
Donc on n'emploie jamais le conditionnel dans la subordonnée circonstancielle de condition mais dans la proposition principale.
Donc il faut dire et écrire : Si j’avais su je ne serais pas venu.. Plus-que-parfait du verbe "savoir" et conditionnel passé du verbe "venir". Donc deux temps composés.

Prenons un autre exemple : Si j'étais riche j'achèterais un yacht. Imparfait du verbe "être" et conditionnel présent du verbe "acheter". Donc deux temps simples.

Autres astuces

Je ne développe pas ces astuces ici. Je vous renvoie aux fiches correspondant à ces temps.
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Le présent de l’indicatif

Emploi de ce temps

Le présent de l’indicatif est le temps le plus utilisé. En effet des tournures basées sur le présent évitent dans de nombreux cas d’employer le futur simple, l’imparfait, le passé composé (ou passé simple).

Construction du présent de l’indicatif

Principes généraux

Verbes du premier groupe - cas particuliers

Les verbes du troisième groupe

Le passé composé

Emploi du passé composé

Ce temps porte bien son nom. C'est un temps du passé et c'est un temps composé (auxilaire "avoir" mais parfois "être" au présent) + participe passé.

Le passé composé est un temps très répandu. A l'oral il a remplacé le passé simple. Ce dernier temps n'est plus utilisé que dans les romans ; il reste donc le temps du récit. Style de discours que l'on n'entend plus mais que l'on peut encore lire : Nous nous promenâmes toute la journée.

Le passé composé est utilisé (comme le passé simple) pour décrire une action passée et achevée au moment où l'on parle.

Formation du passé composé

Et pourtant sa conjugaison n'est pas aussi aisée qu'il n'y parait(NO). L'erreur la plus fréquente est l'emploi de l'auxiliaire "avoir" alors qu'il faut utiliser l'auxiliaire "être" dans certains cas.
On entend trop souvent : J'ai rentré tôt. au lieu de Je suis rentré tôt.

En effet certains verbes dont les verbes pronominaux forment toujours leurs temps composés avec l'auxiliaire "être".
D'autres verbes se conjuguent avec l'auxiliaire "avoir" s'il existe un COD sinon avec l'auxilaire "être" si il n'y en a pas.

Les verbes qui se conjuguent toujours avec l'auxiliaire "être" sont : ALLER - ARRIVER - MOURIR - NAÎTRE - PARTIR (repartir) - RESTER - VENIR (devenir - revenir).
Ce sont en effet des verbes qui n'ont jamais de COD.
Il faut rajouter tous les verbes pronominaux !

Les verbes qui se conjuguent tantôt avec l'auxilaire "avoir" et tantôt avec l'auxiliaire "être" sont : DESCENDRE - ENTRER (rentrer) - MONTER - PASSER - RETOURNER - SORTIR - TOMBER.
Ce sont en effet des verbes qui tantôt ont un COD et tantôt pas.

Quant à l'accord (ou pas) du participe passé dans le cadre des temps composés il suffit de lire le chapitre intitulé "Participe passé".
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Le futur de l'indicatif et le conditionnel présent

Les temps futur simple de l'indicatif et le conditionnel présent sont très proches dans leur construction. Pour la plupart des verbes il suffit de rajouter directement une terminaison à l'infinitif du verbe.
Je dis bien à l'infinitif du verbe (et non pas au radical du verbe).

Le futur simple facile

Pour conjuguer au futur simple il suffit le plus souvent de rajouter directement à l'infinif du verbe les terminaisons suivantes : ai, as, a, ons, ez, ont

Le conditionnel présent

Pour conjuguer au conditionnel présent il suffit le plus souvent de rajouter directement à l'infinitif du verbe les terminaisons suivantes : ais, ais, ait, ions, iez, aient

Exceptions

Pour certains verbes irréguliers il faut ajouter les terminaisons cités plus haut à un radical modifié.

Il faut apprendre par coeur ces radicaux puisqu'il s'agit de verbes certes irréguliers mais d'usage courant.


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Le subjonctif facile

Rôle du subjonctif

Le mode subjonctif doit être employé pour exprimer le désir, l'éventualité.

La conjugaison au subjonctif présent n'est pas si compliquée que cela.
Si vous savez conjuguer un verbe au présent de l'indicatif vous saurez retrouver le présent du subjonctif grâce à l'astuce ci-dessous.

Pour reconstituer le subjonctif présent d'un verbe à la 1ère personne du singulier il faut le plus souvent partir de son présent de l'indicatif à la 3ième personne du pluriel et retirer la terminaison muette "nt".

Eviter l'emploi du subjonctif à l'oral

Si vous hésitez quant à la prononciation d'un verbe au subjonctif présent vous employez une tactique d'évitement.
Plutôt que de dire : Il suffit que tu veuilles pour réussir. Vous pouvez dire : Il suffit pour toi de vouloir pour réussir.. Donc de remplacer la subordonnée avec un verbe conjugué au subjonctif par un infinitif.
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Participe présent et l’adjectif verbal

Participe présent (PPr)

C'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Le PPr est un mode du verbe (comme l’indicatif, le subjonctif, l’impératif, etc.).
Il se construit en rajoutant au radical la terminaison "ant" pour les verbes du premier groupe et "issant" pour les verbes du deuxième groupe.
aimer →aimant
finir →finissant

Pour les verbes du troisième groupe la terminaison est en général "ant" mais le radical peut aussi changer.
Exemples : coudre → cousant - assoir → asseyant.

Le PPr est souvent précédé de la préposition "en" ; on parle alors de gérondif.

Le PPr est invariable !

Le PPr évite d’utiliser une proposition subordonnée.
Phrase avec proposition subordonnée : Le moteur qui équipe cette voiture est robuste.
Phrase avec PPr : Le moteur équipant cette voiture est robuste.

L’adjectif verbal (AV)

C’est l’adjectif qualificatif formé à partir du verbe. Il s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.
Comme le PPr il a en général la terminaison "ant".

Savoir identifier

Le PPr est invariable alors que l'AV est variable.

Le verglas a rendu les pavés [glissan].
"glissant" PPr invariable ou AV variable ?
Astuce : remplacer le nom masculin par un nom féminin. Il faut dire :Le verglas a rendu la chaussée [glissante].
Donc ici le mot "glissant" est un AV à accorder !
Il faut donc écrire : Le verglas a rendu les pavés glissants.
Autre astuce : le PPr est souvent précédé de la préposition "en".

Les pièges

Pour certains verbes l'adjectif verbal se termine non pas par "ant" mais par "ent" (mais prononcé [an]).
Ci-dessous quelques exemples.

VerbePPrAV
violerviolantviolent
précéderprécédantprécédent
adhéreradhérantadhérent
divergerdivergeantdivergent

Pour d'autres adjectifs verbaux la terminaison est "ant" mais c'est le radical qui est modifié.
Par exemple le verbe "communiquer" a pour PPr "communiquant" mais pour AV "communicant".

Dans un dictionnaire vous trouverez les adjectifs verbaux mais jamais les PPr puisqu'il s'agit d'une forme verbale et que par ailleurs l'orthographe du PPr ne pose aucune difficulté : radical du verbe + "ant".

Un verbe peut aussi générer un nom qui se termine par "ent" (terminaison non muette).
Exemples : le président - un excédent - un affluent - un adhérent - un précédent - etc.
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Le participe passé (PPa)

Le PPa est une forme verbale très utilisée. Un PPa peut être utilisé comme adjectif. On retrouve le PPa à la voix passive (verbe "être" + participe passé + complément d'agent). Cette magnifique demeure fut construite par Mansart. Verbe "construire" au passé simple de la voix passive.
Le PPa sert aussi à former les temps composés : verbe "avoir" (ou "être") + participe passé. Si j'avais su je ne serais pas venu. Plus que parfait du verbe "savoir" et conditionnel passé du verbe "venir".

Construction du PPa

Pour les verbes du premier groupe il faut rajouter "é" au radical.
Pour les verbes du deuxième groupe il faut rajouter "i" au radical.
Pour les verbes du troisième groupe il n'y a pas de règle.

Exemples :
aimer (1er groupe) → aimé
finir (2ième groupe)→ fini
fuir (troisième groupe) → fui
pouvoir (troisième groupe) → pu

PPa faisant fonction d’adjectif épithète

Le PPa s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Ces hommes fatigués et ces femmes usées eurent cependant la force de ...

PPa faisant fonction d'adjectif attribut

Rappel : l'attribut du sujet est introduit par un verbe d'état.

Le PPa s'accorde avec le sujet. Les coureurs paraissaient (NO) épuisés.

Temps composés et PPa

Les temps composés (passé composé, futur antérieur, plus-que-parfait, etc.) sont construits le plus souvent avec l'auxiliaire "avoir" mais parfois avec l'auxiliaire "être". Pour connaître les verbes qui forment leurs temps composés avec l'auxiliaire "être" je vous renvoie au chapitre "le passé composé".

PPa employé avec l’auxiliaire être

Il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet sauf s'il s'agit d'un verbe pronominal.
Exemples : Nous sommes allés ... Elles était allées ... Pierre et Anne seraient allés ...

PPa employé avec l’auxiliaire avoir

Le PPa ne s'accorde jamais avec le sujet mais avec le COD s'il existe et s'il est placé avant le PPa.

Pratiquement cela concerne les pronoms COD relatifs, personnels ou interrogatifs.

Le PPa des verbes pronominaux

L'accord des verbes pronominaux est un véritable cauchemar ! Il est souvent utilisé comme exemple pour illustrer la difficulté de la grammaire française.
Pour les paresseux je leur conseille d'accorder le PPa avec le sujet ; le risque d'erreur sera limité mais pas nul ...
Quant aux plus curieux lisez et relisez l'encart ci-dessous.


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La phrase verbale et la phrase sans verbe

Une phrase est un ensemble de mots dont le premier commence par une majuscule et dont le dernier est suivi d’un point.
Le plus souvent la phrase se construit autour d’un verbe. Il y a cependant des exceptions.

Phrase verbale

Des nuages envahirent le ciel. Il s’agit d’un phrase verbale.

Le verbe "envahir" est obligatoirement suivi d’un COD : verbe transitif.
L’exemple correspond à une phrase verbale déclarative affirmative.
Il existe aussi des phrases déclaratives négatives, des phrases interrogatives, des phrases impératives, des phrases exclamatives, des phrases emphatiques, etc.
Ces différentes notions seront abordées dans le chapitre suivant.

Phrase non verbale

Les phrases sans verbe sont les titres des livres, des articles de journaux, les étiquettes dans les commerces, les légendes des signalisations diverses, etc.
Le point final est souvent omis.

Les formes de la phrase verbale


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La phrase déclarative

Il s’agit d’une phrase verbale qui donne une information.

Ces différentes propriétés peuvent se combiner. Le Palais de Jacques Coeur à Bourges ne fut jamais habité par ce dernier. Il s'agit d'une phrase passive et négative.

La phrase négative

Toute phrase affirmative peut être transformée en phrase négative.

Construction de la négation

La négation est formée par l’emploi du mot "ne" avant le verbe et d’un autre mot après le verbe : pas, plus, jamais, guère, personne, point , goutte, aucun, nulle part.

Notez la transformation de "ne" en n’ devant une voyelle ou un h muet.

La phrase interro-négative

Il s’agit d’une formulation subtile pour forcer l’interlocuteur à répondre par OUI (ou si).
N’avez-vous pas été licencié pour faute par votre dernier employeur ? L’interlocuteur est obligé par OUI. Il comprend que vous savez beaucoup sur lui. Il est en position de faiblesse.

La phrase restrictive

La restriction est exprimée par ne … que mais aussi par juste ou seulement.
J’ai juste cinq Euros.
Je ne possède qu’une seule voiture.
J’ai seulement des chaussures de ville donc la randonnée en montagne est exclue.

La phrase passive

Une phrase est dite active lorsque le sujet fait l’action.
Toute phrase active avec un COD peut être transformée en phrase passive.

Transformation passive

Picasso peignit cette toile en 1950 : voix active.
Cette toile fut peinte par Picasso en 1950 : voix passive.
La phrase active à un COD ("cette toile") donc elle peut être mise à la voix passive. Le sujet ("Picasso") devient alors complément d’agent. Le COD devient sujet. Le verbe est conjugué à la voix passive : auxiliaire "être" + participe passé du verbe.
Le complément d’agent est le plus souvent introduit par la préposition "par" mais parfois par la préposition "de" si le complément d'agent est inanimé. Le village est cerné de bois. Ici le complément d'agent "bois" est un inanimé.

Intérêt de la transformation passive

Reprenons la phrase d’origine : Picasso peignit cette toile en 1950. Le verbe est conjugué au passé simple donc un temps qui n’est pas familier. Grâce à l'emploi de la forme passive vous ne devez plus connaître que la conjugaison du verbe "être" au passé simple. De plus si vous avez ignorez l'auteur d’un élément patrimonial vous pouvez bâtir une phrase passive sans complément d’agent. Ce château fut construit au XVIIième siècle.

Cas ou la transformation passive est impossible

Confusion à éviter

Ne confondez pas une phrase passive avec une phrase active basée sur un verbe qui utilise l’auxiliaire "être" aux temps composés.

Je suis arrivé ce matin. Phrase active au passé composé.
Pauline est photographiée par son amie. Phrase passive au présent.

Phrase pronominale

Définition

Un phrase est dite pronominale lorsqu’elle est construite à partir d’un verbe qui est à la voix pronominale.
On dit qu’un verbe est à la voix pronominale lorsqu’un pronom personnel réfléchi est inséré entre le sujet et le verbe.

Quand employer la voix pronominale

Verbes pronominaux aux temps composés

Les verbes pronominaux forment leurs temps composés avec l’auxiliaire "être".
Hier j’ai appelé ma mère. Verbe transitif "appeler" au passé composé ; emploi de l'auxiliaire "avoir".
Hier nous nous sommes couchés. Verbe pronominal "s’appeler" au passé composé ; emploi de l'auxiliaire "être".

Se pose alors le problème de l’accord ou pas du participe passé du verbe pronominal. Il faut admettre que les règles sont complexes. Je vous renvoie au chapitre "le participe passé" dans ce même tutoriel.

La phrase emphatique

On dit que phrase est emphatique lorsqu’un mot ou groupe de mots est mis en relief. L’emphase est très fréquente à l’oral.

Mise en relief par déplacement

Phrase déclarative normale : Je raffole du chocolat. Phrase déclarative avec emphase. Du chocolat, je raffole ! Le complément du verbe que l’on veut mettre en relief est placé en début de phrase.
Pour mettre en relief on peut mettre en fin de phrase un mot (ou groupe de mots) qui est normalement en début tel le sujet.

Le mot déplacé peut-être repris plus loin dans la phrase sous forme d’un pronom.
Ta montre, je ne l’ai pas vue. Le COD mis en relief et repris sous forme du pronom "l’".
Le chocolat, j’en raffole ! Le COI mis en relief et repris sous forme du pronom "en".
Moi, je déteste le travail. Le sujet est mis en relief par ajout d’un pronom tonique en tête.

Mise en relief par un présentatif

On peut mettre en relief à l’aide d’un présentatif.
Les présentatifs sont : c'est ... que, c'est ... qui
C’est la voiture que je préfère. Mise en relief du COD.
C’est à Pauline que j’ai adressé un mail. Mise en relief du COI.
C’est dans cette maison que j’ai vécu durant vingt ans. Mise en relief du CC de lieu.

Le présentatif est au singulier ou au pluriel.
Ce sont les chats qui ont volé le reste de viande qui était sur la table.
Le présentatif ("ce sont") est ici au pluriel car il met en relief "les chats".

Le présentatif peut porter des indications de temps.
Ce serait cette voiture que j’achèterais si je gagnais au loto. Le présentatif ("ce serait") est au conditionnel car la subordonnée est au conditionnel.

La phrase impersonnelle

Il s’agit d’un phrase déclarative ayant pour noyau un verbe conjugué à la forme impersonnelle c’est à dire à la troisième personne du singulier et précédé de "il".

Les verbes toujours impersonnels

Il s’agit de : neiger, pleuvoir, geler, grêler, bruiner, falloir.
Donc ces verbes ne peuvent être conjugués qu'à la troisième personne du singulier.

Les verbes employés parfois de façon impersonnelle

Il fait très chaud dans cette pièce. Emploi du verbe "faire".
Il se peut qu’il ne soit pas d’accord. Emploi du verbe "pouvoir".
Il parait (NO) qu’ils se sont séparés. Il est interdit de plonger. Emploi de verbes d’état.

Sujet apparent et sujet réel

Dans une phrase impersonnelle le pronom "il" ne représente rien ni personne. C’est le sujet apparent.
Le sujet réel est après le verbe. Attention le verbe s’accorde avec le sujet apparent.
Il est tombé de la neige en abondance. Sujet réel "de la neige en abondance".
Il nous faut maintenant reprendre la route. Sujet réel: "nous". On pourrait dire : Nous devons maintenant reprendre la route.
Le sujet réel peut être un infinitif. Il est interdit de stationner. Sujet réel : "stationner".
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Autres phrases verbales

La phrase interrogative

La phrase interrogative permet de poser une question. A l’écrit elle se termine par un point d’interrogation. Il faut distinguer l’interrogation totale et l’interrogation partielle.

Interrogation totale

Elle appelle une réponse par OUI ou par NON.

Attention "je peux" donne à la forme interrogative avec inversion du sujet : puis-je ?.

Interrogation partielle

Elle appelle une réponse sous forme d'une information.
Quel âge avez-vous ?

L'inversion est souhaitable dans le cadre de l'interrogation partielle. Qu'est-ce que tu as apporté ? . Admettez que c'est lourd. Qu'as-tu apporté ? . C'est plus agréable à l'oreille.

La phrase impérative

Le verbe est conjugué au mode impératif.
La phrase verbale impérative exprime un ordre, une interdiction voire un conseil.
A l’écrit la phrase se termine par un point d’exclamation ou un simple point.
Levez vous ! Ordre.
Ne me tutoyez pas ! Interdiction. Phrase impérative et négative.
Repose toi ! Un conseil.

Le mode impératif

Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’y a pas de "s" final à la 2ième personne du singulier du mode impératif. Il faut écrire : Va là bas ! Mange ceci !
Cependant si le verbe est suivi des pronoms objets "en" ou "y" il faut rajouter un "s" au verbe si ce dernier se termine normalement par "a" ou "e" pour faire la liaison.
Ainsi il faut alors écrire : En Italie, vas-y ! Des huitres (NO), manges-en ! Puisqu'à l'oral on prononce [vasy] et [mangesen].

Autres techniques pour exprimer l'ordre, l'interdiction

L'emploi de l'impératif peut sembler brutal. Il existe des tournures plus douces.
Lorsque l’ordre s’adresse à personne en particulier on emploie l’infinitif : Laisser le passage libre.
Lorsque l’ordre concerne une personne absente on emploie le subjonctif : Qu’il aille au diable.
L'interdiction peut être exprimée aussi avec la forme impersonnelle. Il est interdit de stationner.
Emploi d'une tournure basée sur le verbe "devoir". Vous devez vous lever quand le directeur entre.

La phrase exclamative

Ce type de phrase se caractérise à l’oral par une intonation forte.
A l’écrit la phrase se termine par un point d’exclamation.


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Les phrases complexes

Une phrase complexe est une phrase avec plusieurs propositions (ou plusieurs verbes conjugués).
Il y a autant de propositions qu’il y a de verbes conjugués à un mode personnel.

La proposition indépendante

Une proposition est indépendante si elle ne dépend d’aucune autre proposition dans la même phrase.

Une phrase peut être constituée de plusieurs propositions indépendantes.
Le chat miaule, le chien aboie, leur maitre dort profondément.
Cette phrase comprend trois propositions indépendantes séparées par des virgules. On dit qu’elles sont juxtaposées. Elles pourraient être séparées par un point virgule.
Chaque proposition indépendante se suffit à elle-même.
Les propositions indépendantes peuvent être coordonnées c’est à dire reliées par une conjonction de coordination.
Vous connaissez tous l’expression ci-dessous qui est employée lorsqu'on prétend ne pas être atteint par une insulte ou une critique quelconque : Les chiens aboient et la caravane passe.
Dans cette formule les deux propositions sont reliées par la conjonction de coordination "et".
Les conjonctions de coordination sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car

Propositions principale et subordonnée

Une proposition subordonnée est une proposition qui perd son sens si elle est prise isolément (sans la proposition principale). La subordonnée dépend de la principale.
Je vais reprendre mon explication puisque tu n’as encore rien compris.

La proposition subordonnée ne peut fonctionner seule mais elle peut être déplacée dans la phrase.
On peut dire : Puisque que tu n’as encore rien compris je vais reprendre mon explication.
Remarquez que la subordonnée est introduite par un petit mot appelé subordonnant. Ici c’est le mot "puisque".

La subordonnée relative

Définition

Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, ...
La proposition relative complète un nom (ou groupe nominal ou pronom) de la principale.

Le roman policier que je suis en train de lire est passionnant.

Dans la subordonnée relative "que" représente "le roman policier".
On dit que "roman policier" est l’antécédent du pronom relatif "que"

As-tu revu le garçon qui t’avait fait danser samedi soir ?
La subordonnée relative commence par "qui" car l’antécédent est "le garçon" donc un animé.
Notez que "le garçon" est COD dans la principale.

Le pronom relatif transmet à la subordonnée le genre et le nombre de son antécédent

Est-ce toi qui as la carte routière ?
"Qui" a pour antécédent le pronom "toi" donc il faut écrire "as" dans la subordonnée (verbe "avoir" à la 2ième personne du singulier).

C'est moi qui ai fini le premier.
"Qui" a pour antécédent "moi" donc il faut écrire "ai" dans la subordonnée (verbe "avoir" à la première personne du singulier).

La subordonnée conjonctive

Une proposition subordonnée conjonctive est introduire par une conjonction de subordination.
La proposition conjonctive est complément du verbe de la principale : COD ou COI ou CC.
Je vois que tu as fini le travail. "que tu as fini" est une subordonnée complétive qui est COD du verbe de la principale.

Les conjonctions de subordination

La subordonnée complétive

Elle est introduite par la conjonction "que".
La complétive est COD ou COI de la principale.
Je pense sincèrement que vous avez tort. "que vous avez tort " est une complétive COD de "pense".
Il réfléchit à ce que vous lui aviez dit. "à ce que vous lui aviez dit" est une complétive COI de "réfléchit".

La subordonnée circonstancielle

Elle est introduite par une conjonction autre que "que".
La subordonnée circonstancielle est CC du verbe de la principale.
Quand vous partirez, pensez à fermer à clé la porte. "Quand vous partirez" est une subordonnée circonstancielle de temps.
Si j’étais riche j’achèterais un yacht. "si j’étais riche" est une subordonnée circonstancielle de condition car introduite par "si".

Ce dernier exemple montre le problème de la concordance des temps dans les subordonnées de condition. Voir encart ci-dessous.

Subordonnée infinitive

Je regarde les chevaux qui galopent jusqu’au poteau d’arrivée.
Vous pouvez remplacer cette phrase comprenant une subordonnée relative par : Je regarde les chevaux galoper jusqu’au poteau d’arrivée.
"Galoper jusqu’au poteau d’arrivée" : proposition subordonnée infinitive.
Remarquez qu’il n’y a pas de subordonnant dans une subordonnée infinitive.
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La concordance des temps dans une phrase complexe

Dans une phrase avec deux propositions (une principale et une subordonnée) les deux verbes ne sont pas forcément au même temps.

Simultanéité

Le verbe de la principale est au présent

En effet après certaines verbes de la principale le verbe de la subordonnée est obligatoirement au subjonctif : falloir, vouloir, désirer, préférer, déplorer, regretter...
Le subjonctif est aussi obligatoire après certaines locutions conjonctives introduisant la subordonnée : à moins que, après que, pourvu que, encore que, à condition que...

Le verbe de la principale est au futur

Le verbe principal est au passé

L’antériorité

Verbe principal au présent

Verbe principal au futur

Le verbe de la secondaire est alors au passé composé. Tu me diras ce que tu as fait de ta journée.

Verbe principal au passé

Le verbe secondaire est alors au plus-que-parfait. Il insinuait que j’avais bâclé mon travail.

La postériorité

Verbe principal au présent

Verbe principal au futur

Le verbe secondaire est alors au futur antérieur. J’aimerai ce que tu auras fait.

Verbe principal au passé

Le verbe secondaire est alors au conditionnel présent. J’imaginais ce que serait ma vie dans dix ans.
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