Orthographe - guide de survie
Sommaire

La phrase

C'est dans cette partie que les différentes "voix" sont évoquées : voix active, voix passive, voix pronominale.

La phrase verbale et la phrase sans verbe

Une phrase est un ensemble de mots dont le premier commence par une majuscule et dont le dernier est suivi d’un point.
Le plus souvent la phrase se construit autour d’un verbe. Il y a cependant des exceptions.

Phrase verbale

Des nuages envahirent le ciel. Il s’agit d’un phrase verbale.

Le verbe "envahir" est obligatoirement suivi d’un COD : verbe transitif.
L’exemple correspond à une phrase verbale déclarative affirmative.
Il existe aussi des phrases déclaratives négatives, des phrases interrogatives, des phrases impératives, des phrases exclamatives, des phrases emphatiques, etc.
Ces différentes notions seront abordées dans le chapitre suivant.

Phrase non verbale

Les phrases sans verbe sont les titres des livres, des articles de journaux, les étiquettes dans les commerces, les légendes des signalisations diverses, etc.
Le point final est souvent omis.

Les formes de la phrase verbale


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La phrase déclarative

Il s’agit d’une phrase verbale qui donne une information.

Ces différentes propriétés peuvent se combiner. Le Palais de Jacques Coeur à Bourges ne fut jamais habité par ce dernier. Il s'agit d'une phrase passive et négative.

La phrase négative

Toute phrase affirmative peut être transformée en phrase négative.

Construction de la négation

La négation est formée par l’emploi du mot "ne" avant le verbe et d’un autre mot après le verbe : pas, plus, jamais, guère, personne, point , goutte, aucun, nulle part.

Notez l'élision de NE devant une voyelle ou un H muet.

La phrase interro-négative

Il s’agit d’une formulation subtile pour forcer l’interlocuteur à répondre par OUI (ou si).
N’avez-vous pas été licencié pour faute par votre dernier employeur ? L’interlocuteur est obligé par OUI. Il comprend que vous savez beaucoup sur lui. Il est en position de faiblesse.

La phrase restrictive

La restriction est exprimée par ne … que mais aussi par juste ou seulement.
J’ai juste cinq Euros.
Je ne possède qu’une seule voiture.
J’ai seulement des chaussures de ville donc la randonnée en montagne est exclue.

La phrase passive

Une phrase est dite active lorsque le sujet fait l’action.
Toute phrase active avec un COD peut être transformée en phrase passive.

Transformation passive

Picasso peignit cette toile en 1950 : voix active.
Cette toile fut peinte par Picasso en 1950 : voix passive.
La phrase active à un COD ("cette toile") donc elle peut être mise à la voix passive. Le sujet ("Picasso") devient alors complément d’agent. Le COD devient sujet. Le verbe est conjugué à la voix passive : auxiliaire "être" + participe passé du verbe.
Le complément d’agent est le plus souvent introduit par la préposition "par" mais parfois par la préposition "de" si le complément d'agent est inanimé. Le village est cerné de bois. Ici le complément d'agent "bois" est un inanimé.

Intérêt de la transformation passive

Reprenons la phrase d’origine : Picasso peignit cette toile en 1950. Le verbe est conjugué au passé simple donc un temps qui n’est pas familier. Grâce à l'emploi de la forme passive vous ne devez plus connaitre(NO) que la conjugaison du verbe "être" au passé simple. De plus si vous avez ignorez l'auteur d’un élément patrimonial vous pouvez bâtir une phrase passive sans complément d’agent. Ce château fut construit au XVIIième siècle.

Cas ou la transformation passive est impossible

Confusion à éviter

Ne confondez pas une phrase passive avec une phrase active basée sur un verbe qui utilise l’auxiliaire "être" aux temps composés.

Je suis arrivé ce matin. Phrase active au passé composé.
Pauline est photographiée par son amie. Phrase passive au présent de l'indicatif.

Phrase pronominale

Définitions

Un phrase est dite pronominale lorsqu’elle est construite à partir d’un verbe qui est à la voix pronominale.
On repère la voix pronominale lorsqu’un pronom personnel réfléchi est inséré entre le sujet et le verbe. Le pronom réfléchi est de la même personne que le sujet.

Quand employer la voix pronominale

Verbes pronominaux aux temps composés

Certains verbes sont tantôt transitifs et tantôt pronominaux !
Les verbes pronominaux forment leurs temps composés toujours avec l’auxiliaire "être".
Hier j’ai appelé ma mère. Verbe transitif "appeler" au passé composé ; emploi de l'auxiliaire "avoir".
Hier nous nous sommes appelés. Verbe pronominal "s’appeler" au passé composé ; emploi de l'auxiliaire "être".

Dès qu'un verbe pronominal est conjugué à un temps composé il se pose le problème de l’accord ou pas du participe passé
Il faut admettre que les règles sont subtiles. Je vous renvoie à la fiche pratique "le participe passé" !

La phrase emphatique

On dit que phrase est emphatique lorsqu’un mot ou groupe de mots est mis en relief. L’emphase est très fréquente à l’oral.

Mise en relief par déplacement

Phrase déclarative normale : Je raffole du chocolat. Phrase déclarative avec emphase. Du chocolat, je raffole ! Le complément du verbe que l’on veut mettre en relief est placé en début de phrase.
Pour mettre en relief on peut mettre en fin de phrase un mot (ou groupe de mots) qui est normalement en début tel le sujet.

Le mot déplacé peut-être repris plus loin dans la phrase sous forme d’un pronom.
Ta montre, je ne l’ai pas vue. Le COD mis en relief et repris sous forme du pronom "l’".
Le chocolat, j’en raffole ! Le COI mis en relief et repris sous forme du pronom "en".
Moi, je déteste le travail. Le sujet est mis en relief par ajout d’un pronom tonique en tête.

Mise en relief par un présentatif

On peut mettre en relief à l’aide d’un présentatif.
Les présentatifs sont : c'est ... que, c'est ... qui
C’est la voiture que je préfère. Mise en relief du COD.
C’est à Pauline que j’ai adressé un mail. Mise en relief du COI.
C’est dans cette maison que j’ai vécu durant vingt ans. Mise en relief du CC de lieu.

Le présentatif est au singulier ou au pluriel.
Ce sont les chats qui ont volé le reste de viande qui était sur la table.
Le présentatif ("ce sont") est ici au pluriel car il met en relief "les chats".

Le présentatif peut porter des indications de temps.
Ce serait cette voiture que j’achèterais si je gagnais au loto. Le présentatif ("ce serait") est au conditionnel car la subordonnée est au conditionnel.

La phrase impersonnelle

Il s’agit d’un phrase déclarative ayant pour noyau un verbe conjugué à la forme impersonnelle c’est à dire à la troisième personne du singulier et précédé de "il".

Les verbes toujours impersonnels

Il s’agit de : neiger, pleuvoir, geler, grêler, bruiner, falloir.
Donc ces verbes ne peuvent être conjugués qu'à la troisième personne du singulier.

Les verbes employés parfois de façon impersonnelle

Il fait très chaud dans cette pièce. Emploi du verbe "faire".
Il se peut qu’il ne soit pas d’accord. Emploi du verbe "pouvoir".
Il parait (NO) qu’ils se sont séparés. Il est interdit de plonger. Emploi de verbes d’état.

Sujet apparent et sujet réel

Dans une phrase impersonnelle le pronom "il" ne représente rien ni personne. C’est le sujet apparent.
Le sujet réel est après le verbe. Attention le verbe s’accorde avec le sujet apparent.
Il est tombé de la neige en abondance. Sujet réel "de la neige en abondance".
Il nous faut maintenant reprendre la route. Sujet réel: "nous". On pourrait dire : Nous devons maintenant reprendre la route.
Le sujet réel peut être un infinitif. Il est interdit de stationner. Sujet réel : "stationner".
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Autres phrases verbales

La phrase interrogative

La phrase interrogative permet de poser une question. A l’écrit elle se termine par un point d’interrogation. Il faut distinguer l’interrogation totale et l’interrogation partielle.

Interrogation totale

Elle appelle une réponse par OUI ou par NON.

Attention "je peux" donne à la forme interrogative avec inversion du sujet : puis-je ?.

Interrogation partielle

Elle appelle une réponse sous forme d'une information.
Quel âge avez-vous ?

L'inversion est souhaitable dans le cadre de l'interrogation partielle. Qu'est-ce que tu as apporté ? . Admettez que c'est lourd. Qu'as-tu apporté ? . C'est plus agréable à l'oreille.

La phrase impérative

Le verbe est conjugué au mode impératif.
La phrase verbale impérative exprime un ordre, une interdiction voire un conseil.
A l’écrit la phrase se termine par un point d’exclamation ou un simple point.
Levez vous ! Ordre.
Ne me tutoyez pas ! Interdiction. Phrase impérative et négative.
Repose toi ! Un conseil.

Le mode impératif

Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’y a pas de "s" final à la 2ième personne du singulier du mode impératif. Il faut écrire : Va là bas ! Mange ceci !
Cependant si le verbe est suivi des pronoms objets "en" ou "y" il faut rajouter un "s" au verbe si ce dernier se termine normalement par "a" ou "e" pour faire la liaison.
Ainsi il faut alors écrire : En Italie, vas-y ! Des huitres (NO), manges-en ! Puisqu'à l'oral on prononce [vazi] et [mangezen].

Autres techniques pour exprimer l'ordre, l'interdiction

L'emploi de l'impératif peut sembler brutal. Il existe des tournures plus douces, plus diplomatiques.
Lorsque l’ordre s’adresse à personne en particulier on emploie l’infinitif : Laisser le passage libre.
Lorsque l’ordre concerne une personne absente on emploie le subjonctif : Qu’il aille au diable.
L'interdiction peut être exprimée aussi avec la forme impersonnelle. Il est interdit de stationner.
Emploi d'une tournure basée sur le verbe "devoir". Vous devez vous lever quand le directeur entre.

La phrase exclamative

Ce type de phrase se caractérise à l’oral par une intonation forte.
A l’écrit la phrase se termine par un point d’exclamation.


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Les phrases complexes

Une phrase complexe est une phrase avec plusieurs propositions (ou plusieurs verbes conjugués).
Il y a autant de propositions qu’il y a de verbes conjugués à un mode personnel.

La proposition indépendante

Une proposition est indépendante si elle ne dépend d’aucune autre proposition dans la même phrase.

Une phrase peut être constituée de plusieurs propositions indépendantes.
Le chat miaule, le chien aboie, leur maitre dort profondément.
Cette phrase comprend trois propositions indépendantes séparées par des virgules. On dit qu’elles sont juxtaposées. Elles pourraient être séparées par un point virgule.
Chaque proposition indépendante se suffit à elle-même.
Les propositions indépendantes peuvent être coordonnées c’est à dire reliées par une conjonction de coordination.
Vous connaissez tous l’expression ci-dessous qui est employée lorsqu'on prétend ne pas être atteint par une insulte ou une critique quelconque : Les chiens aboient et la caravane passe.
Dans cette formule les deux propositions sont reliées par la conjonction de coordination "et".
Les conjonctions de coordination sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car

Propositions principale et subordonnée

Une proposition subordonnée est une proposition qui perd son sens si elle est prise isolément (sans la proposition principale). La subordonnée dépend de la principale.
Je vais reprendre mon explication puisque tu n’as encore rien compris.

La proposition subordonnée ne peut fonctionner seule mais elle peut être déplacée dans la phrase.
On peut dire : Puisque que tu n’as encore rien compris je vais reprendre mon explication.
Remarquez que la subordonnée est introduite par un petit mot appelé subordonnant. Ici c’est le mot "puisque".

La subordonnée relative

Définition

Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, ...
La proposition relative complète un nom (ou groupe nominal ou pronom) de la principale.

Le roman policier que je suis en train de lire est passionnant.

Dans la subordonnée relative "que" représente "le roman policier".
On dit que "roman policier" est l’antécédent du pronom relatif "que"

As-tu revu le garçon qui t’avait fait danser samedi soir ?
La subordonnée relative commence par "qui" car l’antécédent est "le garçon" donc un animé.
Notez que "le garçon" est COD dans la principale.

Le pronom relatif transmet à la subordonnée le genre et le nombre de son antécédent

Est-ce toi qui as la carte routière ? "Qui" a pour antécédent le pronom "toi" donc il faut écrire "as" dans la subordonnée.

C'est moi qui ai fini le premier. "Qui" a pour antécédent "moi" donc il faut écrire "ai" dans la subordonnée.

La subordonnée conjonctive

Une proposition subordonnée conjonctive est introduire par une conjonction de subordination.
La proposition conjonctive est complément du verbe de la principale : COD ou COI ou CC.
Je vois que tu as fini le travail. "que tu as fini le travail" est une subordonnée complétive qui est COD du verbe de la principale.

Les conjonctions de subordination

La subordonnée complétive

Elle est introduite par la conjonction "que".
La complétive est COD ou COI de la principale.
Je pense sincèrement que vous avez tort. "que vous avez tort " est une complétive COD de "pense".
Il réfléchit à ce que vous lui aviez dit. "à ce que vous lui aviez dit" est une complétive COI de "réfléchit".

La subordonnée circonstancielle

Elle est introduite par une conjonction autre que "que".
La subordonnée circonstancielle est CC de la principale.
Quand vous partirez, pensez à fermer à clé la porte. "Quand vous partirez" est une subordonnée circonstancielle de temps.
Si j’étais riche j’achèterais un yacht. "si j’étais riche" est une subordonnée circonstancielle de condition car introduite par "si".

Vous connaissez le dicton : "les si n’aiment pas les rai" . Donc selon cet adage n'employez jamais le le conditionnel dans la subordonnée de condition mais seulement dans la principale.

Subordonnée infinitive

Je regarde les chevaux qui galopent jusqu’au poteau d’arrivée.
Vous pouvez remplacer cette phrase comprenant une subordonnée relative par : Je regarde les chevaux galoper jusqu’au poteau d’arrivée.
"Galoper jusqu’au poteau d’arrivée" : proposition subordonnée infinitive.

Avant que je me décide je souhaite connaitre votre opinion.
Je peux remplacer cette phrase comprenant une subordonnée circonstancielle de temps par : Avant de me décider je souhaite connaitre votre opinion.
"Avant de me décider" : subordonnée infinitive.

Donc il est toujours possible de remplacer une subordonnée relative ou conjonctive par une subordonnée infinitive à l'exception d'une subordonnée de condition. Remarquez qu’il n’y a pas de subordonnant dans une subordonnée infinitive.
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La concordance des temps dans une phrase complexe

Dans une phrase avec deux propositions (une principale et une subordonnée) les deux verbes ne sont pas forcément au même temps.

Simultanéité

Le verbe de la principale est au présent

En effet après certaines verbes de la principale le verbe de la subordonnée est obligatoirement au subjonctif : falloir, vouloir, désirer, préférer, déplorer, regretter...
Le subjonctif est aussi obligatoire après certaines locutions conjonctives introduisant la subordonnée : à moins que, après que, pourvu que, encore que, à condition que, ...

Le verbe de la principale est au futur

Le verbe principal est au passé

L’antériorité

Verbe principal au présent

Verbe principal au futur

Le verbe de la secondaire est alors au passé composé. Tu me diras ce que tu as fait de ta journée.

Verbe principal au passé

Le verbe secondaire est alors au plus-que-parfait. Il insinuait que j’avais bâclé mon travail.

La postériorité

Verbe principal au présent

Verbe principal au futur

Le verbe secondaire est alors au futur antérieur. J’aimerai ce que tu auras fait.

Verbe principal au passé

Le verbe secondaire est alors au conditionnel présent. J’imaginais ce que serait ma vie dans dix ans.

Donc le conditionnel est aussi employé comme "futur dans le passé".
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La ponctuation

A l’oral la voix monte ou descend. Nous observons des pauses plus ou moins longues.

La ponctuation est l’ensemble des signes qui tentent de restituer les variations de l’intonation, les pauses courtes ou longues.

Les points

Un point indique la fin d’une phrase. On crée une nouvelle phrase pour exprimer une nouvelle idée.
Lorsque l’on veut indiquer un changement de thème alors on crée un nouveau paragraphe : passage à la ligne.
Selon le type de phrase on va utiliser : le point simple, le point d’interrogation, le point d’exclamation, les points de suspension

Le point simple (ou point) indique la fin d’une phrase déclarative. Il indique une descente de la voix suivie d’une pause conséquente.

Le point d’interrogation se place à la fin d’un phrase interrogative (interrogation directe).
Il précise donc au lecteur que son intonation doit être ascendante.
Dans un style écrit relâché seul le point d’interrogation indique qu’il s’agit d’une phrase interrogative. Tu as mangé ?
Le point d’interrogation n’est pas utilisé dans le cadre de l’interrogation indirecte. Je me demande s’il a une bonne hygiène de vie.

Le point d’exclamation termine une phrase qui exprime un ordre, un souhait, la surprise, l’exaspération.
En d’autres termes il termine une phrase impérative ou exclamative. Manges ! Quelle belle journée !

Une phrase peut aussi se terminer par des points de suspension lorsque le locuteur pratique le sous-entendu.
Dans une énumération les points de suspension remplacent etc. Les verbes toujours pronominaux sont : se souvenir, s’emparer, ...

Les autres signes

Les signes que nous venons de traiter indiquent une fin de phrase (et donc le début d’une nouvelle).
Mais il y aussi des signes à l’intérieur d’une phrase : virgule, point-virgule, deux-points, paire de parenthèses, tiret, paire de guillemets

La virgule indique une pause courte.
La virgule permet de séparer des propositions indépendantes. Le chat miaule, le chien aboie, leur maitre dort profondément.
La virgule est aussi utilisée pour séparer les termes d’une énumération. Lorsque les termes sont coordonnés la virgule évite de répéter la conjonction de coordination. Celle-ci apparait seulement devant le dernier terme. Il avait dévoré le fromage, la glace, le gâteau au riz et la salade de fruits.
Dans une phrase emphatique la virgule permet de mettre en relief un terme qui de plus est placé en tête de phrase. Moi, je déteste me lever tôt. Ici "moi" est mis en relief.

Le point-virgule sépare deux propositions qui sont en relation.
Au lieu de dire : Il s’entrainait chaque jour car il voulait être qualifié. On peut dire plus simplement : Il s’entrainait chaque jour ; il voulait être qualifié.

Les deux-points sont précédés du titre d'une énumération. Les grandes fleuves français sont : la Seine, la Loire, la Garonne, le Rhône.
Ils sont aussi utilisés conjointement avec une paire de guillemets pour rapporter les paroles de quelqu’un. Il se tourna vers moi et dit brutalement : "Sortez !"

Les parenthèses et tirets permettent d’isoler une information à l’intérieur d’une phrase.
Dans un discours scientifique on peut reprendre entre parenthèses la définition d’un terme savant. Un ovule (gamète femelle) est fécondé par un spermatozoïde (gamète mâle). On aurait pu utiliser à la place une paire de tirets.
Dans un roman et dans le cadre d’un dialogue le tiret sert à indiquer le changement d’interlocuteur. Il y a à chaque fois saut de ligne.
- Tu viens ? Demanda Jacques.
- Oui mais pas tout de suite. Dit-elle.

Les guillemets sont utilisés pour rapporter les paroles ou écrits d’un personnage. Louis XIV aurait dit : "L’Etat, c’est moi !"

Attention dès que vous utilisez un traitement de textes il faut respecter certaines conventions.
Il faut toujours insérer un espace après un point (n'importe lequel), une virgule, point-virgule, deux-points, une parenthèse fermante, un tiret
Il y a toujours un espace avant un point d'exclamation, un point d'interrogation, une parenthèse ouverte, un tiret
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