Orthographe - guide de survie
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Orthographe : fiches pratiques

Les accents

L'orthographe d’un mot doit restituer le plus fidèlement possible sa prononciation. Par exemple il faut distinguer le E fermé comme dans le mot  ; du E ouvert comme dans dès et du E atone comme dans le mot de.
La première solution a été d’ajouter des lettres. Ainsi les scribes au Moyen Age faisaient suivre la lettre E de S ou Z pour préciser un E fermé.
Mais progressivement les imprimeurs ont introduit les accents. C’est Pierre Corneille qui a imaginé l’accent grave pour signaler un E ouvert.

L’accent aigu

L'accent aigu est placé sur la lettre E pour indiquer un E fermé comme dans l’adjectif épatant.
Mais dans certains cas il est absent !

L’accent grave

L'accent grave se place sur les voyelles suivantes : A,E,U
Sur les lettres A et U il permet de distinguer les homonymes.

Placé sur la lettre E l'accent grave indique qu’il faut prononcer un E ouvert.
Mais il n’y a jamais d’accent grave devant une consonne double ou un groupe de consonnes. Ainsi il faut écrire sans accent : jette, appelle,...

L’accent circonflexe

L’accent circonflexe se place sur les voyelles A,E,I,O,U de certains mots.
L'accent circonflexe permet de distinguer des homonymes.

Dans le cadre de la réforme de l’orthographe l'accent circonflexe disparait sur les voyelles I et U (mais pas sur les autres voyelles). 

Pour plus d'explications voir la fiche suivante qui porte justement sur la fameuse réforme de l'orthographe ! Retour au sommaire

Orthographe et prononciation

Dans une fiche précédente les accents qui précisent la prononciation de certains mots ont été évoqués.

Élision

Lorsqu’un mot se terminant par une voyelle est suivi d’un mot commençant aussi par une voyelle il peut y avoir élision ce qui veut dire que la voyelle finale du premier mot est remplacée une apostrophe.
On écrit et on dit : L’affaire est mal engagée et non pas La affaire est mal engagée. On dit qu’il y a élision de l’article "la".
Attention il n’y a pas élision de tous les mots mais seulement des articles le, la et des pronoms me, te, se, ce et de certaines prépositions et conjonctions : de, jusque, lorsque, puisque, que, quoique, si, etc.

Le H à l’intérieur d’un mot

Il indique qu’il faut prononcer chacune des voyelles qu’il sépare ; il équivaut donc à un tréma sur la deuxième voyelle.

Le tréma

Le tréma se met sur une voyelle pour indiquer que l’on prononce séparément la voyelle qui précède exactement comme si il y avait un H entre ces deux voyelles.
Exemple : haïr [hahir], coïncidence [cohincidence], héroïne [érohine], hémorroïde [émorohide]
Donc le tréma se place sur la deuxième voyelle !

La cédille

Les verbes en -CER prennent une cédille à certains temps et certaines personnes afin de garder le radical du verbe tout en indiquant un changement de prononciation. Il lançait, nous lançons, il avança.
La cédille se place sous la lettre C devant les voyelles A, O et U pour noter le son [S]. Sans la cédille les suites CA, CO, CU se prononceraient respectivement [ka, ko, ku]

Insertion d'un E

Les suites GA, GO, GU se prononcent [ga, go, gu]
Dans certaines formes verbales et pour garder le radical du verbe, un E est inséré entre le radical et la terminaison pour indiquer qu'il faut prononcer [ja, ju,jo].
Manger → je mangeais - nous mangeons

Le H en début de mot

Le H initial ne se prononce jamais mais il peut être muet ou aspiré.

Le H muet permet l’élision de la voyelle qui précède et à l'oral il faut faire la liaison. Il faut écrire : L’horreur donc faire l'élision. Il faut écrire Les herbes et prononcer [lézerbes] donc faire la liaison.

Le H aspiré ne permet ni l’élision ni la liaison.
Il faut écrire : Le haricot (pas d'élision) et prononcer [le arico].
Il faut écrire : Les haricots et prononcer [lé arico] (pas de liaison).

Dans un dictionnaire un mot débutant par un H aspiré apparait précédé d’un astérisque ou d'une apostrophe.

Après la plupart des consonnes le H ne se prononce pas : thermes, adhérer, ...
La suite CH est le plus souvent prononcée SH : chaud, chameau, échéance, ... mais exceptionnellement il est prononcé K : chiton, chlore, orchestre, chorale, archaïque, ...
La suite PH se prononce toujours [F] : éléphant, paragraphe, .... Le graphisme PH indique l’origine grecque du mot.
Contre-exemple : le mot nénufar s'écrit avec un F car il est d'origine arabe et non pas grecque.

Le T euphonique

Euphonique : qui est agréable à entendre.
Dans une phrase verbale de style soutenu il y a inversion du sujet. Vient-elle à la fête ? Notez aussi le trait d’union entre le verbe et le pronom.
Pour éviter la rencontre de deux voyelles on place un "t" à la troisième personne du singulier entre le verbe et le pronom qui suit si la forme verbale se termine par A ou E. Coupe-t-il le pain ? Mangera-t-il ici ? 

Les terminaisons muettes

La terminaison "ent" dans une forme verbale est muette. Pierre et Pauline président conjointement la réunion. Il faut prononcer [préside] !
Par contre à la forme interrogative la terminaison se prononce comme un T euphonique. Pierre et Pauline président-ils la réunion. Il faut prononcer [présidetil].
Dans les autres cas la terminaison "ent" se prononce. Il est très violent. Ici le mot "violent" est un adjectif verbal.

Certaines consonnes finales sont muettes. Ces lettres finales qui ne se prononcent pas font partie de la graphie pour indiquer la famille à laquelle appartient le mot. Pour retrouver la terminaison muette il suffit de remplacer le mot par son féminin ou par le verbe de la même famille.

Le P final muet n'est pas toujours logique : loup, coup, ...

Le E final ajouté à la forme féminine d'un nom ou d'un adjectif ne se prononce pas en général sauf si le E est précédé d'une consonne. La lettre a été lue [lu] par Marie. La leçon a été apprise [apprise] par coeur.

Le S final ajouté au pluriel d'un nom ou d'un adjectif est muet.
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La réforme de l'orthographe

La réforme vise à rendre l’orthographe plus cohérente, à supprimer de nombreuses anomalies.

Examinons maintenant les différentes facettes de cette fameuse réforme !

Les numéros composés

Les éléments d'un numéral composé sont obligatoirement reliés par des traits d'union.
Il faut donc écrire : vingt-et-un, quatre-cents, quatre-vingts, trente-troisième (adjectif ordinal).

Le pluriel des noms empruntés

Les mots d'origine étrangère (latin, anglais, italien) forment désormais leur pluriel de la même manière que les mots français.
Quelques mots étrangers au pluriel francisé : des matchs, des ladys, des miss, des scénarios, des révolvers, des maximums, des séniors, des squatteurs, ...

Notez qu'il faut aussi éventuellement rajouter un accent aigu sur le E pour que la graphie soit conforme à la prononciation.

La "soudure" des mots composés

Il faut donc écrire : portemonnaie, contrappel, entretemps, extramuros, infralittoral, socioprofessionnel, weekend, bingbang, tictac, etc.

Le pluriel des mots composés non soudés

Les noms composés d'un verbe et d'un nom prennent la marque du pluriel sur le second élément (le nom).
Il en va de même pour les noms composés d'une préposition et d'un nom.

Nous pouvons donc écrire : des garde-meubles, des cure-pipes, des sans-abris, des après-midis

Cependant quand le nom prend une majuscule (ou est précédé d'un article singulier) il ne s'accorde pas.
Il faut donc écrire : des prie-Dieu ("D" majuscule), des trompe-la-mort (un article devant le nom).

Rappel : un nom composé de deux verbes ne s'accorde pas : des laisser-passer.

L'accent circonflexe

Dans le cadre de la réforme l'accent circonflexe disparait sur les lettres U et I (mais pas sur les autres voyelles).
On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple et dans des cas d'ambigüité.

Nous pouvons donc écrire : il parait que le cout prévisionnel du chantier sera largement dépassé.

L'accent grave

Pour de nombreux mots il y avait incohérence entre la prononciation et l’orthographe. Ainsi il fallait écrire "événement" alors que l’on prononce [évènement], "céderai" alors que l’on prononce [cèderai].

La réforme préconise d’employer l'accent grave (plutôt que l'accent aigu) dans un certain nombre de mots pour faire coïncider la graphie à la prononciation.

Il faut donc écrire désormais : évènement, règlementaire, je cèderai, tu règleras , il procède, ...

Conjugaison de certains verbes du premier groupe

Pour les verbes en "eter" et en "eler" la conjugaison au présent (indicatif et subjonctif) était complexe.
Pour certains verbes il y avait doublement de la consonne finale et pour d’autre un accent grave sur le E avant la consonne (mais sans doublement de la consonne).

Il fallait donc apprendre la liste des verbes doublant la consonne et ceux transformant le "e" avant la consonne en "è".

Désormais les verbes en "eler" ou "eter" se conjuguent comme "peler" ou "acheter". Les noms en "ment" dérivés de ces verbes suivent la même orthographe.
Font exception à cette règle "appeler, jeter" et leurs composés (y compris "interpeler") qui continuent de doubler la consonne.
Nous pouvons donc écrire : j'amoncèle, un amoncèlement, elle étincèle , il ruissèle, un ruissèlement, etc.
Par contre il faut toujours écrire : il jette, elle appelle.

Nouvelle orthographe de certains mots

Les mots anciennement en "olle" et les verbes anciennement en "otter" s'écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du mot ont aussi une consonne simple.
Font exception à cette règle les mots de la famille de "colle, folle et molle".
Nous pouvons donc écrire désormais : corole, bestiole, etc.
Par contre il faut toujours écrire : colle, follement, mollement.

Suppression de certaines anomalies

PPa de "laisser" + infinitif

Vous avez noté que les aspects de la réforme présentés ci-dessous sont de nature lexicale.
La réforme ne modifie qu'une règle d'accord.

Le participe passé de "laisser" suivi d’un infinitif est désormais invariable. Elle s’est laissé mourir de faim.
Rappel : le PPa de "faire" suivi d'un infinitif était déjà invariable. Elle s’est fait prendre par la police.
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Les synonymes

Définition

Un synonyme est un mot qui a le même sens qu'un autre mot.
Vendre est synonyme de céder.
Le plus souvent un mot a plusieurs synonymes.

En biologie une espèce est désignée par un nom scientifique et par des noms courants qui ont l'inconvénient de pouvoir varier selon les régions ...
Ainsi actinie désigne une anémone de mer et astérie est synonyme de étoile de mer.

Remplacer un mot par un synonyme

Le synonyme doit être de même nature (être de la même classe grammaticale). Il faut remplacer un nom par un nom, un verbe par un verbe, un adjectif par un adjectif, etc.

Un mot pris au sens figuré ne peut pas être remplacé par son synonyme de sens propre. Ainsi dans la phrase Mes chers amis ... . Vous conviendrez que l'on ne peut pas remplacer dans celle-ci chers par couteux.

Un mot polysémique (mot qui a plusieurs sens) doit avoir pour synonyme un mot qui correspond à son sens dans la phrase.
Ce devoir de maths est trop dur. Il faut remplacer "dur" par "ardu" et non pas par "résistant" ou "solide" !

Utilité des synonymes

L'emploi des synonymes (comme celui des pronoms) permet d'éviter les répétitions dans le texte.
Attention au recours aux synonymes dans un contexte scientifique et technique où le mot a un sens très précis.
Ainsi en mathématique on ne peut pas remplacer "cercle" par "rond" !

Synonyme et niveau de langue

Les mots de la langue familière ou de la langue soutenue s'organisent par rapport au langage standard.


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Les antonymes

Un antonyme est un mot qui a un sens opposé à un autre.

Dans les bons dictionnaires l'antonyme d'un mot est précisé après l'abréviation "ANT".

Construction des antonymes

Beaucoup d'antonymes sont construits par rapport au mot original en ajoutant un préfixe.
Les préfixes utilisés sont : a - dé - des - dés - in -im - ir - mal

Pour d'autres mots déjà construits à partir d'un préfixe l'antonyme est obtenu en substituant un autre préfixe.

Lorsque l'antonyme n'existe pas

"Inviolence" ou "aviolence" ne sont pas les antonymes de "violence".

La production d'un antonyme avec le préfixe "non" sans soudure devient l'usage : non-droit, non-toxique, non-agression, non-évènement, etc.

Emploi des antonymes

Un mot employé au sens figuré n'a pas le même antonyme que si il était employé au sens propre.
Des pensées noires n'a pas pour antonyme des pensées blanches mais des pensées optimistes/positives.

Un mot polysémique a plusieurs antonymes.


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Les homonymes (ou homophones) lexicaux

Un homonyme lexical est un mot de même nature qu'un autre (par exemple deux noms ou deux verbes) et qui a la même prononciation mais un sens différent.

Il est impossible de les citer tous ...

Exercice

Vous devez écrire les phrases suivantes (avec entre crochets le son du mot à écrire) :
Le bateau lève [lancre].
Je m'arrête à la prochaine [èr] sur cette autoroute.
Ça se présente sous les meilleures [ospice].
Il faut glisser le fil dans le [cha] de l’aiguille.
La chasse à [cour] est interdite dans certains pays.
Cette [criq] est superbe.
J’ai une crise de [foi].
Sa peau est couverte de [tache].
Qu’il est [so] !

A vous d’écrire correctement ces différentes phrases.

Autres homonymes

Citons entre autres (tous les exemples ci-dessous correspondent à des noms sauf précision contraire).
Les appas de cette femme. La pêche aux appats.
J’ai fait une longue balade en forêt. Il connait par cœur cette ballade (poésie).
La cession de parts sociales. La prochaine session de cet examen.
Le cep de vigne. Une omelette aux cèpes.
La chaire du professeur. Il a fait bonne chère. La chair et les os.
Un krack boursier. C’est un crack en orthographe. Ça a fait crac. Il nous raconte des craques (mensonges).
Deux adjectifs. Ce mélange gazeux est détonant (explosif). Un meuble contemporain détonnant (pas en harmonie) dans ce décor baroque.
Le fond du puits. Le fonds de commerce (fonds : ensemble d’actifs).
Deux verbes. Haler la péniche. Hâler au soleil.
La levée du courrier. Le lever de soleil.
Cet enfant est un martyr (souffre-douleur). Souffrir le martyre (une torture).
Un mas provençal. Un voilier avec trois mâts.
Entrer en lice. La fleur de lys.
Il tire parti de la situation. Il m’a pris à partie.
Deux verbes. Pécher par omission. Pêcher à la truite.
La valeur de pi est 3,14. Aller de mal en pis. Il est bavard comme une pie. Un pis de vache.
Porter plainte contre X. La plinthe en bois.
Les frais de port. Les pores de la peau. Le port de Dunkerque. Il n’a pas le droit de manger du porc.
Les prémices (toujours au pluriel ; signes avant-coureurs) du printemps. Les prémisses (début) d’un raisonnement
Un repaire de terroristes. Un point de repère.
Deux verbes. Raisonner avec justesse. Faire résonner le gong.
Une satire (pamphlet) de la société. Un vieux satyre (homme lubrique).
Une statue en bronze. Les statuts de notre association.
Une taie d’oreiller. Le d’un dessinateur. Une tasse de thé.
Le tirant d’eau. Hitler était un tyran.
Une tribu d’Amazone. Payer un tribut.
Un verre d’eau. Un ver de terre. Une poésie en vers. Le vert et le rouge.
Une voie sans issue. Il a obtenu plus de voix que son adversaire.

Vous avez pu remarquer que les noms homonymes n'ont pas forcément le même genre. Une taie d'oreiller et un té de dessinateur. Un satyre et une satire.

Écrivez correctement certaines expressions courantes

Une expression est un ensemble de mots dont le sens global est indépendant du sens propre de chacun des mots qui la composent. Le sens d'une expression peut évoluer avec le temps. Ainsi l'expression Mettre la puce à l'oreille signifiait : provoquer un désir amoureux pour Jean de la Fontaine.


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Les paronymes

Un paronyme est un mot proche d'un autre par la prononciation mais différent par le sens.
La ressemblance entre deux paronymes est à l'origine de fréquentes erreurs.

Une première liste de paronymes (des noms sauf précision contraire) :

A l’attention de Monsieur le Directeur. J’ai organisé cette fête à ton intention.
Deux verbes. Il a abjuré (renié) sa foi pour avoir la vie sauve. Je vous adjure (supplie) de rester.
Dans cette phrase ce mot a une acception (sens) figurée. Je ne doute pas de l’acceptation (fait d’accepter) votre demande écrite.
Les arcanes (secrets) de la politique. Les arcades de cet aqueduc.
Deux véhicules sont entrés en collision (choc brutal). Il y a collusion (entente secrète) entre les producteurs.
Deux adjectifs. Un éminent (remarquable) professeur. Un danger imminent (très proche).
Deux verbes. Les égouts sont infestés (envahis) de rats. J’avais la grippe et j’ai infecté (transmis l’infection à) ma compagne.
Deux verbes. Le loir hiberne (dort tout l'hiver). L'ours hiverne (vit engourdi).
Règle l’inclinaison de ton siège. Elle me manifeste une tendre inclination (affection).
Un vol avec effraction (avec dégâts). Il a commis une infraction (violation de la loi) au code de la route.
Deux verbes. Cet escroc a mystifié (trompé) ses victimes par son bagou. Jeanne d’Arc a été mythifiée (élevée au rang de mythe).
Deux verbes. Cette image ranima (faire renaître) chez moi un passé douloureux. L’équipe du SAMU tente de réanimer la victime.
Deux verbes. Il recouvra (retrouva) la mémoire. La neige recouvrit (couvrir entièrement) la route.
Vos suggestions (idées) sont pertinentes. Le peuple nord-coréen est sous la sujétion d’un tyran.

Une deuxième liste avec des paronymes moins fréquents (des noms sauf précision contraire) :

Deux verbes. Cette nouvelle m’afflige (m'attriste). Le tribunal lui inflige (impose) une lourde peine.
Il parle par allusions (sous-entendus). Il se fait des illusions (croyances erronées).
Deux verbes. Il se collète (se débat) avec les problèmes. Il se coltine (subit) tout le boulot.
La conjoncture (situation) économique est favorable. Faute de preuves on ne peut se livrer qu’à des conjectures (hypothèses).
Cette affaire a un dénouement (fin) heureux. Ils vivent dans le plus complet dénuement (misère).
Deux verbes.Il effleure (touche légèrement) sa peau. Le massif corallien affleure (apparait à surface).
Un comportement erratique (instable). Un rite hiératique (solennel, sacré).
Deux verbes. Le dauphin émergea (sortit de l’eau) brutalement puis au bout de quelques secondes s’immergea (pénétra dans l’eau).
Deux adjectifs Un jardin luxuriant (tout est en abondance). Un vieil obsédé luxurieux (qui se livre à la débauche).
Un percepteur est un fonctionnaire qui recouvre les impôts. Un précepteur est un enseignant à domicile.
Un musicien prodige (très doué). Un homme prodigue (très généreux).

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Des barbarismes

Un barbarisme est une déformation involontaire d’un mot. Il s'agit donc de l'emploi d'un mot qui n'existe pas dans le lexique de la langue française. Il peut aussi s'agir d'une confusion avec le mot anglais équivalent.

Ainsi il faut écrire accueil et non pas acceuil car un "c" devant "euil" se prononce [seuil]. Il faut aussi écrire : recueil, cueillir, etc.

Quelques barbarismes courants

Autres mots qui n'existent pas dans le dictionnaire


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Les pléonasmes

Définition

Monter en haut, marcher à pied, prévoir d’avance, etc. Dans chacune de ces expressions il y a un mot inutile. Ces expressions sont des pléonasmes c’est à dire des tournures répétitives.
L’emploi de pléonasmes illustre une expression négligée. Avec un peu de concentration il est facile de les éviter.

Exemples plus subtils

Les exemples cités ci-dessus sont des pléonasmes évidents. D’autres le sont un peu moins.

Quelques règles pour éviter les pléonasmes

Beaucoup de pléonasmes sont des couples "verbe + adverbe" dans lesquels le verbe exprime déjà la nuance reprise par l'adverbe qui suit.
Exemple parfait : "monter en haut". Le verbe "monter" signifie se déplacer vers le haut.


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Confusions grammaticales fréquentes

Confusion entre le verbe et le nom

Au même son peut correspondre un nom ou un verbe conjugué au présent de l'indicatif. La graphie est différente.
Exemple : Son travail (nom) est épuisant.Il travaille (verbe) jusqu'à l'épuisement.
Phrase à écrire : le forcené [cri]; un [cri] glaçant.
Astuce : mettre la phrase à l’imparfait pour localiser le verbe. Ce qui donne : Le forcené criait ; un cri glaçant.
Donc il faut écrire : Le forcené crie ; un cri glaçant.

Confusion entre infinitif et participe passé

Pour les verbes du premier groupe l’infinitif et le participe passé ont la même prononciation.
Phrase à écrire : j’ai [mangé] avec plaisir ce mets ; je vais [mangé] le même plat ce soir.
Astuce : remplacer par un verbe du deuxième groupe (ou troisième) car dans ce cas les formes infinitif et participe passé sont différentes.
Il faut donc écrire : j'ai mangé avec plaisir ce mets ; je vais manger le même plat ce soir.

Confusion entre le participe présent et l’adjectif verbal

Pour la plupart des verbes l’adjectif issu du verbe a la même orthographe que le participe présent. En absorbant (PPr) toute l'eau avec la serpillère. Des éponges très absorbantes (AV) sont commercialisées ici.
Mais il y a quelques exceptions. En violant (PPr) la loi ... Un discours violent (AV).

Pour plus de détails voir la fiche "Participe présent et l'adjectif verbal".

Confusion entre l'indicatif futur et conditionnel présent

A la première personne du singulier les deux formes verbales ont la même prononciation mais pas la même terminaison : "ai" ou "ais".
Si j'étais riche j'achèterais un yacht. Demain j'achèterai un kilo de nectarine au marché.
Dans la première phrase le verbe "acheter" est conjugué au conditionnel présent ( terminaison : "ais") alors que dans la deuxième phrase il est conjugué au futur (terminaison : "ai").
Astuce : en cas doute il faut conjuguer la phrase à la première personne du pluriel. Si nous étions riches nous achèterions chacun un yacht. Demain nous achèterons un kilo de nectarine.
Dans une phrase comprenant une proposition conditionnelle le verbe de la principale est toujours au conditionnel.

Quelques homonymes (ou homophones) grammaticaux

Je vais maintenant aborder les homonymes grammaticaux à proprement parler.

Les homonymes grammaticaux sont des mots-outils qui se prononcent de la même façon mais n'ont pas la même fonction dans la phrase.
Exemple : vous devez écrire le mot [é] ; faut-il écrire "es" ou "est" ou "et" ou "ai" ou "aie" ou "aies" ou "aient" ? En d'autres termes s'agit-il du verbe "être" à l'indicatif présent ou du verbe "avoir" (indicatif présent ou subjonctif présent) ou d'une conjonction de coordination ???
Phrase à écrire : Il [é] très malade [é] [é] alité ; j'[é] prévenu son employeur afin qu'il [é] un remplaçant.
Astuce : "et" peut être remplacé par "et puis" ou une virgule ; mettre la phrase au futur : [é] devient "serai/seras/sera" (verbe "être") ou devient "aurai/auras:aura" (verbe "avoir").

Dans la liste ci-dessous les principaux homonymes grammaticaux.

Écrire le mot [a]

a : c’est une forme conjuguée du verbe "avoir" ; "ont" au pluriel.
à : est une préposition suivie de "la / le" ; "à le" se contracte en "au".
Phrase à écrire : Il [a] mal [a] la tête.
Astuce : mettre la phrase au pluriel ; si on peut remplacer [a] par "ont" il faut écrire "a" (sans accent grave).

Écrire le mot [dan]

Dans : préposition ; jamais devant un verbe.
D'en : élision de DE EN ; toujours devant un verbe.
Phrase à écrire : Des huitres, je viens [dan] manger [dan] cette auberge.

Écrire le mot [é]

Et : conjonction de coordination ; peut être remplacé par une virgule par "et puis".
Es / est : formes verbales du verbe "être" ; "seras / sera" au futur.
ai : verbe "avoir" à la première personne du singulier de l'indicatif présent ; toujours précédé de JE élidé (j'): j'ai un beau vélo.
aie / aies / ait / aient : formes verbales de "avoir" au subjonctif présent.
Astuce : Le subjonctif toujours employé dans une proposition subordonnée. Il faut que j'aie une bonne note au prochain partiel. Mettre la phrase au futur ; "es / est" devient "seras / seras".

Écrire le mot [la]

La : article féminin ; "le" au masculin.
indique un lieu ; équivalent de "ici".
L’a : élision LE A ou LA A; "l'avait" à l'imparfait ; "l'aura" au futur.
Phrase à écrire  : [la] voiture est [la] comme il [la] laissée.
Astuce : mettre la phrase à l'imparfait et remplacez le féminin par un masculin.
Il faut donc écrire : La voiture est là comme il l'a laissée.

Écrire le mot [leur]

Ne pas confondre "leur / leurs" déterminant possessif variable et "leur" pronom personnel objet (pluriel de "lui").
Phrase à écrire : Les élèves ont oublié [leur] livres ; le maitre(NO) [leur] donnera une punition.
Astuce : "leur" est toujours invariable devant un verbe = pronom personnel objet. Devant un nom "leur" est variable.
Il faut donc écrire : Les élèves ont oublié leurs livres ; le maitre leur donnera une punition.

Écrire le mot [ma]

Ma : déterminant possessif singulier féminin; "mon" au masculin.
M'a : élision de ME A ; "m'avait" à l'imparfait.
Astuce : devant un nom il faut écrire "ma" ; mettre la phrase à l'imparfait.

Écrire le mot [mé]

Mais : conjonction de coordination ; peut être remplacé par "cependant".
Mes : déterminant possessif (un possesseur mais plusieurs possédants par possesseur) ; toujours devant un nom
M'est : élision de ME EST ; "me fut" au passé simple.
Met / mets : verbe "mettre" conjugué. "mis / mit" au passé simple.

Écrire le mot [mon]

Mon : déterminant possessif singulier masculin ; "ma" au féminin ; "mes" au pluriel.
M'ont : élision de ME ONT ; "m'avaient" à l'imparfait.
Astuce : devant un nom il faut écrire "mon".

Écrire le mot [ni]

Ni : conjonction de coordination souvent redoublée ; toujours devant un adjectif.
N'y : élision de NE Y ; toujours devant un verbe.
Phrases à écrire : Me conquérir, [ni] pense pas ! Tu n'est [ni] beau [ni] riche.
Astuce : le premier [ni] est devant un verbe ; les autres devant un adjectif.
Il faut donc écrire : Me conquérir, n'y pense pas ! Tu n'es ni beau ni riche.

Écrire le mot [on]

On : pronom personnel indéfini ; peut être remplacé par "nous".
Ont : forme conjuguée du verbe "avoir" ; "auront" au futur ; "avaient" à l'imparfait.
Phrase à écrire : Les pommes [on] mûri et [on] se régale.
Astuce : mettez la phrase au futur / passé ; essayez de remplacer [on] par "nous".
Il faut donc écrire : Les pommes ont mûri et on se régale.

Écrire le mot [or]

Or : conjonction de coordination synonyme de : "pourtant, cependant".
Hors : synonyme de "en dehors de, à l’extérieur de".
Phrase à écrire : [or] le joueur est [or] jeu.
Il faut donc écrire : Or le joueur est hors jeu.

Écrire le mot [ou]

Ou : conjonction de coordination.
: adverbe ou pronom interrogatif.
Phrase à écrire  : [ou] vas-tu en vacances ; à la mer [ou] à la campagne ?
Astuce : "ou" (sans accent) est l'équivalent de "ou bien".
Il faut donc écrire : Où vas tu en vacances ; à la mer ou à la campagne ?

Écrire le mot [peu]

Peu : adverbe de quantité ; équivalent de "pas beaucoup".
Peux / peut : formes verbales du verbe "pouvoir" ; "pouvais / pouvait" à l'imparfait.
Phrase à écrire  : il boit [peu] et [peu] s’abstenir complètement.
Astuce : mettre la phrase à l'imparfait.
Il faut donc écrire : Il boit peu et peut s’abstenir complètement.

Écrire le mot [pluto]

Plus tôt : contraire de "plus tard".
Plutôt : peut être remplacé par "au lieu de".
Phrase à écrire : [pluto] que de discuter sans fin, partez pour arriver [pluto] !
Astuce : essayez de remplacer [pluto] par "au lieu de de"
Il faut donc écrire : Plutôt que de discuter sans fin, partez pour arriver plus tôt !

Écrire le mot [prè]

Près : adverbe donc invariable ; équivalent de "à côté de".
Prêt : adjectif ; au féminin "prête".
Phrase à écrire : Le skieur [prè] de la ligne de départ est [prè] à partir.
Astuce : "près" suivi de "de" ; "prêt suivi de "à".
Il faut donc écrire : Le skieur près de la ligne de départ est prêt à partir.

Écrire le mot [kan]

Quand : peut être remplacé par "lorsque"
Quant : toujours suivi de "à"; "quant à" peut être remplacé par "en ce qui concerne".
Qu’en : contraction de "que en".
Phrase à écrire : [kan] à moi j’irai la voir [kan] il fera beau. [kan] dis-tu ?
Astuce : "quant" toujours suivi de "à / au / aux" ; essayez de remplacer [kan] par "lorsque".
Il faut donc écrire : Quant à moi j’irai voir quand il fera beau. Qu’en dis-tu ?

Écrire le mot [kel]

Quel / quels / quelle / quelles : déterminant exclamatif qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom.
Qu’elle : contraction de QUE ELLE ; féminin de "qu’il".
Phrase à écrire: [kel] belle journée ; [kel] aille à la plage !
Astuce : devant un nom il s'agit du déterminant exclamatif qui s'accorde avec ce dernier ; devant un verbe il s'agit de "qu'elle" ; essayez de remplacer [kel] par "qu'il".
Il faut donc écrire : Quelle belle journée ; qu’elle aille à la plage !

Écrire le mot [se]

Ce : déterminant démonstratif ; "cette" devant un nom féminin.
Se : un pronom réfléchi ; toujours devant un verbe. "me" à la 1ère personne du singulier.
Phrase à écrire : Il [se] voit dans [se] miroir.
Astuce : "se" toujours devant un verbe ; "ce" toujours devant un nom ; mettre la phrase à la 1ere personne du singulier.
Il faut donc écrire : Il se voit dans ce miroir.

Écrire le mot [sa]

Ça : contraction de CELA ; pronom démonstratif.
Sa : déterminant possessif. ; toujours devant un nom.
çà : adverbe de lieu ; utilisé uniquement dans la tournure "çà et là".
Astuce : "ça" peut être remplacé par "cela" ; "sa" par "son" devant un nom masculin; par "ses" devant un nom pluriel.

Écrire le mot [san]

Sans : préposition ; remplace "avec aucun".
C’en : élision de CE EN.
S’en : élision de SE EN.
Cent : un nombre cardinal.
Phrase à écrire : il se prétend [san] défaut  et [san] glorifie ; [san] est énervant.
Astuce : "s'en" toujours devant un verbe ;"c'en" peut être remplacé par "cela en".
Il faut donc écrire : Il se prétend sans défaut et s’en glorifie ; c’en est énervant.

Écrire le mot [sé]

Ces : déterminant démonstratif ; devant un nom ; "ce / cet / cette" au singulier.
Ses : déterminant possessif ; devant un nom ; "son / sa" au singulier.

c'est : élision de CE EST ; peut être remplacé par "cela est".
s'est : élision de SE EST ; "me suis" à la première personne du singulier.
sait : verbe "savoir" ; "saura" au futur.

Écrire le mot [si]

Si : conjonction ou adverbe (équivaut à "tellement")
S’y : élision de SE Y.
Phrase à écrire: le papillon trouve la fleur [si] belle qu’il [si] pose.
Astuce : "s'y" toujours devant un verbe ; "si" (adverbe) devant un adjectif.
Il faut donc écrire : le papillon trouve la fleur si belle qu’il s’y pose.

Écrire le mot[son]

Son : déterminant possessif ; "ses" au pluriel; "sa" au féminin.
Sont: forme conjuguée du verbe "être" ; "seront" au futur; "étaient" à l'imparfait.
Phrase à écrire : [son] maillot et sa chemise [son] sales.
Astuce : mettre la phrase au futur et au pluriel.
Il faut donc écrire : Son maillot et sa chemise sont sales.

Écrire le mot [soi]

sois / soit / soient : subjonctif présent du verbe "être".
soi : pronom réfléchi.
Astuce : après "je" ou "tu" c'est le verbe "être" au subjonctif. Il faut que je sois en forme ! "soi" peut être remplacé par "soi-même".

Accorder ou pas TOUT ?

Voici un mot qui est souvent source de fautes ! Car TOUT peut être adverbe ou déterminant indéfini ou pronom voire nom.

Tout : adverbe ; synonyme de "complètement" ; invariable.
Tout : adjectif indéfini qui s'accorde. Tous les hommes de bonne volonté. Toutes les filles de joie.
Tout : pronom indéfini qui s'accorde. Ces filles, je les connais toutes.

Astuce : TOUT devant un adjectif est adverbe (on peut le remplacer par "entièrement") donc invariable sauf devant un adjectif féminin commençant par une consonne (ou un H aspiré). On rajoute alors à l'adverbe TOUT une E euphonique. Elle est rentrée de vacances toute hâlée.
Devant un nom TOUT est adjectif indéfini et s'accorde avec le nom.

Phrase à écrire : [tou] les jours elle se lève à 7 heures et elle est [tout] somnolante.
Il faut donc écrire : Tous les jours elle se lève et elle est toute somnolente. Le premier TOUT est adjectif indéfini, le deuxième est adverbe. Ici les deux s'accordent puisque que "somnolante" est un adjectif féminin commençant par une consonne.

Autres confusions possibles

En un seul mot ou en deux mots ?

Pourquoi est-il revenu ? L’adverbe interrogatif "pourquoi" en un seul mot.
C’est ce pour quoi il est venu. Tournure [pour quoi] en deux mots = "chose pour laquelle".

Quel que soit votre jugement. Quelles que soient vos intentions. Devant le verbe "être" au subjonctif il faut écrire [quel que] en deux mots.
J’ai quelques amies. De quelque manière que soit. Devant un nom il faut écrire [quelque] en une seul mot car il s'agit du déterminant indéfini ; avec ou sans "s".

Quoiqu’il fasse mauvais temps je vais courir. Conjonction "quoique" en un seul mot. Peut être remplacée par "bien que".
Quoi qu’il en soit ... En deux mots dans le sens "quelle que soit la chose que".
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Conjugaison - astuces

Dans les librairies on trouve des ouvrages qui ne traitent que de la conjugaison des verbes. C’est faire croire que la conjugaison est une discipline très complexe, inaccessible au commun des mortels, réservée aux agrégés de grammaire ... Alors qu’avec quelques notions et quelques astuces on peut s'en sortir ...
Plutôt que d'apprendre par coeur les pages de conjugaison il me semble plus utile de connaitre quelques règles.

Le verbe s'accorde avec le sujet

Le verbe s’accorde avec le sujet en personne et en nombre (et non pas en genre et en nombre).
En effet que le sujet soit masculin ou féminin l’accord est le même. Par contre il sera différent selon que l’on parle de soi (ou de son groupe) ou on parle d’un tiers (ou d’un groupe) ou on s’adresse à un tiers (ou à un groupe).

Le sujet peut être un nom voire un pronom. Dans les dialogues de la vie courante le sujet est souvent un pronom personnel dit sujet.

Le sujet est en général devant le verbe mais il y a parfois inversion du sujet (sujet après le verbe) ou le verbe peut être séparé du sujet par plusieurs mots.
On trouve le sujet en répondant à la question "qui ? / qui est-ce qui ? / qu’est-ce qui ?
Les candidats épuisés après une aussi longue épreuve quittèrent alors la salle d’examen.
Qui quittèrent la salle ? Les candidats ! Donc 3ième personne du pluriel au passé simple de l’indicatif pour le verbe "quitter".
Les invités ont apprécié le menu qu’avait programmé le chef.
Qui avait programmé le menu ? Le chef ! Donc 3ième personne du singulier au plus-que-parfait pour le verbe "programmer".

Exercice : écrivez correctement les deux phrases ci-dessous :
La tâche que le chef [ta confié].
Le problème que [représente] ces nouvelles contraintes.

Réponse à la fin du chapitre.

Les pronoms personnels sujets

Des sujets particuliers

Le sujet "on"

Le pronom "on" désigne un groupe dont le locuteur fait partie (comme "nous"). Et pourtant il est suivi de la terminaison à la troisième personne du singulier (et non pas à la première personne du pluriel). Il faut dire : On ira à la piscine. et non pas On irons à la piscine.

Le sujet "qui"

Lorsque le sujet du verbe est le pronom relatif "qui", celui-ci ne donne aucune indication sur la personne et le nombre. Il faut chercher l’antécédent de "qui".

Je ne dormirai pas avec toi qui ronfles comme une locomotive.
Qui a pour antécédent "toi" donc 2ième personne du singulier.

La troisième personne du pluriel

A la troisième personne du pluriel le verbe se termine par la terminaison muette "ent" sauf à l'indicatif futur (terminaison "ont" qui elle se prononce).

Conjugaison - quelques règles à connaitre

Avec tu le verbe prend toujours un S

Trois exceptions seulement à cette règle : tu veux, tu peux, tu vaux

Attention à l’impératif présent 2ième personne le verbe du premier groupe ne prend pas de S. Mange ta soupe !

Avec "vous" le verbe se termine pas "ez"

Seule exception au passé simple. Vous attendîtes le train. Vous coupâtes le pain. Mais comme ce temps est de plus en plus rarement utilisé ...

Donc en faisant abstraction du passé simple nous pouvons dire qu'avec "vous" le verbe se termine par "ez" sauf à l'indicatif présent pour les verbes "dire" et "faire" Vous dites. Vous faites.
Attention les verbes construits sur la racine "dire" suivent la règle générale. Vous vous contredisez.
Par contre les verbes construits sur la racine "faire" se conjuguent comme "faire". Vous contrefaites cette toile.

Quand deux verbes se suivent le deuxième se met à l’infinitif

Chaque soir j’aime [promené] mon fidèle chien.
Faut-il écrire "promené" ou "promener" ou "promenez" ???
Deux verbes qui se suivent ("aimer" et promener") donc il faut écrire : Chaque soir j’aime promener mon fidèle chien.

Attention aux pièges dans l'application précipitée de cette règle.

Je suis convoqué au commissariat. Dans cette phrase il n'y a pas deux verbes qui se suivent mais un seul. C'est le verbe "convoquer" conjugué à la voix passive. La phrase équivalente à la voix active : Le commissariat me convoque.
Donc il faut surtout écrire "convoqué". En effet le présent à la voix passive = verbe "être" conjugué au présent + PPa du verbe.

Hier je me suis promené dans le parc. Il n'y a pas deux verbes qui se suivent mais un seul le verbe "se promener" au passé composé.

Ce matin elle est allée chercher du pain. Ici il y a deux verbes qui se suivent : verbe "aller" au passé composé + verbe "chercher". Donc "chercher" se met à l'infinitif.

Astuce : pour savoir si le dernier verbe est un PPa ou un infinitif remplacez par le verbe du troisième groupe tel "vendre" ou "battre".

Les [si] n’aiment pas les [rai]

Ici nous abordons ce qu'on appelle "la concordance des temps".

Vous connaissez la phrase culte du héros du film La guerre des boutons : "Si j’aurais su j’aurais pas venu !"

Cette phrase n’est pas correcte mais c'est ce qui en fait toute sa saveur. Il y a deux fautes !
Le verbe "venir" forme ses temps composés (passé composé, futur antérieur, conditionnel passé, etc.) avec le verbe "être".
Le mot "si" exprime déjà une condition, il est inutile de la doubler d’un verbe conjugué au conditionnel.
Donc on n'emploie jamais le conditionnel dans la subordonnée circonstancielle de condition mais dans la proposition principale.
Donc il faut dire et écrire : Si j’avais su je ne serais pas venu.. Plus-que-parfait du verbe "savoir" et conditionnel passé du verbe "venir". Donc deux temps composés !

Prenons un autre exemple : Si j'étais riche j'achèterais un yacht. Imparfait du verbe "être" et conditionnel présent du verbe "acheter". Donc deux temps simples !

Formation des temps composés

Les temps composés (passé composé, futur antérieur, plus-que-parfait, conditionnel passé, subjonctif passé) se forment avec l'auxiliaire "avoir" en général. Hier j'ai promené mon chien dans le parc.
Cependant les verbes pronominaux forment leurs temps composés avec l'auxiliaire "être". Dimanche dernier je me suis promené dans le parc.
Certains verbes très peu nombreux, se conjuguent toujours avec l'auxiliaire "être" : ALLER - ARRIVER - MOURIR - NAÎTRE - PARTIR (repartir) - RESTER - VENIR (devenir - revenir).
Hier je suis allé chez le coiffeur et non pas Hier j'ai allé ...
Ce sont en effet des verbes qui n'ont jamais de complément d'objet (verbes intransitifs).

Des verbes qui se conjuguent tantôt avec l'auxiliaire "avoir" et tantôt avec l'auxiliaire "être" sont : DESCENDRE - ENTRER (rentrer) - MONTER - PASSER - RETOURNER - SORTIR - TOMBER. Ce sont en effet des verbes qui tantôt ont un complément d'objet et tantôt pas.
Hier je suis sorti de bonne heure. Hier j'ai sorti la poubelle à verre.

Autres règles

Je ne développe dans ce chapitre ; je vous renvoie aux fiches pratiques correspondant à ces temps.

Solutions de l'exercice :
La tâche que le chef t'a confiée.
On aurait pu dire : Le chef t'a confié une tâche ; troisième personne du singulier ; le COD "tâche" avant PPa donc ce dernier s'accorde !
Le problème que représentent ces nouvelles contraintes.
On aurait pu dire : Ces nouvelles contraintes représentent un problème ; troisième personne du pluriel.
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Le présent de l’indicatif

Faut-il dire : je promeus ou je promouvois ; il émeut ou il émoit ???
Verbe "moudre" à la troisième personne du pluriel ?
Et oui l'indicatif présent c'est pas toujours simple ...
Réponse ci-dessous !

Valeurs de l'indicatif présent

Le présent de l’indicatif est le temps le plus utilisé. En effet des tournures basées sur le présent évitent dans de nombreux cas d’employer le futur simple, l’imparfait, le passé composé (ou passé simple).

Conjugaison à l'indicatif présent

Le présent de l'indicatif est le temps le plus répandu mais ce n'est le temps le plus simple à conjuguer en particulier pour les verbes du troisième groupe.

Principes généraux

Verbes du premier groupe - cas particuliers

Conjugaison de certains verbes du premier groupe au présent de l'indicatif conformément à la réforme.
Pour les verbes en "-eler" et "-eter" : remplacement du "e" par "è" lorsque la consonne (L ou T) est suivie d'un E muet.
ruisseler → je ruissèle - tu ruissèles - il/elle ruissèle - ils ruissèlent mais nous ruisselons -vous ruisselez.
acheter → j'achète - tu achètes - il achète - ils achètent mais nous achetons - vous achetez.
Exceptions : les verbes "jeter" et "appeler" : pour eux (et seulement eux) doublement de la consonne finale devant une E muet. je jette - tu appelles - ils jettent - elles appellent mais nous jetons - vous appelez.

Les verbes du deuxième groupe

Dans tous les cas les terminaisons sont : is, is, it, issons, issez, issent.
Exemple : finir → je finis, tu finis, il finit, nous finissons, vous finissez ils finissent.

Attention au verbe "haïr" qui prend toujours un tréma sur le i sauf aux trois premières personnes du singulier. Je hais - nous haïssons.

Les verbes du troisième groupe

Il faut apprendre par coeur la conjugaison des verbes irréguliers courants et en particulier les auxiliaires !
Si vous avez un doute concernant la conjugaison d'un verbe peu usité du troisième groupe utilisez le "présent progressif". Je suis en train de moudre le café en grains.
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Le passé composé de l'indicatif

Valeurs du passé composé

Ce temps porte bien son nom. C'est un temps du passé et c'est un temps composé.

Le passé composé est un temps très répandu. A l'oral il a remplacé le passé simple. Ce dernier temps n'est plus utilisé que dans les romans où il reste donc le temps du récit. Style de discours que l'on n'entend plus mais que l'on peut encore lire : Nous nous promenâmes toute la journée.

Le passé composé est utilisé (comme le passé simple) pour décrire une action passée et achevée au moment où l'on parle.

Conjugaison du passé composé

Et pourtant sa conjugaison n'est pas aussi aisée qu'il n'y parait. L'erreur la plus fréquente est l'emploi de l'auxiliaire "avoir" alors qu'il faut utiliser l'auxiliaire "être" dans certains cas.
On entend trop souvent : J'ai rentré tôt. au lieu de Je suis rentré tôt.

En effet certains verbes forment toujours leurs temps composés avec l'auxiliaire "être".
D'autres verbes se conjuguent avec l'auxiliaire "avoir" s'il existe un COD sinon avec l'auxiliaire "être" si il n'y en a pas.

Les verbes qui se conjuguent toujours avec l'auxiliaire "être" sont : ALLER - ARRIVER - MOURIR - NAÎTRE - PARTIR (repartir) - RESTER - VENIR (devenir - revenir).
Ce sont en effet des verbes qui n'ont jamais de COD.
Il faut rajouter tous les verbes pronominaux !

Les verbes qui se conjuguent tantôt avec l'auxiliaire "avoir" et tantôt avec l'auxiliaire "être" sont : DESCENDRE - ENTRER (rentrer) - MONTER - PASSER - RETOURNER - SORTIR - TOMBER.
Ce sont en effet des verbes qui tantôt ont un COD et tantôt pas.

Quant à l'accord (ou pas) du participe passé dans le cadre des temps composés il suffit de lire le chapitre intitulé "Participe passé".
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Indicatif futur et conditionnel présent

Ces deux temps sont très proches dans leur conjugaison. Pour la plupart des verbes il suffit de rajouter directement à l'infinitif du verbe une terminaison.

Attention à la première personne du singulier les deux formes verbales ont la même prononciation. Mais la terminaison est différente : "ai" à l'indicatif futur et "ais" au conditionnel présent.
Demain en allant à l'hypermarché j'achèterai une nouvelle télé. Verbe "acheter" à l'indicatif futur.
Si j'étais riche j'achèterais un yacht. Verbe "acheter" au conditionnel présent.

Indicatif futur

Valeurs de l'indicatif futur

Le futur simple exprime l’avenir à partir du présent. L’évènement à venir est considéré comme certain. C’est la valeur temporelle du futur. Il ma téléphone pour me dire qu'il viendra demain.
Le futur peut aussi être utilisé pour exprimer un ordre de façon plus diplomatique que l’impératif. Je vous demanderai de vous taire.

Conjugaison à l'indicatif futur

Les terminaisons sont toujours : ai, as, a, ons, ez, ont

Le conditionnel présent

Valeurs du conditionnel présent

Dans la grammaire traditionnelle le conditionnel est le mode pour exprimer la conséquence d’une condition. Si je gagnais au loto j’achèterais un yacht. Le verbe "acheter" est au conditionnel présent car l’achat d’un yacht est conditionné à l’obtention d’un gros gain au loto.

Mais le conditionnel peut aussi avoir une valeur temporelle : exprimer le futur à partir du passé.
Nous décidions alors que nous retarderions notre départ. Le verbe "retarder" est conjugué au conditionnel présent. Temps ici bien mal nommé ici puisqu’il n’exprime par un présent mais un futur dans le cadre du passé.

Conjugaison au conditionnel présent

Pour conjuguer au conditionnel présent il suffit le plus souvent de rajouter directement à l'infinitif du verbe les terminaisons suivantes : ais, ais, ait, ions, iez, aient

Exceptions

Je vous ai dit que pour conjuguer au futur de l'indicatif OU au conditionnel présent il suffit de rajouter certaines terminaisons à l'infinitif. Mais s'il n'y avait pas quelques exceptions ce serait monotone.

Pour certains verbes irréguliers et pour ces deux temps il faut rajouter les terminaisons à un "infinitif modifié".
Ainsi le verbe "cueillir" donne "cueillerai(s)" ; "assoir" donne "assiérai(s)" ; "avoir" donne "aurai(s)" ; "être" donne "serai(s)"

Attention la modification de l'infinitif concerne certains verbes du premier groupe.
Pour les verbes en "yer" le Y est remplacé par I , le E devant le R subsiste mais n'est pas prononcé : je paierai, j'essuierai, j'emploierai.
Le verbe "envoyer" est irrégulier à l'indicatif futur et au conditionnel présent ; le radical devient "enverr" !
Les verbes en "eler" et "eter" prennent un accent grave sur le E : j'achèterai, je pèlerai sauf les verbes "appeler" et "jeter pour" qui il y a doublement de la consonne. J'appellerai, je jetterai.
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Imparfait et passé simple de l’indicatif

Valeurs de ces deux temps

Dans un roman ces deux temps de l'indicatif sont très employés. Ce sont les temps de la narration.
L’imparfait est utilisé pour le décor et les actions de second plan alors que le passé simple décrit les actions de premier plan qui se succèdent.

Il neigeait, l’homme marchait très vite longeant les murs. Il s’arrêta devant le 21, poussa la porte, monta l’escalier sans bruit jusqu’au troisième, entra dans l’appartement, sortit son colt et abattit froidement dans le dos le vieillard assis dans un rocking chair tourné vers la fenêtre. Alors il descendit précipitamment et se retrouva dans la rue. Il neigeait toujours.

Dans le texte ci-dessus tiré d’un roman policier il y a trois imparfaits qui "plantent" le décor : il neigeait, l'homme marchait ... il neigeait toujours. Par contre la succession d’actions de l’acteur (le tueur) sont au passé simple.

Le passé simple n’est plus utilisé dans la langue courante, remplacé par le passé composé. Si vous voulez vous faire remarquer par votre conversation, employez le ! Que fîtes vous dimanche dernier ? Allâtes vous au théâtre ? Succès garanti !.

L'imparfait sert aussi à exprimer une possibilité, une hypothèse. L’imparfait est alors modal (et non pas temporel). Si je gagnais au loto j’achèterais un yacht. L’imparfait du verbe "gagner" ne place pas ici l’évènement dans le passé mais indique seulement une hypothèse, une condition.
Nous avons donc une construction classique : verbe de la subordonnée conditionnelle à l'imparfait et verbe de la principale au conditionnel présent.

Conjugaison de l’imparfait

Les terminaisons sont pour tous les groupes : ais - ais - ait - ions- iez- aient.

Premier groupe :
Il faut ajouter les terminaisons à l'infinitif débarrassé de "er".
Pour les verbes en "-cer" et en "-ger" n'oubliez pas la cédille ou le "e" ! Je mangeais. Je plaçais.
Pour les verbes en "ier" le "i" du radical précède le "i" de la terminaison. Nous criions.
Pour les verbes en "yer" le "y" du radical précède le "i" de la terminaison. Nous payions.

Deuxième groupe :
Il faut rajouter les terminaisons à un infinitif modifié : remplacer "ir" par "iss".
Haïr → haiss → je haïssais, ..., nous haïssions, ...
Finir → finiss → je finissais, ..., vous finissiez, ...

Troisième groupe et auxiliaires :

Conjugaison du passé simple

La conjugaison est difficile pour les verbes irréguliers.

Pour apprécier un roman il est préférable de connaitre la conjugaison du passé simple.
Vous lisez : Il vint vers moi et me tint alors un discours étrange. De quels verbes il s'agit ?

Verbes du premier groupe :
Les terminaisons à ajouter au l'infinitif sans "er" sont : ai – as – a – âmes – âtes - èrent
Manger → il mangeai, tu mangeas, il mangea, nous mangeâmes, vous mangeâtes, ils mangèrent

Verbes du deuxième groupe :
Les terminaisons à ajouter à l'infinitif sans "ir" sont: is – is – it – îmes – îtes – irent
Finir → je finis, tu finis, il finit, nous finîmes, vous finîtes, ils finirent

Verbes du troisième groupe et auxiliaires :
Les terminaisons à ajouter au radical sont : is – is – it – îmes – îtes - irent ou : us – us – ut – ûmes – ûtes – urent

Mais le problème c'est le radical !

Ne pas confondre "je fus" (verbe être) et "je fis" (verbe faire). Si il y a bien un verbe à savoir conjuguer au passé simple c'est l'auxiliaire "être" car à la voix passive le passé simple est encore utilisé ; le passé composé donnant une tournure lourde. Le chateau fut bâti par le célèbre architecte ...
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Le subjonctif facile

Valeurs du subjonctif

Le mode subjonctif exprime l'éventualité, la probabilité.

Il faut que j'aille chez le coiffeur.

On utilise aussi le subjonctif dans des propositions indépendantes pour exprimer l'ordre, l'indignation, le souhait. Qu'il aille au diable ! Qu'il vienne immédiatement.

Les temps du mode subjonctif

En pratique seul les subjonctifs présent et passé sont employés.
Personne ne dira : Je craignais que je ne connusse pas la fin du film. "Connusse" : verbe connaitre au subjonctif imparfait.
Mais plus simplement : Je craignais que je ne connaisse pas la fin du film. "connaisse" : verbe connaitre au subjonctif présent.
Dans un registre moins soutenu et pour éviter l'emploi du subjonctif : Je craignais ne pas connaitre la fin du film. Emploi de l'infinitif !

Conjuguer au subjonctif présent

La conjugaison au subjonctif présent n'est pas si compliquée que cela.
Si vous savez conjuguer un verbe au présent de l'indicatif vous saurez retrouver le présent du subjonctif grâce à une astuce.

Astuce : pour reconstituer le subjonctif présent d'un verbe à la 1ère personne du singulier il faut le plus souvent partir de son indicatif présent à la 3ième personne du pluriel et retirer la terminaison muette "nt".

Cette astuce ne fonctionne pas avec les auxiliaires ni avec certains verbes du troisième groupe !


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Participe présent et l’adjectif verbal

Participe présent (PPr)

C'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Le PPr est un mode du verbe (comme l’indicatif, le subjonctif, l’impératif, etc.).
Il se construit en rajoutant au radical la terminaison "ant" pour les verbes du premier groupe et "issant" pour les verbes du deuxième groupe.
aimer → aimant
finir → finissant

Pour les verbes du troisième groupe la terminaison est en général "ant" mais le radical peut aussi changer.
Exemples : coudre → cousant - assoir → asseyant.

Le PPr est souvent précédé de la préposition "en" ; on parle alors de gérondif.

Le PPr est invariable !

Le PPr évite d’utiliser une proposition subordonnée.
Phrase avec proposition subordonnée : Le moteur qui équipe cette voiture est robuste.
Phrase avec PPr : Le moteur équipant cette voiture est robuste.

L’adjectif verbal (AV)

C’est l’adjectif qualificatif formé à partir du verbe. Il s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.
Comme le PPr il a en général la terminaison "ant".

Savoir identifier

Le PPr est invariable alors que l'AV est variable.

Le verglas a rendu les pavés [glissan].
"glissant" PPr invariable ou AV variable ?
Astuce : remplacer le nom masculin par un nom féminin. Il faut dire :Le verglas a rendu la chaussée glissante.
Donc ici le mot "glissant" est un AV qui est épithète de "pavés" donc qui s'accorde avec ce nom : masculin pluriel.
Il faut donc écrire : Le verglas a rendu les pavés glissants.
Autre astuce : le PPr est souvent précédé de la préposition "en". On parle alors de gérondif.

Les pièges

Pour certains verbes l'adjectif verbal se termine non pas par "ant" mais par "ent" (prononcez [an]).
Ci-dessous quelques exemples.

VerbePPrAV
violerviolantviolent
précéderprécédantprécédent
adhéreradhérantadhérent
divergerdivergeantdivergent

Pour d'autres adjectifs verbaux la terminaison est "ant" mais c'est le radical qui est modifié.
Par exemple le verbe "communiquer" a pour PPr "communiquant" mais pour AV "communicant".

Dans un dictionnaire vous trouverez les adjectifs verbaux mais jamais les PPr puisqu'il s'agit d'une forme conjuguée du verbe
De plus l'orthographe du PPr ne pose aucune difficulté : radical du verbe + "ant".

Attention un verbe peut aussi générer un nom qui se termine par "ent" (terminaison non muette).
Exemples : le président - un excédent - un affluent - un adhérent - un précédent - etc.
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Le participe passé (PPa)

Le PPa est une forme verbale très utilisée.
Un PPa peut être utilisé comme adjectif. On retrouve le PPa à la voix passive (construction : verbe "être" + participe passé). Cette magnifique demeure fut construite par Mansart. Verbe "construire" au passé simple à la voix passive.
Le PPa sert aussi à former les temps composés : verbe "avoir" (ou "être") + participe passé. Si j'avais su je ne serais pas venu. Plus que parfait du verbe "savoir" et conditionnel passé du verbe "venir".

Construction du PPa

Pour les verbes du premier groupe il faut rajouter "é" au radical (radical : infinitif débarrassé de "er").
Pour les verbes du deuxième groupe il faut rajouter "i" au radical (radical : infinitif auquel on a retiré "ir").
Pour les verbes du troisième groupe il n'y a pas de règle. Il faut apprendre les PPa des verbes irréguliers courants.

Accord du PPa

Le PPa fonctionne comme un adjectif ; il s'accorde donc avec le nom qu'il qualifie.

Par contre il faut écrire J'ai coupé les fleurs dans le vase ce matin car lorsque vous écrivez le PPa vous ignorez s'il existe un COD dans la phrase.

PPa employé seul

Le PPa fait fonction d'épithète. Il s'accorde avec le nom ou pronom auquel il se rapporte. Cette maison abandonnée est lugubre.

Attention les PPa Excepté, attendu, vu, ci-joint, compris, ... restent invariables s'ils précèdent le nom auquel ils se rapportent.
Il faut donc écrire : Excepté les bicyclettes, tous les véhicules sont interdits. Pas d'accord !
Par contre il faut écrire : Les bicyclettes exceptées, tous les véhicules sont interdits. Accord !

PPa employé avec l’auxiliaire "être"

Il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet sauf s'il s'agit d'un verbe pronominal. Voir plus loin.
Exemples : Nous sommes allés. Elles était allées. Cette belle demeure fut construite au début du XIXième siècle.

PPa employé avec l’auxiliaire "avoir"

Le participe passé (PPa) employé avec l'auxiliaire "avoir" ne s'accorde jamais avec le sujet mais avec le COD s'il existe et s'il est placé avant le PPa.
Le COD placé devant le PPa est toujours un pronom (personnel, interrogatif, relatif, etc.).

Avec le pronom "en" le PPa est invariable ainsi qu'avec les verbes impersonnels.

Le PPa des verbes de mesure (peser, mesurer, valoir, couter, durer, ...) ne s'accorde pas avec le complément circonstanciel de mesure (réponse à la question "combien ?") mais seulement à l'éventuel COD (réponse à la question "quoi ?") et bien sûr s'il est placé avant.
C'est trois cents euros qu'a couté ce VTT. Pas d'accord car complément circonstanciel de mesure
Les pâtes en vrac que le vendeur a pesées. Accord car un COD (réponse à la question "quoi ?") et placé avant le PPa.

Le PPa des verbes pronominaux

Un verbe pronominal se reconnait facilement : il se construit avec un pronom réfléchi (me, te, se, nous, vous, se) placé devant le verbe et qui est à la même personne que le sujet.

Attention ce n'est pas parce que vous avez deux pronoms qui précèdent le verbe qu'il s'agit forcément d'un verbe pronominal. Il se lave au lavabo. est une tournure pronominale par contre Il te lave au lavabo. n'en n'est pas une !

Verbes toujours pronominaux (s'envoler, se souvenir, s'abstenir, s'emparer, ...). Le pronom réfléchi ne représente rien. Le PPa s'accorde avec le sujet. Elle s'est souvenue de son rendez-vous.

Pour les pronominaux de sens réciproque (action mutuelle) ou de sens réfléchi (action sur soi-même) il y a accord avec le pronom réfléchi si ce dernier est COD ; pas d'accord s'il est COI.


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