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Orthographe - guide de survie
Sommaire

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Orthographe d'usage

Les accents

L'orthographe d’un mot doit restituer le plus fidèlement possible sa prononciation. Par exemple il faut distinguer le E fermé comme dans le mot  ; du E ouvert comme dans dès et du E atone comme dans le mot de.
La première solution a été d’ajouter des lettres. Ainsi les scribes au Moyen Age faisaient suivre la lettre E de S ou Z pour préciser un E fermé.
Mais progressivement les imprimeurs ont introduit les accents. C’est Pierre Corneille qui a imaginé l’accent grave pour signaler un E ouvert.

L’accent aigu

L'accent aigu est placé sur la lettre E pour indiquer un E fermé comme dans l’adjectif épatant.
Mais dans certains cas il est absent !

L’accent grave

L'accent grave se place sur les voyelles suivantes : A,E,U
Sur les lettres A et U il permet de distinguer les homonymes.

Placé sur la lettre E l'accent grave indique qu’il faut prononcer un E ouvert.
Mais il n’y a jamais d’accent grave devant une consonne double ou un groupe de consonnes. Ainsi il faut écrire sans accent : jette, appelle,...

L’accent circonflexe

L’accent circonflexe se place sur les voyelles A,E,I,O,U de certains mots.
L'accent circonflexe permet de distinguer des homonymes.

Dans le cadre de la réforme de l’orthographe l'accent circonflexe disparait sur les voyelles I et U (mais pas sur les autres voyelles). 

Pour plus d'explications voir la fiche suivante qui porte justement sur la fameuse réforme de l'orthographe !
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Orthographe et prononciation

Dans une fiche précédente les accents qui précisent la prononciation de certains mots ont été évoqués.
Voyons d'autres règles qui visent aussi à préciser la prononciation d'un mot via son orthographe : élision, tréma, cédille, insertion d'un E, etc.

Élision

Lorsqu’un mot se terminant par une voyelle est suivi d’un mot commençant aussi par une voyelle il peut y avoir élision ce qui veut dire que la voyelle finale du premier mot est remplacée une apostrophe.
On écrit et on dit : L’affaire est mal engagée et non pas La affaire est mal engagée. On dit qu’il y a élision de l’article "la".
Attention il n’y a pas élision de tous les mots mais seulement des articles le, la et des pronoms me, te, se, ce et de certaines prépositions et conjonctions : de, jusque, lorsque, puisque, que, quoique, si, etc.

Le H à l’intérieur d’un mot

Il indique qu’il faut prononcer chacune des voyelles qu’il sépare ; il équivaut donc à un tréma sur la deuxième voyelle.

Le tréma

Le tréma se met sur une voyelle pour indiquer que l’on prononce séparément la voyelle qui précède exactement comme si il y avait un H entre ces deux voyelles.
Exemple : haïr [hahir], coïncidence [cohincidence], héroïne [érohine], hémorroïde [émorohide]
Donc le tréma se place sur la deuxième voyelle !

La cédille

Les verbes en -CER prennent une cédille à certains temps et certaines personnes afin de garder le radical du verbe tout en indiquant un changement de prononciation. Il lançait, nous lançons, il avança.
La cédille se place sous la lettre C devant les voyelles A, O et U pour noter le son [S]. Sans la cédille les suites CA, CO, CU se prononceraient respectivement [ka, ko, ku]

Insertion d'un E

Les suites GA, GO, GU se prononcent [ga, go, gu]
Dans certaines formes verbales et pour garder le radical du verbe, un E est inséré entre le radical et la terminaison pour indiquer qu'il faut prononcer [ja, ju,jo].
Manger → je mangeais - nous mangeons

Le H en début de mot

Le H initial ne se prononce jamais mais il peut être muet ou aspiré.

Le H muet permet l’élision de la voyelle qui précède et à l'oral il faut faire la liaison. Il faut écrire : L’horreur donc faire l'élision. Il faut écrire Les herbes et prononcer [lézerbes] donc faire la liaison.

Le H aspiré ne permet ni l’élision ni la liaison.
Il faut écrire : Le haricot (pas d'élision) et prononcer [le arico].
Il faut écrire : Les haricots et prononcer [lé arico] (pas de liaison).

Dans un dictionnaire un mot débutant par un H aspiré apparait précédé d’un astérisque ou d'une apostrophe.

Après la plupart des consonnes le H ne se prononce pas : thermes, adhérer, ...
La suite CH est le plus souvent prononcée SH : chaud, chameau, échéance, ... mais exceptionnellement il est prononcé K : chiton, chlore, orchestre, chorale, archaïque, ...
La suite PH se prononce toujours [F] : éléphant, paragraphe, .... Le graphisme PH indique l’origine grecque du mot.
Contre-exemple : le mot nénufar s'écrit avec un F car il est d'origine arabe et non pas grecque.

Le T euphonique

Euphonique : qui est agréable à entendre.
Dans une phrase verbale de style soutenu il y a inversion du sujet. Vient-elle à la fête ? Notez aussi le trait d’union entre le verbe et le pronom.
Pour éviter la rencontre de deux voyelles on place un "t" à la troisième personne du singulier entre le verbe et le pronom qui suit si la forme verbale se termine par A ou E. Coupe-t-il le pain ? Mangera-t-il ici ? 

Les terminaisons muettes

La terminaison "ent" dans une forme verbale est muette. Pierre et Pauline président conjointement la réunion. Il faut prononcer [préside] !
Par contre à la forme interrogative la terminaison se prononce comme un T euphonique. Pierre et Pauline président-ils la réunion. Il faut prononcer [présidetil].
Dans les autres cas la terminaison "ent" se prononce. Il est très violent. Ici le mot "violent" est un adjectif verbal.

Certaines consonnes finales sont muettes. Ces lettres finales qui ne se prononcent pas font partie de la graphie pour indiquer la famille à laquelle appartient le mot. Pour retrouver la terminaison muette il suffit de remplacer le mot par son féminin ou par le verbe de la même famille.

Le P final muet n'est pas toujours logique : loup, coup, ...

Le E final ajouté à la forme féminine d'un nom ou d'un adjectif ne se prononce pas en général sauf si le E est précédé d'une consonne. La lettre a été lue [lu] par Marie. La leçon a été apprise [apprise] par coeur.

Le S final ajouté au pluriel d'un nom ou d'un adjectif est muet.


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La réforme de l'orthographe

La réforme vise à rendre l’orthographe plus cohérente, à supprimer de nombreuses anomalies.

Examinons maintenant les différentes facettes de cette fameuse réforme !

Les numéros composés

Les éléments d'un numéral composé sont obligatoirement reliés par des traits d'union.
Il faut donc écrire : vingt-et-un, quatre-cents, quatre-vingts, trente-troisième (adjectif ordinal).

Le pluriel des noms empruntés

Les mots d'origine étrangère (latin, anglais, italien) forment désormais leur pluriel de la même manière que les mots français.
Quelques mots étrangers au pluriel francisé : des matchs, des ladys, des miss, des scénarios, des révolvers, des maximums, des séniors, des squatteurs, ...

Notez qu'il faut aussi éventuellement rajouter un accent aigu sur le E pour que la graphie soit conforme à la prononciation.

La "soudure" des mots composés

Il faut donc écrire : portemonnaie, contrappel, entretemps, extramuros, infralittoral, socioprofessionnel, weekend, bingbang, tictac, etc.

Le pluriel des mots composés non soudés

Les noms composés d'un verbe et d'un nom prennent la marque du pluriel sur le second élément (le nom).
Il en va de même pour les noms composés d'une préposition et d'un nom.

Nous pouvons donc écrire : des garde-meubles, des cure-pipes, des sans-abris, des après-midis

Cependant quand le nom prend une majuscule (ou est précédé d'un article singulier) il ne s'accorde pas.
Il faut donc écrire : des prie-Dieu ("D" majuscule), des trompe-la-mort (un article devant le nom).

Rappel : un nom composé de deux verbes ne s'accorde pas : des laisser-passer.

L'accent circonflexe

Dans le cadre de la réforme l'accent circonflexe disparait sur les lettres U et I (mais pas sur les autres voyelles).
On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple et dans des cas d'ambigüité.

Nous pouvons donc écrire : il parait que le cout prévisionnel du chantier sera largement dépassé.

L'accent grave

Pour de nombreux mots il y avait incohérence entre la prononciation et l’orthographe. Ainsi il fallait écrire "événement" alors que l’on prononce [évènement], "céderai" alors que l’on prononce [cèderai].

La réforme préconise d’employer l'accent grave (plutôt que l'accent aigu) dans un certain nombre de mots pour faire coïncider la graphie à la prononciation.

Il faut donc écrire désormais : évènement, règlementaire, je cèderai, tu règleras , il procède, ...

Conjugaison de certains verbes du premier groupe

Pour les verbes en "eter" et en "eler" la conjugaison au présent (indicatif et subjonctif) était complexe.
Pour certains verbes il y avait doublement de la consonne finale et pour d’autre un accent grave sur le E avant la consonne (mais sans doublement de la consonne).

Il fallait donc apprendre la liste des verbes doublant la consonne et ceux transformant le "e" avant la consonne en "è".

Désormais les verbes en "eler" ou "eter" se conjuguent comme "peler" ou "acheter". Les noms en "ment" dérivés de ces verbes suivent la même orthographe.
Font exception à cette règle "appeler, jeter" et leurs composés (y compris "interpeler") qui continuent de doubler la consonne.
Nous pouvons donc écrire : j'amoncèle, un amoncèlement, elle étincèle , il ruissèle, un ruissèlement, etc.
Par contre il faut toujours écrire : il jette, elle appelle.

Nouvelle orthographe de certains mots

Les mots anciennement en "olle" et les verbes anciennement en "otter" s'écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du mot ont aussi une consonne simple.
Font exception à cette règle les mots de la famille de "colle, folle et molle".
Nous pouvons donc écrire désormais : corole, bestiole, etc.
Par contre il faut toujours écrire : colle, follement, mollement.

Suppression de certaines anomalies

PPa de "laisser" + infinitif

Vous avez noté que les aspects de la réforme présentés ci-dessous sont de nature lexicale.
La réforme ne modifie qu'une règle d'accord.

Le participe passé de "laisser" suivi d’un infinitif est désormais invariable. Elle s’est laissé mourir de faim.
Rappel : le PPa de "faire" suivi d'un infinitif était déjà invariable. Elle s’est fait prendre par la police.


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Confusions grammaticales fréquentes

Il s'agit de mots de nature différente mais qui se prononcent de la même façon.
Ainsi le son [sé] peut être écrit : ces OU ses OU c'est OU s'est OU sait. Donc avant d'écrire la phrase il faut analyser le mot pour savoir s'il s'agit d'un déterminant démonstratif OU possessif OU d'une forme conjuguée du verbe être OU du verbe savoir.

Confusion entre le verbe et le nom

Au même son peut correspondre un nom ou un verbe (conjugué au présent de l'indicatif). La graphie est différente.
Exemple : Son travail (nom) est épuisant.Il travaille (verbe) jusqu'à l'épuisement.
Phrase à écrire : le forcené [cri]; un [cri] glaçant.
Astuce : mettre la phrase à l’imparfait pour localiser le verbe. Ce qui donne : Le forcené criait ; un cri glaçant.
Donc il faut écrire : Le forcené crie ; un cri glaçant.

Confusion entre infinitif et participe passé

Pour les verbes du premier groupe l’infinitif et le participe passé ont la même prononciation.
Phrase à écrire : j’ai [mangé] avec plaisir ce mets ; je vais [mangé] le même plat ce soir.
Astuce : remplacer par un verbe du deuxième groupe (ou troisième) car dans ce cas les formes infinitif et PPa sont différentes.
Il faut donc écrire : j'ai mangé avec plaisir ce mets ; je vais manger le même plat ce soir.

Confusions entre impératif et infinitif

Pour les verbes du premier groupe l'infinitif et l'impératif (deuxième personne du pluriel) ont la même prononciation.
[tourné] à droite puis au prochain giratoire [prené] la troisième sortie.
En général les phrases de consignes, de recettes sont conjuguées à l'infinitif mais conjuguer à l'impératif n'est pas fautif. Par contre ne mélangez pas les deux temps dans la même phrase.

Confusion entre le participe présent et l’adjectif verbal

Pour la plupart des verbes l’adjectif issu du verbe a la même orthographe que le participe présent. En absorbant (PPr) toute l'eau avec la serpillère. Des éponges très absorbantes (AV) sont commercialisées ici.
Mais il y a quelques exceptions. En violant (PPr) la loi ... Un discours violent (AV).

Pour plus de détails voir la fiche "Participe présent et l'adjectif verbal".

Confusion entre l'indicatif futur et conditionnel présent

A la première personne du singulier les deux formes verbales ont la même prononciation mais pas la même terminaison : "ai" ou "ais".
Si j'étais riche j'achèterais un yacht. Demain j'achèterai un kilo de nectarine au marché.
Dans la première phrase le verbe "acheter" est conjugué au conditionnel présent ( terminaison : "ais") alors que dans la deuxième phrase il est conjugué au futur (terminaison : "ai").
Astuce : en cas doute il faut conjuguer la phrase à la première personne du pluriel. Si nous étions riches nous achèterions chacun un yacht. Demain nous achèterons un kilo de nectarine.

Quelques homonymes (ou homophones) grammaticaux

Je vais maintenant aborder les homonymes grammaticaux à proprement parler.

Les homonymes grammaticaux sont des "mots-outils" qui se prononcent de la même façon mais sont de nature différente.
Exemple : vous devez écrire le mot [é] ; faut-il écrire "es" ou "est" ou "et" ou "ai" ou "aie" ou "aies" ou "aient" ? En d'autres termes s'agit-il du verbe "être" à l'indicatif présent OU du verbe "avoir" (indicatif présent ou subjonctif présent) OU d'une conjonction de coordination ???
Phrase à écrire : Il [é] très malade [é] [é] alité ; j'[é] prévenu son employeur afin qu'il [é] un remplaçant.
Astuce : "et" peut être remplacé par "et donc" ou une virgule ; mettre la phrase au futur : [é] devient "serai/seras/sera" (verbe "être") ou devient "aurai/auras/aura" (verbe "avoir").

Dans la liste ci-dessous les principaux homonymes grammaticaux.

A - à ?

a : c’est une forme conjuguée du verbe "avoir" ; "ont" au pluriel.
à : est une préposition suivie de "la / le" ; "à le" se contracte en "au".
Phrase à écrire : Il [a] mal [a] la tête.
Astuce : mettre la phrase au pluriel ; si on peut remplacer [a] par "ont" il faut écrire "a" (sans accent grave).

Écrire le mot [dan]

dans : préposition introduisant un CC de temps ou de lieu ; jamais devant un verbe.
d'en : élision de DE EN ; toujours devant un verbe.
Phrase à écrire : Des huitres, je viens [dan] manger [dan] cette auberge.

Du - dû ?

du : article partitif ou contracté (= de le) donne "de la" au féminin.
dû : nom synomyme de dette ; PPa du verbe "devoir".
Attention le PPa de devoir perd son accent circonflexe lorsqu'il s'accorde ; dû → due, dus, dues

Écrire le mot [é]

et : conjonction de coordination ; peut être remplacé par une virgule ou par "et puis".
es / est : formes verbales du verbe "être" ; "seras / sera" au futur.
ai : verbe "avoir" à la première personne du singulier de l'indicatif présent ; toujours précédé de JE élidé (j'): j'ai un beau vélo.
aie / aies / ait / aient : formes verbales de "avoir" au subjonctif présent.
Astuce : Le subjonctif toujours employé dans une proposition subordonnée. Il faut que j'aie une bonne note au prochain partiel. Mettre la phrase au futur ; "es / est" devient "seras / seras".

Écrire le mot [la]

la : article féminin ; "le" au masculin.
indique un lieu ; équivalent de "ici".
l’a : élision LE A ou LA A; "l'avait" à l'imparfait ; "l'aura" au futur.
Phrase à écrire  : [la] voiture est [la] comme il [la] laissée.
Astuce : mettre la phrase à l'imparfait et remplacez le féminin par un masculin.
Il faut donc écrire : La voiture est là comme il l'a laissée.

Leur - leurs ?

Ne pas confondre "leur / leurs" déterminant possessif variable et "leur" pronom personnel objet (pluriel de "lui").
Phrase à écrire : Les élèves ont oublié [leur] livres ; le maitre(NO) [leur] donnera une punition.
Astuce : "leur" est toujours invariable devant un verbe = pronom personnel objet. Devant un nom "leur" est variable.
Il faut donc écrire : Les élèves ont oublié leurs livres ; le maitre leur donnera une punition.

Ma - m'a ?

ma : déterminant possessif singulier féminin; "mon" au masculin.
m'a : élision de ME A ; "m'avait" à l'imparfait.
Astuce : devant un nom il faut écrire "ma" ; mettre la phrase à l'imparfait.

Écrire le son [mé]

mais : conjonction de coordination ; peut être remplacé par "cependant".
mes : déterminant possessif (un possesseur mais plusieurs possédants par possesseur) ; toujours devant un nom
m'est : élision de ME EST ; "me fut" au passé simple.
met/mets : verbe "mettre" conjugué. "mis/mit" au passé simple.

Écrire le mot [mon]

mon : déterminant possessif singulier masculin ; "ma" au féminin ; "mes" au pluriel.
m'ont : élision de ME ONT ; "m'avaient" à l'imparfait.
Astuce : devant un nom il faut écrire "mon".

Ni - n'y ?

ni : conjonction de coordination souvent redoublée ; toujours devant un adjectif.
n'y : élision de NE Y ; toujours devant un verbe.
Phrases à écrire : Me conquérir, [ni] pense pas ! Tu n'est [ni] beau [ni] riche.
Astuce : le premier [ni] est devant un verbe ; les autres devant un adjectif.
Il faut donc écrire : Me conquérir, n'y pense pas ! Tu n'es ni beau ni riche.

On - ont ?

on : pronom personnel indéfini ; peut être remplacé par "nous".
ont : forme conjuguée du verbe "avoir" ; "auront" au futur ; "avaient" à l'imparfait.
Phrase à écrire : Les pommes [on] mûri et [on] se régale.
Astuce : mettez la phrase au futur / passé ; essayez de remplacer [on] par "nous".
Il faut donc écrire : Les pommes ont mûri et on se régale.

Écrire le mot [or]

or : conjonction de coordination synonyme de : "pourtant, cependant".
hors : synonyme de "en dehors de, à l’extérieur de".
Phrase à écrire : [or] le joueur est [or] jeu.
Il faut donc écrire : Or le joueur est hors jeu.

Ou - où ?

ou : conjonction de coordination.
: adverbe ou pronom interrogatif.
Phrase à écrire  : [ou] vas-tu en vacances ; à la mer [ou] à la campagne ?
Astuce : "ou" (sans accent) est l'équivalent de "ou bien".
Il faut donc écrire : Où vas tu en vacances ; à la mer ou à la campagne ?

Écrire le mot [peu]

peu : adverbe de quantité ; équivalent de "pas beaucoup".
peux / peut : formes verbales du verbe "pouvoir" ; "pouvais / pouvait" à l'imparfait.
Phrase à écrire  : il boit [peu] et [peu] s’abstenir complètement.
Astuce : mettre la phrase à l'imparfait.
Il faut donc écrire : Il boit peu et peut s’abstenir complètement.

Écrire le mot [pluto]

plus tôt : contraire de "plus tard".
plutôt : est suivi de "que de ". "plutôt que de" peut être remplacé par "au lieu de".
Phrase à écrire : [pluto] que de discuter sans fin, partez pour arriver [pluto] !
Il faut donc écrire : Plutôt que de discuter sans fin, partez pour arriver plus tôt !

Écrire le mot [pré]

près : adverbe donc invariable ; équivalent de "à côté de" ; toujours suivi de "de".
prêt : adjectif ; au féminin "prête" ; toujours suivi de "à".
Phrase à écrire : Le skieur [prè] de la ligne de départ est [prè] à partir.
Il faut donc écrire : Le skieur près de la ligne de départ est prêt à partir.

Écrire le mot [kan]

quand : peut être remplacé par "lorsque"
quant : toujours suivi de "à"; "quant à" peut être remplacé par "en ce qui concerne".
qu’en : contraction de QUE EN.
Phrase à écrire : [kan] à moi j’irai la voir [kan] il fera beau. [kan] dis-tu ?
Astuce : "quant" toujours suivi de "à / au / aux" ; essayez de remplacer [kan] par "lorsque".
Il faut donc écrire : Quant à moi j’irai voir quand il fera beau. Qu’en dis-tu ?

Ecrire le mot [kel]

quel / quels / quelle / quelles : déterminant exclamatif qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom.
qu’elle : contraction de QUE ELLE ; "qu’il" au masculin.
Phrase à écrire: [kel] belle journée ; [kel] aille à la plage !
Astuce : devant un nom il s'agit du déterminant exclamatif qui s'accorde avec ce dernier ; devant un verbe il s'agit de "qu'elle" ; essayez de remplacer [kel] par "qu'il".
Il faut donc écrire : Quelle belle journée ; qu’elle aille à la plage !

Se - ce ?

ce : déterminant démonstratif ; "cette" devant un nom féminin.
se : un pronom réfléchi ; toujours devant un verbe. "me" à la 1ère personne du singulier.
Phrase à écrire : Il [se] voit dans [se] miroir.
Astuce : "se" toujours devant un verbe ; "ce" toujours devant un nom ; mettre la phrase à la 1ere personne du singulier.
Il faut donc écrire : Il se voit dans ce miroir.

Sa - ça ?

ça : contraction de CELA ; pronom démonstratif.
sa : déterminant possessif. ; toujours devant un nom.
çà : adverbe de lieu ; utilisé uniquement dans la tournure "çà et là".
Astuce : "ça" peut être remplacé par "cela" ; "sa" par "son" devant un nom masculin; par "ses" devant un nom pluriel.

Écrire le mot [san]

sans : préposition ; remplace "avec aucun".
c’en : élision de CE EN.
s’en : élision de SE EN.
cent : un nombre cardinal.
Phrase à écrire : il se prétend [san] défaut  et [san] glorifie ; [san] est énervant.
Astuce : "s'en" toujours devant un verbe ;"c'en" peut être remplacé par "cela en".
Il faut donc écrire : Il se prétend sans défaut et s’en glorifie ; c’en est énervant.

Écrire le mot [sé]

ces : déterminant démonstratif ; devant un nom ; "ce / cet / cette" au singulier.
ses : déterminant possessif ; devant un nom ; "son / sa" au singulier.

c'est : élision de CE EST ; peut être remplacé par "cela est".
s'est : élision de SE EST ; "me suis" à la première personne du singulier.
sait : verbe "savoir" ; "saura" au futur.

Si - s'y ?

si : conjonction ou adverbe (équivaut à "tellement")
s’y : contraction de SE Y ; toujours devant un verbe.
Phrase à écrire: le papillon trouve la fleur [si] belle qu’il [si] pose.
Astuce : "s'y" toujours devant un verbe ; "si" (adverbe) devant un adjectif.
Il faut donc écrire : le papillon trouve la fleur si belle qu’il s’y pose.

Son - sont ?

son : déterminant possessif ; "ses" au pluriel; "sa" au féminin.
sont: forme conjuguée du verbe "être" ; "seront" au futur ; "étaient" à l'imparfait.
Phrase à écrire : [son] maillot et sa chemise [son] sales.
Astuce : mettre la phrase au futur et au pluriel.
Il faut donc écrire : Son maillot et sa chemise sont sales.

Écrire le mot [soi]

sois / soit / soient : subjonctif présent du verbe "être".
soi : pronom réfléchi.
Astuce : après "je" ou "tu" c'est le verbe "être" au subjonctif. Il faut que je sois en forme ! "soi" peut être remplacé par "soi-même". Le soi-disant grand homme ...

Accorder ou pas TOUT ?

Voici un mot qui est souvent source de fautes ! Car TOUT peut être adverbe ou déterminant indéfini ou pronom voire nom.

Tout : adverbe ; synonyme de "complètement" ; invariable.
Tout : adjectif indéfini qui s'accorde. Tous les hommes de bonne volonté. Toutes les filles de joie.
Tout : pronom indéfini qui s'accorde. Ces filles, je les connais toutes.

Astuce : TOUT devant un adjectif est adverbe (on peut le remplacer par "entièrement") donc invariable sauf devant un adjectif féminin commençant par une consonne (ou un H aspiré). On rajoute alors à l'adverbe TOUT une E euphonique. Elle est rentrée de vacances toute hâlée.
Devant un nom TOUT est adjectif indéfini et s'accorde avec le nom.

Phrase à écrire : [tou] les jours elle se lève à 7 heures et elle est [tout] somnolante.
Il faut donc écrire : Tous les jours elle se lève et elle est toute somnolente. Le premier TOUT est adjectif indéfini, le deuxième est adverbe. Ici les deux s'accordent puisque que "somnolante" est un adjectif féminin commençant par une consonne.

Autres confusions possibles

En un seul mot ou en deux mots ?

Pourquoi est-il revenu ? L’adverbe interrogatif "pourquoi" en un seul mot.
C’est ce pour quoi il est venu. Tournure [pour quoi] en deux mots = "chose pour laquelle".

Quel que soit votre jugement. Quelles que soient vos intentions. Devant le verbe "être" au subjonctif il faut écrire [quel que] en deux mots.
J’ai quelques amies. De quelque manière que soit. Devant un nom il faut écrire [quelque] en une seul mot car il s'agit du déterminant indéfini ; avec ou sans "s".

Quoiqu’il fasse mauvais temps je vais courir. Conjonction "quoique" en un seul mot. Peut être remplacée par "bien que".
Quoi qu’il en soit ... En deux mots dans le sens "quelle que soit la chose que".
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Les expressions qu'on a du mal à écrire

Une expression est un ensemble de mots dont le sens global est indépendant du sens propre de chacun des mots qui la composent. Le sens d'une expression peut évoluer avec le temps. Ainsi l'expression Mettre la puce à l'oreille signifiait : provoquer un désir amoureux pour Jean de la Fontaine.

On a beaucoup de mal à écrire certaines expressions car elles comprennent des mots qui ne sont plus utilisés, dont on a oublié le sens tels bât, for, chère, etc.


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